La destruction d’un satellite par l’Inde a produit plus de 6.500 débris spatiaux


C’est exactement ce que je pensais à propos des débris dans l’espace, désintégraient, quand l’inde a annoncé la réussite d’avoir détruit  un satellite  avec un missile depuis  la Terre. Bien qu’ils ont fait une simulation, et que les débris étaient en basse altitude et se désintégrait selon eux en quelques semaines, il est probable que d’autres débris soient expulsés plus haut dans l’atmosphère, ce qui vient s’accumuler à la pollution spatiale
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La destruction d’un satellite par l’Inde a produit plus de 6.500 débris spatiaux

 

La simulation d’Analytical Graphics Inc. montre que 6.500 débris spatiaux de 0,5 cm ou plus ont été produits par l’impact. © Analytical Graphics, Inc., YouTube

Floriane BOYER, Futura

Lors d’un test de missile antisatellite le mercredi 27 mars, l’Inde a détruit un des ses propres satellites, Microsat-R,  lancé le 24 janvier 2019, devenant le quatrième pays au monde à brandir une telle arme, après les États-Unis, la Russie et la Chine. D’après une simulation de l’entreprise spécialisée dans le suivi des objets spatiaux Analytical Graphics Inc., le satellite s’est fragmenté en plus de 6.500 débris de taille supérieure à 0,5 cm. La plupart sont trop petits pour être repérés. L’armée américaine a déclaré en avoir localisé 270 et suivre leur déplacement.

Lancé à 05 h 39 GMT, le missile a rencontré sa cible environ 3 minutes plus tard, le satellite indien de 740 kg Microsat-R Il évoluait alors à une vitesse de 35.000 km/h sur une orbite basse, 282 km d’altitude, choisie parce qu’elle est en-dessous de l’orbite de croisière de la plupart des satellites et de la Station spatiale internationale (ISS).

Les débris produits par des essais comme celui-ci inquiètent car ils peuvent entrer en collision avec d’autres satellites en orbite. Le gouvernement indien assure toutefois avoir choisi une orbite basse exprès (moins de 300 km d’altitude) et que les débris vont donc se désagréger dans l’atmosphèreen quelques semaines.

La simulation d’Analytical Graphics Inc., réalisée en supposant que la trajectoire empruntée par le missile se dirigeait vers le bas afin de minimiser les débris spatiaux, suggère qu’une petite partie des fragments est retombée immédiatement dans l’atmosphère, mais aussi que certains d’entre eux ont pu être propulsés à des altitudes plus élevées, et montre un nuage de débris étiré sur l’orbite du satellite désintégré. En 2007, la Chine avait détruit son satellite météo Fengyun 1C sur une orbite plus dangereuse, à 800 km d’altitude. L’explosion a généré 3.000 débris, dont la majorité demeurent encore en orbite. 

Un cortège de satellites et de débris spatiaux tourne autour de la Terre. Selon une simulation d'Analytical Graphics Inc., plus de 6.500 débris de plus de 0,5 cm ont été produits lors de la destruction du satellite Microsat-R par un tir d'essai antimissile indien le 27 mars 2019. © ESA/ID&Sense/ONiRiXEL, CC By-SA 3.0 IGO

Un cortège de satellites et de débris spatiaux tourne autour de la Terre. Selon une simulation d’Analytical Graphics Inc., plus de 6.500 débris de plus de 0,5 cm ont été produits lors de la destruction du satellite Microsat-R par un tir d’essai antimissile indien le 27 mars 2019. © ESA/ID&Sense/ONiRiXEL, CC By-SA 3.0 IGO

https://www.futura-sciences.com/

Un satellite pour ramasser les déchets dans l’espace


Des astronautes ont déployé le satellite NanoRacks RemoveDebris. Un grand nom, mais espérons-le sera efficace pour nettoyer l’espace. Depuis 60 ans, les explorations spatiales ont pollué l’espace et il est grand temps de changer les choses.
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Un satellite pour ramasser les déchets dans l’espace

 

NASALa Station spatiale internationale a récemment mis en orbite ce petit satellite qui va nettoyer l’espace autour de la Terre.

Les débris spatiaux sont une menace pour l’avenir de l’exploration spatiale. À cause d’une réaction en chaîne, les collisions en orbite créent toujours plus de déchets.

Les astronautes à bord de la station ont donc déployé le NanoRacks RemoveDebris – un satellite qui a pour but d’éliminer les déchets issus de l’exploration spatiale, qui traînent toujours autour de la Terre.

Cet engin est équipé d’une caméra 3D qui devra répertorier les débris spatiaux et leur vitesse. Au début du mois d’octobre, le RemoveDebris a même réussi à attraper une cible virtuelle avec un énorme filet déployé dans l’espace lors d’une simulation, une première.

Le poids de l’ensemble des déchets spatiaux s’élevait en juin à 8135 tonnes, selon l’Agence spatiale européenne (ASE). Si la majorité des objets qui se trouvent à une distance de moins de 800km de la Terre sont éventuellement ralentis et attirés par l’atmosphère, où ils de désintègrent, ceux qui se trouvent au-delà peuvent rester en orbite pendant des décennies, toujours selon l’ASE.

Rejetés au fil des 60 ans d’exploration spatiale, les réservoirs de carburant, moteurs de fusées et autres gros débris représentent une menace mortelle, alors qu’ils tournent en orbite à une vitesse de 10km/s.

«Même si l’espace est vide et vaste, ce n’est pas une ressource infinie, note l’Agence dans son dernier rapport sur le sujet. Pour continuer à profiter des satellites et des instruments en orbite, nous devons commencer à nettoyer notre environnement spatial.»

http://journalmetro.com

Danger Enlever nos débris de l’espace devient une urgence


Cela fait plusieurs années qu’on entend parler des dangers de la pollution spatiale. Tous ces débris qui pourraient endommager des satellites en fonction pourraient provoquer de gros dégâts. Depuis le temps, il aurait pu agir avant. Quand on pense qu’ils veulent faire des voyages de non-retour vers Mars, ils pourraient au moins commencer a nettoyé l’espace
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Enlever nos débris de l’espace devient une urgence

 

Danger - Enlever nos débris de l'espace devient une urgence

Photo Fotolia

PARIS – Il faut agir rapidement pour réduire le nombre des débris spatiaux tournant autour de la Terre, qui risquent de polluer certaines orbites dans quelques décennies, ont estimé jeudi des experts internationaux à l’issue d’une réunion en Allemagne.

Morceaux de fusées, satellites en fin de vie, outils perdus par des astronautes… Ces objets sont les résidus des quelque 4900 lancements effectués depuis le début de l’ère spatiale qui, sous l’effet de dislocations et collisions en chaîne, «le syndrome de Kessler», n’ont cessé de se multiplier.

Depuis 1978, «leur nombre a triplé» avec «un risque de collision démultiplié», avertit Heiner Klinkrad, directeur du département des débris spatiaux à l’Agence spatiale européenne (ESA), lors d’une retransmission par internet.

«Il suffirait de quelques décennies pour qu’un tel environnement devienne instable», a-t-il souligné durant la 6e Conférence européenne sur les débris spatiaux, qui s’est tenue durant quatre jours à Darmstadt (Allemagne).

Plus de 23 000 débris de plus de 10 cm sont actuellement recensés par la Nasa ou l’ESA, dont la majorité sur les orbites basses (en-dessous de 2000 km) utilisées par les satellites d’observation de la Terre ou la Station spatiale internationale (ISS).

Pour traiter le problème, il est nécessaire d’une part de placer systématiquement les satellites désactivés sur des voies de garage, où ils ne gêneront pas et finiront par se désintégrer dans la haute atmosphère terrestre.

Mais il faut aussi débarrasser l’espace des plus gros débris, au rythme de 5 à 10 objets chaque année si on veut stabiliser la situation.

«Il y a un consensus fort sur la nécessité urgente d’agir dès à présent pour commencer à enlever ces débris», a assuré M. Klinkrad à l’issue de la conférence de Darmstadt, qui a rassemblé quelque 350 acteurs de l’industrie spatiale.

http://fr.canoe.ca