Où nos objets électroniques finissent-ils leur vie?


50 millions de tonnes de déchets électroniques toxiques que ce soit des téléphones, télévisions, ordinateurs et bien d’autres, s’accumulent chaque année dans le monde. Ces déchets sont envoyés dans des pays comme l’Inde, Ghana, Chine qui n’a pas de protection et de structure établit pour la sécurité des travailleurs et de l’environnement. Nous devrions repenser à la façon dont nous consommons les produits électroniques. Les compagnies devraient cesser la date de péremption de leurs produits.
Nuage


Où nos objets électroniques finissent-ils leur vie?


Fanny Arlandis

Chaque année, des centaines de milliers de tonnes de déchets électroniques sont acheminées d’Europe et des États-Unis vers le Ghana, l’Inde et la Chine, au détriment de l’environnement et des personnes qui y vivent.

Pendant cinq ans, le photographe allemand Kai Löffelbein a parcouru ces pays pour «montrer le problème à travers [son] travail et encourager les gens à réfléchir à leur consommation». Sa série, publiée dans un livre intitulé «Ctrl-X–A topography of e-waste», sera exposée lors du festival Photaumnales, à Beauvais, du 28 septembre 2019 au 5 janvier 2020.

«Mes projets photographiques sont toujours liés à nous et à notre mode de vie occidental, même si vais les chercher loin. En ce qui concerne les déchets électroniques, il existe un lien direct et très clair avec la manière dont nous consommons. En tant que photographe, je possède bien sûr de nombreux appareils, ordinateurs, imprimantes, photos et autres. J’étais curieux de savoir ce qu’il advenait d'eux après que je m’en suis débarrassé.»

Accra (Ghana) | Kai Löffelbein

«Mes projets photographiques sont toujours liés à nous et à notre mode de vie occidental, même si vais les chercher loin. En ce qui concerne les déchets électroniques, il existe un lien direct et très clair avec la manière dont nous consommons. En tant que photographe, je possède bien sûr de nombreux appareils, ordinateurs, imprimantes, photos et autres. J’étais curieux de savoir ce qu’il advenait d’eux après que je m’en suis débarrassé.»

«Les ordinateurs sont partout et la vie sans eux semble impensable. Selon les Nations Unies, 50 millions de tonnes de déchets électroniques toxiques s’accumulent chaque année dans le monde. Tous les mois, l'Occident expédie une quantité énorme de conteneurs d'articles usés et cassés dans des pays comme le Ghana. Avec la ratification volontaire de la Convention de Bâle en 1989, la loi interdit d’exporter davantage de ces déchets vers des pays qui ne sont pas membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Quoi qu’il en soit, tous les pays ne l'ont pas signée et cette pratique existe toujours y compris dans ceux qui l'ont ratifiée. Les inspections de dix-huit ports maritimes européens ont révélé pas moins de 47% des déchets illégaux destinés à l'exportation.»

Un garde qui assure la sécurité se tient devant le port de Shantou près de Guiyu (Chine) | Kai Löffelbein

«Les ordinateurs sont partout et la vie sans eux semble impensable. Selon les Nations Unies, 50 millions de tonnes de déchets électroniques toxiques s’accumulent chaque année dans le monde. Tous les mois, l’Occident expédie une quantité énorme de conteneurs d’articles usés et cassés dans des pays comme le Ghana. Avec la ratification volontaire de la Convention de Bâle en 1989, la loi interdit d’exporter davantage de ces déchets vers des pays qui ne sont pas membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Quoi qu’il en soit, tous les pays ne l’ont pas signée et cette pratique existe toujours y compris dans ceux qui l’ont ratifiée. Les inspections de dix-huit ports maritimes européens ont révélé pas moins de 47% des déchets illégaux destinés à l’exportation

«Les douanes ne font pas les contrôles nécessaire pour vérifier que les appareils fonctionnent toujours. Lorsqu'un conteneur de tubes cathodiques est ouvert, les agents des douanes ne regardent que les trois premiers rangs de matériels. Ils sont connectés au circuit. Si une image est visible, le moniteur est considéré comme fonctionnel. Le reste n'est pas vérifié. Les contrôles sont très laxistes.»

Delhi, Old Seelampur (Inde) | Kai Löffelbein

«Les douanes ne font pas les contrôles nécessaire pour vérifier que les appareils fonctionnent toujours. Lorsqu’un conteneur de tubes cathodiques est ouvert, les agents des douanes ne regardent que les trois premiers rangs de matériels. Ils sont connectés au circuit. Si une image est visible, le moniteur est considéré comme fonctionnel. Le reste n’est pas vérifié. Les contrôles sont très laxistes.»

«Aux États-Unis, on estime que 50 à 80% des déchets collectés pour le recyclage sont exportés. Ce pays n’ayant pas ratifié la Convention de Bâle, tout ceci est légal. La capitale indienne est, elle, en train de devenir le principal dépotoir de déchets électroniques dans le monde. Il y aurait 8.500 téléphones, 5.500 téléviseurs et 3.000 ordinateurs démontés chaque jour à Delhi.»

Delhi, Seelampur (Inde) | Kai Löffelbein

«Aux États-Unis, on estime que 50 à 80% des déchets collectés pour le recyclage sont exportés. Ce pays n’ayant pas ratifié la Convention de Bâle, tout ceci est légal. La capitale indienne est, elle, en train de devenir le principal dépotoir de déchets électroniques dans le monde. Il y aurait 8.500 téléphones, 5.500 téléviseurs et 3.000 ordinateurs démontés chaque jour à Delhi.»

«La différence entre produits usagés et hors d’usage est très claire sur le papier, moins quand il s'agit de les débusquer dans les containers. Je me suis rendu au Ghana, destination phare des déchets européens. Sur cette photo, un jeune homme brûle un câble en caoutchouc pour obstruer le cuivre à l'intérieur. Environ 600 conteneurs étiquetés comme des biens d’occasion “réutilisables” sont expédiés dans ce pays chaque mois.»

Accra (Ghana) | Kai Löffelbein

«La différence entre produits usagés et hors d’usage est très claire sur le papier, moins quand il s’agit de les débusquer dans les containers. Je me suis rendu au Ghana, destination phare des déchets européens. Sur cette photo, un jeune homme brûle un câble en caoutchouc pour obstruer le cuivre à l’intérieur. Environ 600 conteneurs étiquetés comme des biens d’occasion “réutilisables” sont expédiés dans ce pays chaque mois.»

«Sur cette photo prise à Accra, au Ghana, un jeune homme transporte des câbles dans un vieil écran d'ordinateur. Les conditions climatiques défavorables empêchent la fumée de se dissoudre dans l'atmosphère. Elle flotte dans l'air, à la manière d'un brouillard. On ne peut pas y voir à plus de 2 mètres. La décharge est divisée en deux. D’un côté, des garçons brûlent les câbles pour récupérer le cuivre. De l’autre, on trouve de petites cahutes en bois dans lesquelles sont démontés les appareils pour récolter des composants.»

Accra (Ghana) | Kai Löffelbein

«Sur cette photo prise à Accra, au Ghana, un jeune homme transporte des câbles dans un vieil écran d’ordinateur. Les conditions climatiques défavorables empêchent la fumée de se dissoudre dans l’atmosphère. Elle flotte dans l’air, à la manière d’un brouillard. On ne peut pas y voir à plus de 2 mètres. La décharge est divisée en deux. D’un côté, des garçons brûlent les câbles pour récupérer le cuivre. De l’autre, on trouve de petites cahutes en bois dans lesquelles sont démontés les appareils pour récolter des composants.»

«De nouveaux téléviseurs viennent d'arriver au Scrapyard d'Accra. Les appareils électroniques qui ne fonctionnent plus sont recyclés à la main dans les conditions les plus primitives. On estime que moins de 30% des appareils électroniques importés au Ghana sont opérationnels et se retrouvent dans des magasins de seconde main. Les 70% restants sont envoyés à la décharge pour que les métaux précieux y soient récupérés. Les personnes qui travaillent dans cette décharge sont plutôt secrètes et très méfiantes. Avoir accès à leur histoire n’a pas toujours été chose aisée. Il a fallu beaucoup d’efforts et de patience avant d'être accepté. Mais il y a un dicton dans notre métier: “Commencez par vous faire des amis avant de prendre des photos.”»

Accra (Ghana) | Kai Löffelbein

«De nouveaux téléviseurs viennent d’arriver au Scrapyard d’Accra. Les appareils électroniques qui ne fonctionnent plus sont recyclés à la main dans les conditions les plus primitives. On estime que moins de 30% des appareils électroniques importés au Ghana sont opérationnels et se retrouvent dans des magasins de seconde main. Les 70% restants sont envoyés à la décharge pour que les métaux précieux y soient récupérés. Les personnes qui travaillent dans cette décharge sont plutôt secrètes et très méfiantes. Avoir accès à leur histoire n’a pas toujours été chose aisée. Il a fallu beaucoup d’efforts et de patience avant d’être accepté. Mais il y a un dicton dans notre métier: “Commencez par vous faire des amis avant de prendre des photos.”»

«La situation est différente selon les pays. Au Ghana, ces déchets sont récupérés la plupart du temps par de jeunes garçons qui n’ont même pas les bons outils, au point d'opérer à mains nues. Les téléviseurs sont cassés avec des pierres ou frappés au sol jusqu'à ce qu'ils explosent, afin d'en extraire les métaux (fer, cuivre, aluminium). En Chine, le processus est plus industrialisé. Les gens peuvent travailler dans de petits ateliers familiaux ou dans d’immenses halls d’usines. Mais pour l'environnement, le résultat est le même –il se révèle peut-être même pire, car les produits chimiques, dans ce pays, sont utilisés pour récupérer des métaux précieux tels que l'or.»

Guiyu (Chine) | Kai Löffelbein

«La situation est différente selon les pays. Au Ghana, ces déchets sont récupérés la plupart du temps par de jeunes garçons qui n’ont même pas les bons outils, au point d’opérer à mains nues. Les téléviseurs sont cassés avec des pierres ou frappés au sol jusqu’à ce qu’ils explosent, afin d’en extraire les métaux (fer, cuivre, aluminium). En Chine, le processus est plus industrialisé. Les gens peuvent travailler dans de petits ateliers familiaux ou dans d’immenses halls d’usines. Mais pour l’environnement, le résultat est le même –il se révèle peut-être même pire, car les produits chimiques, dans ce pays, sont utilisés pour récupérer des métaux précieux tels que l’or.»

«Des femmes fondent des pièces. Une fois les composants chauffés, ils se remplacent plus facilement. Les ventilateurs sont censés diriger les vapeurs hautement toxiques vers l’extérieur. Beaucoup de gens savent très bien qu'ils exécutent un travail dangereux. Les brûleurs au Ghana m’ont raconté que la nuit, ils étaient réveillés par des maux de crâne et par leur mal de gorge. Il m'ont dit qu'ils n’avaient pas le choix de mettre un terme à cette tâche, faute d'avoir été à l’école. Pourquoi ne s’écartent-ils pas des fumées au moins quand les câbles brûlent? “Parce qu’on nous les volerait!”. Quant aux femmes qui, en Chine, au-dessus de leurs établis, respirent les fumées de plastiques ou des composantes pour juger de leur qualité, elles prennent beaucoup de risques, ça va sans dire. Elles s'exposent à des conséquences pour leur cerveau et leurs poumons.»

Guiyu (Chine) | Kai Löffelbein

«Des femmes fondent des pièces. Une fois les composants chauffés, ils se remplacent plus facilement. Les ventilateurs sont censés diriger les vapeurs hautement toxiques vers l’extérieur. Beaucoup de gens savent très bien qu’ils exécutent un travail dangereux. Les brûleurs au Ghana m’ont raconté que la nuit, ils étaient réveillés par des maux de crâne et par leur mal de gorge. Il m’ont dit qu’ils n’avaient pas le choix de mettre un terme à cette tâche, faute d’avoir été à l’école. Pourquoi ne s’écartent-ils pas des fumées au moins quand les câbles brûlent? “Parce qu’on nous les volerait!”. Quant aux femmes qui, en Chine, au-dessus de leurs établis, respirent les fumées de plastiques ou des composantes pour juger de leur qualité, elles prennent beaucoup de risques, ça va sans dire. Elles s’exposent à des conséquences pour leur cerveau et leurs poumons.»

«Cette décharge est située à l'extérieur de Delhi. Un homme se tient debout sur une montagne de vieux circuits imprimés. Il se lave le corps après une journée de travail épuisante. Devant lui, des cartes de circuits imprimés sont trempées dans des jerricans en plastique remplis d'acide pour extraire le cuivre par un procédé extrêmement dangereux. À l'arrière, un camion vient d' arriver avec de nouveaux déchets.»

Delhi, Mandoli (Inde) | Kai Löffelbein

«Cette décharge est située à l’extérieur de Delhi. Un homme se tient debout sur une montagne de vieux circuits imprimés. Il se lave le corps après une journée de travail épuisante. Devant lui, des cartes de circuits imprimés sont trempées dans des jerricans en plastique remplis d’acide pour extraire le cuivre par un procédé extrêmement dangereux. À l’arrière, un camion vient d’ arriver avec de nouveaux déchets.»

http://www.slate.fr/

Pourquoi le plastique noir pollue la planète et menace notre santé


Le plastique noir recyclé peut contenir des produits chimiques qui sont utiliser un peu partout. Il est d’ailleurs plus facile de faire la couleur noire qu’autre couleur. Cependant quand des objets de plastiques noirs sont en contact avec la consommation, il peut présenter un danger pour la santé à cause des produits chimiques qui le composent.
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Pourquoi le plastique noir pollue la planète et menace notre santé

 

Les objets en plastique noir contiennent de nombreuses traces de produits toxiques. © Andrew Turner, Environment International

Les objets en plastique noir contiennent de nombreuses traces de produits toxiques. © Andrew Turner, Environment International

Céline Deluzarche

Journaliste

 

Utilisé massivement dans l’industrie électronique, le plastique noir contenant des substances toxiques se retrouve mélangé à d’autres plastiques lors du recyclage, utilisé pour des biens de consommation alimentaire ou des jouets.

Le plastique est partout. Chaque jour, nous en produisons 400 millions de tonnes dans le monde. Mais tous les plastiques ne sont pas équivalents. Selon leur usage, on leur ajoute parfois des additifs pour les colorer, les rendre résistants à la chaleur, plus solides ou plus souples, etc. Certains résidus chimiques proviennent même du processus de polymérisation lui-même.

Parmi tous ces plastiques, celui de couleur noire pose un problème majeur, met en avant une étude publiée dans la revue Environment International. Car ce plastique provient principalement de produits électroniques, qui contiennent de nombreux additifs chimiques : antimoine, cadmium, chrome, mercure, plomb, ou retardateurs de flammes. Or, ce plastique est mélangé à tous les autres lors du processus de recyclage et se retrouve donc dans une multitude d’objets, dont certains potentiellement en contact avec la bouche comme les emballages alimentaires, les ustensiles de cuisine ou les jouets.

La moitié des objets en plastique noir contaminés

15 % du plastique arrivant dans les centres de recyclage est du plastique noir, d’après Andrew Turner, qui a mené l’étude. Car outre ses qualités esthétiques, le plastique noir est plus facile à fabriquer à partir de matériaux recyclés, puisqu’on peut mélanger différentes couleurs, contrairement aux bouteilles transparentes par exemple, qui ne peuvent pas être fabriquées à partir de bouteilles rouges, vertes ou opaques.

Après avoir analysé plus de 600 échantillons de plastique de différents objets noirs (pince à cheveux, écouteur, tournevis, capuchon de feutre, mug thermos, clé USB, boîtier de CD, pique à cocktail…), le chercheur a détecté une présence plus ou moins élevée de substances toxiques dans ces objets. La moitié contient du brome, un quart du plomb et de l’antimoine et 7 % de cadmium. Si les concentrations ne posent pas de véritable danger pour les produits électroniques, il n’en n’est pas de même pour ceux prévus pour un contact alimentaire.

Le cercle vicieux de la contamination

Mais pourquoi utilise-t-on ce plastique noir issu de déchets électroniques plutôt que de recycler celui provenant d’autres sources (emballages alimentaires, boîtiers de CD…) ? Tout simplement parce que celui-ci est jeté à la poubelle. La plupart des centres de tri utilisent la spectrométrieinfrarouge, incapable de détecter le noir de carbone, le pigment utilisé pour colorer le plastique noir. Les emballages de couleur noire sont donc systématiquement écartés et les fabricants sont obligés de se rabattre sur des vieux plastiques noirs déjà recyclés.

Le plastique noir utilisé dans les objets courants est lui-même issu d’autres plastiques recyclés et déjà contaminés. © Andrew Turner, Environment International

Le plastique noir utilisé dans les objets courants est lui-même issu d’autres plastiques recyclés et déjà contaminés. © Andrew Turner, Environment International

    Un cercle vicieux, puisque ces derniers ont déjà été fabriqués eux-mêmes à partir de déchets électroniques. Il contient jusqu’à 15 polymères différents, issus de recyclages successifs.

    « On entretient ainsi une sorte d’économie circulaire de la pollution », observe Andrew Turner.

    Deux échantillons de plastique noir contenant des taux élevés de brome suffisent à contaminer 32 autres produits qui n’en contenaient pas du tout !

    Des trous dans la règlementation

    Plusieurs directives européennes ont pourtant imposé des restrictions sur les substances toxiques dans les produits électroniques. Une filière spécifique de recyclage a été mise en place en 2006 pour les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). La directive 2011/65/UE du 8 juin 2011 (dite directive RoHS II) renforce les exigences de la réglementation sur les limitations en substances dangereuses.

    Contacté, l’organisme Éco-systèmes chargé de la filière du recyclage des DEEE en France nous a confirmé séparer le plastique issu de ces appareils des autres déchets plastiques.

    Néanmoins, pour les produits importés, « nous ne pouvons  garantir qu’ils ne contiennent pas de plastique bromé recyclé car nous ne maîtrisons que les processus de recyclage sur notre territoire ».

    Autrement dit, il est parfaitement possible que du plastique noir contaminé se retrouve dans nos barquettes alimentaires via le recyclage comme le montre l’étude d’Andrew Turner. Et ce d’autant plus que des failles existent dans la législation : l’importation de déchets électroniques provenant d’Asie, en principe interdite, est contournée en qualifiant les déchets de « produits réparables » ou « produits d’occasion ».

    Face à ce constat, plusieurs entreprises ont déjà pris les devants. En Angleterre, les distributeurs Iceland et Waitrose ont annoncé la suppression du plastique noir de tous leurs emballages alimentaires. L’association Waste and Resources Action Programme (WRAP) plaide elle pour l’utilisation de pigments noirs détectables aux infrarouges afin de pouvoir recycler le plastique noir.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les objets en plastique noir sont fabriqués avec du plastique issu de déchets électroniques.

  • Ils contiennent de nombreuses traces de substances potentiellement toxiques, y compris ceux destinés à un contact alimentaire. 

  • Le plastique noir n’est pas recyclé et provient donc d’autres produits recyclés potentiellement contaminés.

https://www.futura-sciences.com/

Plus du quart des décès des jeunes enfants dû à la pollution


Nous voulons le mieux pour nos enfants et nos petits enfants, alors pourquoi nous laissons en héritage autant de pollution, de manque d’hygiène, des déchets électroniques et électriques qui causent de grands dommages à nos descendants
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Plus du quart des décès des jeunes enfants dû à la pollution

 

Plus du quart des décès d'enfants de moins de cinq ans est attribuable à la... (Photo archives AFP)

PHOTO ARCHIVES AFP

 

Agence France-Presse
Genève

Plus du quart des décès d’enfants de moins de cinq ans est attribuable à la pollution de l’environnement, indique l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans deux rapports publiés lundi.

Chaque année, les risques environnementaux – pollution de l’air intérieur et extérieur, tabagisme passif, insalubrité de l’eau, manque de moyens d’assainissement et hygiène insuffisante – entraînent le décès de 1,7 million d’enfants de moins de cinq ans dans le monde, explique l’OMS dans un communiqué.

Parmi eux, 570 000 enfants meurent d’infections respiratoires (par exemple, de pneumonie) attribuables à la pollution de l’air intérieur et extérieur et au tabagisme passif, et 361 000 autres meurent de maladies diarrhéiques à cause d’un accès insuffisant à l’eau potable et aux moyens d’assainissement et d’hygiène.

«Un environnement pollué est mortel, en particulier pour les jeunes enfants», a déploré la Dre Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, citée dans le communiqué.

«Les jeunes enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air et de l’eau, car leurs organes et leur système immunitaire sont en cours de développement et leur organisme notamment leurs voies respiratoires sont de petite taille», a-t-elle ajouté.

Selon l’OMS, une grande partie des maladies qui sont les principales causes de décès d’enfants âgés d’un mois à cinq ans – maladies diarrhéiques, paludisme et pneumonie – pourrait être évitée grâce à des interventions dont «on sait qu’elles réduisent les risques environnementaux, tels que l’accès à l’eau potable et l’utilisation de combustibles propres pour la préparation des repas».

L’OMS explique ainsi que les décès dus au paludisme pourraient être évités en réduisant le nombre de gîtes larvaires de moustiques ou en couvrant les réservoirs d’eau potable.

De nouveaux dangers menacent aussi la santé des enfants.

Ainsi, les nouveaux dangers environnementaux, tels que les déchets électroniques et électriques – comme les téléphones portables usagés – qui ne sont pas correctement recyclés, exposent les enfants à des toxines qui peuvent entraîner une diminution des aptitudes cognitives, un déficit de l’attention, des lésions pulmonaires ou encore un cancer, selon les experts.

D’après l’OMS, la quantité de déchets électroniques et électriques aura augmenté de 19 % entre 2014 et 2018, pour atteindre 50 millions de tonnes.

Pour sa part, le changement climatique fait augmenter les températures et les niveaux de dioxyde de carbone, ce qui favorise la production de pollen, associée à une augmentation des taux d’asthme chez l’enfant.

En 2016, l’OMS avait déjà indiqué que près d’un quart des décès dans le monde, toutes populations confondues, découlent d’une cause liée à l’environnement au sens large qui va de la pollution aux accidents de la route.

http://www.lapresse.ca

Record de déchets électriques et électroniques dans le monde en 2014


Malgré qu’on essaie de faire conscience du recyclage des produits électroniques, comme les ordinateurs, téléphones et autres, on continue à jeter dans les poubelles.
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Record de déchets électriques et électroniques dans le monde en 2014

 

Le cap des 50 millions de tonnes déchets... (Photo Christian Charisius, Archives AP)

Le cap des 50 millions de tonnes déchets électriques et électroniques annuels devrait être atteint en 2018.

PHOTO CHRISTIAN CHARISIUS, ARCHIVES AP

Le poids des déchets électriques et électroniques, ou «e-déchets», a atteint un record dans le monde en 2014, à 41,8 millions de tonnes, contre 39,8 millions en 2013, indique un rapport publié dimanche.

Près de 60 % de ces produits étaient des équipements de cuisine, de salle de bain ou de buanderie, selon cette étude publiée par l’Université des Nations-Unies (UNU). Quelque 7 % étaient des téléphones portables, des calculatrices, des ordinateurs portables ou encore des imprimantes.

Selon l’étude, la Norvège est le pays qui produit la plus grande quantité de e-déchets par habitant, avec 28,4 kg, suivi de la Suisse (26,3 kg) et l’Islande (26,1 kg). La France arrive en 8e position, avec 22,2 kg par habitant.

La région qui génère le moins de e-déchets est l’Afrique, avec un rejet estimé à 1,7 kg par habitant. Au total, le continent a produit 1,9 million de tonnes de ces déchets.

Mais en termes de volume cette fois-ci, ce sont les États-Unis et la Chine qui arrivent en tête, totalisant tous deux 32 % de la part mondiale de e-déchets, suivis par le Japon, l’Allemagne et l’Inde.

Moins d’un sixième de ces déchets ont été correctement recyclés, souligne aussi l’étude. Or ils renferment de précieuses ressources comme le fer, le cuivre, ou l’or: ces déchets avaient ainsi pour 2014 une valeur estimée à 48 milliards d’euros.

«Au niveau mondial, les e-déchets constituent une précieuse « mine urbaine » – un large réservoir potentiel de matériaux recyclables», souligne David Malone, sous-secrétaire général des Nations-Unies et recteur de l’UNU.

Ils contenaient aussi 2,2 millions de tonnes de composants dangereux, comme le mercure, le cadmium ou le chrome, une « »mine toxique » qui doit être gérée avec une attention extrême», avertit M. Malone.

Le cap des 50 millions de tonnes déchets électriques et électroniques annuels devrait être atteint en 2018.

http://www.lapresse.ca/