Mont Everest : les « embouteillages » d’alpinistes occasionnent de plus en plus de décès


Je peux comprendre que certaines personnes ont besoin de dépasser leurs capacités. L’Everest est un but que beaucoup aimerait atteindre. Pourtant, je trouve que les autorités manquent à leur devoir en acceptant un si grand nombre d’alpinistes. En prévoyant des embouteillages humains, il y a des réels dangers. La sécurité devrait être une priorité et non l’argent que cela rapporte.
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Mont Everest : les « embouteillages » d’alpinistes occasionnent de plus en plus de décès


embouteillages mont everest

Thomas Boisson

Il y a une vingtaine d’années, l’accès à l’Everest n’était encore réservé qu’à quelques alpinistes chevronnés, et rares étaient ceux qui atteignaient effectivement le sommet. Mais au cours des cinq dernières années, les camps de base ont fleuri sur toute la montagne, les alpinistes se sont multipliés au point de créer de véritables embouteillages humains. Non seulement ces problèmes de circulation rendent désormais difficile l’accès au sommet, mais, en outre, sont responsables de plus en plus de décès. 

Anjali Kulkarni, alpiniste indienne, s’est entraînée pendant six ans pour atteindre le sommet du mont Everest, le plus haut sommet au monde. Elle a finalement atteint son objectif cette semaine. Mais c’est la descente qui l’a tuée. Son fils, Shantanu Kulkarni, a déclaré qu’elle était décédée après s’être retrouvée coincée dans un « embouteillage » au sein de la montagne.

« Elle a dû attendre longtemps pour atteindre le sommet et en descendre » déclare Thupden Sherpa, organisateur d’expéditions. « Elle ne pouvait pas descendre toute seule et est morte alors que les guides Sherpa la ramenaient en bas ».

Deux autres randonneurs indiens, Kalpana Das, 52 ans, et Nihal Bagwan, 27 ans, sont également décédés cette semaine.

Keshav Paudel, qui a organisé des visites sur la montagne, a déclaré que Bagwan était « coincé dans la circulation humaine pendant plus de 12 heures et qu’il était épuisé ».

sommet embouteillage everest

Au cours des dernières années, le nombre d’alpinistes a explosé, tant et si bien que les pistes vers le sommet de l’Everest sont aujourd’hui complètement engorgées. Crédits : Subin Thakuri

Samedi, Robin Haynes Fisher, un Britannique britannique de 44 ans, est décédé peu de temps après avoir atteint le sommet, ce qui porte à au moins 10 le nombre de morts pour cette saison, alors que quelques jours de temps clair attiraient un grand nombre d’alpinistes qui espéraient escalader le pic de 8848 mètres.

Un certain nombre d’autres personnes sont mortes ailleurs dans les montagnes himalayennes du Népal cette saison. Le Népal a délivré environ 380 permis à ceux qui espèrent escalader la montagne. Ils coûtent environ 9830 euros chacun, et les randonneurs sont accompagnés par des guides locaux et parfois internationaux.

file sommet everest

Sur cette photo prise à l’approche du sommet de l’Everest, plus de 800 personnes forment une queue, rendant la montrée et la descente extrêmement difficiles. Crédits : Project Possible/AFP photo/Getty)

Une photographie effrayante de l’Everest (ci-dessus) montre une longue file d’alpinistes faisant la queue pour gravir une crête escarpée jusqu’au sommet. La photo a été prise par Nirmal Purja, un alpiniste passionné, qui a écrit qu’il estimait qu’il y avait 320 personnes en attente. Les embouteillages créent des situations dangereuses pour les alpinistes, qui sont souvent déjà épuisés et portent de lourdes charges tout en luttant contre le mal de l’altitude, ce qui peut provoquer des vertiges et des nausées.

Gordon Janow, directeur des programmes d’Alpine Ascents International, organise des randonnées dans l’Everest depuis environ 30 ans.

Il a déclaré que le surpeuplement se produit souvent, mais que « chaque année semble être pire que la précédente ». Quand une ligne commence à remonter, « vous modifiez votre allure naturelle, vous passez donc plus de temps dans cette zone de haute altitude qu’il ne serait peut-être nécessaire si vous montiez il y a 10 ou 15 ans » explique-t-il.

L’année dernière, 807 personnes ont atteint le sommet de la montagne, plus que jamais auparavant. Lorsque les alpinistes choisissent d’escalader l’Everest, ils comprennent les dangers qu’ils pourraient rencontrer en cours de route. Outre les risques du mal de l’altitude et d’épuisement, il y a eu plusieurs avalanches sur la montagne au cours des dernières années, dont une provoquée par le séisme catastrophique de magnitude 7.8 qui a frappé le Népal en 2015.

Sources : CNN

https://trustmyscience.com/

Sophia, humiliée à cause de son handicap, est décédée à l’âge de 10 ans


Sophia Weaver est décédée, elle avait le syndrome de Rett. Avant sa naissance, sa mère savait qu’elle avait des anomalies au visage, les mains et les pieds. Elle a décidé que sa fille vivrait. Une publicité pour l’avortement sur Twitter, avait pris sa photo disant que certains enfants n’auraient pas dû voir le jour. Qu’on soit pour ou contre l’avortement, nous n’avons pas le droit de juger le choix de cette mère de garder l’enfant. Si nous arrêtons de cacher les enfants différents peut-être qu’enfin, il y aurait de meilleurs sentiments envers eux, au lieu de les traiter de monstre, ou toute autre méchanceté. On peut être mal à l’aise, ne pas savoir quoi dire, mais être courtois et un simple bonjour suffit souvent. Je suis tout coeur de cette famille qui ont perdu une petite fille aimée par les siens.
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Sophia, humiliée à cause de son handicap, est décédée à l’âge de 10 ans

“Effrayante”, “monstre”, “horrible”: une petite fille handicapée, victime de la haine sur Internet, est décédée

Une fillette américaine, née avec un grave trouble du cerveau et des difformités au visage, est décédée. Âgée de 10 ans, Sophia Weaver était devenue la cible de nombreux internautes et de la haine sur Internet. Elle était atteinte du syndrome de Rett, contre lequel elle a finalement perdu la bataille en avril dernier. Sa mère a posté un message émouvant sur les réseaux sociaux dans lequel elle annonçait la triste nouvelle.

  Source: HLN, The Independent

“Notre chère Sophia a quitté cette terre la nuit dernière”, explique Nathalie, la maman de la jeune fille décédée. “Si nous devions donner à la douleur déchirante une place, nous continuerons d’aider les autres. En sa mémoire.”

Natalie était enceinte de 34 semaines quand on lui a dit que quelque chose n’allait pas avec la croissance de l’enfant qu’elle portait. Lorsqu’elle a consulté le médecin pour une échographie, elle a constaté que le visage, les mains et les pieds du bébé étaient déformés.

“Mon monde s’est effondré”, témoigne-t-elle dans une vidéo sur son site internet. 

Sa fille semblait également souffrir de diabète de type 1 et du syndrome de Rett, une maladie génétique rare qui empêchait son cerveau de bien se développer, avait des convulsions et du mal à respirer. Elle pouvait à peine parler ou marcher. Au total, elle a subi trente opérations pour rendre sa vie plus supportable.

“Elle mérite le respect et la dignité”

Ce n’était pas parce que Sophia pouvait à peine parler qu’elle ne pouvait pas montrer ses sentiments. “Elle peut rouler les yeux très dramatiquement”, a ri sa mère. Sophia aimait les histoires effrayantes, les énigmes et n’arrêtait pas de jouer avec ses frère et sœur, a raconté sa mère.

“Nous nous amusons beaucoup ensemble. Elle mérite le respect et la dignité. Elle est forte, douce et toujours positive”, avait déclaré Natalie un peu plus tôt cette année.

La mère confie ensuite tout ce qu’elle a enduré à cause de la maladie et de l’apparence physique de sa fille:

“Dès le début, certaines personnes se sont comportées de manière cruelle”, explique-t-elle. “Quand je sortais avec Sophia, les gens nous regardaient fixement, murmuraient, et certains faisaient même un grand détour pour nous éviter. C’était tellement grave que nous avons commencé à nous replier sur nous-mêmes. Puis, il y a trois ans, j’ai décidé que nous ne nous cacherions plus.”

Acharnement  sur Internet

Alors qu’elle pensait avoir vu le pire, certaines personnes ont utilisé une photo de Sophia dans un tweet faisant la promotion de l’avortement.

“Il n’y a rien de mal à penser que chaque enfant compte”, disait le message. “Mais beaucoup d’entre eux n’auraient pas dû voir le jour, d’où l’existence de l’amniocentèse qui devrait être obligatoire. Et si le résultat se révèle mauvais et que la femme ne souhaite pas avorter, tous les coûts ultérieurs liés à l’enfant doivent être à charge des parents.”

“Vous auriez dû mettre un terme à votre grossesse”, a dû lire Natalie Weaver sur Twitter, entre autres. “Tu veux juste attirer l’attention”, “cet enfant est effrayant”, “personne ne veut la voir en public”, “quel est le sens de sa vie?”, “votre enfant est un horrible monstre”. “Certains, après s’être renseignés sur moi, m’ont même écrit que je méritais ce qui était arrivé à ma famille vu mes convictions politiques”, déplore-t-elle.

Une victoire contre Twitter

Mais la mère de famille ne se laisse pas faire et décide d’appeler Twitter pour leur expliquer que leur politique en matière de lutte contre l’intimidation en ligne n’est pas efficace:

“Twitter ne croyait apparemment pas que quelqu’un qui utilisait une photo de mon enfant pour promouvoir l’avortement enfreignait les règles. Pourquoi? Parce que le harcèlement contre les personnes handicapées n’était pas inclus dans leurs règles.” 

La société n’est pas restée sourde aux critiques et a supprimé la photo. Twitter a également ajusté ses règles. Depuis lors, l’intimidation peut-être signalée.

Continuer à aider les personnes handicapées

Aujourd’hui, alors que sa fille est décédée, Natalie veut aider un maximum les personnes handicapées:

 “Je veux que les gens voient à quel point le monde est inaccessible pour les personnes souffrant de maladies chroniques et de handicaps”, a-t-elle déclaré au magazine américain Today.

Sophia a passé les deux derniers mois de sa vie dans une maison spécialisée. Sur sa “bucket list”, choses qu’elle voulait faire avant de mourir, il y avait: aller au cinéma, à un concert de l’orchestre symphonique de Charlotte, mettre des extensions de cheveux dans un vrai salon de coiffure et visiter un aquarium. 

“Elle a fait beaucoup de ces choses pour la première fois, parce que son système immunitaire affaibli l’empêchait de sortir”, explique sa mère. 

Natalie prévoit également de continuer à travailler pour les personnes handicapées après le décès de sa fille. Elle le fait via son site Web, entre autres.

“Je suis une activiste. Je veux toujours rendre le monde meilleur et j’y pense constamment”, dit-elle.

https://www.7sur7.be/

Qu’advient-il de votre compte Facebook après votre mort?


Des analystes pensent que d’ici 50 ans, juste sur Facebook, il y aurait plus de comptes dont les utilisateurs seraient morts que de vivants. Le problème est que nos données personnelles ne seront pas effacées qu’importe les réseaux sociaux. Si nous avons des secrets que nous ne voulons pas qu’ils soient mis au grand jour ou qu’ils soient utilisés à d’autres fins, il faut faire attention de ce que nous laissons comme traces …
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Qu’advient-il de votre compte Facebook après votre mort?


Des écrans arborent le logo blanc et bleu de Facebook

D’ici cinquante ans, Facebook pourrait compter davantage de comptes d’utilisateurs morts que vivants. Photo: AFP/Getty Images / LIONEL BONAVENTURE

La Presse canadienne

Eileen Nearne est décédée en 2010, à l’âge de 89 ans, au terme d’une vie apparemment sans histoire. Mais quand les responsables locaux ont visité le petit appartement où elle vivait seule à Torquay, à environ 300 km au sud-ouest de Londres, ils ont découvert le secret qu’elle protégeait depuis plus de 65 ans.

Le 2 mars 1944, alors qu’elle n’avait que 23 ans, Mme Nearne s’est rendue clandestinement en France où, à l’aide d’un émetteur sans fil, elle a servi de liaison entre les résistants français et les chefs militaires britanniques avant le débarquement de Normandie. Elle a joué ce rôle périlleux jusqu’en juillet 1944, quand les nazis l’ont capturée, torturée et envoyée au camp de concentration de Ravensbrück, en Allemagne.

Au moment de son décès, parents et amis ne savaient absolument rien des activités de cette femme durant la Seconde Guerre mondiale. Ils ont été stupéfaits de découvrir que le Royaume-Uni venait de perdre une véritable héroïne qui n’avait jamais soufflé mot de ses exploits.

Aujourd’hui, la question de ce qui adviendra après notre décès des secrets que nous avons gardés toute notre vie prend une tout autre dimension, avec la prolifération des plateformes sociales comme Facebook.

Il faut réfléchir à ce qu’on veut laisser comme traces. Katharina Niemeyer, professeure à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal (UQAM)

« Avant [Facebook], peut-être qu’après notre décès, on trouvait quelques photos; peut-être des dossiers sur l’ordinateur, ou un journal intime, explique la professeure Katharina Niemeyer. En ligne, on va pouvoir découvrir des parties de nos proches qu’on ne soupçonnait pas. Il peut y avoir des surprises. »

« Mais le contraire pourra aussi se produire : « Cette personne en faisait beaucoup plus que je le croyais dans la vie, et c’est beau de voir des côtés que je ne soupçonnais pas. » »

Accéder au profil Facebook du disparu pourrait donc être comparé à fouiller dans les tiroirs et le garde-robe de Mme Nearne après son décès : qui sait quels secrets – joyeux et tristes, troublants et surprenants – s’y cachent?

Le royaume des morts?

Des chercheurs de l’Université d’Oxford ont tout récemment prédit que, si la tendance actuelle se maintient, Facebook comptera d’ici 50 ans davantage d’utilisateurs morts que vivants. Selon leurs analyses, au moins 1,4 milliard de membres mourront d’ici 2100, ce qui signifierait que les morts seraient plus nombreux que les vivants d’ici 2070.

Mais si Facebook continue d’ajouter 13 % de nouveaux membres chaque année, jusqu’à la saturation de tous les marchés, on pourrait compter tout près de cinq milliards d’utilisateurs morts d’ici la fin du siècle.

C’est toutefois un très gros « si ».

« Il faut nuancer un peu cette affirmation-là, parce que c’est présumer que dans plusieurs décennies, on aura toujours Facebook dans sa forme actuelle, indique Nadia Seraiocco, une doctorante de l’UQAM. On n’a aucune preuve que ça va continuer comme ça pendant plusieurs décennies; que Facebook ne changera pas de forme d’ici un an ou deux; qu’il n’y aura pas de réglementation plus sévère sur ce que les [entreprises] comme Facebook peuvent garder comme données. »

Déjà, dit-elle, on a constaté une baisse de la croissance et des profits de Facebook dès le trimestre suivant l’entrée en vigueur, en mai dernier, du Règlement général sur la protection des données (RGPD) sur le territoire de l’Union européenne.

« Je ne peux que présumer que ce règlement-là s’appliquera sur ce qu’on veut qu’il advienne de nos données après notre mort, poursuit Mme Seraiocco. Parce que présentement, même si vous vous débranchez de Facebook, vos données restent là. Est-ce qu’il en sera toujours ainsi? Je me permets d’en douter. »

Les données en héritage

Pour le moment, vous pouvez nommer un légataire qui gérera vos affaires numériques après votre décès. Mais même si cette personne ferme la page Facebook, ou même si elle en fait une page commémorative, les données, elles, ne s’en vont nulle part.

On ne respecte pas tout à fait la volonté de quelqu’un qui voudrait que ses données soient effacées après son décès. On devrait pouvoir disposer de ce qu’on génère comme données, mais des contrats d’adhésion qui sont souvent moins que clairs nous enlèvent cette possibilité-là. Nadia Seraiocco

Tous n’ayant pas un passé aussi glorieux que celui de Mme Nearne, confier notre mot de passe à nos descendants – et donc leur donner la clé du coffre qui renferme tous nos secrets numériques – ne plaira pas à tout le monde.

La réalité ressemblera davantage à ceci : la plupart des gens auront mis en ligne, pendant leur vie, des trucs qu’ils ne souhaiteront pas être présentés à froid à leur famille après leur décès, sans contexte. S’ils décident d’en parler avant leur mort, tant mieux; sinon, ils l’emporteront dans leur tombe.

« C’est un enjeu de voir comment la famille et les amis proches vont gérer cet héritage numérique d’un point de vue éthique, dit Katharina Niemeyer. Qu’est-ce qu’on veut divulguer ou pas? Qu’est-ce qu’on partage ou pas avec nos proches? Qu’est-ce qu’on garde pour soi? Il n’y a pas de recette miracle, mais un jour, en famille, il faut en parler, noter les mots de passe, mentionner comment [l’héritage numérique] doit être géré. »

Valeur marchande et recherche

« La réaction des gens est de dire : « J’ai vraiment tout ça, là, et ça va rester là après ma mort? » Oui, illustre Nadia Seraiocco. Ces données-là ont une valeur marchande, et c’est pour ça qu’on les garde. Vous devriez avoir le droit de dire : « J’ai souscrit à ce service-là, je ne veux plus que mes données y soient ». Ce serait la moindre des choses. »

Un riche « patrimoine humain » est verrouillé chez Facebook, déplore-t-elle, et réservé à ceux qui ont les moyens de payer, alors qu’il pourrait avoir une valeur inestimable entre les mains des chercheurs. Elle estime que l’abonné devrait avoir le pouvoir de décider de faire disparaître ses données ou de les transmettre à la recherche, par exemple après trois mois d’inactivité.

« Les données sont en croissance chez Facebook et d’autres réseaux sociaux, que ce soit Google, Facebook ou Amazon, rappelle Mme Seraiocco. Ces gens-là ont énormément de données sur nos habitudes de vie, sur la manière dont nous consommons, sur ce que nous aimons… Je pense qu’il devrait y avoir plus d’ouverture là-dessus. La plus grande partie de nos activités en ligne est concentrée sur des plateformes commerciales, donc ça rend ça très difficile. Il commence à y avoir un peu de transfert de connaissances, mais ce n’est pas suffisant. »

Elle rappelle que Facebook, Google, Amazon et les autres sont des entreprises commerciales dont le but premier est de réaliser des profits. Mais la grogne commence à s’intensifier : de plus en plus de gens demandent pourquoi Facebook garde leurs données, et ce qu’elle en fait s’ils se débranchent, ce qui finira inévitablement par attirer l’attention des élus.

« C’est une compagnie privée qui a littéralement le droit de vie ou de mort sur tout ce qui touche votre vie privée, et je pense que nos États devraient s’y intéresser plus », dit Mme Seraiocco.

En attendant, l’internaute doit prendre conscience que Facebook n’est pas qu’une activité ludique et sans conséquences. Ses activités en ligne ne se volatilisent pas aussitôt qu’elles sont terminées.

« Non, tout ça n’est pas immatériel parce que c’est numérique, résume Nadia Seraiocco. Ça correspond à des entrées sur des serveurs; ça peut être classifié; ça peut être remixé; on peut créer de nouveaux profils à partir de vos données; on peut faire de l’analyse prédictive… Une question reste : qu’est-ce qu’on fait avec vos données et votre profil [après votre mort]? Et est-ce que vous avez votre mot à dire là-dedans? Pour le moment, la réponse est non. »

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

Comme Dick Rivers, mourir le jour de son anniversaire est un phénomène fréquent qui intrigue


Un rocker français, mort de cancer. Il semble que cela ne soit pas si rare que cela, de mourir le jour de son anniversaire peut importe de la cause du décès.
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Comme Dick Rivers, mourir le jour de son anniversaire est un phénomène fréquent qui intrigue

 

Comme Dick Rivers, mourir le jour de son anniversaire est un phénomène fréquent qui

ARNAL VIA GETTY IMAGES

Depuis des décennies, les chercheurs tentent de comprendre si l’on meurt plus souvent le jour de son anniversaire et pourquoi.

  • Par Grégory Rozières, HuffPost France

Triste jour pour le rock français. Ce mercredi 24 avril, le chanteur Dick Rivers est mort des suites d’un cancer. Hasard du calendrier, Hervé Forneri (de son vrai nom) aurait fêté ses 74 ans ce 24 avril.

Un hasard qui n’en est pas totalement un. En effet, nous avons plus souvent tendance à mourir le jour de notre anniversaire. Il y a même des exemples célèbres: Raphaël, Ingrid Bergman, William Shakespeare… Une statistique si étrange qu’elle perturbe les scientifiques depuis des décennies.

Certaines hypothèses affirment que c’est parce que l’on aurait parfois tendance à retarder la mort en attendant de célébrer ce jour particulier. D’autres estiment qu’on aurait un « blues de l’anniversaire », qui pourrait nous déprimer et nous pousser au suicide. Certains pensent aussi que c’est la célébration en elle-même qui tue. Et d’autres théories plaident pour une simple erreur statistique.

Pendant des années, plusieurs études ont montré des résultats contradictoires. Il faut dire qu’elles étaient parfois réalisées sur un nombre trop restreint de personnes, ou avec des biais importants. Mais depuis quelques années, la littérature a évolué. Voilà ce que l’on sait sur ce mystérieux phénomène.

Une hausse bien réelle et isolée

En 2012, une étude, l’une des premières à analyser une population de manière globale sur cette question, montrait que le risque de mourir le jour de son anniversaire était 14% plus élevé que pour chacun des 364 autres jours de l’année.

Pour arriver à ce résultat, les auteurs avaient analysé la mort de plus de 2 millions de Suisses, entre 1969 et 2008. Des résultats similaires que l’on prenne en compte les hommes ou les femmes. En dehors de ce pic, aucune hausse ou baisse n’est visible les autres jours de l’année.

Mais ces résultats avaient été accueillis avec un peu de scepticisme par certains, comme le statisticien David Spiegelhalter. Interrogé à l’époque par la BBC, il estimait que ces chiffres pouvaient être simplement liés aux données utilisées. Après tout, cette hausse ne représente que 900 morts environ, cela pourrait donc être dû à une erreur dans les registres nationaux. Soit car la date de naissance est inconnue (comme pour Shakespeare, d’ailleurs), soit par pure maladresse.

Sauf que depuis, d’autres études ont trouvé des résultats similaires. L’une d’elles, publiée en 2014, a notamment analyséun échantillon bien plus élevé: 25 millions de décès aux États-Unis, de 1998 à 2011. Résultat: les gens meurent 6,7% plus que prévu le jour de leur anniversaire.

Cette étude américaine est intéressante du fait de la taille de l’échantillon, mais aussi de vérifications faites sur la date de l’anniversaire. Ainsi, il y a plus de risques de mourir le jour de son anniversaire si celui-ci a lieu un week-end (car les risques de mourir un week-end sont plus importants). Le risque diminue également avec l’âge (25% pour les 20-29 ans contre moins de 5% pour les plus de 80 ans).

La principale limite de cette étude, c’est qu’elle n’étudie pas les causes de décès, à l’inverse des travaux suisses. Dans l’étude de 2012, les chercheurs notaient que les morts de suites de maladies cardiovasculaires augmentaient de 18,2%. Chez les femmes, les problèmes cérébrovasculaires étaient également en hausse de 21,5%. Chez les hommes, ce sont les morts par suicide (35%) et par accident (28,5%) qui avaient plus de chances d’arriver le jour de l’anniversaire.

Il y avait également une hausse des morts pour cause de cancer (comme c’est le cas pour Dick Rivers). Mais une étudede 2014, qui a analysé plus de 3 millions de décès liés au cancer en Allemagne n’a trouvé aucun lien significatif.

Des causes très différentes

Une autre étude, publiée en 2016, a elle analysé cette question des causes de mortalité le jour de l’anniversaire. Les chercheurs ont ici étudié les décès au Japon de 1974 à 2014. Cela représente deux millions de morts. Ils ont notamment analysé six causes de décès extérieures les plus répandues.

Une hausse a été identifiée à chaque fois. Le suicide augmente de 50% le jour de l’anniversaire. Mais il y a également une hausse pour les accidents de la route ainsi que ceux de la vie quotidienne (chute, étouffement, noyade). Encore une fois, la hausse est uniquement présente le jour de l’anniversaire. Ni avant, ni après.

Pour les auteurs, cela montre que les différentes théories, présentées au début d’article, ne sont peut-être pas contradictoires. Ainsi, selon eux, la hausse de suicides peut s’expliquer par un « blues de l’anniversaire ».

Une intuition renforcée par le fait que les personnes célibataires « ont 55% plus de probabilité de choisir de mourir le jour de leur anniversaire, alors que les individus mariés ont 45% de chance de mourir ce jour, comparé aux autres dates », explique l’étude.

Mais ce blues ne peut pas expliquer la hausse importante des décès par accident de la route les jours d’anniversaires chez les vingtenaires et trentenaires. Ou encore la hausse des accidents de la vie courante chez les personnes âgées. Deux augmentations qui seraient liées aux célébrations le jour de l’anniversaire: association alcool et conduite chez les jeunes, activités et sorties peu habituelles pour les plus âgés.

Les chercheurs espèrent que ces travaux permettront de mieux prévenir ces risques de décès supplémentaires.

Ce texte a été publié originalement dans le HuffPost France.

 

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► De quoi meurt-on à travers le monde?


Nous allons tous mourir un jour, que l’on veuille ou non, reste à savoir ce qui provoquera notre mort. Dans le monde, ce n’est pas le requin qui fait le plus de victime, mais des maladies tels que les maladies cardiovasculaires et respiratoires, les cancers etc … Cependant, le nombre de morts pour ses causes peuvent varier selon l’emplacement géographique.
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De quoi meurt-on à travers le monde?

 

Les maladies cardiovasculaires sont responsables de 32,3% des décès dans le monde. | Guillaume Piron via Unsplash

Les maladies cardiovasculaires sont responsables de 32,3% des décès dans le monde. | Guillaume Piron via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Une étude révèle les causes de décès les plus répandues sur la planète, des cancers aux accidents de voiture.

Repéré sur BBC News

Tout le monde meurt un jour. Mais de quoi? Selon une étude portant sur les causes de décès à travers le monde, menée par une équipe de recherche anglaise conduite par Hannah Ritchie et Max Roser, ce sont les maladies cardiovasculaires qui font le plus de victimes avec 17,65 millions de morts par an. Suivent les cancers avec 8,93 millions et les maladies respiratoires avec 3,54 millions de morts. Les accidents de voiture n’arrivent qu’en neuvième position du classement, devancés par les morts des suites d’une diarrhée –près de 1,66 million de personnes chaque année. Le terrorisme et les catastrophes naturelles ferment la marche avec respectivement environ 35.000 et 7.000 morts par an.

Au-delà d’un simple classement, l’étude révèle surtout des disparités géographiques qui reflètent les inégalités sanitaires et économiques. Ainsi, l’épidémie de sida dans les années 1990 impacta massivement les pays subsahariens tels que la Namibie, le Kenya ou le Zimbabwe, l’espérance de vie y passant en moyenne de 62 ans à 50 ans. Dans les pays occidentaux, plus équipés et moins sévèrement touchés, le VIH fit de nombreuses victimes mais n’eut aucune incidence sur l’espérance de vie dont la courbe augmente sans discontinuer depuis les années 1950.

La mortalité infantile en net recul

Ces inégalités se reflètent également du côté de la mortalité infantile, en particulier chez les nouveaux-nés de moins de 28 jours. Si au Japon moins d’un bébé sur mille décède avant l’âge de un mois, dans les pays les plus sinistrés le chiffre bondit à un sur vingt.

Pourtant, à l’échelle mondiale, la mortalité infantile ne cesse de chuter: moins 50% ces dernières décennies. De quoi se réjouir du développement des installations sanitaires à l’international, comme le relèvent les auteurs et autrices de l’étude qui notent que la manière dont nous mourrons va de pair avec l’évolution des pays.

Enfin, l’étude passe aussi en revue des causes moins impactantes de décès, mais non moins intéressantes, comme les morts liées au tabagisme, les décès par exécutions ou ceux causés par des animaux. Une dernière liste qui met d’ailleurs à mal de nombreux clichés puisque le si redouté requin est bon dernier du classement avec quatre morts par an en moyenne, bien loin derrière les 780.000 décès attribués aux moustiques.

http://www.slate.fr

Le Saviez-Vous ► Le “selficide” : une mention de plus en plus courante ?


Entre 2011 à 2017, les égoportraits tuent plus que les requins. Les gens, surtout des jeunes se mettent dans des situations dangereuses juste pour un égoportrait …
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Le “selficide” : une mention de plus en plus courante ?

 

selfie homme noir et blanc

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Crédits : Goodfreephotos.com

par Louison

Une étude parue en septembre 2018 avait pour objectif d’étudier les décès pour cause de selfie. L’étude a pu trouver 137 incidents qui ont entraîné 259 morts entre octobre 2011 et septembre 2017. À titre comparatif, il y a environ 35 attaques de requin par an, qui entraînent 3 à 4 morts par an. Le selfie est donc devenu plus mortel que l’un des plus grands prédateurs de la planète. 

Qui sont les premières victimes des décès pour cause de selfie ?

L’étude a pris en compte les incidents concernant les personnes entre 10 et 69 ans. Le selfie est apparu comme une mode, mais s’est ensuite installé dans les us et coutumes des plus jeunes. C’est donc malheureusement sans surprise que la moyenne d’âge des victimes est assez basse : 22,94 ans. Les scientifiques pensent aussi que le fait de vieillir rend aussi moins aventureux.

Cependant, l’étude pointe du doigt la difficulté à trouver des données. En effet, “mort pour cause de selfie” est une mention qui n’est pas établie partout. Malgré tout, l’étude a étudié la répartition géographique des incidents. L’Inde arrive en tête de ce classement funèbre, avec 159 morts durant la période, suivi de la Russie avec 16 décès et des États-Unis avec 14 victimes. La France ne recense aucune mort ayant été officiellement entraînée par la prise d’un selfie.

La mort par selfie semble aussi davantage concerner la gent masculine. 72,5 % des décès enregistrés sont des hommes. L’étude explique ce phénomène par le fait qu’il y aurait davantage d’hommes que de femmes qui se mettent en situation de risque pour se prendre en photo.

Comment sont décédées les personnes se prenant en photo ?

On ne peut pas mourir simplement en se prenant photo. Ce simple fait a pourtant énormément compliqué les recherches d’incidents ayant entraîné des morts après la prise d’un selfie. Ainsi, les accidents de la route (51 décès), les noyades (70 décès), les chutes (48 décès), le feu (48 décès) sont les quatre causes les plus courantes. On retrouve aussi la mort par électrocution, par arme à feu et par attaque animale.

Les autorités de certains pays ont-elles déjà pris des mesures préventives ?

Il existe dans certains pays des zones “no selfie”. Mais il s’agit surtout d’actions très localisées mises en place par les structures qui gèrent les lieux, et qui ne visent que rarement à sauver des vies. Il n’existe qu’une seule zone ayant un tel dispositif soutenu par les élus locaux : la ville de Bombay, capitale économique de l’Inde.

Une conclusion inquiétante

Parmi les conclusions de l’étude, les scientifiques ont ajouté ceci :

«Bien que notre étude ait recensé le plus grand nombre de morts et d’incidents de selfies à ce jour, il ne s’agit que de la pointe émergée de l’iceberg. De nombreux cas ne sont pas signalés. La limite de notre étude est que nous avons inclus les informations uniquement en anglais. Par conséquent, les rapports d’informations dans les langues locales ont été manqués». Mais en plus, «certains décès dus à des selfies peuvent être déclarés comme des accidents de la route ou issus d’autres facteurs, ce qui conduit à la sous-déclaration d’un grand nombre de cas». 

Source

https://lesavaistu.fr/

Angleterre : il écrit à son papa mort et reçoit une réponse


Je suis septique sur les conséquences sur un enfant de ce genre de chose,. Je crois que c’est pire que de dire que le Père Noël existe. Non pas de croire au paradis qui est perturbant, mais de faire croire que la poste a pu porter la lettre au papa décédé.
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Angleterre : il écrit à son papa mort et reçoit une réponse

 

Angleterre : il écrit à son papa mort et reçoit une réponse

Angleterre : il écrit à son papa mort et reçoit une réponse

 

Jase, petit écossais de 7 ans a tenu à s’adresser à son papa décédé, dont c’était l’anniversaire.

Le petit garçon a alors envoyé une lettre via le Royal Mail, l’équivalent de la Poste en Grande-Bretagne. Sur l’enveloppe, l’enfant écrit :

«Monsieur le facteur, pouvez-vous porter ceci au paradis pour l’anniversaire de mon papa».

Et le message a été bien reçu ! Le garçonnet a eu la surprise de recevoir, mercredi 28 novembre, une réponse du postier de la Royal Mail chez lui à Blackburn :

«Nous avons réussi à livrer votre lettre à votre père au paradis. Ce fut un défi d’éviter les étoiles et autres objets galactiques sur la route du paradis».

Si cette réponse a bouleversé l’enfant, elle a aussi ému sa maman qui a posté un message de remerciement sur son compte Facebook.

 

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