L’intelligence des poules serait sous-estimée


Les poules sont intelligentes beaucoup plus que l’on pourrait croire. Vous en doutez ? Alors, il y a de quoi à vous surprendre, si vous lisez la suite ….
Nuage

 

L’intelligence des poules serait sous-estimée

 

Les poules ne passent généralement pas pour des animaux très intelligents. Pourtant leurs capacités n’auraient rien à envier à la plupart des autres oiseaux et des mammifères : elles ont de notions d’arithmétique, éprouvent des émotions et ont même de la personnalité.

La poule est l’animal domestique le plus présent dans le monde : il y a plus de poules que d’Hommes sur Terre ! Mais cet oiseau souffre de nombreux préjugés et n’est généralement pas considéré comme un animal doué d’intelligence, contrairement à d’autres oiseaux comme le corbeau. Et pourtant… Dans un article paru dans Animal Cognition, Lori Marino, une spécialiste du comportement animal passe en revue les recherches récentes sur la psychologie, le comportement et les émotions de la poule.

L’auteur a expliqué dans phys.org que les poules « sont perçues comme dépourvues de la plupart des caractéristiques psychologiques que nous reconnaissons dans d’autres animaux intelligents et sont généralement considérées comme possédant un faible niveau d’intelligence par rapport à d’autres animaux. L’idée même de la psychologie du poulet est étrange pour la plupart des gens ».

Voici quelques-unes des capacités des poules. Tout d’abord, elles ont un sens de la numération, des capacités arithmétiques de base comme d’autres animaux, et peuvent distinguer des quantités. Elles possèdent des capacités visuelles et spatiales : lorsqu’il s’agit de picorer en groupe, elles reconnaissent leur place dans l’ordre, grâce à l’observation. Les poules apprennent les unes des autres. Elles raisonnent par déduction, une capacité que les humains développent vers l’âge de sept ans.

Les poules communiquent entre elles et peuvent sonner l’alerte en cas de danger. © gosphotodesign, Fotolia

Les poules communiquent entre elles et peuvent sonner l’alerte en cas de danger. © gosphotodesign, Fotolia

Un oiseau capable de comportements sociaux complexes

Les poules perçoivent les intervalles de temps et anticipent des événements à venir. Elles prennent des décisions en fonction de ce qui est le mieux pour elles : elles font preuve de self-control si elles ont compris qu’elles pouvaient obtenir de meilleures récompenses alimentaires.

La communication chez la poule est aussi relativement complexe puisqu’elle utiliserait au moins 24 vocalises différentes. Elles peuvent se servir de ces sons comme alarme, pour signaler un danger par exemple. Cette capacité à prévenir le groupe d’une menace la rapproche d’autres animaux sociaux et intelligents, comme les primates.

Les poules éprouvent des émotions positives ou négatives, comme la peur ou l’anxiété. Elles possèdent aussi une forme d’empathie appelée contagion émotionnelle. Elles ont leur personnalité propre, leurs comportements sont sophistiqués : elles peuvent faire des discriminations entre individus et leurs interactions sociales sont parfois considérées comme « machiavéliques ». Les mamans poules présentent quant à elles des traits typiquement maternels.

La conclusion de l’auteur est que les poules sont aussi complexes du point de vue cognitif, émotionnel et social que la plupart des autres oiseaux et mammifères.

http://www.futura-sciences.com/

Technologie : pourquoi les enfants sont plus doués


J’aime bien l’explication de la facilité que nos tout-petits arrivent à utiliser la technologie mieux que bien des adultes. A bien y pensé, nos enfants, vont selon l’observation et leur intuition alors que les adultes vont selon les règles apprises et l’expérience
Nuage

 

Technologie : pourquoi les enfants sont plus doués

 

Marc Olano

 

On leur met un smartphone entre les mains et ils savent s’en servir au bout de quelques minutes. Les enfants nous irritent parfois avec cette facilité qu’ils ont d’assimiler les nouvelles technologies, ce qui nous fait justement si souvent défaut. Alors on dit qu’ils sont nés avec et c’est pour cela qu’ils s’en débrouillent mieux que nous.

Et s’ils étaient tout simplement plus doués que les adultes pour certaines tâches ?

C’est l’hypothèse d’un groupe de chercheurs des universités de Berkeley et d’Édimbourg, qui ont mis en concurrence un groupe d’enfants âgés de 4 ans et des étudiants de 20 ans dans une tâche faisant appel à leurs capacités de raisonnement par déduction.

Ils devaient faire fonctionner une boîte à musique en posant des objets sur celle-ci. Les objets se distinguaient par leur forme ou leur couleur. Différentes combinaisons étaient possibles. Si globalement les enfants ont le même niveau que les étudiants dans cette tâche, pour certaines configurations spécifiques, ils se montrent plus performants.

Comment cela se fait-il ? D’après les auteurs, les adultes basent leur raisonnement sur des expériences antérieures et sont dans une recherche de cohérence par rapport à celles-ci. Mais lorsqu’on leur présente un modèle qui est en opposition avec ce qu’ils ont appris jusque-là, ils ont plus de mal à s’adapter à cette nouvelle situation.

Les enfants, au contraire, sont moins imprégnés par des logiques déjà solidement ancrées et tenteront plus facilement des solutions qui paraissent improbables aux adultes.

Les petits de 4 ans auraient donc un esprit plus flexible que certains adultes, ce qui s’avère payant dans cette situation… et dans d’autres. C’est bien une plus grande ouverture d’esprit qui leur permet de réussir là où nous échouons lamentablement. Pour leur plus grand plaisir.

Christopher Lucas et al., « When children are better (or at least more open-minded) learners than adults. Developmental differences in learning the forms of causal relationships », Cognition, vol. CXXXI, n° 2, mai 2014.

http://www.scienceshumaines.com