Etricourt-Manancourt : 300 000 ans d’histoire mis au grand jour


De très belles découvertes archéologique sont en court en Europe, laissant entrevoir les ancêtres européens étaient présent il y a 300 000 ans. Des restes  d’outils ont été découverts et ce dans différents cycles climatiques visibles a l’oeil nu
Nuage

 

Etricourt-Manancourt : 300 000 ans d’histoire mis au grand jour

 

Photobiface

Ensemble de quatre bifaces trouvés dans le niveau acheuléen, datant d’au moins 300 000 ans. © David Hérisson, Inrap

Les archéologues de l’Inrap ont mit au grand jour plusieurs occupations préhistoriques, dont la plus ancienne remonte à 300 000 ans. Une découverte exceptionnelle qui nous informe sur les premiers peuplements européens.

À Etricourt, les signes des premières cultures européennes remontent à la surface. Pendant plusieurs mois, les équipes de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) se sont appliquées à fouiller les 17 hectares d’un site, qui a révélé des traces de nos ancêtres paléolithiques.

La chasse aux trésors débute en 2010. Sur prescription de l’État (Drac Picardie), l’emplacement du futur bassin de rétention du canal Seine-Nord Europe fait l’objet d’un diagnostic. Dès les premiers coups de pelle, un niveau paléolithique est mis en évidence. Deux ans plus tard, une fouille de 3200 m2 est conduite pendant 4 mois. Le chantier donne des résultats spectaculaires : le site dévoile cinq niveaux, qui s’échelonnent entre 300 000 et 80 000 ans.

Des couleurs, des climats

Trois grands cycles climatiques, dans lesquels se succèdent ères glaciaires et interglaciaires, ont pu être observés. Plus la couleur du sol est foncée, plus la période est liée à un épisode climatique chaud ou tempéré.

Dans le niveau archéologique le plus ancien (300 000 ans), des centaines de silex ont étés découverts. Parmi eux, des bifaces : outils phares de l’époque qui servaient très probablement à la découpe de la viande. Une étude tracéologique devra confirmer cette hypothèse dans les mois à venir. Quant aux restes organiques (os et bois) de ces civilisations lointaines , l’acidité des sols semble en avoir effacé les dernières traces …

L’étude complète du gisement pourrait permettre de découvrir de nouveaux éléments, qui aideraient à la reconstitution du mode de vie de ces hommes de Néandertal.

La fouille est en cours.

Sylvia Guirand

http://www.nationalgeographic.fr/