Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce qu’un ouragan de catégorie 5 ?


L’ouragan Dorian qui a frappé les Bahamas était un ouragan de catégorie 5. Comme les tornades, il existe une échelle basée sur l’intensité des vents qui finissent en ouragan et qui peut provoquer des pluies torrentielles et des inondations. Depuis quelques années, ces ouragans sont plus fréquentes. Avec les changements climatiques, la hausse et le réchauffement des océans, il semble probable que cela ne s’améliorât pas.
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Qu’est-ce qu’un ouragan de catégorie 5 ?


Agence France-Presse

|L’ouragan Dorian qui s’est abattu sur le nord des Bahamas, est l’une des pires tempêtes de l’histoire de cet archipel des Caraïbes. C’est aussi aussi le cinquième ouragan de catégorie 5 à s’être formé dans l’Atlantique ces quatre dernières années.

En météorologie, les scientifiques classent les ouragans sur une échelle de 1 à 5 sur l’échelle dite de Saffir-Simpson, permettant de décrire l’intensité des tempêtes.

Les ouragans de catégorie 5 génèrent des vents supérieurs à 252 kilomètres par heure, selon cette classification.

Outre les vents dévastateurs, ce type d’ouragan peut s’accompagner de pluies torrentielles et de catastrophiques montées des eaux, provoquant des inondations semblables à des tsunamis, lorsqu’ils frappent les côtes.

Les vents de l’ouragan Dorian ont frôlé les 300 km/h, un niveau sans équivalent dans l’histoire des Bahamas, selon le Centre national des ouragans américain (NHC).

Ce type de cyclone devient aussi plus fréquent: on en a observé un chaque année depuis 2015, soit une série record. Ils étaient beaucoup plus rares auparavant.

En 2016, l’ouragan Matthew fut le premier cyclone de catégorie 5 à sévir sur l’Atlantique depuis 2007.

Autre ouragan de catégorie 5, Irma qui a dévasté les Caraïbes et le sud des Etats-Unis en septembre 2017.

Particulièrement violent, l’ouragan Katrina – également de catégorie 5 – a provoqué le décès de plus de 1800 personnes sur la côte du Golfe des États-Unis en 2005.

En comparaison, l’ouragan Florence en 2018 a été rétrogradé en catégorie 1, avant de toucher les côtes de Caroline du Nord et de Caroline du Sud, bien qu’il fut toutefois extrêmement dangereux.

«Un événement de moindre catégorie peut donc être dangereux et faire de gros dégâts», expliquait Emmanuel Bocrie, prévisionniste à Météo-France, interrogé à l’époque.

Moins puissant, Florence avait toutefois charrié des pluies diluviennes dans les terres déjà gorgées d’eau en Caroline du Nord, Caroline du Sud et dans l’ouest de la Virginie, causant des inondations et laissant plus de 480 000 foyers sans électricité.

En 2018, une série de tempêtes particulièrement violentes, incluant l’ouragan Florence en septembre et l’ouragan Michael un mois plus tard, ont tué des dizaines de personnes et ont occasionné quelque 32 milliards de dollars américains de dommages en Caroline du Nord, Caroline du Sud et Floride.

L’ouragan Michael est considéré comme la tempête la plus puissante à avoir frappé les États-Unis depuis 1969.

En mai, l’Agence océanique et atmosphérique américaine NOAA avait prédit pour 2019 une saison des ouragans «proche de la normale» dans l’Atlantique. Mais les autorités encouragent les Américains à se tenir prêts à faire face à ces phénomènes, alors que plus de 80 millions de personnes vivent dans des zones considérées à hauts risques, même s’ils n’habitent pas directement sur les côtes.

En effet, pour les habitants, la principale menace sont majoritairement les inondations, plus que les vents violents.

Les scientifiques estiment depuis longtemps que le réchauffement climatique devrait rendre à l’avenir les tempêtes tropicales encore plus destructrices, une réalité d’ores et déjà visible, selon certains d’entre eux.

L’augmentation de la température des océans, principale cause de l’intensification des ouragans, et la montée du niveau de la mer pourraient aussi mettre à mal les dispositifs de défense côtière.

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Pourquoi et comment rester à +1,5 °C, selon le rapport du GIEC


À chaque réunion des gouvernements pour l’environnement, peu ou pas du tout n’ont réussit à atteindre leur but pour ralentir la progression des changements climatiques. Maintenant, pour y changer quelque chose, il faudrait beaucoup plus d’argent et plus du double d’effort. Alors, il y aura plus d’immigrés, plus de guerre pour de la nourriture et de l’eau. Et qu’est-ce que les gouvernements font ? Ils s’acharnent sur des problèmes beaucoup moins important ..
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Pourquoi et comment rester à +1,5 °C, selon le rapport du GIEC

 

Selon le rapport, quelque 2400 milliards de dollars d'investissements... (PHOTO Robyn BECK, archives afp)

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Selon le rapport, quelque 2400 milliards de dollars d’investissements annuels seront nécessaires entre 2016 et 2035 pour la transformation des systèmes énergétiques – un coût qu’il faut mettre en regard avec celui, bien plus élevé, de l’inaction, soulignent les scientifiques.

PHOTO ROBYN BECK, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
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À +1,5 °C ou à +2 °C, le monde ne sera pas le même, prévient le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), décrivant des risques accrus pour les espèces comme pour les économies. Voici les grandes conclusions de son « rapport spécial », approuvé samedi par les gouvernements et publié lundi.

Déjà +1 °C et des conséquences

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par l’homme ont déjà fait grimper la température mondiale de 1 °C depuis la Révolution industrielle. « Il est probable » que le réchauffement atteigne 1,5 °C entre 2030 et 2052, s’il garde son rythme actuel.

« Beaucoup de régions » connaissent un réchauffement plus accéléré encore, comme l’Arctique (deux à trois fois plus fort qu’ailleurs).

Le dernier demi-degré engrangé est déjà associé à une recrudescence de phénomènes météorologiques extrêmes.

Les émissions passées et présentes continueront à faire monter les océans, quoi qu’il arrive.

Une augmentation de 1,5° ou de 2°, des effets bien différents

Les différences sont « nettes » entre aujourd’hui, 1,5 et 2. Une augmentation de 2 °C signifierait des vagues de chaleur dans la plupart des régions. Les jours chauds croîtront à peu près partout, en particulier dans les Tropiques – zone sensible, car encore épargnée par les variations. Les précipitations liées aux cyclones gagneront en intensité.

Le niveau des mers, si l’on s’en tient à +1,5 °C, aura gagné 26 à 77 cm d’ici 2100, selon les projections. À +2 °C, ce serait 10 cm de plus, ce qui toucherait jusqu’à 10 millions de personnes supplémentaires.

À long terme, l’instabilité de la calotte antarctique et la perte de celle du Groenland pourraient être déclenchées vers +1,5/2 °C, faisant grimper les mers de plusieurs mètres sur les siècles ou millénaires à venir.

Les répercussions sur les espèces sera moindre à +1,5 °C : moins de feux de forêts, de perte de territoires, d’espèces invasives… À +1 °C, 4 % de la surface terrestre changera d’écosystème ; à +2 °C, ce sera 13 %.

Une augmentation de 1,5 limiterait l’acidification de l’océan (liée aux concentrations accrues de CO2), qui menace la survie d’espèces (poissons, algues, etc.) et, avec elle, les services que la nature rend à l’homme (pêche, pharmacopée…).

À +1,5, l’Arctique connaîtra un été sans banquise par siècle ; ce sera un par décennie à +2.

La baisse de productivité du maïs, du riz ou du blé sera plus limitée à +1,5° qu’à 2, de l’Asie du Sud-est à l’Amérique latine, dit encore le rapport, qui décrit aussi des risques accrus pour la ressource d’eau, la sécurité alimentaire et la santé.

Faire plonger les émissions de CO2 de toute urgence

Pour rester à +1,5 °C, il faut faire décliner les émissions de CO2 bien avant 2030 et fortement (-45 % d’ici 2030 par rapport à leur niveau de 2010), pour ensuite arriver, vers 2050, à une « neutralité carbone » : c’est-à-dire cesser d’envoyer dans l’atmosphère plus de CO2 que l’on peut en absorber.

« Neutralité » implique de ne plus garder que les émissions « résiduelles », pour les secteurs ne pouvant s’en passer, comme l’aviation. Ce surplus de CO2 devra être pompé (ce sont des « émissions négatives »).

Les autres GES (méthane, HFC, carbone, suie…) seront à réduire aussi, bien que moins prioritaires que le CO2, car moins persistants.

Quant à la possibilité de dépasser le seuil de +1,5, pour faire redescendre le mercure plus tard au cours du siècle, le GIEC en souligne les risques – certains irréversibles, comme l’extinction d’espèces – et les incertitudes sur l’efficacité de l’extraction du CO2 à grande échelle.

Transformations sans précédent

Ce recul massif d’émissions nécessaire exigera « une transition rapide et d’une grande portée en matière d’énergies, d’usage des sols, de transports, de bâtiments et de systèmes industriels », un mouvement « sans précédent », car impliquant tous ces secteurs à la fois.

Les énergies renouvelables devraient passer de 20 à 70 % de la production électrique au milieu du siècle, la part du charbon serait réduite à poussière, la demande d’énergie devra baisser, l’efficacité énergétique, croître…

L’industrie devra réduire ses émissions de CO2 de 75 à 90 % d’ici 2050 par rapport à 2010 (en comparaison à de 50 à 80 % pour 2°), les transports devront passer aux énergies bas carbone (de 35 à 65 % en 2050, contre moins de 5 % en 2020).

Selon le rapport, quelque 2400 milliards de dollars d’investissements annuels seront nécessaires entre 2016 et 2035 pour la transformation des systèmes énergétiques, soit 2,5 % du PIB mondial. Un coût qu’il faut mettre en regard avec celui, bien plus élevé, de l’inaction, soulignent les scientifiques.

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Les ouragans ne vont plus aussi vite, et ce n’est pas une bonne nouvelle


L’an dernier, les ouragans, les tempêtes tropicales ont fait beaucoup de dégâts parce qu’ils ont fait du surplace, malheureusement cela semble être la nouvelle norme causée par les changements climatiques.
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Les ouragans ne vont plus aussi vite, et ce n’est pas une bonne nouvelle

 

Crédits : Wikilmages / Pixabay

par Brice Louvet

Le rythme auquel les ouragans se déplacent à travers la planète ralentit, selon de nouvelles recherches, qui pointent du doigt le réchauffement climatique. Les tempêtes tropicales destructrices et à évolution lente deviendront de plus en plus fréquentes.

Pourquoi l’ouragan Harvey fut si destructeur l’an dernier ? Parce qu’il a fait du sur-place, stagnant sur Houston et ses environs pendant cinq jours. Environ 90 personnes ont été tuées dans le sud-est du Texas et plus de 200 000 foyers et entreprises ont été détruits. James Kossin, de la NOAA à Madison, dans le Wisconsin, affirme que la lenteur de Harvey peut être symptomatique d’une tendance plus inquiétante. Son nouveau document, publié dans Nature, fournit des preuves montrant que la vitesse à laquelle les ouragans se déplacent à travers la planète, un phénomène connu sous le nom de vitesse de translation, ralentit.

Ces nouvelles données montrent que, en moyenne, les ouragans dans le monde ont ralenti d’environ 10% au cours des sept dernières décennies. Plus précisément, en regardant les données historiques sur les ouragans de 1949 à 2016, le chercheur a constaté que les cyclones tropicaux dans l’Atlantique Nord ont ralenti de 6% au cours de la période observée. Dans l’est du Pacifique Nord et dans la région de Madagascar, il était plus proche de 4%, mais les ralentissements ont été de 15% dans les eaux australiennes et de 20% dans le Pacifique Nord-Ouest. Dans l’ensemble, les cyclones tropicaux ont ralenti dans les deux hémisphères et dans tous les océans, à l’exception de l’océan Indien du Nord.

Les données suggèrent par ailleurs que ces effets de ralentissement s’aggravent lorsque les ouragans atteignent la terre. Des ralentissements statistiquement significatifs de 20 à 30% ont été documentés sur les régions terrestres à proximité de l’ouest du Pacifique Nord, de l’océan Atlantique Nord et autour de l’Australie. Ces ouragans « stagnants » provoquent ainsi beaucoup plus de dégâts, en particulier à cause des inondations.

Selon le chercheur, la raison de ce ralentissement mondial pourrait être liée aux changements de direction de l’air qui régissent la direction et la vitesse des tempêtes tropicales. Il craint que le réchauffement de la planète ne change – et ne faiblisse – la façon dont l’air circule dans l’atmosphère. Le changement climatique est déjà considéré comme un facteur d’augmentation de la sévérité des cyclones tropicaux, et nous savons également qu’un réchauffement de la planète conduit également à des taux de précipitations plus élevés. Nous pourrions donc ajouter aujourd’hui une énième conséquence : des tempêtes tropicales plus lentes.

Source

http://sciencepost.fr/

Les coûts des catastrophes naturelles à des sommets en 2017


Dans un film de catastrophe, « Le jour d’après » lors d’une conférence sur l’environnement, le délégué du gouvernement américain sur l’environnement rouspétait des coûts occasionné pour lutter contre le réchauffement climatique, et le spécialiste a répondu .. Ne rien faire coûtera encore plus cher. Et cela est vrai dans notre réalité de partout sur terre
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Les coûts des catastrophes naturelles à des sommets en 2017

 

Les trois ouragans Harvey, Irma et Maria, qui se sont abattus sur... (AP)

Les trois ouragans Harvey, Irma et Maria, qui se sont abattus sur les Caraïbes et le sud-est des États-Unis, ont à eux seuls engendré 217 milliards de pertes économiques et 92 milliards de frais pour les assureurs, ce qui en fait la deuxième année la plus coûteuse pour les assureurs depuis les ouragans Katrina, Rita et Wilma en 2005.

Agence France-Presse
Zurich

Les coûts des catastrophes naturelles ont atteint des sommets en 2017, selon une étude publiée mardi par le réassureur suisse Swiss Re, qui a revu ses premières estimations à la hausse.

L’an passé, les pertes économiques engendrées par les catastrophes naturelles et les désastres causés par l’homme (tels que les incendies ou les accidents industriels) se sont montées à 337 milliards de dollars US (273 milliards d’euros), a indiqué le groupe suisse dans son étude intitulée Sigma.

Les pertes prises en charge par les assureurs après les catastrophes ont, elles, atteint 144 milliards de dollars, ce qui en fait l’année la plus coûteuse pour les assureurs enregistrée jusqu’à aujourd’hui, a précisé Swiss Re qui réalise une évaluation chaque année depuis 50 ans.

En décembre, le groupe suisse avait déjà procédé à une première estimation, devisant les pertes économiques à 306 milliards de dollars et les coûts pour les assureurs à 136 milliards, mais avait d’emblée précisé que ces premiers chiffres étaient appelés à être ajustés compte de l’ampleur des dégâts liés en particulier aux ouragans.

Les trois ouragans Harvey, Irma et Maria, qui se sont abattus sur les Caraïbes et le sud-est des États-Unis, ont à eux seuls engendré 217 milliards de pertes économiques et 92 milliards de frais pour les assureurs, ce qui en fait la deuxième année la plus coûteuse pour les assureurs depuis les ouragans Katrina, Rita et Wilma en 2005.

Les coûts des incendies ont quant eux atteint un niveau record pour les assureurs qui ont couvert 14 milliards de dollars de demandes de dédommagements, entre les feux qui se sont propopagés en Californie, mais aussi au Canada et au Portugal.

L’année 2017 a été marquée par de nombreuses catastrophes naturelles, entre les ouragans et les incendies auxquels se sont ajoutés le cyclone Debbie en Australie et les tremblements de terre au Mexique.

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Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?


On a fini l’année et commencé la nouvelle année par des froids extrême d’une part, et des chaleur extrême à d’autres endroits dans le monde. Neige au Sahara, froid aux États-Unis, tempête en Europe, chaleur extrême en Australie avec des incendies incontrôlables. Au Québec, nous avons connu des froids polaires et un redoux avec des averses de pluies et on prévoit un froid extrême par la suite. Si ce n’est pas les changements climatiques qui cause ces désordres météorologiques, alors ce serait quoi ?
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Neige au Sahara, grand froid aux États-Unis : la météo devient-elle folle ?

 

 

 

Xavier Demeersman
Journaliste

2018 vient à peine de commencer et l’année est déjà marquée par plusieurs épisodes météorologiques extrêmes dans divers endroits du monde.

Que ce soit dans l’hémisphère nord, où l’hiver qui vient de commencer sévit durement en Amérique du Nord ; ou dans l’hémisphère sud, particulièrement en Australie où l’été commence sous une chaleur écrasante (47,3 °C près de Sydney). Caprices de la météo ou conséquences du dérèglement climatique ?

La France a essuyé une redoutable tempête les premiers jours de 2018. Eleanor a fait au moins sept victimes et laissé dans son sillage des inondations et d’importants dégâts matériels causés par des rafales de vent à plus de 100 km/h. Plusieurs de nos voisins européens ont aussi été frappés.

Ces derniers jours, il est tombé dans les Alpes jusqu’à 1,90 mètre de neige fraîche en quelques heures près de la frontière italienne. En Savoie, la neige arrivait jusqu’aux épaules, avec une couche atteignant 1,60 mètre. Les photos et les vidéos partagées sur les réseaux sociaux sont impressionnantes.

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige est tombée dans la région de Aïn Sefra, dans le Sahara algérien, à 1.500 mètres d’altitude. © Météo-France

La neige du Sahara

De la neige, il en est tombé dans un endroit où l’on n’a pas l’habitude d’en voir…, un environnement connu pour son aridité : le Sahara. Bien sûr, il n’a pas neigé partout dans le plus grand désert de sable du monde, ce weekend, mais en particulier dans le Sahara algérien. C’est toujours avec étonnement et un certain émerveillement que l’on découvre ces images de dunes de sable rouge orangé qui ondulent à perte de vue, et recouvertes, une fois n’est pas coutume, d’un léger manteau blanc.

Quoique ce ne serait pas si exceptionnel dans cette région située au pied de l’Atlas. La neige n’y aurait tenu qu’une journée. La dernière fois que les habitants de la région ont vu de la neige, c’était il y a un peu plus d’un an, en décembre 2016. Faut-il s’attendre à davantage de précipitations et de neige dans le Sahara avec le changement climatique ? Ce ne serait pas impossible selon une étude de 2016. Le désert pourrait reverdir.

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

La vague de froid descendant de l’Arctique sur l’Amérique du Nord. Des études suggèrent que le changement climatique affaiblit le jet-stream ce qui fait plonger l’air arctique vers le sud. © NOAA

Un froid extrême dans l’est de l’Amérique du Nord

Ce début d’hiver 2017-2018 se montre féroce et même meurtrier dans la moitié est de l’Amérique du Nord où une vague de grand froid sévit depuis le 28 décembre dernier. Le Canada a plusieurs fois lancé des alertes au froid extrême. Aux États-Unis, le Minnesota a enregistré des -45 °C ! Le 2 janvier, à Sioux City dans l’Iowa, la température est descendue jusqu’à -33 °C. New York a battu des records : -15 °C ; Chicago aussi pour le Nouvel An : -17 °C. Heureusement, un redoux est annoncé dans les prochains jours.

Le froid a touché aussi la Floride où il a neigé pour la première fois depuis 30 ans. Des iguanes sont tombés des arbres, gelés. D’autres animaux ont souffert, comme des requins retrouvés sur des plages de Cape Cod, dans le Massachusetts, saisis par le froid. Des scientifiques ont pu sauver des tortues marines, également surprises par les basses températures dans cette région. Une vidéo devenue virale montre comment des alligators survivent dans les eaux gelées d’un étang en Caroline du Nord. Ils ne sont pas morts mais dans un état de « brumation ».

Les équipes du Shallotte River Swamp Park craignaient que les alligators soient morts. Mais non, ils respirent à travers la glace et se sont mis en mode hibernation. © Swamp Park, Youtube

Une énorme tempête hivernale surnommée bomb cyclone par les Américains s’est abattue sur l’est des États-Unis le 4 janvier. Sur le littoral, des vagues géantes ont provoqué des inondations historiques dans la région de Boston où le froid n’a rien arrangé à la situation. Le froid fut ressenti jusque dans les Caraïbes. Certes pas avec la même intensité qu’au Québec.

Pendant ce temps, l’Arizona, au contraire, connaissait son plus doux début d’année. La Californie, qui a fait face en décembre 2017 au plus terrible incendie de son histoire, vient d’être frappée par des coulées de boue dévastatrices qui ont fait 17 morts et détruit des centaines de maisons.

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

Plusieurs centaines de chauve-souris sont tombées du ciel, mourantes, en Australie le 7 janvier alors que les températures à l’ombre étaient supérieures à 44 °C. © Help Save the Wildlife and Bushlands

    Une chaleur extrême en Australie

    Dans l’hémisphère sud, c’est plutôt l’été qui fait parler de lui et fait des victimes. En particulier en Australie où le 7 janvier, des records historiques ont été enregistrés près de Sidney : 47,3 °C. Une vague de chaleur brutale qui a déjà provoqué la mort par hyperthermie de centaines de chauves-souris. 

    « Leur cerveau frit et elles deviennent incohérentes » a déclaré Cate Ryan, présente sur place dans le parc de Saint Helens et interrogée par la presse locale.

    De nombreux volontaires ont avec elle essayé d’en sauver en les hydratant. 90 % des victimes recensées étaient de jeunes sujets.

    Une catastrophe écologique à laquelle s’ajoutent des incendies. Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’une canicule frappe l’Australie. Le 10 janvier, on apprenait que 2017 fut sa troisième année la plus chaude jamais recensée. Et ce n’est pas près de s’arrêter car les températures continuent d’augmenter. Les animaux et aussi les plantes sont en première ligne du dérèglement climatique en cours.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Plusieurs évènements météorologiques extrêmes se sont produits entre décembre 2017 et début janvier 2018.

  • Ils concernent les deux hémisphères, avec des niveaux exceptionnels de chaleur, de froid et de précipitations.

 

https://www.futura-sciences.com

Le Saviez-Vous ► Ce Canadien qui a popularisé le terme « bombe météo »


Cela fait près 40 ans que les météorologues utilisent le terme bombe météo, pour ma part, c’est juste cet hiver que j’ai remarqué ce terme en écoutant des bulletins de la météo.
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Ce Canadien qui a popularisé le terme « bombe météo »

 

Des nuages menaçants au-dessus du Canada et des États-Unis.

Image satellite de la « bombe météo » qui balaie présentement le Canada et les États-Unis, captée par la National Oceanic and Atmospheric Administration NOAA, le 4 janvier 2018. Photo : NOAA

Qualifier une tempête hivernale de « bombe météorologique » laisse peu de place à l’interprétation : elle est puissante, dévastatrice et touche des dizaines de milliers de personnes.

Un texte de Nicole Mortillaro de CBC News

Sans surprise, c’est un Canadien qui a popularisé l’utilisation du terme dans les années 1980.

Le professeur John Gyakum de l’Université McGill a cosigné un article scientifique, intitulé Climatologie synoptique dynamique de la « bombe », avec Frederick Sanders du Massachusetts Institute of Technology.

Le duo y décrit une tempête qui s’intensifie lors de la rencontre d’une masse d’air chaud, provenant du sud des États-Unis, et d’une autre d’air froid du Canada.

Naît alors la « bombe météo », qui produit des vents violents et d’importantes précipitations, poursuit John Gyakum en entrevue à CBC.

John Gyakum a effectivement contribué à populariser le terme il y a bientôt 40 ans, mais, de son propre aveu, celui-ci était employé bien avant.

« C’était un terme informel utilisé dans les couloirs du MIT avant même qu’il ne soit publié dans notre article », a-t-il tenu à préciser.

À l’ère des réseaux sociaux, tout le monde peut diffuser simultanément des images spectaculaires de lignes électriques tombées et de voitures couvertes de neige, contribuant à renforcer l’ampleur du terme « bombe météo ». Mais est-il exact?

Tant qu’il attire l’attention sur les impacts que ces systèmes peuvent produire, je pense que « bombe météo » est un bon terme à utiliser. John Gyakum

Selon John Gyakum, le terme « bombe météorologique » est efficace et « décrit adéquatement un phénomène météorologique qui est très important » non seulement pour les chercheurs, mais aussi pour ceux qui habitent le long de la côte.

Le littoral est américain et le Canada atlantique sont plus exposés aux « bombes météo » d’octobre à mars. Selon John Gyakum, elles sont parfois oubliées, parce qu’elles surviennent la plupart du temps au-dessus de l’océan. Mais lorsqu’elles touchent terre, ajoute-t-il, les gens sont impressionnés par leur puissance.

Un mal nécessaire

Les « bombes météorologiques » sont dangereuses et perturbent le quotidien de dizaines de milliers de personnes, mais elles ont leur raison d’être.

« Les cyclones ont une fonction essentielle dans l’atmosphère », explique John Gyakum.

Ils transportent la chaleur et l’humidité vers le nord, dans l’hémisphère nord.

Si nous n’avions pas de cyclones, la chaleur s’accumulerait continuellement dans les basses latitudes, et les régions plus au nord se refroidiraient. Les bombes météo agissent efficacement et rapidement pour rétablir l’équilibre.

John Gyakum

Le professeur John Gyakum continue d’étudier le phénomène. Il est cependant incapable de prédire quel sera l’impact des changements climatiques sur leur formation. Seront-ils plus fréquents, plus intenses?

John Gyakum répond qu’il faut se réjouir pour l’instant qu’on échappe à un phénomène de « bombe à fragmentation », soit une succession de plusieurs « bombes météorologiques ».

http://ici.radio-canada.ca

Le Saviez-Vous ► Harvey, Irma, Jose ou Katia : d’où viennent les noms des ouragans ?


J’ajouterais sur ces explications qu’un ouragan dévastateur comme Katrina qui a fait beaucoup de victimes et de dégâts, ne sera plus sur la liste qui fait une rotation de 6 ans. On peut penser aussi qu’Irma, sera désormais enlevé de la liste aussi. Si maintenant on donne un prénom tour à tour masculin et féminin, étrangement ce sont les ouragan au prénom féminin qui sont les plus dévastateurs
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Harvey, Irma, Jose ou Katia : d’où viennent les noms des ouragans ?

 

Image d'une webcam à Saint-Martin, ravagé par Irma

Image d’une webcam à Saint-Martin, ravagé par Irma.

©MOREL/SIMAX/SIPA

Par Sciences et Avenir avec AFP l

Harvey sur le Texas, Irma sur les Caraïbes, bientôt Jose et Katia… les tempêtes tropicales et ouragans sont désignés par un prénom choisi à l’avance.

Explications.

« Un nom est beaucoup plus facile à retenir que des chiffres et des termes techniques », explique l’Organisation météorologique mondiale (OMM), institution spécialisée de l’ONU basée à Genève.

C’est une pratique déjà ancienne de baptiser les cyclones tropicaux. Le besoin de donner un nom aux cyclones est apparu dès la fin du XVIIIe siècle.

Jusqu’au début du XXe siècle, les ouragans qui frappaient les îles espagnoles des Caraïbes étaient nommés selon le saint patron du jour. En Australie, vers la fin du XIXe siècle, un météorologue a l’idée de baptiser les cyclones de noms de politiciens qu’il n’aimait pas.

« Accoler un nom à un cyclone tropical facilite le travail des médias, renforce l’impact des avertissements et accroît la préparation des populations », ajoute l’OMM.

SEXISME. Pendant la Seconde guerre mondiale, les marins américains ont commencé à baptiser régulièrement les ouragans. Ils leur donnaient souvent le nom de leur femme ou de leur petite amie. En 1950, le Bureau météorologique américain décide de donner systématiquement un nom aux ouragans et reprend l’alphabet des transmissions (Charlie etc.). Puis à partir de 1953, il se met à utiliser des prénoms de femmes. Mais dans les années 1970, les féministes américaines protestent contre cette association avec des phénomènes dévastateurs. En 1979, la parité est établie : les prénoms féminins et masculins alternent désormais. Inconvénient de cette pratique ? Même là vient se nicher le sexisme ! Ainsi, une étude scientifique de 2014 menée à l’université de l’Illinois avait montré que les ouragans aux noms féminins sont les plus mortels.

Des listes qui suivent l’ordre alphabétique… en sautant les lettres trop rares, comme Q et U !

La surveillance des tempêtes et cyclones dans le monde est confiée à différents organismes en fonction de l’endroit où ces événements prennent naissance. Ils doivent proposer des listes de noms pour les phénomènes climatiques sévères à venir dans leur zone. L’OMM dispose de correspondants dans chaque région : elle donne son avis et intervient au besoin pour éviter d’éventuelles polémiques. Ainsi, en avril 2015, un comité d’experts de l’OMM a retiré le prénom « Isis » de la liste des cyclones à venir en 2016 dans la région Nord-Pacifique car le nom de la déesse égyptienne est devenu également un des acronymes anglais du groupe Etat Islamique (EI). Le cyclone a pris le nom plus anodin d’Yvette…

L’ouragan Irma de catégorie 5 a frappé mercredi 6 septembre 2017 les îles de Saint-Barthélémy et Saint-Martin. Il sévit dans une zone surveillée par le Centre national des ouragans (National Hurricane Center, NHC), basé à Miami (Floride). Tout comme la tempête tropicale Jose qui se dirige vers les Caraïbes. Et la tempête tropicale Katia qui vient de se former au large du Mexique. Pour les Caraïbes, le Golfe du Mexique et l’Atlantique nord, le NHC dispose de six listes de 21 noms chacune, à raison d’une liste par an.

Ces listes suivent l’ordre alphabétique, en sautant les lettres trop rares (Q ou U par exemple). 2017 a commencé avec Arlene suivie de Bret, puis de Cindy et de Don. Irma figure en neuvième position. Alberto inaugurera 2018. Et ainsi de suite jusqu’à 2022 qui attaquera par Alex. Les prénoms sont anglais, espagnols ou français en référence aux pays potentiellement concernés. Dans le cas d’une année record où le nombre de tempêtes tropicales et ouragans dépasse le nombre de 21 comme en 2005, les tempêtes suivantes font appel à l’alphabet grec, en commençant par Alpha.

https://www.sciencesetavenir.fr