Des armées de fourmis nettoient la Grosse Pomme


Ceux qui n’aiment pas les fourmis devraient pourtant apprécier leur utilité même dans les villes, car elles sont gourmandes et mangent tout aliments qu’elles trouvent dans rues, trottoirs. Elles sont en compétition avec les rats que si elles peuvent faire leur travail, elles pourraient, semble-t-il, limiter la prolifération des rats
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Des armées de fourmis nettoient la Grosse Pomme

 

Les fourmis de New-York sont utiles pour nettoyer les rues des déchets mais aussi pour limiter les populations de nuisible.  © François Gilson / Biosphoto / AFP

Les fourmis de New-York sont utiles pour nettoyer les rues des déchets mais aussi pour limiter les populations de nuisible. © François Gilson / Biosphoto / AFP

Par Ronan Dayon

Des chercheurs américains ont remarqué que les fourmis jouent un rôle important dans le nettoyage des déchets alimentaires dans la ville de New York.

NETTOYEUR. Les fourmis jouent un rôle important dans le nettoyage des rues et trottoirs de la ville de New York. C’est ce qu’a pu constater le Dr. Elsa Youngsteadt et ses collègues de l’Université de Caroline du Nord dans une étude parue dans la revue Global Change Biology.

60 000 hot-dogs en un an

Selon les experts, les arthropodes new-yorkais sont capables d’ingurgiter l’équivalent de 60 000 hot-dogs en un an

. »Cela met en évidence les services que rendent les arthropodes. Ils nous débarrassent de nos déchets », explique le Dr. Elsa Youngsteadt.

TEMPÊTE. Quand l’ouragan Sandy a frappé New York en 2012, les chercheurs menaient une étude sur les insectes urbains. L’année suivante, ils ont décidé de s’intéresser aux conséquences de l’ouragan sur le comportement des populations d’insectes de la ville.

Objectif : mesurer la biodiversité

Dans un premier temps, les scientifiques ont prélevé des spécimens d’insectes dans les rues et les parcs de New York. L’objectif était de mesurer la biodiversité des ces différents sites.

BIODIVERSITÉ. Ensuite, ils ont voulu mesurer quelle quantité de nourriture les arthropodes pouvait consommer. Et s’ils mangeaient plus de nourriture selon l’endroit où ils se trouvaient. L’hypothèse des chercheurs étaient que dans les lieux ou la biodiversité est riche, il y aurait plus de déchets alimentaires consommés

JUNK FOOD. Pour mesurer exactement la quantité de nourriture mangée par les arthropodes, les chercheurs ont placé sur les trottoirs et dans les parcs des restes de junk food. A chaque fois, un échantillon d’aliments a été mis dans une cage, de sorte que seuls les insectes puissent y accéder. Et l’autre échantillon à l’air libre, pour que tous les animaux atteignent les restes alimentaires. Au bout de 24h, les scientifiques ont récupéré la nourriture pour mesurer la quantité consommée.

La fourmi de trottoir est efficace

Les chercheurs ont donc découvert que l’ouragan Sandy n’avait pas eu de conséquence sur la consommation de nourriture par les arthropodes. Ce qui est surprenant car les sites étudiés ont été inondés pendant la tempête.

DÉCHETS. Plus étonnant, les scientifiques ont remarqué que les populations d’arthropodes des rues mangeaient deux à trois fois plus de déchets alimentaires que celles vivants dans les parcs, où la biodiversité est plus importante.

FOURMI. Selon le Dr. Youngsteadt, cela est dû au fait que l’espèce la plus commune dans les rues de New York est la fourmi de trottoir (Tetramorium). Cette dernière est particulièrement efficace pour nettoyer les déchets alimentaires en milieu urbain.

Entre fourmis et rats, la concurrence est rude

En comparant les quantités de nourriture consommées à l’intérieur et en dehors des cages, les chercheurs ont aussi remarqué que d’autres animaux comme les rats et les pigeons mangeaient les restes de junk food.

CONCURRENCE. Les scientifiques en conclut que les fourmis et les rats sont en concurrence pour manger les ordures des humains. Et que tout ce qui est mangé par les fourmis n’est pas disponible pour les rats.

UTILES.

« Les fourmis ne nous aident pas seulement à nettoyer nos villes, précise le Dr. Youngsteadt. Elles sont aussi utiles pour limiter les populations de rats et d’autres nuisibles. »

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Des armées d’insectes contribuent à la propreté de New York


D’un côté l’on peut voir l’efficacité de voir que des insectes peuvent faire le nettoyage des déchets alimentaires et que les fourmis aident aussi à limiter les populations d’animaux nuisible tel que le rat. Mais de l’autre côté, il est aberrant de voir autant déchets de la malbouffe qui peuvent nous nourrir d’innombrables insectes et animaux nuisibles
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Des armées d’insectes contribuent à la propreté de New York

 

Les fourmis contribuent à nettoyer les villes

Les fourmis contribuent à nettoyer les villes © AFP/Archives – Eric Feferberg

Des armées d’insectes et autres arthropodes jouent un rôle important pour nettoyer les tonnes de déchets alimentaires produits par les humains qui se retrouvent dans les rues et parcs de Manhattan, ont déterminé des chercheurs.

« Nous estimons que les insectes dans la seule partie médiane du corridor de Broadway à West Street consomment plus de 950 kilos d’aliments de restauration rapide par an qui ont été jetés, soit l’équivalent de 60.000 hot-dogs », estime Elsa Youngsteadt, une chercheuse de l’Université de Caroline du Nord, principale auteur de cette recherche publiée en ligne mardi dans la revue américaine Global Change Biology.

« Ceci met en lumière le véritable service que ces insectes fournissent en éliminant efficacement nos ordures », poursuit-elle.

Ces entomologistes menaient leur étude sur les insectes urbains quand l’ouragan Sandy a frappé New York fin 2012.

Au printemps 2013, ils ont donc élargi leurs travaux pour voir si les inondations provoquées par Sandy avaient affecté le comportement des populations d’insectes dans Manhattan.

Pour mesurer les quantités de restes de nourriture consommée par ces différents arthropodes de ville dont surtout les fourmis, les millepattes, les mites et les araignées, les chercheurs ont placé les aliments les plus fréquemment trouvés dans les poubelles et sur les trottoirs, chips, biscuits, pain, hot-dog, dans plusieurs rues et parcs de la ville, dont Central Park.

Ils ont mis de la nourriture dans des cages de façon à ce que seuls les insectes puissent y accéder, et d’autres déchets alimentaires à l’air libre où différents animaux pouvaient les manger.

Vingt-quatre heures après, les scientifiques ont récupéré les restes pour mesurer les quantités qui avaient été consommées.

Ils ont constaté que Sandy n’avait pas eu d’impact sur la consommation des populations d’arthropodes à New York, ce qui est surprenant puisque de nombreux sites de la recherche avaient été inondés avec l’ouragan.

Mais la plus grande surprise a été que les populations d’insectes des rues mangeaient de deux à trois fois plus de détritus alimentaires que celles qui se trouvaient dans les parcs.

« Ceci s’explique apparemment par le fait que l’une des espèces d’insectes les plus nombreuses dans les rues de New York sont les fourmis de trottoir, particulièrement efficaces pour dévorer des déchets alimentaires dans l’environnement urbain », explique Elsa Youngsteadt.

De plus, en comparant les quantités de nourriture consommées à l’intérieur des cages et à l’extérieur, les chercheurs ont vu que d’autres animaux, surtout les rats et les pigeons, mangeaient aussi les restes de « junk-food ».

Pour ces entomologistes cela indique que les fourmis et les rats sont en concurrence pour dévorer les détritus alimentaires humains et que tout ce que mangent les fourmis échappe aux rats.

Ainsi, « les fourmis ne contribuent pas seulement à nettoyer nos villes, elles aident aussi à contenir les populations de rats et d’autres nuisibles », conclut Elsa Youngsteadt.

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