Ce que votre urine peut révéler de votre santé


L’urine peut donner des informations sur notre santé, par sa couleur et son aspect. Bien sûr, il y a la quantité d’eau, certains aliments qui peuvent influencer la couleur, mais sinon, il faudra peut-être faire un tour chez le médecin
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Ce que votre urine peut révéler de votre santé

 

Urine foncée, trouble, avec du sang…  Elle peut en dire long sur votre santé. Par exemple, révéler un problème de prostate, de reins ou une infection.

Medisite a interrogé l’urologue Marc Galiano pour y voir plus clair et arrêter de stresser au moment de tirer la chasse d’eau.

Pourquoi l’urine est jaune ?

La couleur normale de l’urine est jaune ou transparente. Mais qu’est-ce qui lui donne cet aspect ?

« C’est à cause de la filtration du sang par les reins« , explique le Dr Marc Galiano, urologue.

Certaines membranes laissent passer des colorants alimentaires, des protéines décomposées et des cristaux qui donnent cette teinte jaune. Lorsque l’urine est transparente, c’est tout simplement parce qu’on a bu beaucoup d’eau.

Urine jaune foncé, orange, rouge ou trouble ?

Normalement, la couleur de l’urine est jaune, mais il peut arriver que notre alimentation ou certaines maladies causent une variation de couleurs dans les urines.

Jaune foncé : Au moment de la filtration, certains pigments ou protéines peuvent passer dans la vessie. Si on boit peu, ces déchets se retrouvent dans l’urine et lui donnent sa couleur foncée.

Transparente : Plus on boit de l’eau, plus l’urine est transparente.

Trouble : L’urine peut être trouble en cas d’infections urinaires, par exemple.

Orange : « Certains médicaments contiennent des colorants qui pigmentent la couleur des urines » explique Marc Galiano, urologue.

Rouge : Il s’agit de sang dans les urines, sans doute provoqué par une infection ou une autre maladie.

A savoir : Au moindre doute, consultez votre médecin.

Jet faible : un obstacle dans le canal urinaire

« Si on n’arrive pas ou peu à uriner c’est simple, il s’agit d’un obstacle qui bouche le canal urinaire » explique le Dr Marc Galiano.

Un adénome de la prostate : La prostate est située en dessous de la vessie. En cas d’adénome elle gonfle et peut bloquer les voies urinaires.

Les autres causes : Un blocage urinaire peut aussi être provoqué par certains médicaments ou par une intervention chirurgicale.

Sang dans les urines : un problème de prostate ?

Uriner du sang peut faire peur. Cela arrive parfois lorsqu’on s’hydrate peu après un effort physique ou si un calcul dans les reins ou la vessie a bougé. Pour les cas plus sérieux, c’est le moment auquel s’écoule le sang qui détermine l’organe touché :

Le sang coule au début de la miction : C’est une hématurie initiale. « Cela provient certainement du canal urinaire ou de la prostate« , explique le Dr Marc Galiano, urologue.

Le sang coule à la fin de la miction : On parle d’hématurie finale. « Dans ce cas c’est la vessie qui est touchée » ajoute notre interlocuteur.

Le sang coule tout le temps : Il s’agit d’une hématurie finale. « Cela peut venir des reins, de la prostate ou de l’urètre. »

Dans tous les cas, il est conseillé de consulter un spécialiste.

Brûlures urinaires : une infection ou un rapport sexuel trop long

Lorsque ça brûle, pique ou gêne au moment d’uriner, il s’agit le plus souvent d’une infection urinaire pour la femme ou d’une urétrite pour l’homme.

« Cela peut-être dû aussi à des rapports sexuels trop longs ou trop rapprochés », explique le Dr Marc Galiano, urologue.

Les frottements des tissus favorisent la colonisation de microbes à l’intérieur de la vessie.

Les autres causes : L’élimination d’un calcul augmente l’acidité de l’urine et peut aussi provoquer des brûlures au moment de la miction. « Des maladies neurologiques peuvent en être à l’origine » ajoute l’urologue.

Urine gazeuse : une fistule anale ?

C’est la forme de troubles urinaires la moins connue. Au moment d’uriner le patient peut constater la présence de bulles et de bruits de gaz dans l’urine. C’est ce qu’on appelle une pneumaturie.

« C’est généralement lié à une communication entre le rectum et la prostate qu’on appelle fistule anale«  selon Marc Galiano, urologue.

« Ce genre de troubles ne se fait jamais naturellement. Cela peut arriver après une intervention chirurgicale » poursuit-il avant de se souvenir avoir déjà rencontré le cas une fois après une pratique sexuelle anale.

Résidus dans les urines : sperme, microbes et parasites

Au moment de tirer la chasse d’eau, il peut arriver de constater des dépôts dans les urines. Ce genre de trouble correspond à plusieurs causes :

Une éjaculation rétrograde : Lors d’une éjaculation, il arrive que le sperme, au lieu d’être éjecté à l’extérieur de la verge soit renvoyé vers l’intérieur de la vessie. Du coup, le sperme sera éliminé dans les urines sous forme de dépôts blancs, transparents.

Une parasitose : « Si l’urine est trouble et qu’il y a de gros dépôts, il peut s’agir d’un parasite » explique le Dr Marc Galiano.

Une cystite : Après une cystite, les microbes qui ont provoqué l’infection s’éliminent dans l’urine. Il peut arriver de constater des dépôts.

Une hématurie : La présence de sang dans urines peut former des caillots de sang qui s’éliminent dans les urines.

http://www.medisite.fr/

Détecter et soigner les troubles urinaires chez les chats


Les chats aussi peuvent avoir des problèmes de vessie. Il est possible de voir les signes chez l’animal. Des traitements existent pour eux
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Détecter et soigner les troubles urinaires chez les chats

 

    Les troubles urinaires diminuent le confort de vie de votre chat et peuvent mettre sa vie en danger.

    Il est important de les reconnaître pour les traiter à temps……

    Comment repérer et soigner les troubles urinaires chez un chat ?

    Reconnaître les troubles urinaires chez les chats

    Les cystites induisent une douleur qui se traduit souvent par un changement de comportement de votre chat.

  • Il peut être anormalement agité ou au contraire se cacher, rester prostré et refuser de s’alimenter.

  • En outre, un chat habituellement propre peut uriner à l’intérieur ou en dehors de son bac s’il est atteint d’une cystite.

  • Il peut aussi se lécher anormalement la région génitale et émettre plus fréquemment de petites quantités d’urine qui peut avoir une couleur anormalement rosée si elle contient du sang.

  • Enfin, si votre chat se met fréquemment sur son bac mais ne parvient pas à uriner normalement, rendez-vous immédiatement chez votre vétérinaire car il est peut être victime d’une obstruction urinaire.

    Origine des troubles urinaires chez les chats

    La cause de l’inflammation de la vessie est parfois inconnue : on parle alors de cystite « idiopathique ».

    Elle pourrait être favorisée par un amincissement du film protecteur recouvrant la paroi interne de la vessie, composé de substances nommées glycosaminoglycanes. Ainsi moins bien protégée, la vessie peut être le siège d’inflammation et d’infection bactérienne.

    Une autre cause fréquente de cystite est la formation de cristaux dans l’urine.

    Il existe plusieurs type de cristaux qui apparaissent lorsque l’acidité de la vessie est favorable à leur formation. Les 2 sortes les plus fréquentes sont les cristaux de struvites (urine peu acide) et les oxalates de calcium (urine plus acide). Outre l’inflammation de la vessie qu’ils provoquent, ces cristaux peuvent se rassembler pour former des calculs obstruant le passage de l’urine.

    Enfin, les tumeurs et les infections bactériennes peuvent également induire des troubles urinaires chez votre chat

    Certains chats sont à risque de troubles urinaires

  • Votre chat présente plus de risque de souffrir de troubles urinaires s’il est obèse et sédentaire (manque d’activité, vie en appartement).

  • Les chats stérilisés sont également plus fréquemment atteints.

  • Le stress pourrait aussi produire des conditions favorables au développement d’inflammation de la vessie.

  • En outre, il n’y a pas de prédisposition sexuelle pour le développement de troubles urinaires, mais les mâles sont plus fréquemment victimes d’obstruction urinaire à cause de l’anatomie de leurs voies urinaires, plus longues et plus étroites que celles des femelles.

  • Enfin, il est important que votre chat ait un accès permanent à une eau propre et fraîche et un bac à litière nettoyé fréquemment afin qu’il n’hésite pas à se désaltérer et à uriner confortablement !

Traitement des troubles urinaires chez les chats

Après avoir réalisé les examens nécessaires (analyse d’urine, échographie…), votre vétérinaire pourra déterminer la cause des troubles urinaires et vous conseiller un traitement et une alimentation spéciale pour votre ami.

L’obésité, le stress et le manque d’activité devront être réduits au maximum. Si des calculs sont présents, ils devront être dissous à l’aide d’un aliment spécial (struvites) ou extraits chirurgicalement (oxalates de calcium). Enfin, il existe des compléments alimentaires contenants des glycosaminoglycans permettant de renforcer les défenses de la vessie.

par Marion Garteiser,
Créé initialement par Anne Pensis, vétérinaire

Sources : http://www.cliniqueveterinairelasalle.com/urinaires.html

http://www.e-sante.fr/

Infections à bactérie Escherichia coli : symptômes et traitements


On entends parler depuis quelques temps, des viandes qui ne doivent pas être consommée car elle seraient porteur d’E. Coli .. mais que doit-on savoir sur cette bactérie, quelles sont les symptômes et les moyens de préventions
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Infections à bactérie Escherichia coli : symptômes et traitements

 

Lucie Pehlivanian

La bactérie Escherichia coli est souvent responsable d’intoxications alimentaires collectives, ainsi que d’infections urinaires (cystites). Symptômes, transmission, formes graves, traitements… Voici ce qu’il faut savoir sur ce germe.

Qu’est-ce qu’Escherichia coli ?

E. coli est une bactérie présente dans l’intestin des êtres humains et de certains animaux, en particulier des ruminants. Utile, elle empêche d’autres bactéries de coloniser la flore intestinale et d’engendrer des maladies. Lorsqu’elles sont dans l’intestin, la majorité de ses souches sont inoffensives et ne provoquent aucun symptôme. Certaines sont en revanche pathogènes et provoquent des troubles intestinaux.

La bactérie E. coli peut d’autre part être à l’origine d’infections urinaires (cystites). Celles-ci touchent surtout les femmes en raison de leur anatomie. En effet, chez la femme, l’anus se trouve à proximité des voies urinaires, qui sont donc facilement colonisables par les bactéries.

Dans des cas rares, la bactérie peut infecter d’autres organes tels que la vésicule biliaire. Elle peut aussi causer des méningites chez le nouveau-né.

Comment les infections alimentaires se transmettent-elles ?

La contamination des intestins se fait par voie oro-fécale. C’est-à-dire que la bactérie passe des intestins de l’Homme ou de l’animal, à ses excréments, puis à la bouche d’une personne. La transmission se fait souvent via de la viande contaminée et mangée crue ou pas assez cuite. La consommation de fruits et légumes lavés avec de l’eau contaminée, de lait cru, ou une baignade dans une eau souillée par exemple, peuvent aussi être à l’origine de ces infections.

Quels symptômes peuvent causer les infections à Escherichia coli ?

escherichia coli

© dondoc-foto – Fotolia.comIl existe de très nombreuses souches d’E. coli.

Lorsqu’elle est ingérée, elle peut provoquer des infections intestinales et donc des diarrhées. Celles-ci peuvent parfois être sanglantes, associées à de la fièvre, des vomissements, des douleurs abdominales, une déshydratation (les symptômes classiques de la gastro-entérite). Le délai d’incubation est de 4 jours en moyenne.

Les infections urinaires quant à elles peuvent se manifester par une envie fréquente d’uriner, une douleur en bas du ventre, une brûlure au moment d’uriner et la présence de sang dans les urines.

Qu’est-ce que l’E. coli entérohémorragique (ECEH)

L’ECEH est une souche pathogène de la bactérie : elle peut provoquer de graves maladies d’origine alimentaire. Son symptôme le plus reconnaissable est la présence de sang dans les selles, même si globalement, toutes les souches pathogènes d’E. coli provoquent des symptômes proches.

Dans la majorité des cas, les personnes atteintes guérissent en 10 jours. Dans 10 % des cas, il arrive cependant que l’infection évolue en un syndrome hémolytique et urémique (SHU), une forme mortelle.

Dans ces cas, qui touchent surtout les personnes les plus fragiles (enfants, personnes âgées…), une insuffisance rénale aiguë, une anémie hémolytique et une thrombopénie (diminution du nombre de plaquettes sanguines) peuvent survenir.

Rappel : Au printemps 2011, une épidémie d’infections à E. coli entérohémorragique a causé une cinquantaine de décès et plus de 4000 infections, majoritairement en Allemagne. La bactérie s’est propagée à travers la consommation de graines germées.

Les traitements des infections par la bactérie Escherichia coli

En cas d’infection intestinale : La déshydratation liée aux diarrhées et vomissements peut-être très importante, en particulier chez le nourrisson et la personne âgée. C’est pourquoi, dans la majorité des cas, l’unique traitement consiste à boire beaucoup d’eau. Si les symptômes touchent une personne fragile (enfant, personne âgée, malade chronique), s’ils comprennent une diarrhée sanglante ou s’ils durent plus de deux jours, consultez un médecin. Celui-ci pourra prescrire des antibiotiques s’il le juge nécessaire.

En cas d’infection urinaire : Consultez votre médecin dès les premiers symptômes, il pourra vous prescrire des antibiotiques et/ou vous donner des conseils pour la faire disparaître.

Comment éviter une infection à Escherichia coli ?

Pour éviter les intoxications alimentaires :

Lavez-vous les mains avant de cuisiner et de passer à table.
Lavez soigneusement vos fruits et légumes et mangez-les cuits de préférence
(la cuisson tue la bactérie).
Nettoyez vos ustensiles de cuisine et votre plan de travail avant de cuisiner.
Les aliments crus non nettoyés
(viandes, fruits et légumes), peuvent être infectés. Ne les faites pas entrer en contact avec les aliments que vous allez consommer.
Faites cuire vos viandes à point.

Pour éviter les infections urinaires,

il est recommandé de boire 1,5L d’eau au minimum par jour, de s’essuyer d’avant en arrière après la selle, et d’uriner juste après chaque rapport sexuel.

http://sante.journaldesfemmes.com