Des gens bien


Nous sommes trop souvent face à des nouvelles négatives montrant le pire chez les gens. Que le monde va mal, pourtant, il y a des personnes qui sont pleins de bonté, qui n’est pas souligné
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Des gens bien

 

 

Même si j’ai été déçu mille fois, je continue à croire que dans ce monde, il existe encore des gens bien

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Quand notre cerveau déprime


La dépression peut toucher tout le monde à des moments de la vie qui est souvent en baisse de nos capacités physique, économique et psychologique. Il n’est pas facile pour les proches de voir une personne qui s’écroule et souvent, ils ne sont pas assez outillés pour l’aider d’ou l’importance de chercher de l’aide
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Quand notre cerveau déprime

 

François Richer Devenir fan
Chercheur en neuropsychologie, professeur à l’UQAM

Tout le monde sait que la dépression est un trouble de l’humeur. Mais alors, pourquoi certaines personnes déprimées peuvent être irritables ou apathiques plutôt que tristes? La dépression est bien plus qu’un trouble de l’humeur. C’est une panne de plusieurs systèmes du cerveau.

Les stresseurs importants déclenchent des émotions négatives (déception, tristesse, peur, irritation) qui nous mobilisent pour trouver des solutions ou pour s’adapter (changer nos habitudes, mieux prévoir les coups …). Mais quand on atteint les limites de l’adaptation, des états émotifs plus durables peuvent nous envahir tel que l’épuisement, le deuil, les blues ou la dépression. La dépression frappe souvent les personnes vulnérables (personnes âgées, seules, démunies …). Mais elle frappe aussi ceux qui ont tendance à amplifier le stress parce qu’ils sont impatients, impulsifs, anxieux ou susceptibles. Selon nos fragilités, les stresseurs peuvent dérégler plusieurs systèmes cérébraux différents et déclencher une dépression.

1) L’attachement: La dépression est souvent similaire au deuil lié à la perte d’un être cher, un manque douloureux qui rappelle les symptômes de sevrage d’une drogue.

Comme le manque, les sentiments de tristesse ou de vide et le besoin criant d’amour et de réconfort sont liés à des perturbations du système d’attachement. Ce système est aussi impliqué dans la dépendance aux drogues comme l’héroïne et les opiacés. Les stress d’attachement comme les deuils, les séparations et les déracinements provoquent facilement des dépressions. S’ennuyer de ses enfants ou de son conjoint est la version plus bénigne de ce sentiment de manque. Mais parfois, on ne sait pas de quoi on manque et on construit des interprétations (ex.: «Ma vie manque de sens»). On cherche à combler ce vide (par le travail, le sport, la télé, la fiction, les fantasmes…) . Ou encore on cherche à l’exprimer. Cette sensibilité extrême a inspiré de nombreux auteurs et artistes. Les personnes qui ont des peurs de l’abandon exagérées (anxiété de séparation, personnalité limite) sont fortement sujets à la dépression. Parfois, le blues survient quand on sort d’un stress, d’un effort soutenu ou d’une maladie qui structurait notre vie et qui contribuait à notre identité (perdre sa raison d’être). L’écoute, l’amitié et la chaleur humaine combattent la dépression parce qu’elles réduisent le sentiment de manque.

2) La douleur: Dans la dépression, le manque est souvent accompagné d’une détresse psychologique qui peut ressembler à une torture insoutenable et qui peut conduire aux idées suicidaires. Le système de douleur du cerveau s’emballe comme dans certaines douleurs chroniques. Dans certains cas les traitements anti-douleur peuvent soulager la dépression.

3) L’assurance: Plusieurs stresseurs nous rappellent que nous ne sommes pas invincibles (maladies graves, échecs, rebuffades, intimidation, humiliation, catastrophes naturelles, conflits, insécurité …). Ces stresseurs peuvent provoquer une perte d’assurance ou de combativité (doutes, hésitation à foncer, auto-critique). Dans la dépression, le système de fierté ou d’assurance se met souvent en mode soumission comme si on devait soudainement s’adapter à la misère à la souffrance ou à la défaite. On peut ressentir des niveaux irréalistes de honte ou de culpabilité, ou vivre de véritables hallucinations émotives de dévalorisation ou de grande fragilité. On amplifie les signes qui confirment notre auto-évaluation négative comme nos erreurs et nos défauts. Le regard des autres est anticipé comme négatif, ce qui favorise l’isolement et la non-affirmation. Le virage négatif du système d’assurance se répand aussi à nos évaluations des situations, on devient pessimiste à outrance, on a une perte d’espoir («Pourquoi se battre si on va tous crever?») La perturbation de l’assurance contribue aussi à l’indécision chronique d’une personne qui a subi un choc ou à la crise existentielle d’un adolescent qui se sent à part. Les succès, les encouragements et la reconnaissance combattent la dépression parce qu’ils réduisent la tempête dans le système d’assurance.

4) La motivation: On a tous eu des petites pannes de motivation ou d’intérêt. Un environnement démotivant ou conflictuel qui conduit à l’épuisement, à une perte d’enthousiasme et d’inspiration. La dépression, elle, fausse nos signaux de valeur, elle réduit le plaisir anticipé et la fierté d’accomplir quelque chose et elle exagère notre évaluation des efforts nécessaires, ce qui conduit souvent à l’apathie («Bof, ça ne vaut pas la peine»). Les personnes déprimées peuvent voir comme une montagne le simple fait de ranger la vaisselle ou de sortir du lit. La motivation peut aussi fluctuer entre l’apathie et l’inspiration euphorisante (manie). Ces fluctuations peuvent être étendues sur plusieurs mois (maladie bipolaire) ou sur quelques jours. La motivation est aussi touchée chez les personnes désillusionnées ou désabusées. La baisse de motivation a des coûts humains et économiques astronomiques. Elle affecte l’ambition et le gout du risque, les bases de l’innovation et de l’amélioration de notre sort. Les sources de l’épuisement motivationnel et les personnes qui en sont atteintes devraient être la première priorité des employeurs. La passion et l’inspiration des autres peuvent améliorer l’épuisement motivationnel.

5) L’irritabilité: On oublie trop souvent qu’une personne irritable peut être déprimée et que sous les élans désagréables se cache souvent de la souffrance. L’irritabilité peut même être le signe prédominant de la dépression chez les enfants et chez les hommes. Plusieurs râleurs chroniques pleurent des idéaux ou des attentes déçues et certains restent fâchés pendant des décennies envers tout ce qui ne va pas comme ils le souhaiteraient. L’irritabilité et les colères sont liées à un système d’agressivité défensive qui est hypersensible aux stresseurs y compris les contrariétés ou les déceptions.

6) L’anxiété: Les préoccupations excessives et l’hypersensibilité au stress sont des compagnes fréquentes de la dépression qui peuvent l’entretenir. L’anxiété nous fait aussi éviter des situations qui pourraient atténuer notre souffrance comme les évènements sociaux, les échanges humains ou les petits efforts jugés trop stressants. L’anxiété est liée à l’activité du système de peur qui entretient des boucles d’idées inquiétantes. La réactivité émotive excessive peut aussi entretenir la dépression en biaisant nos pensées (dramatiser, généraliser, sauter aux conclusions).

7) Le Google du cerveau: Manque de concentration, oublis, perte d’imagination, les moteurs de recherche du cerveau sont aussi affectés dans la dépression et leurs ratés contribuent à nous faire sentir dysfonctionnel. Les difficultés cognitives peuvent en outre nous faire oublier nos buts, nous priver de nos idées et de notre imagination, ou nous faire perdre de la cohérence.

8) Les fonctions corporelles: La dépression affecte souvent les fonctions vitales comme l’appétit (ex.: perdre 10 kg en 3 semaines), le sommeil (ex.: se réveiller trop tôt), la libido et même les réponses immunitaires (résistance aux infections, aux cancers…). En plus, un dérèglement immunitaire peut affaiblir les systèmes émotifs du cerveau et faire apparaitre la dépression. De nombreuses pathologies (infections virales, troubles métaboliques…) favorisent la dépression en affectant le système immunitaire. Plusieurs maladies dégénératives qui perturbent les réponses immunitaires du cerveau (Alzheimer, Parkinson…) commencent par une dépression. Même lors d’un évènement heureux comme un accouchement, les réponses immunitaires peuvent interagir avec les perturbations hormonales et les fragilités pour déclencher une dépression.

La dépression est un des problèmes de santé qui a le plus d’impact négatif sur notre vie. Elle est plus handicapante que bien des handicaps physiques, mais comme elle moins visible, elle attire moins l’empathie (ex.: «Pourquoi il/elle ne se prend pas en main?»).

Trop de personnes doivent la subir pendant des années, car les traitements actuels sont souvent d’une efficacité limitée. On sait que l’exercice physique améliore nettement la motivation et l’assurance. Ce traitement naturel réduit la sensibilité au stress et l’inflammation et il favorise le rétablissement métabolique des neurones. On sait aussi que les proches ont un rôle capital pour panser notre détresse et nos manques, mais aussi en nous aidant à réévaluer nos capacités et nos réactions. Un jour on pourra évaluer la fragilité de différents systèmes du cerveau chez un individu et peut-être développer des interventions ciblées ou même prévenir la dépression. L’espoir fait vivre.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les rats sont comme les hommes : ils regrettent


Le regret, tout le monde connait ce genre de chose. Mais regrettons-nous ce que nous n’avons pas eu, ou le choix que nous avons fait ? Il semble que le rat donne une réponse, car lui aussi, semble-t-il, ressent le regret
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Les rats sont comme les hommes : ils regrettent

 

PAULA O SULLIVAN/SOUTH GEORGIA HERITAGE TRUST

PAULA O SULLIVAN/SOUTH GEORGIA HERITAGE TRUST

L’individu a le choix entre deux restaurants. Arrivé au premier, dont l’odeur des mets a fortement aiguisé ses papilles, il se rend compte que l’attente est trop longue et opte pour l’offre concurrente. Là, les plats sont en fait loin d’atteindre la même qualité. Le ventre creux, il fait demi-tour et se résout à attendre dans le premier restaurant.

Le gastronome en question est un rat, et les deux « restaurants » sont ceux du Restaurant Row, une expérience menée par des neuroscientifiques à l’université du Minnesota. Leurs recherches, dont les résultats ont été publiés dimanche 8 juin dans la revue Nature Neuroscience, ont permis d’identifier, pour la première fois, le regret chez un mammifère autre que l’être humain.

« Le regret est la prise de conscience d’avoir fait une erreur, dont l’évitement aurait permis d’être mieux loti, explique le professeur David Redish, l’un des auteurs de l’étude. La difficulté était de distinguer cette notion de la déception, qui signifie simplement que les choses ne sont pas aussi bonnes qu’espéré. »

La clé est donc dans le choix laissé au rat, permettant de mettre en avant les changements de décision.

Chez les humains, une région du cerveau, le cortex orbitofrontal, est active lors de l’expression du regret. C’est aussi le cas chez les rongeurs qui se rendent compte de leur erreur face à la seconde option, l’activation du cerveau indiquant une occasion ratée.

« Ce qui est intéressant, c’est que le cortex orbitofrontal du rat représente ce que celui-ci aurait dû faire, et non la récompense manquée. Cela a du sens, car on ne regrette pas la chose que l’on n’a pas eue, on regrette la chose que l’on n’a pas faite », commente le professeur Redish.

Le modèle du regret chez l’animal pourrait finalement, selon les chercheurs, aider à comprendre la façon dont le regret affecte les décisions que les hommes prennent.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/

Pour détecter les mensonges, faisons confiance à notre subconscient


Les tricheurs, les menteurs envoient souvent des signaux que notre subconscient capte a l’insu de notre conscient. Probablement, que notre première impression serait plus fiable que l’on pense pour détecter les menteurs
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Pour détecter les mensonges, faisons confiance à notre subconscient

 

 

Détecter le mensonge n’est pas toujours une tâche aisée et nous le faisons mal lorsque nous y réfléchissons. En revanche, notre subconscient nous aide bien mieux à saisir la vérité. © Geralt, www.pixabay.com, DP

Détecter le mensonge n’est pas toujours une tâche aisée et nous le faisons mal lorsque nous y réfléchissons. En revanche, notre subconscient nous aide bien mieux à saisir la vérité. © Geralt, http://www.pixabay.com, DP

Les êtres humains sont plutôt mauvais pour repérer les menteurs. Sauf s’ils font confiance à leurs préjugés, issus de leur subconscient, qui permettent d’avoir une opinion rapide sur la fiabilité des personnes. Une position souvent plus pertinente que lorsqu’on écoute notre partie consciente.

Menteurs et tricheurs invétérés sont plutôt indésirables dans nos sociétés humaines. Pourtant, malgré des millénaires de pratiques du langage, l’évolution ne nous permet pas de déceler les individus malhonnêtes à la seule écoute de leur discours. De nombreuses études tombent sur des résultats concordants : on se trompe en moyenne une fois sur deux, avec un taux de réussite de 54 %. Autant jouer à pile ou face.

Pourtant, d’autres recherches en médecine forensique, en neurologie ou en primatologie suggèrent que les contrevérités se repèrent mieux dans des processus mentaux moins conscients. Pourquoi ? L’acte de mentir s’accompagne souvent de comportements particuliers, comme le regard fuyant face à son interlocuteur que nos sens percevraient et que notre cerveau intégrerait.

Leanne ten Brinke, psychologue à l’université de Californie, Berkeley, et ses collègues ont mis au point un protocole pour confirmer les travaux précédents, considérant que l’observation d’un humain en plein mensonge activerait des concepts cognitifs associés avec la déception. Leurs conclusions, publiées dans Psychological Science, sont concordantes avec leurs suppositions.

Usual Suspects : des préjugés détectent les menteurs

Dans un premier temps, des étudiants étaient invités à pénétrer seuls dans une pièce dans laquelle se trouvaient 100 dollars sur une étagère. Ils avaient deux options : voler l’argent ou ne pas y toucher. Par la suite, ils subissaient un interrogatoire filmé : tous devaient affirmer qu’ils étaient innocents. Dans le lot donc, des menteurs et des personnes sincères.

Si tous les menteurs avaient le nez de Pinocchio, la tâche nous serait simplifiée…
Si tous les menteurs avaient le nez de Pinocchio, la tâche nous serait simplifiée… © Kewl, Flickr, cc by 2.0

Ces vidéos étaient présentées à 72 autres étudiants, qui avaient pour mission de distinguer les innocents des coupables. Une mission seulement moyennement honorée, puisqu’ils n’ont démasqué que 43 % des voleurs et n’ont cru que 48 % des citoyens honnêtes. Des résultats cohérents donc.

Mais l’investigation ne s’arrête pas là. Les participants étaient soumis à un test d’associations implicites, qui prend en compte le temps nécessaire pour classer les gens dans des catégories, à partir des idées reçues de chacun, basées sur des indices sensoriels individuels. Et dans ces cas de figure, les menteurs étaient bien plus souvent associés à des mots comme « mensonger » ou « trompeur ». À l’inverse, les sujets intègres ont été plutôt rangés dans les catégories « honnête » ou « valide ».

Écouter son subconscient quand il parle

Pour les auteurs, cette seconde partie des données s’explique potentiellement par le ressenti du subconscient. Les tricheurs manifestent certains signaux que nous n’interprétons pas toujours consciemment mais que notre cerveau remarque malgré tout et intègre à sa réflexion. Ces à priori, bien que loin d’être systématiquement fiables, permettent de se faire une opinion rapidement sur les gens et ainsi savoir s’ils sont dignes de confiance ou non.

En se plaçant dans une optique évolutive, cette aptitude à juger vite (et mieux) nous permet de limiter les interactions avec des menteurs. Leur compagnie nous met mal à l’aise, ce qui nous pousse à les éviter. Nos premières impressions sont donc parfois les bonnes…

http://www.futura-sciences.com/

Escrocs sentimentaux: les arnacoeurs


On en voit souvent des gens qui se font avoir par des arnaqueurs dans les réseaux de rencontres, et même dans les réseaux sociaux du genre de Facebook. Certains sont le but de soutirer de l’argent, d’autres, c’est pour briser les cœurs. Je sais que certains couples se sont connus sur le web et que leurs liens sont solides, mais un nombre plus grand ont été trompés … Ceux qui pensent avoir trouvé l’âme soeur via internet devrait reconnaitre les signes d’une possibilité ou non d’arnaque
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Escrocs sentimentaux: les arnacoeurs

 

Vous cherchez l'âme soeur sur le web? Ne vous méfiez pas seulement des... (Illustration Verónica Pérez-Tejeda, La Presse)

ILLUSTRATION VERÓNICA PÉREZ-TEJEDA, LA PRESSE

SILVIA GALIPEAU
La Presse

Vous cherchez l’âme soeur sur le web? Ne vous méfiez pas seulement des arnaqueurs financiers, de ces riches héritiers du Nigéria dont on parle dans les médias. Car d’autres manipulateurs sévissent aussi: les arnaqueurs du coeur. Avec de faux profils, ils s’amusent à vous faire croire en un vrai avenir, une vraie histoire. Mais ils risquent surtout de vous faire vivre une vraie déception.

Maxime a 38 ans. C’est un grand et imposant gaillard à la démarche assurée. Son regard doux laisse toutefois deviner une sensibilité certaine. Fragile? Probablement. Fragilisé en tout cas. Et il y a de quoi. Il faut dire qu’il revient de loin, Max.

Attablé dans un petit café du Vieux-Montréal, il ne se fait pas prier pour se raconter. Des détails? En voulez-vous, en voilà. Les confidences sont visiblement libératrices.

C’était il y a près de 10 ans. Mais à voir l’émotion dans son regard, c’était hier, quelque part.

«J’étais célibataire depuis deux ans, alors je me suis inscrit sur Réseau Contact», commence-t-il.

Séduit par une conversation

Le plus grand site de rencontres du Québec regorge de profils de femmes célibataires. Mais c’est une description sans photo qui a attiré son attention.

«Je le trouvais intéressant, ce profil, se souvient-il. C’était une super belle description et ça m’a accroché. Il n’y avait aucune faute d’orthographe, il y avait de l’humour, c’était très, très bien écrit. Oui, c’était une très belle description», répète-t-il doucement.

Il envoie donc un message à son auteure. Elle s’appelle Joannie. Et elle lui répond aussitôt.

«On s’est échangé nos photos. Elle devait faire 5 pi 10, une grande fille aux cheveux blonds, aux yeux bleus, mince, 24 ans. Oui, je la trouvais cute.»

Ils s’échangent ensuite leurs numéros de téléphone cellulaire.

«La première fois qu’on s’est parlé, il devait être 23 h 30. On a raccroché à 4 h du matin!»

Ils parlent de tout et de rien, de leur vie, leur famille, leur travail.

«On s’est raconté des trucs très personnels. Et les conversations étaient vraiment toujours très intéressantes!»

Une conversation en entraîne une autre. Puis une autre. Pendant cinq ans, ils se parlent presque quotidiennement. Ils s’appellent toujours très tard. Tantôt elle, tantôt lui. Et, toujours, la discussion s’étire dans la nuit.

Non, la relation n’est pas exclusive. Max fait d’autres rencontres dans ses temps libres. Mais jamais rien de sérieux. Entre autres parce que sa Joannie, il la sent sincère. Et parce qu’il entrevoit dans leur histoire un potentiel «sérieux».

Des rendez-vous manqués

Pourtant, malgré une complicité évidente, il y a un hic. Majeur.

«On ne s’est jamais rencontrés», laisse tomber Max.

«Elle a toujours annulé nos rendez-vous. Une fois, elle a eu un truc familial. Sinon, c’était le travail, le travail, le travail. Elle était en début de carrière, elle travaillait 70 heures par semaine.»

 Un jour, Max décide d’aller voir son profil sur le site de son ordre professionnel.

«Mais là, je n’ai trouvé aucune Joannie. J’aurais dû allumer…»

Il lui parle de sa découverte au téléphone, et elle lui répond simplement qu’elle vient de payer sa cotisation, que sa demande n’a sûrement pas encore été traitée, bref, qu’elle n’est pas sur le site pour toutes sortes de raisons administratives.

«Je lui ai dit que j’avais des contacts à la GRC, et que si je voulais savoir si c’était vrai, je pourrais. Elle est montée sur ses grands chevaux. J’aurais vraiment dû allumer.»

Mais non, il n’«allume» pas. Il faut dire que les conversations sont «vraiment stimulantes», et qu’il est en train de tomber amoureux.

«Oui. J’avais des sentiments pour cette personne. Je croyais que c’était réciproque.»

Il y croit tellement qu’il parle de sa Joannie à ses amis. Sans préciser, toutefois, qu’il ne l’a jamais rencontrée.

«J’avais honte. Vraiment honte…»

Amère déception

Et puis, à force de voir ses rendez-vous annulés, il a fini, cinq ans plus tard, par se «tanner». Son ami de la GRC lui donne un sérieux coup de pouce, en recherchant pour lui les coordonnées, grâce au numéro de cellulaire, de la fameuse Joannie en question. Et surprise: non, elle ne s’appelle pas Joannie. Ouch.

«Quand j’ai réalisé après cinq ans que je m’étais fait avoir, je me suis senti complètement désabusé. De mon côté, j’avais été franc. Mais elle? Si elle m’a donné un faux nom, probablement qu’une grande majorité de tout ce qu’elle m’avait dit était faux aussi.»

Il accuse le choc difficilement.

«Je suis tombé au fond du baril, avoue-t-il. J’ai interrompu mes études. J’étais complètement à terre. Qu’on ait pu me faire ça? Pendant cinq ans? Je ne me suis jamais cassé la gueule comme ça. »

Sa dépression dure un an.

«Tranquillement, j’ai remonté la pente, dit-il. J’ai pensé me venger. Mais j’ai laissé tombé. Ç’aurait été me rabaisser à son niveau».

S’il raconte aujourd’hui son histoire, c’est dans l’espoir d’éviter que d’autres grands romantiques comme lui ne tombent dans le panneau du catfishing (comme on a baptisé le phénomène, à la suite de la diffusion en 2010 d’un docu-fiction, Catfished, sur la question).

Depuis, Max n’est jamais retourné sur Réseau Contact. Mais il a rencontré quelqu’un. Une fille en chair et en os, cette fois.

Drague 2.0 : guide de survie

Pas de doute: la drague sur le web est directe, salée, et souvent d’une grande intensité. L’écran, la distance, le virtuel, quoi, ça désinhibe. Comment faire pour ne pas se faire avoir et tomber de haut, alors?

La sociologue Andrea Baker a écrit un livre sur les relations entamées en ligne (Double Click : Romance and Commitment Among Online Couples). Elle confirme:

«La drague sur le web invite à une plus grande ouverture de la part des individus, tout particulièrement des hommes, qui se sentent ici plus à l’aise que dans le face-à-face.»

De par le média lui-même, accessible à tout moment, de jour comme de nuit, un simple échange peut rapidement devenir intense.

«C’est à cause de tout le temps qu’on peut y investir!»

D’où l’importance d’être sur ses gardes. Pour éviter de se faire avoir par un imposteur, un petit, moyen ou grand menteur, les sites de rencontre suggèrent quelques trucs. En résumé:

1. Méfiez-vous des profils trop parfaits

Non, Brad Pitt n’est pas sur Réseau Contact. Si vous tombez sur son sosie, ou quelqu’un dont le descriptif semble trop beau pour être vrai, c’est probablement le cas : oui, il est trop beau; non, il n’est pas vrai.

2. Méfiez-vous des conversations trop flatteuses

Dès le deuxième message, votre correspondant vous trouve trop belle, trop gentille, trop extraordinaire et vous promet la lune? C’est louche.

3. Méfiez-vous des prétextes

Zut, elle ne peut pas vous rencontrer à cause d’un rendez-vous imprévu chez sa tante, son dentiste, ou son vétérinaire? Une fois, ça va. Deux fois? De nouveau : c’est louche.

4. Sortez rapidement du virtuel

Ici, il y a débat. Plusieurs sites de rencontre suggèrent en effet à leurs utilisateurs de ne pas attendre trop longtemps avant d’instiguer une rencontre. De passer rapidement du virtuel au réel. Pourquoi? Pour éviter les déceptions et avoir l’heure juste le plus rapidement possible. 

D’un autre côté, les recherches de la sociologue Andrea Baker indiquent que les relations commencées sur le web qui se sont avérées les plus solides sont au contraire celles où la rencontre a été le plus retardée.

« Moi, je crois plutôt qu’il vaut mieux prendre le temps d’échanger pour apprendre à se connaître vraiment, défend-elle. Parce que ce qu’on est, c’est plus important que ce dont on a l’air… »

http://www.lapresse.ca/

Ce qui est désolant…


Nous avons tous des points négatifs qui surgissent tout au long de notre vie, ce qui est plus embêtant c’est quand on laisse aller les choses en baissant les bras .. on rend notre vie plus misérable
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Ce qui est désolant…

 
 
 
Ce n’est pas d’avoir des problèmes, c’est de ne pas chercher de solutions;

Ce n’est pas d’avoir eu des échecs, c’est de ne pas continuer;

Ce n’est pas de tomber souvent, c’est de ne pas se relever plus souvent;

Ce n’est pas d’avoir peu d’argent, c’est de ne pas enrichir son esprit;

Ce n’est pas d’avoir été refusé, c’est de ne pas demander une fois de plus;

Ce n’est pas d’avoir été insulté, c’est de ne pas sourire;

Ce n’est pas d’avoir été déçu, c’est de ne pas espérer encore;

Ce n’est pas d’avoir été trahi, c’est de ne pas pardonner;

Ce n’est pas de manquer de maturité, c’est de ne pas chercher à mûrir;

Ce n’est pas d’avoir fait faillite, c’est de ne pas essayer une autre fois;

Ce n’est pas d’avoir des handicaps, c’est de ne pas les surmonter;

Ce n’est pas d’être laid, c’est de ne pas embellir sa vie;

Ce n’est pas d’être illettré, c’est de ne pas chercher à s’instruire;

Ce n’est pas d’avoir des difficultés, c’est de ne pas persévérer;

Ce n’est pas de perdre quelque chose, c’est de ne pas conserver son enthousiasme;

Ce n’est pas d’avoir manqué son départ, c’est de ne pas recommencer;

Ce n’est pas d’avoir manqué son objectif, c’est de ne pas avoir d’objectif;

Ce n’est pas de ne pas se sentir aimé, c’est de ne pas aimer les autres;

Ce n’est pas d’avoir peur, c’est de ne pas faire face à ce qui fait peur;

Ce n’est pas d’être seul au monde, c’est de ne pas aller vers les autres;

Ce n’est pas de n’être pas compris, c’est de ne pas comprendre les autres.

Source : Jean-Guy Lebœuf, Grains de sagesse, p. 202