Un robot inspiré des cafards pour détecter des victimes sous des décombres


Voilà que les cafards inspirent les chercheurs pour développer un robot qui serait capable d’aller ou que des sauveteurs ne pourraient aller pour secourir des victimes
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Un robot inspiré des cafards pour détecter des victimes sous des décombres

 

Baptisé CRAM, ce robot peut se faufiler dans... (PHOTO AP)

Baptisé CRAM, ce robot peut se faufiler dans des fissures et courir dans des espaces de moitié sa hauteur.

Agence France-Presse
Washington

La capacité sans égal des cafards à se faufiler dans de minuscules fissures et de continuer à se déplacer très rapidement même en se rapetissant de moitié a inspiré la construction d’un robot pour rechercher des personnes ensevelies sous des décombres.

«Ce qui est impressionnant chez ces cafards, c’est leur capacité à courir aussi vite dans un espace de seulement 0,8 centimètre que de 1,6 cm, en réorientant totalement leurs pattes sur le côté de leur corps», explique Kaushik Jayaram, chercheur de l’Université Harvard et un des principaux auteurs de cette étude publiée lundi dans les Comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Dans un espace libre, ces insectes mesurent environ 3,7 cm de haut quand ils se déplacent mais peuvent rapetisser leur corps jusqu’à un quart de centimètre, soit l’épaisseur de deux pièces d’un centime, précise-t-il, indiquant avoir utilisé des caméras ultra-rapides pour les observer.

On avait déjà découvert il y a 25 ans que ces cafards américains, du nom de l’espèce, pouvaient courir sur deux pattes à 1,5 mètre par seconde, soit 50 fois la longueur de leur corps par seconde.

Les scientifiques ont aussi déterminé que ces insectes peuvent supporter une force équivalente à 900 fois leur poids sans subir de blessure.

S’inspirant de leurs techniques, les chercheurs ont conçu un petit robot simple et peu coûteux qui tient dans la paume de la main. Il est capable de déplier ses pattes quand il est écrasé et de les protéger avec un écran en plastique tout aussi solide et lisse que les ailes recouvrant le dos des cafards.

Baptisé CRAM (Compressible robot with articulated mechanisms), ce robot a pu se faufiler dans des fissures et courir dans des espaces de moitié sa hauteur.

«En cas de séisme, les sauveteurs ont besoin de savoir si les éboulis sont stables et sûrs mais les robots actuellement utilisés ne peuvent pas entrer sous les décombres», relève Robert Full, professeur de biologie à l’université de Californie à Berkeley.

«S’il y a un grand nombre de fissures et conduits, on peut imaginer envoyer un groupe de ces robots pour localiser les survivants et les points d’entrée sûrs pour les sauveteurs», explique-t-il.

Il s’agit seulement d’un prototype qui démontre la faisabilité de nouveaux robots plus efficaces inspirés d’insectes munis d’exosquelettes, poursuit le chercheur.

«Les insectes sont les animaux les plus doués» pour survivre «car ils peuvent accéder quasiment partout et nous devrions de ce fait nous en inspirer pour fabriquer des robots reproduisant ces capacités», estime-t-il.

Les cafards sont aussi capables de démultiplier la puissance de leurs mandibules par une combinaison de contractions des fibres musculaires qui leur permet de briser des matériaux durs comme le bois, produisant une pression équivalente à 50 fois leur poids, selon une précédente étude publiée en novembre dernier dans PLOS ONE.

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Le Séisme


Les tremblement de terre, quel mot terrible surtout qu’en espace de quelques minutes tout changent, la vie, la mort, ce que nous possédons disparait dans les oubliettes de la Terre
Nuage

 

Le séisme

 

Est-ce une sorte de vengeance ?
D’une terre si meurtrière
Des anges avec arrogance
Détruisent villes entières

Où bien, est-ce une secousse ?
Qui veut troubler les coeurs en pierre
Par leur richesse qui les pousse
À tisser leur propre suaire

Et tout à coup
Le temps traqueur
Comme un fou
Effraie les coeurs

La terre devient mer
Les maisons en bateaux
Un déluge pervers
Un bébé au berceau

Une mort si obscure
Refuse la logique
Injecte ses morsures
D‘une façon  tragique

Un appel au  grand retour 
N importe que tu sois
Un couple vivant l’amour
Sous les décombres d’un toit

Un bébé que ses lèvres
Vainement cherchait le sein
A rejoint les ténèbres 
Serait-il plus pur qu’un saint ?

Est-ce une miséricorde
Ainsi le protéger du pire
Essence de vie qui déborde
Mais sans alléger son ire

Une demoiselle en rêve
A l’espoir de changer sa vie
Un sentiment qui s’achève
Sans informer d’un préavis

Une perte de confiance
Sur la notion solide
Le poids en décadence 
La plume sur un fluide

Et les plaques du sol s’étirent  
Tel un muscle qui se dégourdi
Jusqu’à un point qu’elles déchirent
Une image du paradis 

Est-ce le temps qui a rusé
Refusant notre existence
Où bien la terre a abusé
Pour nous sacrifier en silence

Pourtant, le mal reste saint
Quand le bien est affaibli
Beaucoup de pauvre sans pain
Des lâches bien embelli

Que grande douceur de Yassine *
Soit sur les âmes des victimes
Les estropiés me chagrine
D’avoir été jugé sans crime

C’est peut-être né du fruit
De tant d’erreur humaine
Des bâtiments mal construits
Sur des points qui s’enchaînent

Mais quoi qu’il en soit
Après un cataclysme
Reste des ruines sans toit
Reste le cynisme

Que des victimes errantes
Ayant que richesse… leur corps
Sous leurs prunelles tremblantes
Ceci en coudoyant les morts

Rachel Hubert (Nuage) Saïd
4 mars 2004

* En Islam, Yassine est une sourate récité a l’occasion des funérailles pour apaiser le mort dans les ténèbres