Quel est le lien entre pollution et maladie d’Alzheimer ?


Les fines particules qui polluent l’atmosphère qui proviennent des gaz d’échappement de la circulation, de la fumée et de la poussière pourraient avoir une influence sur le déclin cognitif
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Quel est le lien entre pollution et maladie d’Alzheimer ?

pollution alzheimer

| Johannes Eisele

Thomas Boisson

Au cours des dernières années, de nombreux progrès ont été réalisés concernant la maladie d’Alzheimer. Les neuroscientifiques ont notamment mis en évidence divers facteurs contribuant à l’apparition et l’évolution de la maladie.

Récemment, une nouvelle étude a découvert un nouveau facteur associé au déclin cognitif et à la perte de mémoire : la pollution aux particules fines. Celle-ci entraînerait des modifications cérébrales à long terme, altérant les fonctions cognitives.

Selon les chercheurs de l’USC, les femmes de 70 et 80 ans qui ont été exposées à des niveaux plus élevés de pollution atmosphérique ont connu des baisses plus importantes de la mémoire et une atrophie cérébrale semblable à celle d’Alzheimer, comparées à leurs homologues qui respiraient de l’air plus pur. L’étude a été publiée dans la revue Brain.

« C’est la première étude qui montre réellement, dans un modèle statistique, que la pollution atmosphérique était associée à des changements dans le cerveau des personnes, et que ces changements étaient alors liés à une diminution des performances de la mémoire » déclare Andrew Petkus, neurologue à la Keck School of Medicine à l’USC.

« Nous espérons que, grâce à une meilleure compréhension des changements cérébraux sous-jacents causés par la pollution atmosphérique, les chercheurs seront en mesure de développer des interventions pour aider les personnes présentant un déclin cognitif ou risquant d’en développer un ».

Un lien entre pollution aux particules fines et maladie d’Alzheimer

Les particules fines, également appelées particules PM2.5, ont environ 1/30 de la largeur d’un cheveu humain. Elles proviennent des gaz d’échappement de la circulation, de la fumée et de la poussière. Leur petite taille leur permet de rester en suspension dans l’air, de pénétrer dans les bâtiments, de se faire inhaler facilement, et de s’accumuler dans le cerveau. La pollution par les particules fines est associée à l’asthme, aux maladies cardiovasculaires, aux maladies du poumon et aux décès prématurés.

Des recherches antérieures ont suggéré que l’exposition à la pollution par des particules fines augmente le risque de maladie d’Alzheimer et de démences associées. Toutefois, les scientifiques ne savaient pas si les PM2.5 altèrent la structure du cerveau et accélèrent le déclin de la mémoire.

Pour cette étude, les chercheurs ont utilisé les données de 998 femmes âgées de 73 à 87 ans, ayant subi jusqu’à deux examens du cerveau à cinq ans d’intervalle, dans le cadre de la Women’s Health Initiative. La Women’s Health Initiative a été lancée en 1993 par les Instituts nationaux de la santé. Plus de 160’000 femmes ont été recrutées pour traiter des questions relatives aux maladies cardiaques, au cancer et à l’ostéoporose.

https://trustmyscience.com/e

Un lien possible entre l’alimentation et le développement de l’Alzheimer


De plus en plus on découvre l’impact de la flore intestinale a un impact sur la santé. Même si l’étude n’est pas très représentative, il serait plus  probable qu’une bonne alimentation équilibrée peut aider à diminuer les signes de démence comme la maladie d’Alzheimer
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Un lien possible entre l’alimentation et le développement de l’Alzheimer


Un lien possible entre l'alimentation et le développement de

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Une alimentation qui modifierait la composition de la flore intestinale pourrait réduire le risque de souffrir de la maladie d’Alzheimer, croient des chercheurs de l’Université américaine Wake Forest.


Lors d’une étude de petite envergure, les chercheurs ont détecté chez des patients souffrant d’un léger déclin cognitif la signature chimique de certaines bactéries intestinales qui étaient absentes chez des patients en santé.

Ils ont ensuite mesuré une corrélation entre ces signatures bactériennes et des marqueurs élevés de la maladie d’Alzheimer dans le liquide céphalorachidien des participants présentant un léger déclin cognitif.

Les chercheurs ont enfin constaté qu’une alimentation méditerranéenne cétogène modifiée altérait la flore intestinale d’une manière qui était ensuite associée à des niveaux réduits de marqueurs de la maladie d’Alzheimer dans les deux groupes.

Un des auteurs de l’étude, le docteur Hariom Yadav, a expliqué dans un communiqué que «cette étude laisse entendre que la maladie d’Alzheimer est associée à des changements spécifiques de la flore intestinale et qu’un type de régime méditerranéen cétogène pourrait modifier le microbiome d’une manière qui pourrait avoir un impact sur le développement de la démence».

Seulement 17 aînés, dont onze présentaient un léger déclin cognitif, ont participé à cette étude. Certains ont adopté l’alimentation méditerranéenne cétogène modifiée, d’autres un régime faible en gras et riche en glucide pendant six semaines. Les alimentations ont été inversées après une pause de six semaines.

Les conclusions de cette étude ont été dévoilées par le journal médical EBioMedicine, qui est publié par The Lancet.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Une alimentation trop pimentée pourrait augmenter le risque de déclin intellectuel


La capsaïcine qui se retrouve dans les piments fort a des effets positifs sur le poids et la pression sanguine, cependant, il semblerait que manger 50 gramme par jour de ce genre de piment double les risques du déclin cognitif surtout si l’indice de la masse corporelle est bas. Les chercheurs doivent continuer a mieux comprendre les effets de la capsaïcine sur la mémoire pour ceux qui ont plus d’instruction.
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Une alimentation trop pimentée pourrait augmenter le risque de déclin intellectuel

Une alimentation trop pimentée pourrait augmenter le risque de déclin intellectuel

Mauvaise nouvelle pour les amateurs d’épices et de piment, une étude internationale a montré qu’une alimentation très pimentée pourrait augmenter le risque de démence.

Cette nouvelle étude menée par des chercheurs du Qatar, d’Australie et des États-Unis, a suivi de 1991 à 2006 4582 adultes chinois âgés de plus de 55 ans.

Les apports en piment, qui comprenaient à la fois le piment frais et séché, mais pas le poivre ni le piment doux, étaient évalués six fois au cours de l’étude en utilisant un suivi alimentaire de trois jours successifs.

Les fonctions cognitives des sujets ont été évaluées quatre fois au cours des 15 années de suivi.

Les résultats, repris par la revue Nutrients, ont montré que les personnes qui consommaient invariablement plus de 50 grammes de piment par jour semblaient presque doubler leur risque de déclin cognitif en comparaison avec les personnes qui n’en consommaient pas. Le déclin de la mémoire semblait aussi plus important chez les participants qui affichaient un indice de masse corporelle (IMC) bas, par rapport à ceux qui avaient un fort IMC.

Les participants qui consommaient beaucoup de piment avaient aussi tendance à avoir un IMC moindre et un salaire plus faible et étaient plus actifs physiquement que les non-consommateurs de mets épicés. Les chercheurs pensent que les personnes qui enregistrent un IMC normal pourraient être plus sensibles à la consommation de piment que les personnes en surpoids, ce qui pourrait aussi expliquer l’impact du piment sur la mémoire et le poids.

Ils ont par ailleurs précisé que le niveau d’instruction pouvait aussi jouer un rôle quant au déclin cognitif, et que c’était un facteur qui nécessitait de plus amples recherches.

La capsaïcine, le composant actif présent dans le piment, a précédemment été associée à des bienfaits pour la santé en dopant le métabolisme et la consommation de graisses et en inhibant les troubles vasculaires.

Les auteurs ont noté que c’était, selon eux, la première étude longitudinale sur les effets du piment sur le fonctionnement cognitif.

«Nos études précédentes ont montré que la consommation de piment pouvait avoir des effets bénéfiques sur le poids et la pression sanguine. Cependant, dans cette dernière étude, nous avons trouvé des effets négatifs sur les facultés intellectuelles chez les adultes âgés», a précisé l’auteur Dr. Zumin Shi, de l’université du Qatar.

«Le piment est une des épices les plus fréquemment utilisées à travers le monde et qui est particulièrement populaire en Asie en comparaison avec les pays européens», a ajouté le chercheur Ming Li. «Dans certaines régions de Chine, comme le Sichuan et le Hunan, près d’un adulte sur trois consomme des aliments pimentés quotidiennement.»

Les chercheurs notent que les mécanismes qui établissent un lien entre l’apport en piment et la baisse des fonctions cognitives ne sont pas encore entièrement connus, et ils ajoutent que de plus amples recherches sont nécessaires dans ce sens, mais aussi pour voir si la réduction de la consommation de piment pouvait prévenir le déclin intellectuel.

https://journalmetro.com

Comment préserver la santé de sa mémoire malgré le vieillissement


Je crois qu’un des choses qui fait le plus peur en vieillissant est le déclin de la mémoire. Il semble qu’on puisse garder notre mémoire en santé. Pour ce faire, il faut continuer à stimuler notre cerveau, garder des lieus sociaux et l’exercice physique ..
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Comment préserver la santé de sa mémoire malgré le vieillissement?

 

 

il y a certaines activités qui aident, disent des chercheurs.

  • Jean-Benoit Legault La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Les femmes instruites, sociables et qui pratiquent des activités stimulantes cognitivement sont plus susceptibles que n’importe qui d’autre de vieillir avec une mémoire en santé, ont constaté des chercheurs de l’Université de l’Alberta.

Règle générale, les gens âgés de 55 à 75 ans et dont la mémoire était en bon état avaient aussi un rythme cardiaque plus lent et s’adonnaient à des activités susceptibles de stimuler leur cerveau, comme l’informatique ou l’apprentissage d’une nouvelle langue.

À l’inverse, ceux chez qui la mémoire déclinait participaient à moins d’activités stimulantes cognitivement, avaient un rythme cardiaque plus élevé et étaient moins actifs socialement.

L’auteure principale de l’étude, Peggy McFall, a expliqué dans un communiqué qu’il pourrait être possible d’utiliser ces facteurs pour «améliorer le sort des aînés», aussi bien pour favoriser un vieillissement sain de la mémoire que pour prévenir ou ralentir un éventuel déclin.

«C’est une étude d’ampleur, estime le docteur Benjamin Boller, qui enseigne au département de psychologie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ce qui est intéressant, c’est qu’ils (les auteurs) nous mettent en évidence des choses qui étaient connues, mais qui n’étaient pas connues en lien avec les capacités de mémoire épisodique.»

La mémoire épisodique, explique-t-il, est l’une des mesures les plus sensibles pour pouvoir diagnostiquer la maladie d’Alzheimer de manière précoce.

«C’est particulièrement intéressant de regarder la cognition au niveau de la mémoire parce qu’on sait que dans la maladie d’Alzheimer, c’est une des fonctions cognitives qui va le plus rapidement décliner, poursuit le docteur Boller. Dans les stades avant la maladie (…) on sait déjà qu’il y a un impact cognitif. Ça va être cette mémoire, donc la mémoire épisodique, qui va décliner quelques années avant le diagnostic, bien avant les symptômes associés à la démence.»

La méthode «nouvelle» utilisée par les chercheurs permet de tracer des liens entre les facteurs modifiables et la mémoire épisodique, précise-t-il. Notamment, les sujets ont été divisés en deux groupes: un groupe d’âge adulte (55 ans et plus) et autre formé de personnes de plus de 75 ans.

«Ça peut être très intéressant au niveau clinique de savoir quelle prévention on peut avoir en fonction d’une classe d’âge différente, ajoute le chercheur. Mais il faut faire attention, parce que dans le vieillissement, il y a beaucoup d’hétérogénéité.»

Les sujets de 55 à 75 ans ont cette particularité qu’ils devront traverser l’étape de la retraite, rappelle le docteur Boller. Il est alors essentiel de poursuivre ses activités physiques et intellectuelles, de développer des liens sociaux, autrement le risque de déclin cognitif commence à grimper, dit-il.

«Il n’y a pas seulement l’idée qu’on part avec un bagage différent en naissant, et que certains résistent mieux que d’autres, explique-t-il. Il y a le fait de construire sa propre réserve tout au long de sa vie, et il n’y a pas d’âge pour commencer à apprendre. L’idée, c’est ça: on continue à s’intéresser, on ne change pas, on continue avec des habitudes de vie saines.»

https://quebec.huffingtonpost.ca

Un examen de la vue dépisterait l’Alzheimer


Une visite chez l’ophtalmologiste permet certes a vérifier l’état des yeux, mais aussi cela pourrait même servir de dépistage pour la maladie d’Alzheimer.
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Un examen de la vue dépisterait l’Alzheimer

 

SERAFINOMOZZO VIA GETTY IMAGES

La Presse canadienne
Montréal

Un simple examen de la vue pourrait permettre de détecter la maladie d’Alzheimer plus précisément et plus hâtivement que jamais, en seulement quelques minutes.

Des chercheurs de l’université américaine Duke ont eu recours à un système d’angiographie par tomographie en cohérence optique (ATCO) pour cartographier les vaisseaux sanguins qui tapissent l’arrière de l’oeil, à l’intérieur de la rétine. Il s’agit d’une technologie sophistiquée capable de prendre des images en haute résolution de vaisseaux qui sont parfois deux fois plus petits qu’un cheveu.

Les scientifiques ont constaté que ces vaisseaux sanguins formaient un réseau dense chez 133 de leurs quelque 200 participants, ce qui témoignait apparemment d’un cerveau en pleine santé.

Mais chez 39 sujets souffrant de la maladie d’Alzheimer, ce tapis était moins dense et parfois même clairsemé. Cette différence de densité conservait sa pertinence même en tenant compte de facteurs comme l’âge, le sexe et le niveau d’éducation.

L’auteure principale de l’étude, l’ophtalmologue Sharon Fekrat, a expliqué par voie de communiqué que « ces changements dans la densité des vaisseaux sanguins de la rétine reflètent possiblement ce qui se passe dans les petits vaisseaux sanguins du cerveau, parfois même avant qu’on puisse détecter des changements cognitifs ».

L’examen a été capable de différencier les sujets en santé, les sujets souffrant d’un déclin cognitif et les sujets atteints de la maladie d’Alzheimer. De manière très précise, une couche spécifique de la rétine était plus mince chez les patients atteints d’Alzheimer,

Le déclin cognitif est souvent un signe précurseur de l’Alzheimer.

L’ATCO est en mesure de détecter des changements dans les vaisseaux minuscules de la rétine avant qu’un examen plus approfondi du cerveau, par exemple par imagerie par résonnance magnétique, ne détecte une altération de vaisseaux plus importants.

Un dépistage aussi hâtif de la maladie d’Alzheimer, avant que les symptômes ne deviennent évidents, pourrait se révéler utile lors d’essais cliniques portant sur de nouvelles thérapies.

Les conclusions de cette étude sont publiées par le journal médical Ophtalmology Retina.

https://www.lapresse.ca/

Le cerveau des femmes est “plus jeune” que celui des hommes au même âge


Les chercheurs ne savent pas trop pourquoi, mais il semble que le cerveau des femmes sont environs 3 ans plus jeunes que les hommes en comparant aux mêmes âges chronologiques
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Le cerveau des femmes est “plus jeune” que celui des hommes au même âge

 

cerveau

 

Le cerveau des femmes plus jeune que celui des hommes au même âge ? Crédits : Flickr/affen ajlfe

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une récente étude suggère que le cerveau des femmes est plus jeune de quasiment trois ans que celui des hommes au même âge chronologique. Cela pourrait notamment expliquer les différences de déclins cognitifs observés entre les deux sexes passés 60 ans.

Les modifications du cerveau liées à l’âge semblent s’opérer plus lentement chez les femmes que chez les hommes. C’est du moins la conclusion d’une étude menée par des chercheurs de la Washington University School of Medicine de Saint-Louis, aux États-Unis. Au même âge chronologique – nombre d’années écoulées depuis la naissance – le cerveau des femmes semble en moyenne plus jeune de quasiment trois ans comparés à celui des hommes, du point de vue métabolique. Les détails de l’étude sont publiés dans les Actes de la National Academy of Sciences.

« Nous commençons à comprendre comment divers facteurs liés au sexe pourraient affecter la trajectoire du vieillissement cérébral, et comment cela pourrait influer sur la vulnérabilité du cerveau face aux maladies neurodégénératives, explique Manu Goyal, principal auteur de l’étude. Le métabolisme cérébral pourrait nous aider à comprendre certaines des différences que nous constatons entre les hommes et les femmes à mesure qu’ils vieillissent ».

Cerveaux “plus jeunes”

Notre cerveau carbure au glucose (sucre de la famille des glucides), mais la façon dont le il sirote ce carburant évolue à mesure que nous prenons de l’âge. Les enfants, par exemple, utilisent une très grande partie de ce sucre pour favoriser le développement et la maturation du cerveau (glycolyse aérobie). Dès l’adolescence en revanche, et plus nous prenons de l’âge, moins le cerveau consacre de sucre à la glycolyse aérobie. Cette fraction diminue progressivement à mesure que l’on vieillit, et finit par se stabiliser à des quantités faibles à partir de 60 ans environ.

Il existe donc des différences de métabolisme cérébral selon les âges, mais observe-t-on également des changements selon les sexes ? Pour le savoir, les chercheurs se sont penchés sur 205 personnes – 121 femmes et 84 hommes – âgées de 20 à 82 ans.

L’idée consistait ici à mesurer le flux d’oxygène et de glucose dans le cerveau des participants, dans le but d’évaluer la fraction de sucre engagée dans la glycolyse aérobie. Les chercheurs ont ensuite formé un algorithme d’apprentissage automatique pour trouver une relation entre l’âge des personnes et leur métabolisme cérébral. L’ordinateur pouvait alors prédire l’âge chronologique d’une personne en fonction de “l’âge métabolique” de son cerveau.

Près de trois ans d’écart

Les chercheurs ont alors formé l’algorithme en utilisant uniquement les données d’âge et de métabolisme cérébral des hommes. Ils ont ensuite saisi les données des femmes dans cet algorithme pour estimer leur âge métabolique. Il en ressort alors que, entraîné sur les données des hommes, l’algorithme donnait des âges métaboliques du cerveau féminin de 3,8 ans plus jeunes que leur âge chronologique. Inversement : basé sur les données des femmes, l’algorithme a pu estimer l’âge cérébral des hommes. Le cerveau de ces messieurs était alors environ 2,4 ans plus vieux que leur âge chronologique.

« Ce n’est pas que les cerveaux des hommes vieillissent plus vite, ils arrivent simplement à l’âge adulte avec environ trois ans de plus que les femmes, explique le chercheur. Ce que nous ignorons, c’est ce que cela signifie ».

Les chercheurs suggèrent néanmoins qu’un métabolisme cérébral plus jeune pourrait expliquer pourquoi les femmes âgées ont tendance à obtenir de meilleurs résultats que les hommes du même âge aux tests cognitifs passé 60 ans.

« Nous travaillons actuellement sur une étude visant à confirmer cela ».

Source

https://sciencepost.fr

Jeûner pour améliorer votre santé


Le jeûne aurait des effets bénéfiques sur le corps, mais suivi d’une alimentation équilibré. Cependant, certaines personnes ne peuvent faire de jeûne pour des effets secondaires. Un chercheur a créé une diète qui imite le jeûne et aurait certains avantages pour le déclin cognitif, la chimiothérapie … Quoiqu’il en soit, mieux vaut en parler avec son médecin avant d’entreprendre un jeûne
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Jeûner pour améliorer votre santé

 

Une assiette vide, vue de haut

Une assiette vide Photo : iStock

Le jeûne est une pratique ancrée dans de nombreuses religions depuis des millénaires. Il est souvent perçu comme un moyen de purifier le corps et l’esprit. Mais qu’en est-il vraiment de ses bienfaits sur la santé? Depuis quelques années, la science se penche sur les vertus de cette pratique.

Un texte de Bouchra Ouatik, de Découverte

La nourriture occupe une grande partie de nos journées. Aux trois repas quotidiens s’ajoutent souvent des collations pour chasser la faim. Cela paraît normal, puisque manger est essentiel pour vivre. De plus en plus de chercheurs constatent pourtant que la privation de nourriture, de manière contrôlée, peut être bénéfique.

Selon le biochimiste Valter Longo, une des sommités mondiales sur le jeûne, notre corps est fait pour jeûner durant de longues périodes

« Cela fait partie de notre histoire depuis aussi longtemps que la nourriture fait partie de notre histoire. C’est vrai pour tous les organismes », explique celui qui dirige l’Institut sur la longévité de l’Université de Californie du Sud à Los Angeles.

Si vous remontez à plusieurs milliards d’années dans l’évolution, il n’y a pas un organisme – des bactéries aux simples eucaryotes – qui n’a pas jeûné durant de longues périodes. Valter Longo, biochimiste à l’Université de Californie du Sud

Notre corps peut survivre durant des semaines sans nourriture. En temps normal, il utilise ses réserves de glucides, c’est-à-dire de sucres, comme principale source d’énergie. Au-delà de 24 heures, ces réserves sont épuisées et ce sont alors les réserves de lipides, c’est-à-dire de graisses, qui deviennent la principale source de carburant.

Jeûner pour perdre du poids

L’approche populaire pour perdre du poids consiste à réduire sa consommation quotidienne de calories et à faire plus d’exercice. Cependant, cette méthode a des limites, explique le cardiologue Martin Juneau, directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal.

« Quand vous mangez moins, votre métabolisme baisse. Notre métabolisme de base, c’est ce qui fait qu’on brûle la majorité de nos calories. S’il baisse, c’est difficile de perdre du poids », souligne-t-il.

Le jeûne a cependant l’effet contraire.

« Quand vous jeûnez complètement, l e métabolisme augmente, donc c’est ça la grosse différence », ajoute le cardiologue.

Le Dr Juneau, qui s’intéresse de près aux recherches sur le jeûne, cite d’autres bienfaits pour la santé.

« Le jeûne est très efficace pour baisser le niveau d’insuline, explique-t-il, ce qui est intéressant pour ce que l’on appelle la résistance à l’insuline, qui est à la base de beaucoup de problèmes métaboliques, dont le syndrome métabolique, l’obésité et le diabète. »

Certains adeptes du jeûne le pratiquent durant plusieurs jours consécutifs, en ne buvant que de l’eau. Cependant, un autre type de jeûne, dit intermittent, gagne aussi en popularité.

« Ce que l’on voit beaucoup dans la littérature scientifique en ce moment, c’est le jeûne intermittent, où on alterne des journées d’alimentation normale avec des journées très très réduites en calories ou de jeûne complet. »

Ça ne sert absolument à rien d’utiliser le jeûne, qu’il soit intermittent ou complet, si c’est pour une fois ou deux fois ou pour perdre quelques livres qu’on va évidemment reprendre quelques mois plus tard si on arrête. Dr Martin Juneau, directeur de la prévention à l’Institut de cardiologie de Montréal

Jeûner pour rajeunir ses cellules

Selon Valter Longo, le jeûne serait une des clés pour vivre plus longtemps en santé. Le biochimiste, qui présente ses recherches dans son récent livre The Longevity Diet (« la diète de la longévité »), explique que la privation de nourriture amène les cellules à se régénérer.

« [Lors d’un jeûne], notre corps détruit ses composants de manière coordonnée; par exemple, une partie des muscles, une partie du foie, une partie du système immunitaire, et ainsi de suite, dit-il. Il détruit aussi une partie de chaque cellule. C’est ce qu’on appelle l’autophagie. Puis, il s’en sert comme source d’énergie. Lorsque vous mangez à nouveau, tout cela est reconstruit. »

Durant un jeûne, le corps a tendance à détruire les cellules endommagées avant les cellules saines, indique le chercheur.

Une diète qui imite le jeûne

Le jeûne strict où l’on ne boit que de l’eau est cependant très difficile à suivre et il comporte des risques pour la santé.

Le jeûne à l’eau ne devrait pas être fait en dehors d’une clinique, car il peut y avoir des effets secondaires comme l’hypotension et l’hypoglycémie. Les gens peuvent s’évanouir. Valter Longo, biochimiste à l’Université de Californie du Sud

C’est pour éviter ces effets secondaires que Valter Longo a développé une approche qu’il appelle fast-mimicking diet ou « diète imitant le jeûne ». Ce plan alimentaire faible en calories a été conçu pour plonger le corps dans un état physiologique semblable au jeûne, tout en lui fournissant les nutriments essentiels.

« Nous avons développé une diète qui imite le jeûne et qui est faible en protéines, faible en sucres et riche en lipides, explique-t-il. Elle contient 66 ingrédients différents, dont chacun a été développé pour faire croire au corps qu’il jeûne, alors qu’en réalité, vous mangez. Il y a moins de calories que la normale, entre 800 et 1100 calories par jour. »

Valter Longo a mené une étude sur une centaine de participants qui ont suivi cette diète une semaine par mois. Au bout de trois mois, ils avaient perdu en moyenne trois kilos, réduit leur taux de cholestérol et leur pression artérielle et amélioré leur glycémie.

Depuis, cette diète imitant le jeûne a été commercialisée sous le nom de Prolon et aux États-Unis, de nombreux médecins la recommandent à leurs patients.

Atténuer les effets de la chimiothérapie

À travers ses recherches, Valter Longo a démontré que la diète imitant le jeûne peut aider à mieux résister aux effets secondaires de la chimiothérapie. Après avoir mené des études sur des souris soumises à des traitements contre le cancer, le chercheur a constaté que les rongeurs en état de jeûne étaient en meilleure santé après les traitements que ceux qui ont mangé normalement.

Le jeûne rend aussi les cellules cancéreuses plus vulnérables à la chimiothérapie. Lorsque le corps est privé de glucides, les cellules saines parviennent à utiliser les lipides comme source d’énergie alternative. Les cellules cancéreuses, quant à elles, n’ont pas cette capacité et se retrouvent donc affaiblies.

« J’utilise l’analogie d’une personne qui court dans le désert, illustre Valter Longo. Elle va finir par mourir. Mais si elle s’arrête pour chercher de l’ombre et de l’eau, elle peut survivre. C’est la réponse des cellules normales lors du jeûne. Elles s’arrêtent et elles attendent. Les cellules cancéreuses refusent de le faire et elles continuent. »

Chez les souris, cela fonctionne remarquablement bien, en les protégeant des effets secondaires de la chimiothérapie et en rendant celle-ci plus efficace. En combinant les médicaments contre le cancer avec la diète imitant le jeûne, nous observons une survie sans récidive même dans les cas de métastases. Valter Longo, biochimiste à l’Université de Californie du Sud

Sur l’humain, des études cliniques ont démontré que le jeûne pouvait atténuer les effets secondaires de la chimiothérapie, mais elles n’ont pas encore démontré d’effet sur les tumeurs.

La diète cétogène : une solution de rechange au jeûne

Le jeûne a aussi un effet sur le cerveau. Lorsqu’il est privé de nourriture, notre corps produit des molécules appelées « cétones » à partir de ses réserves de lipides. Les cétones deviennent alors la principale source d’énergie du corps en l’absence de glucose.

En raison de l’apport en cétones au cerveau, le jeûne a pour effet de faire cesser les convulsions chez les personnes épileptiques, un phénomène qui était déjà observé dans l’Antiquité.

Dans les années 1920, le médecin américain Russell Wilder a développé une diète appelée « cétogène » qui reproduit les effets du jeûne pour traiter l’épilepsie. Cette diète très riche en lipides et très faible en glucides pousse le corps à produire des cétones.

Sous cette diète, 90 % de l’alimentation quotidienne doit provenir de matières grasses, sous forme de produits laitiers, d’huile, de mayonnaise, de noix et d’avocat, par exemple. Les aliments contenant des glucides – comme les fruits, les céréales et les légumineuses – doivent être limités à quelques grammes par jour.

Au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, à Montréal, la neuropédiatre Anne Lortie prescrit cette diète à ses patients épileptiques lorsque les médicaments ne font pas effet. Elle indique qu’en plus de réduire les convulsions chez 60 % des patients, la diète cétogène améliore les facultés cognitives de certains d’entre eux.

 

Il y a 30 % des enfants qui vont [connaître une amélioration] aussi au niveau de leur comportement, de leur éveil intellectuel, de leur curiosité, parce que, bien souvent, ce sont des enfants avec un handicap neurologique beaucoup plus global. Dre Anne Lortie, neuropédiatre au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine

Lutter contre l’Alzheimer

Le succès de la diète cétogène pour l’épilepsie est tel que l’effet des cétones est maintenant étudié pour d’autres problèmes neurologiques. À l’Université de Sherbrooke, le chercheur en physiologie Stephen Cunnane s’intéresse au potentiel de ces molécules pour ralentir le déclin cognitif.

Avec l’âge, le cerveau perd graduellement sa capacité à utiliser le glucose comme source d’énergie, ce qui peut accélérer la progression de maladies neurodégénératives comme l’alzheimer. Dans ses travaux, le chercheur constate toutefois que la capacité du cerveau à utiliser les cétones comme source d’énergie demeure intacte.

Le chercheur a mené une étude sur les facultés cognitives de personnes âgées ne souffrant pas encore d’alzheimer. Durant six mois, les participants ont consommé une boisson à base d’huile MCT, ou huile de triglycérides à chaîne moyenne, un produit dérivé de l’huile de noix de coco.

« Le MCT, c’est la seule façon de produire les cétones à part un jeûne ou une diète cétogène », explique Stephen Cunnane.

 

Au bout de six mois, le chercheur a constaté des progrès au niveau des facultés cognitives des participants.

« On a vu des changements dans certains résultats, surtout pour la mémoire qu’on appelle épisodique et le fonctionnement exécutif », explique-t-il.

Ces facultés déclinent chez les personnes atteintes d’alzheimer.

Je pense que les cétones sont essentielles pour venir à la rescousse énergétique du cerveau et permettre à d’autres approches, même pharmaceutiques éventuellement, d’être plus efficaces. Stephen Cunnane, chercheur en physiologie, Université de Sherbrooke

Certaines études démontrent également que les cétones peuvent avoir un effet bénéfique dans le traitement de la maladie de Parkinson ou encore pour aider au rétablissement après un traumatisme crânien, ajoute Stephen Cunnane.

http://ici.radio-canada.ca/