L’hiver, un tueur en série?


C’est donner un autre visage de l’hiver au Québec ! Vue de cette façon, il est vrai que l’hiver apporte nombres de soucis, d’accidents, de maladies et de morts. Cependant, l’hiver fait moins de victimes que les armes aux États-Unis, que les attentats, guerres, les saisons des tornades, inondations, et autres phénomènes naturels dans le monde
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L’hiver, un tueur en série?

 

Dans son livre «Guide de survie des Européens à Montréal» (Ulysse), l’auteur et conférencier Hubert Mansion parle de son expérience avec l’hiver au Québec. Cette saison, écrit-il, n’est pas seulement une source de petits tracas comme en Europe, mais une menace pleine de périls et de dangers.

Bref, pour les immigrants qui affrontent l’hiver du Québec pour la première fois, l’hiver québécois est un tueur en série. Et le pire, c’est qu’il y a une bonne part de vérité là-dedans.

Après la tempête du siècle du 4 mars 1971, plus de 11 cadavres ont été ramassés dans les rues de Montréal par les camions de déneigement, rapportaient les journaux de l’époque.

La neige qui tombe chaque hiver est une vraie menace publique. Au Canada, les souffleuses viennent au troisième rang pour les causes d’amputations, tout juste après les accidents de travail.

L’hiver n’est pas vraiment la saison romantique qu’on imagine. La période des grands froids, qui survient vers le début janvier, coïncide avec l’apparition de nombreuses maladies. Voilà qui explique pourquoi les Québécois meurent davantage en hiver. Au Québec, le nombre de décès par jour en juillet tourne autour de 154. En janvier, ce chiffre grimpe à 190. Un Québécois court 20% plus de risque de mourir en hiver que dans toute autre saison. Le premier colon français au Québec, Louis Hébert, est mort en hiver des suites d’une chute sur la glace. C’est tout dire.

En plus d’aggraver la sévérité de plusieurs types de maladies, l’hiver est aussi réputé pour être la saison des incendies. Plus la saison est froide et plus le nombre de victimes est grand. Les hivers plus froids que la moyenne, comme l’hiver 2014, le plus froid en 30 ans, sont davantage meurtriers. On n’a qu’à penser au drame de la résidence du Havre, près de Rimouski, où 32 victimes ont perdu la vie dans l’incendie d’un centre d’hébergement le 30 janvier 2014. Les conditions extrêmes de température et de poudrerie avaient même entravé le travail des pompiers.

À lui seul, le froid n’explique pas la plus grande mortalité dans la population en hiver. La pollution est plus nocive durant la saison froide. Les taux de concentration de polluants automobiles sont plus élevés et il y a davantage de smog selon Environnement Canada.
En hiver, le manque de soleil et d’activité physique contribue à dégrader la vitalité. Il y a aussi les maladies contagieuses, comme le virus de la grippe, dont les pics d’infections correspondent à l’arrivée des grands froids. Les taux de vitamine C et D, de calcium et de magnésium sont à la baisse en hiver. Ce manque de nutriments nuit à l’efficacité du système immunitaire.

On pourrait s’attendre à ce que l’hiver soit la saison la plus meurtrière sur les routes. Avec toutes ces tempêtes et ces millions de personnes affaiblies et déprimées au volant, sans compter les conditions du réseau, on pourrait le croire. Or, c’est le contraire. Le nombre d’accidents mortels diminue de 30 % en hiver selon les chiffres de Transport Québec. Les gens roulent moins vite et conduisent plus prudemment.

Malheureusement, cela n’est vrai qu’après la première tempête de l’hiver. En effet, les premières chutes de neige importantes de la saison ont toujours un effet démesuré. Non seulement dans les médias, mais aussi chez les automobilistes qui ne modifient pas leurs façons de conduire. C’est dans les premières semaines de l’hiver que le nombre de morts sur les routes est le plus élevé, avant que le froid et la neige s’installent pour de bon. Mais surtout, une fois que les gens sont acclimatés aux conditions météo et à la conduite automobile en hiver.

L’hiver est peut-être la saison de la Saint-Valentin et des amoureux, mais c’est aussi la saison des divorces. C’est en janvier que les demandes de divorce atteignent un sommet.

L’hiver est aussi la saison des caries, du diabète et des maladies cardiaques. Les ongles et les cheveux poussent moins vite en hiver. Après la peau, l’organe qui paye le gros prix en hiver est le cœur. Les maladies du cœur sont des maladies caractéristiques des pays aux hivers froids et neigeux. Le taux de mortalité de ce type de maladies, au Canada comme aux États-Unis et en Europe, grimpe chaque hiver pour atteindre un maximum en janvier et février. En fait, les crises cardiaques, angines et infarctus confondus, sont 30 à 40 % plus susceptibles de se produire en hiver que dans toute autre saison.

Partout dans le monde, les hivers sont plus difficiles pour le cœur et les artères. Aux États-Unis, les infarctus sont deux fois plus nombreux en janvier qu’en juillet. Même à Hawaii, les crises cardiaques augmentent en hiver. Mais heureusement pour les victimes, il n’y a pas de neige sur les routes pour ralentir les ambulances!

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Les Baromètres humains (Éditions Québec-Livres). Un bilan pointu et fouillé des dernières études sur l’influence des conditions météorologiques sur la santé, les humeurs et les comportements. Trente ans de recherches. Des conclusions percutantes. Des contenus rigoureux et un ton léger. Et surtout, des conseils avisés pour vous garder hors de l’oeil de la tempête. Vous êtes sensibles aux variations de température, d’humidité et de soleil? Ce livre est pour vous! En librairie et en version électronique. Consultez le site Les Baromètres humains

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Être gentil avec des inconnus est souvent mal vu, mais peut être bénéfique pour la santé


Vous souvenez du film Payer au suivant ou traduit aussi en France Un meilleur monde ? Il y a quelques années, être gentil pour un étranger n’était pourtant pas suspicieux, mais aujourd’hui, cela est devenu étrange, voir même un signe de danger. Faut-il s’arrêter pour autant de faire des gestes de bonté ?
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Être gentil avec des inconnus est souvent mal vu, mais peut être bénéfique pour la santé

 

Des fleurs pour être gentils | GLady via Wikimédia CC License by

Des fleurs pour être gentils | GLady via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Les actes de gentillesse et de générosité avec des inconnus sont bizarrement entourés de suspicions.

«J’ai toujours eu confiance dans la gentillesse des étrangers.»

Cette phrase, prononcée par Blanche à la toute fin d’Un tramway nommé désir de Tennessee Williams, peut nous sembler étrange. En effet, quelque soit la situation, nous avons la plupart du temps tendance à nous méfier de tout acte de gentillesse en provenance d’un inconnu. Il suffit de songer à la méfiance que l’on a si une personne vient vers nous dans un café pour nous dire: «Bonjour, j’ai commandé un café mais je ne le boirai pas. Le voulez-vous?» Et s’il y avait quelque chose d’immonde dans ce café?

De manière générale, la bonté spontanée nous semble impossible, mais il est difficile de comprendre pourquoi. 

C’est pour cela que Sandi Mann, psychologue a l’université de Central Lancashire, a décidé d’étudier le phénomène du «Paying it forward», une expression philosophique que l’on a pu voir dans un film du même nom (Un monde meilleur en français, ou Payez au suivant ndlr ) sorti en 2000. Le principe est simple: il suffit d’être gentil envers une autre personne que l’on ne connaît pas forcément, de faire acte de générosité, et miser sur le fait qu’elle le rendra à son tour à quelqu’un d’autre. Elle a d’ailleurs trouvé de nombreuses histoires d’actes de générosité gratuite partout dans le monde, où les gens ne souhaitaient pas être récompensés mais demandaient à ceux que les bénéficiaires fassent à leur tour preuve de bonté avec d’autres.

Le site de la BBC explique que Sandi Mann a décidé de se prêter à l’exercice pour observer la réaction des gens. «Après tout, écrit le site, la plupart des gens ont l’intention d’être un peu plus gentil, mais nous avons l’impression d’être incapable de rassembler la volonté nécessaire. Alors pourquoi est-ce difficile de donner et d’accepter la gentillesse?»

Lors de ses tests, «la suspicion était la plus forte réaction», explique la psychologue.

Ce n’est que lorsqu’elle a fourni une explication rationnelle à son acte que la tension s’est apaisée. Selon elle, c’est parce que l’idée «étranger = danger» est extrêmement répandue dans la société avant de rappeler que des études ont montré que les gens étaient bien moins emphatiques que dans les années 1970. D’autres recherches ont aussi montré que la vanité et la rancune se répandent plus rapidement à travers la population que la générosité.

Et pourtant, les effets bénéfiques existent. Michael Norton, de l’Harvard Business School, a montré dans ses recherches que les gens consacrant plus d’argent aux autres étaient plus heureux que ceux qui le gardent pour eux.

«Dans tous les pays, riches ou pauvres, ceux qui donnent plus avaient tendance à être plus heureux.»

Il paraîtrait même, toujours selon une autre étude, que les femmes participant à des groupes de charité et de solidarité présentaient 16% de risque en moins de contracter une maladie grave.

Alors si vous souhaitez vous aussi tenter la générosité gratuite, c’est facile. Sandy Mann recommande ainsi de commencer dans une «zone de confort», par de petits gestes. Un petit sourire dans le métro à vos voisins ou une gentille conversation avec des vendeurs dans les magasins est une première étape, mais cela peut, au final, changer beaucoup de choses. 

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La science de la peur disséquée


Comprendre la peur, une émotion nécessaire pour faire face aux dangers. À petite dose, la peur devient plaisir, alors que pour un temps plus long, la peur sur notre corps devient négative
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La science de la peur disséquée

 

La maison hantée ScareHouse, de Pittsburgh, où la... (PHoto fournie par Scarehouse)

 

La maison hantée ScareHouse, de Pittsburgh, où la sociologue Margee Kerr a mené ses expériences sur la peur.

PHOTO FOURNIE PAR SCAREHOUSE

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

(… ) La Presse décortique la science de la peur avec Margee Kerr, une sociologue de l’Université de Pittsburgh qui mène certaines de ses expériences… dans une maison hantée. Autopsie de la peur en cinq points.

Une réaction de survie

Avoir peur, vraiment peur, est une émotion parmi les plus intenses que l’être humain puisse ressentir. Et ce n’est pas pour rien.

«La peur est directement responsable de notre survie en tant qu’espèce. Nous avons appris à réagir très rapidement à ce qui nous menace», explique Margee Kerr, qui vient de publier un livre sur le sujet intitulé SCREAM: Chilling Adventures in the Science of Fear.

La peur, explique la scientifique, est une réaction purement animale, qui sollicite les zones les plus anciennes de notre cerveau.

«Ce sont des mécanismes automatiques, qui impliquent ce qu’on appelle souvent notre cerveau reptilien», dit-elle.

Une cascade de réactions

«Aussitôt que notre corps détecte un indice suggérant que nous pourrions être menacés, il libère une myriade de messagers chimiques qui vont aller déclencher des réactions en cascade», explique Mme Kerr.

Adrénaline, cortisol, endorphines, dopamine, sérotonine, ocytocine: un véritable cocktail de neurotransmetteurs se met à couler dans nos veines si on perçoit un danger. Ces neurotransmetteurs commanderont au corps d’augmenter le rythme cardiaque, de respirer plus vite et de transformer les sucres et les gras en carburant pour les muscles.

«Le but est de nous transformer rapidement en machine capable soit d’affronter le danger, soit de le fuir», explique-t-elle.

Un laboratoire… hanté

Pour mesurer ces réactions provoquées par la peur, Mme Kerr aime travailler dans un laboratoire bien particulier: une maison hantée commerciale en banlieue de Pittsburgh appelée ScareHouse et décrite comme l’une des plus effrayantes des États-Unis. La chercheuse fait passer des électroencéphalogrammes à ses sujets avant et après leur passage dans la maison des horreurs afin de mesurer les changements dans l’activité électrique de leur cerveau. Grâce à un capteur installé sur un doigt, elle mesure aussi la conductivité de leur peau. Plus celle-ci est élevée, plus le sujet transpire, un mécanisme qui montre que son corps réagit à des stimulus. Elle fait aussi remplir des questionnaires aux sujets pour connaître leurs émotions.

La peur positive

Pourquoi diable certaines personnes paient-elles pour aller vivre l’épouvante dans une maison hantée? Pour Margee Kerr, qui se décrit elle-même comme une «fan finie» de films d’horreur, la question est intrigante.

«Nos recherches montrent que le passage dans la maison hantée change la façon dont les gens traitent les informations cognitives et émotionnelles, dit-elle. Ils rapportent se sentir mieux!»

La scientifique en est encore à l’étape d’analyser comment la peur peut provoquer le plaisir. Elle soupçonne que la dose massive de neurotransmetteurs qui afflue dans le sang a son rôle à jouer – les sujets surferaient sur les effets de ces drogues naturelles.

«Il y a aussi une dimension psychologique, dit-elle. C’est complexe, mais la peur change notre façon de voir les choses.»

Sans compter que comme tout bon divertissement, les frissons de peur, quand ils surviennent dans un environnement contrôlé, font oublier pour un moment les vrais problèmes quotidiens.

La peur qui s’incruste

Sentir son corps se mettre en alerte lorsqu’un squelette vous ouvre brusquement la porte à laquelle vous aviez cogné pour quémander des bonbons, c’est une chose. Mais lorsque ce mécanisme de défense se maintient sur de longues périodes, il y a danger.

«Si le corps est sur le mode «combat ou fuite» de façon chronique, plusieurs conséquences négatives peuvent survenir. C’est là que la dépression, l’hypertension, divers problèmes de métabolisme apparaissent», dit Mme Kerr.

La peur serait donc comme les friandises: à petites doses, elle peut susciter le plaisir. (…)

 

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Quand notre cerveau s’inquiète


La peur sous toutes ses coutures, car l’être humain à beaucoup d’imagination pour se faire peur. Certaines de ces peurs sont d’instinct et bénéfiques alors que d’autres sont obsessionnelles.
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Quand notre cerveau s’inquiète

 

François Richer

Chercheur en neuropsychologie, professeur à l’UQAM

On sursaute au moindre bruit. On a des papillons dans le ventre. On a le dos crispé. On ressasse une conversation ou une scène stressante au lieu de s’endormir.

Les humains sont des spécialistes de la peur. Ils peuvent avoir peur longtemps d’avance, peur pour les autres et peur d’avoir peur. C’est le prix à payer pour avoir développé une grande imagination.

Nous naissons tous avec des programmes instinctifs de peur qui peuvent être déclenchés par un petit nombre de signaux importants comme des bruits forts ou des visages menaçants. À partir de ce répertoire limité, notre cerveau apprend par association ou par l’exemple tout un répertoire de réactions de peur à de nombreuses situations.

Les circuits de la peur apprennent vite, parfois trop vite, créant une anxiété. Dans l’enfance, l’anxiété peut s’exprimer par des phobies (noirceur, hauteurs, animaux, orages). Elle peut aussi toucher des thèmes sociaux comme l’éloignement ou la perte de nos proches (anxiété de séparation) ou le regard des autres (timidité, anxiété sociale).

Certains ont même peur d’avoir peur. Ils anticipent tellement bien leur peur qu’ils la provoquent, comme l’enfant qui commence à avoir peur de tout et de rien après le repas du soir parce que le coucher approche. Les enfants autistes peuvent développer plusieurs phobies peu courantes en quelques mois (ex: toilettes, eau, escaliers, appareils ménagers, alarmes, étrangers, mort) dont certaines peuvent avoir des effets très néfastes sur leur développement (ex: refus d’aller à l’école) et leur santé (ex: constipation extrême).

Les différences entre les anxieux et les moins anxieux sont dues à de nombreux facteurs (génétiques, stress du fœtus, stress en bas âge, expériences de vie, traumatismes). Pour freiner la peur, le cerveau utilise des circuits de régulation émotionnelle qui évaluent les risques en fonction de nos priorités, nos valeurs et notre tempérament. Des variations dans ces circuits rendent les gens plus ou moins inquiets, courageux, prudents ou téméraires. Quand ces circuits ont des fragilités particulières, on peut développer un trouble anxieux comme la phobie, l’anxiété sociale, le trouble panique ou le trouble de stress post-traumatique.

La peur est essentielle car elle mobilise notre corps et notre esprit pour réagir aux menaces potentielles.

1) Elle contracte nos muscles pour nous préparer à agir (fuir ou combattre). Très pratique pour les dangers imminents (ex: lion ou voiture qui s’approche), la réaction musculaire est moins adaptée aux nombreuses situations stressantes vécues ou imaginées à chaque jour. Un dos crispé est souvent dû à l’accumulation de centaines de petites réactions d’inquiétude à peine conscientes.

2) Elle mobilise aussi nos hormones de stress pour nous rendre prêts à dépenser de l’énergie pour réfléchir et pour agir. Pour prioriser l’action, la peur freine même les autres systèmes comme la digestion (crispation intestinale, perte d’appétit).

3) Elle augmente notre sensibilité pour nous aider à analyser la situation («c’est quoi ce petit bruit?»). La facilité à déclencher un réflexe de sursaut est un indice d’anxiété.

4) Elle nous fait repenser de façon répétée aux situations stressantes pendant un certain temps (scène violente, conversation stressante) pour tenter d’en tirer des leçons et s’en rappeler. Dans le stress post-traumatique, les flashbacks peuvent être terrorisants et ils aggravent l’anxiété en rendant le souvenir du traumatisme plus permanent. Plusieurs traitements visent à réduire leur fréquence et leur impact.

5) Elle stimule les associations d’idées et nous fait imaginer des scénarios pour prévoir les dangers possibles. Ces pensées peuvent être très utiles mais elles créent aussi un cercle vicieux qui alimente la peur. Ces boucles d’anxiété peuvent nous garder éveillés quand on veut s’endormir et peuvent nous rendre agités ou irritables avant un évènement spécial (voyage, déménagement, rentrée). Les personnes anxieuses peuvent même devenir obnubilées par un thème stressant (rumination mentale). Quand le cerveau cherche des raisons de s’inquiéter, il en trouve toujours.

6) La peur est une grande source de distraction. Quand les inquiétudes dominent la pensée, on a des difficultés à se concentrer et à formuler des idées car la peur impose ses thèmes qui nous distraient constamment.

7) L’anxiété peut se propager comme un virus. Par conditionnement, les circuits de peur tissent des liens avec des situations similaires à celles qui nous font déjà peur. Vivre une situation dangereuse (ex: un feu) dans un endroit bondé peut générer une phobie qui, avec le temps, se généralise aux endroits dont on ne peut facilement fuir (ascenseurs, avions, foules).

8) La peur est aussi contagieuse, car lire les émotions des autres, c’est un peu les reproduire dans notre cerveau. Les personnes qui ont peur sont plus sensibles à la peur des autres.

La peur peut nous figer autant que nous mobiliser. Figer sert à éviter le danger comme le lièvre qui s’immobilise au moindre bruit suspect.

1) La peur peut rendre les jambes molles, une réaction associée à l’immobilisation (ex: la phobie des hauteurs).

2) La peur fige aussi la voix, lui donnant un trémolo ou une baisse de volume qui révèle une baisse d’assurance (ex: parler en public).

3) La peur peut aussi figer l’imagination et la pensée. Elle réduit l’ouverture d’esprit. On évite les idées risquées, on s’en tient à ce qui est connu, parce qu’on a peur de ce que les autres vont penser. On remet à plus tard une conversation délicate ou un travail stressant. Quand on surévalue les risques et qu’on sous-évalue les opportunités, on évite les défis qui nous font avancer. On peut aussi devenir surprotecteur, pour soi ou pour nos proches.

4) L’exposition à la violence peut produire une perte de sensibilité, un blocage ou émoussement émotionnel. On observe souvent ce genre de blocage dans le stress post-traumatique (ex : soldats exposés au combat) ou chez les jeunes régulièrement exposés à la violence. Il a des effets négatifs sur les interactions sociales, les relations de couples et l’adaptation à son milieu.

5) Le cerveau peut même prendre des mesures extrêmes pour éviter la peur. Il peut parfois nous faire vivre une déconnexion partielle de la réalité (dissociation) comme percevoir notre environnement comme irréel, comme dans un rêve (déréalisation), nous faire percevoir nous-même comme étranger (dépersonnalisation) ou encore oublier des évènements traumatisants (amnésie dissociative).

L’anxiété a un impact majeur dans nos vies parce qu’elle affecte notre jugement.

1) La peur, on y croit! Dire à quelqu’un qui a peur qu’il n’a pas de raison d’avoir peur est souvent inutile. À cause d’un biais dans notre jugement, les indices qui confirment la peur sont acceptés beaucoup plus vite que ceux qui la contredisent.

2) Elle réduit notre sens critique et fait qu’on croit ses suggestions même les plus farfelues, comme l’enfant qui, soudainement, prend les ombres dans sa chambre pour des personnages inquiétants; ou l’employée qui croit qu’elle va perdre son emploi parce qu’une parole a pu être mal interprétée par une collègue. Les scénarios irréalistes ne sont plus filtrés à la source («et si le pont s’effondrait au moment où je passe dessus?»)

3) La peur décuple aussi notre besoin de se rassurer. L’anxiété entretient des doutes qui font oublier le bon sens et peuvent nous rendre compulsifs ou superstitieux. Elle peut nous faire vérifier à toutes les minutes si une situation a changé, ou si une porte est bien verrouillée, ou nous donner envie de se laver à répétition par inquiétude pour notre santé.

4) La peur peut aussi nous rendre paranoïaques ou agressifs.

5) En plus, l’anxiété réduit notre assurance, augmente notre détresse, et ronge notre capacité à ressentir le plaisir, ce qui augmente le risque de dépression.

Malgré tous les effets néfastes de la peur, l’extirper du cerveau n’est pas une solution viable. À petite dose, la peur nous motive, nous instruit, et nous socialise quotidiennement. Certaines personnes qui ont subit des dommages au cerveau ne ressentent plus la peur (ex: le cas SM). Ces personnes n’apprennent pas à éviter des situations dangereuses. Elles sont excitées par des scènes de maisons hantées, des serpents tout près de leur visage, ou des films de peur. Elles se méfient peu des étrangers, et ont aussi des difficultés à lire la peur sur le visage des autres. Certains enfants autistes ont aussi cette insouciance face aux étrangers (ce qui contraste avec la phobie sociale des autres) ou peuvent préférer une maison en feu au stress de la rue.

Malgré son importance dans nos vies, l’anxiété n’est pas une fatalité. À court-terme, on peut la désamorcer en freinant la boucle d’alarme, soit en réduisant les sensations corporelles (ex: relaxation, chaleur) ou les pensées associées (ex: distraction, divertissement, socialisation, méditation), ou encore en freinant le moteur de la boucle (ex: médication).

À plus long-terme, réduire l’anxiété demande un travail de désapprentissage des associations anxiogènes en apprenant de nouvelles associations entre des pensées anxiogènes et des émotions plaisantes et, surtout, un renforcement de nos circuits de régulation émotionnelle qui peut prendre différentes voies dont l’entrainement cognitif, l’entrainement de l’assurance et l’entrainement physique.

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Les enfants laissent-ils entrer n’importe qui ?


Déjà comme adultes, nous nous ne sommes pas toujours prudents envers les inconnus, les enfants, souvent, ne doutent pas que certaines personnes peuvent avoir de mauvaises raisons d’entrer dans les maisons
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Les enfants laissent-ils entrer n’importe qui ?

 

C’est l’expérience qu’a mené Joey Salads…

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Ne paniquez pas si vous trouvez une araignée dans vos bananes


Avec les fruits et légumes qui peuvent venir d’un peu partout dans le monde, il peut arriver que ces denrées abritent un insecte indésirable qui n’est peut-être pas du tout de la région. Les araignées quoique rares être parmi eux. Malgré que beaucoup ont peur de ces petites bêtes, il vaut mieux ne pas paniquer et agir pour le mieux
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Ne paniquez pas si vous trouvez une araignée dans vos bananes

 

Vous revenez du supermarché, le panier chargé de fruits. Au moment de ranger vos bananes, vous apercevez une énorme araignée. C’est peut-être une Phoneutria nigriventer, alias “l’araignée-banane”, une espèce dont le venin, parfois mortel, peut provoquer une érection continue de plusieurs heures. Si elle est rarissime, cette découverte n’en est pas moins potentiellement dangereuse. Quelques conseils à suivre en cas de mauvaise rencontre.

>> D’abord, ne pas paniquer…

Très peu des 40 000 espèces d’araignées connues sont dangereuses pour l’homme. Mais il est préférable de considérer une araignée comme telle jusqu’à ce que vous en sachiez davantage.

Identifier la dangerosité d’une espèce peut s’avérer délicat. Certaines araignées pourtant sont aisément reconnaissables. La morsure de la veuve noire, que l’on rencontre dans les régions tempérées du monde entier, peut être mortelles. L’espèce se caractérise par son gros abdomen d’un noir scintillant, orné d’une forme en sablier de couleur rouge.

>> Prévenir les autorités ? 

Si vous trouvez une araignée suspecte, il n’est pas nécessaire d’appeler les autorités. Si elle se cachait dans vos fruits, prévenez plutôt votre épicier ou le supermarché où vous les avez achetés. D’après une étude publiée en 2014 dans le Journal of Medical Entomology, “la très grande majorité” de ces araignées ne pose pas de problème.

>> Si l’araignée vous mord, essayez de l’attraper

Cela permettra d’identifier l’espèce et de trouver plus facilement le traitement à appliquer. Mettez-là dans un sac en plastique ou un récipient. Placez votre petit paquet au congélateur, de manière à tuer l’araignée, tout en laissant le spécimen intact pour l’identification.

Sur la surface de la morsure, appliquez longuement une poche de glace. Cela devrait  suffire pour soulager la douleur. Une intervention médicale est a priori recommandée si vous rencontrez les symptômes suivants : anxiété, douleur croissante, nausées et vomissements, perte de conscience, spasmes musculaires incontrôlées ou pupilles dilatées.   

>> Ne la relâchez pas dans la nature !

Si elle se trouve dans votre nourriture, il est possible qu’elle vienne de loin. Inconnue dans l’écosystème local, elle peut fortement le perturber. Dans le doute, il vaut mieux la tuer.

>> Un dernier conseil…

Avant de vous rendre dans des pays à risque, renseignez-vous sur les espèces dangereuses et sur les traitements à suivre en cas de morsure.

Source : National Geographic

http://www.nationalgeographic.fr/

Pourquoi on arrive à sentir le danger


L’habenula est situé dans notre cerveau et il est minuscule mais, il est essentiel pour lancer des signes d’alarme quand nous sentons le danger ou semble-t-il s’active quand une personne se critique lui-même au lendemain de la veille d’une soirée trop bien arrosée
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Pourquoi on arrive à sentir le danger

 

Pourquoi on arrive à sentir le danger

© hemera

 

On pense avoir du flair pour anticiper les situations dangereuses ou négatives. En fait ce serait une région de notre cerveau qui nous servirait de sonnette d’alarme selon une étude.

Elle fait la taille d’un petit pois (moins de 33mm de diamètre) et pourtant cette chose minuscule arrive à nous faire sentir quand quelque chose ne va pas. Des scientifiques de l’University College de Londres ont réussi à mettre la main sur l’habenula, la région du cerveau qui joue un rôle dans la façon dont l’humain prévoit, apprend et réagit aux expériences négatives.

Dans la revue scientifique Proceedings of The National Academy of Sciences, les auteurs expliquent que l’étude de cette structure cérébrale pourrait être la clé pour comprendre certaines personnes qui souffrent de dépression. L’hyperativité de l’habenula pourrait en effet jouer un rôle dans cette pathologie.

 

Avant d’émettre cette hypothèse, les scientifiques ont soumis à l’IRM (imagerie par résonance magnétique) 23 patients pour mesurer leur activité cérébrale.

On a montré aux participants une sélection d’images. Certaines étaient liées à la punition (choc électrique), d’autres à la récompense. D’autres encore étaient tout à fait neutres.

A la suite de ces images, les volontaires pouvaient recevoir au hasard un cadeau ou une « sanction ». Résultat, à la vue d’images choquantes, l’habenula s’est activée. Et plus les participants anticipaient un événement négatif, plus l’activité de cette zone cérébrale augmentait.

Un lanceur d’alertes

Les scientifiques suggèrent que l’habenula aide les personnes à apprendre à fuir une situation associée au danger. Cette zone enverrait aussi un signal pour permettre d’anticiper un événement négatif.

Ce n’est pas la première fois que l’on parle de l’habenula. Récemment des chercheurs de l’université d’Utah nous ont révélé que c’était cette zone qui se chargeait de nous « sermonner » après une gueule de bois.

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Les épillets : un danger pour les chiens cet été


On ne pense pas que certaines herbes comme ceux qui ressemblent a une tige de blé ou d’avoine peuvent occasionné de grave problèmes aux chiens … mais cela peut s’avérer un réelle danger
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Les épillets : un danger pour les chiens cet été

L’été est une saison remplie de bonheur, mais aussi de dangers pour les chiens. Parmi eux, l’épillet, une petite graine de graminée sauvage. On lui donne aussi le nom d’espiagou, voyageurs, ou folle avoine.

Elle est essentiellement présente dans les pelouses et les hautes herbes, mais on peut en rencontrer aussi bien à la campagne qu’en ville. Elle pousse de mai à septembre : elle est donc redoutable en été.

C’est une plante dangereuse malgré son aspect inoffensif, car elle s’accroche aux poils du chien et peut pénétrer dans tous ses orifices.

Où s’incrustent les épillets ?

L’épillet peut entrer dans l’oreille du chien, puis progresser mécaniquement en fonction des mouvements de l’animal, jusqu’à atteindre le conduit auditif. Il peut alors s’enfoncer très profondément, toucher le tympan, et même le perforer. Dans ce cas, la douleur est très forte pour le chien qui vous le fera remarquer en penchant sa tête sur le côté.

Epillet

Les épillets sont dangereux pour les chiens

Il arrive également que les épillets s’incrustent sous la peau du chien, en particulier au niveau des coussinets. Ils font boiter et peuvent provoquer un abcès.

Enfin, les épillets peuvent pénétrer dans les cavités nasales, et ainsi engendrer une sinusite purulente.

Que faire si mon chien a des épillets ?

Si votre chien a des épillets et que vous ne parvenez pas à les lui enlever vous-même à l’aide d’une pince, il faut vous rendre chez un vétérinaire qui utilisera une pince spéciale. N’essayez surtout pas d’insister seul, surtout si l’épillet se situe dans l’oreille de votre chien, car vous pourriez lui faire encore plus mal.

Il est souvent nécessaire de pratiquer une intervention sous légère anesthésie, car la douleur est telle que le chien ne se laisse pas faire.

Comment éviter les épillets ?

Pour que l’été de votre chien ne soit pas gâché par les épillets, inspectez son poil et ses pattes après chaque promenade. Ce sera l’occasion de vérifier si aucun épillet ne s’est accroché à lui, mais aussi de vous assurer de l’absence de tique dans son poil.

Vous pouvez également épiler ses oreilles afin d’éviter la pénétration des épillets dans le conduit auditif.

Par Elisa Gorins

http://wamiz.com

Danger


Il y a des jours qu’on se demande si la justice à deux mesures, Si ceux qui décident ont vraiment la sagesse de diriger. Si les victimes que ce soit d,un crime, d’un vol, d’intimidation ont aussi des droits.
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Danger

 

« Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.  »

Albert Einstein

La société


Nous savons que la Terre subit des grands changements, depuis des années on nous fait des mises en garde, des avertissements … mais que faisons nous ? Nous discutons des moyens a prendre sans agir
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La société

 

« La société dans laquelle on est ressemble à une espèce d’avion de ligne où tous les voyants seraient au rouge dans le cockpit et qu’à l’arrière on continue soit à boire le champagne soit éventuellement à se quereller.  »

Nicolas Hulot