Comment protéger vos ados contre l’exploitation sexuelle sur Internet?


C’est un sujet qui me tient à coeur. Nous profitons tous de la technologie, mais malheureusement, certains l’utilisent à mauvais escient. Ce sont les enfants, les adolescents qui peuvent être victimes d’abus, de leurre afin de profiter d’eux, car beaucoup sont des cibles potentiellement faciles pour l’exploitation sexuelle sur Internet
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Comment protéger vos ados contre l’exploitation sexuelle sur Internet?

 

Malgré toutes les campagnes de sensibilisation, la vaste majorité des enfants victimes de leurre sur le web ne rapportent pas avoir été la cible d’un acte criminel, selon une étude du Centre canadien de la protection de l’enfance (CCPE).

« Dans plus de 90 % des cas [96 sur 104], l’enfant victime n’a pas brisé le silence pour dévoiler l’abus. Dans 75 % des cas [8] où l’enfant a signalé ses inquiétudes, il avait déjà été victime d’abus pédosexuel ou d’exploitation sexuelle avant de briser le silence », indique l’organisme voué à la sécurité personnelle des enfants.

Dans le cadre de la Journée de la sécurité sur Internet, le CCPE propose un guide intitulé Comment protéger vos ados contre l’exploitation sexuelle sur Internet.

« La création de cette trousse se justifie par les nouveaux dangers qui apparaissent sur Internet et les récentes tragédies qui ont coûté la vie à de jeunes Canadiens », souligne l’organisme.

« Il faut faire beaucoup plus pour aider les enfants à comprendre dans quelles circonstances ils ont besoin d’aide, où trouver cette aide et pourquoi ils ont intérêt à se tourner vers un adulte de confiance », soutient Lianna McDonald, directrice générale du Centre canadien de protection de l’enfance.

« En cette Journée mondiale pour un Internet plus sûr, j’encourage tous les Canadiens et Canadiennes à visiter des ressources telles que

pensezcybersecurite.gc.ca,Canada.ca/Nonalacyberintimidation etprotegeonsnosenfants.ca 

pour en apprendre davantage sur la façon de se protéger en ligne. »— Steven Blaney, ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile

« La cyberintimidation, l’autoexploitation juvénile, le leurre et l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet sont quelques-uns des délits qui sont perpétrés par le biais des nouvelles technologies. Ils peuvent constituer des actes criminels qui, bien qu’ils soient commis dans un univers virtuel, font des victimes bien réelles », rappelle la Sûreté du Québec.

Le Code criminel interdit à un adulte de communiquer avec un mineur en vue de commettre une infraction d’ordre sexuelle telle que d’avoir des contacts sexuels avec un jeune de moins de 16 ans, d’inciter un jeune à avoir des contacts sexuels, de l’inciter à s’exhiber devant sa caméra ou de visionner du matériel pornographique.

Les autorités incitent les victimes de leurre à enregistrer leurs conversations et à communiquer avec un service de police.

Il est également possible de signaler toute information au sujet de l’exploitation sexuelle des jeunes sur Internet au Centre canadien de protection de l’enfance, qui invite par ailleurs la population à s’abonner à son nouveau service Alertes Cyberaide.ca, qui diffuse des renseignements sur les tendances en matière de technologie et les nouveaux outils pour protéger les enfants.

http://ici.radio-canada.ca/

Cyberintimidation: les mots qui tuent


Même si on ne parle pas beaucoup de la Cyberintimidation, cela ne veut par dire qu’il y en a plus .. Encore un suicide pour une histoire d’acné qui a dégénéré. C’est vraiment stupide de voir des gens qui n’ont aucune morale et par les mots, ils tuent des gens
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Cyberintimidation: les mots qui tuent

 

Couverte d'une pluie d'insultes provenant d'internautes anonymes, Hannah... (Photo tirée de Facebook)

Couverte d’une pluie d’insultes provenant d’internautes anonymes, Hannah Smith, 14 ans, a mis fin à ses jours.

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

CAROLINE D’ASTOUS
La Presse

Blessée par les messages haineux, vulgaires et dégradants qu’elle a reçus sur un réseau social, une jeune Anglaise s’est suicidée, le 2 août dernier. Sa mort a créé une onde de choc au Royaume-Uni, où le premier ministre a lancé un appel à «boycotter les réseaux sociaux abjects», hier.

«T’es moche, va crever, tout le monde sera content», «Fais-nous une faveur, suicide-toi».

Voici des exemples de messages que la jeune Hannah Smith, 14 ans, originaire du Leicestershire, a reçus de la part d’internautes anonymes.

Comme beaucoup d’autres jeunes de son âge, Hannah Smith s’est inscrite sur le site ask.fm. Il s’agit d’un réseau social mondial où les adolescents se créent une page pour, entre autres, parler de leurs problèmes, discuter de leur quotidien souvent de façon anonyme, etc.

L’aventure de l’adolescente sur ce site a dérapé quand elle a posé une question personnelle sur ses problèmes d’eczéma. Rapidement, des dizaines d’internautes l’ont harcelée, intimidée et offensée en la bombardant de messages haineux.

Certains s’en sont même pris à sa famille, rapporte le journalTelegraph en Angleterre.

«Ton oncle mérite de mourir du cancer», lit-on, ne sachant pas que l’oncle de l’adolescente est mort des suites de cette maladie.

Ses parents n’étaient pas au courant

Hannah Smith a été retrouvée sans vie dans sa chambre par sa soeur aînée de 16 ans. D’après les informations, ses parents n’étaient pas au courant de l’intimidation et du harcèlement dont était victime la jeune fille dans le cyberespace.

«Il n’y a pas eu de signal d’alerte», assure la belle-mère de la victime, rapporte le site Mirror.

En réaction à la mort tragique de sa fille, David Smith, un camionneur de 45 ans, s’est fait tatouer sur son bras le nom d’Hannah avec l’inscription «Je ne t’oublierai jamais». En entrevue au Mirror, il a d’ailleurs dit «avoir tout fait pour protéger sa fille», en vain. Il a aussi demandé de faire fermer le site.

Appel au boycottage

Touché par la disparition de l’adolescente, le premier ministre David Cameron a réagi hier.

«Boycottez-les, n’y allez pas, ne vous y inscrivez pas», a-t-il lancé.

«Tout d’abord, ceux qui gèrent ces sites doivent monter au créneau et faire preuve d’un sens des responsabilités dans leur façon de les faire fonctionner», a-t-il dit au Daily Mail, un quotidien de Grande-Bretagne.

«Ensuite, ce n’est pas parce que quelqu’un fait quelque chose en ligne qu’il est au-dessus des lois. Si vous incitez quelqu’un à faire du mal, si vous incitez à la violence, vous violez la loi, que vous soyez en ligne ou pas. Et je vais m’assurer que nous menions les actions nécessaires», a-t-il poursuivi.

En réponse, plusieurs entreprises et associations ont fait savoir qu’elles ne mettraient plus de publicité sur le site ask.fm.

«Il n’y a pas de modération. Personne n’a de comptes à rendre. C’est devenu une plateforme pour promouvoir la haine», dénonce Anthony Smythe, directeur de BeatBullying, une association spécialisée dans la protection des jeunes sur le Net.

Les frères Mark et Ilja Terebin, propriétaires du site, ont publié un communiqué pour tenter de «rassurer les utilisateurs et les parents des membres», rappelant les procédures pour signaler les dérapages.

«La vaste majorité de nos utilisateurs sont des adolescents très heureux. Le harcèlement est un très vieux problème que nous ne tolérons en aucun cas, mais si son développement sur internet est préoccupant, il n’est certainement pas spécifique à notre site», se défendent-ils.

Le site a été lancé en 2010 en Lettonie et possède plus de 60 millions d’inscrits dans le monde. Il compterait plus de 13,2 millions d’utilisateurs par jour.

– Avec la collaboration de l’Agence France-Presse

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Quatre histoires de dérapage

JAMIE HUBLEY, 15 ANS

L’adolescent a été victime d’intimidation en ligne ainsi qu’à son école. Ce dernier aurait été stigmatisé en raison de son orientation sexuelle. Jamie Hubley avait tenté de créer un club pour vaincre la discrimination, mais en vain, le jeune homme d’Ottawa était encore la cible de commentaires haineux. Dans un billet sur son blogue publié peu avant qu’il s’enlève la vie, l’adolescent a écrit que l’intimidation le poussait à commettre l’irréparable. Jamie Hubley a mis fin à ses jours en octobre 2011.

REHTAEH PARSONS, 17 ANS

Rehtaeh Parsons aurait été victime de cyberintimidation pendant des mois après avoir été agressée sexuellement par quatre garçons, en novembre 2011. Des photos de l’agression auraient ensuite été diffusées sur les médias sociaux. Souhaitant lui venir en aide, sa famille a quitté Cole Harbour pour s’installer à Halifax, mais le calvaire de la jeune fille s’est poursuivi. Elle aurait subi un harcèlement quasi quotidien. L’adolescente est décédée en avril dernier, après avoir tenté de mettre fin à ses jours.

AMANDA TODD, 15 ANS

La jeune fille de Vancouver fut poussée par un homme inconnu à se dénuder devant une webcam alors qu’elle n’était âgée que de 13 ans. L’homme qui la harcelait finit par diffuser ces photos sur les réseaux sociaux. La vie d’Amanda Todd vira alors au cauchemar. Dans une vidéo dans laquelle elle faisait défiler des petits cartons blancs, Amanda Todd a raconté sa souffrance et les commentaires haineux dont elle était depuis victime sur Internet. Elle a mis fin à ses jours un mois plus tard.

CIARA PUGSLEY, 15 ANS

Comme Hannah Smith, cette jeune adolescente irlandaise aurait été victime d’intimidation sur le réseau social ask.fm. Ciara Pugsley aurait été la cible de commentaires sur sa santé mentale et son poids. Selon des membres de sa famille, les réseaux sociaux ont constitué «au moins un facteur» menant à l’irréparable. Âgée de 15 ans, Ciara Pugsley a mis fin à ses jours en septembre 2012.

http://www.lapresse.ca

Intimidation : la contre-attaque


Un projet de loi en Nouvelle-Écosse contre l’intimidation suite au suicide de Rehtaeh Parsons qui est assez drastique, mais je pense nécessaire. Cela n’arrêtera pas l’intimidation, mais surement aidera a diminué. Je ne crois pas que les intimidateurs seront intéressé de se faire saisir leurs cellulaires, ordinateurs et ni les parents de se faire couper internet en plus d’une amende a payé ..
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Intimidation : la contre-attaque

 

La jeune Rehtaeh Parsons. (Photo : Andrew Vaughan / PC)

La jeune Rehtaeh Parsons. (Photo : Andrew Vaughan / PC)

Les adolescents de Nouvelle-Écosse devront bientôt y penser à deux fois avant d’utiliser leur téléphone ou leur ordinateur pour « facebooker », « twitter » ou faire circuler des commentaires qui ridiculisent, menacent ou insultent quelqu’un. Et davantage encore avant de diffuser sur Internet — sans leur consentement — des photos de leurs connaissances nues, soûles ou inconscientes.

Leurs appareils électroniques pourront être saisis. Leur service Internet interrompu. Leurs parents condamnés à des amendes pouvant aller jusqu’à 5 000 dollars, ou même à des peines de prison.

Déposé trois semaines après le suicide par pendaison d’une jeune femme de 17 ans, Rehtaeh Parsons, victime de cyberintimidation par des pairs, le projet de loi témoigne du ras-le-bol des Néo-Écossais devant l’ampleur prise depuis quelques années par l’intimidation en ligne.

Les parents de la jeune Parsons ont bien témoigné de leur impuissance à protéger leur fille, étudiante brillante, des médisances et des insultes sexuelles qui circulaient sur Internet. Ils ont aussi souligné leur frustration devant l’apathie des pouvoirs publics, qu’il s’agisse de la police ou des autorités scolaires.

En 10 ans, depuis qu’un jeune Québécois du nom de Ghyslain Raza est devenu la première victime planétaire de cyberintimidation, nous avons donc peu progressé. D’un océan à l’autre, on cherche à tâtons à déterminer les meilleurs moyens d’agir.

Réunis en avril, les ministres de la Justice de toutes les provinces ont évoqué la possibilité de demander au fédéral de durcir le Code criminel. Leurs recommandations sont attendues en juin.

Le Québec a opté l’an dernier pour que la responsabilité de la protection repose sur les établissements scolaires. Adoptée en juin 2012, la loi 56 forçait toutes les écoles à adopter un plan d’intervention contre l’intimidation. À ce jour, environ 79 % d’entre elles l’ont fait.

À VOIR AUSSI SUR L’ACTUALITÉ.COM :

Des ressources pour vaincre l’intimidation >>

Le gouvernement de Halifax a choisi une voie plus contraignante, qui fera peser la responsabilité sur les parents. Il a déposé fin avril un projet de loi qui créera une unité spéciale de cinq enquêteurs, rattachés au ministère de la Justice, qui pourront obtenir des ordres de protection de la cour, saisir des téléphones, ordonner l’interruption de services Internet. Les familles seront tenues responsables des actes de leurs enfants mineurs dans le cyberespace. Les personnes au fait d’une cyberintimidation et qui restent passives pourront aussi être poursuivies pour dommages.

À tous les jeunes, ce projet de loi envoie le message qu’ils sont les gardiens de leur prochain ! Et c’est tant mieux. Car c’est sans doute des jeunes que peut venir la meilleure riposte, comme on l’a vu récemment au Québec.

Un élève de 4e secondaire d’une école de Saint-Lambert, au sud de Montréal, a conseillé à un plus jeune, victime d’intimidation, d’utiliser Facebook pour raconter ce qu’il vivait. ConneriesQC, un site Web très fréquenté par les adolescents, a fait écho à cette lettre et lancé un mouvement de solidarité qui a transformé en héros la victime d’hier.

Des projets de loi comme ceux de Halifax sont des outils de protection nécessaires. Mais ils ne sont pas les seuls. À nos enfants, nous devons apprendre l’empathie, le respect et le courage de défendre le droit des autres à ne pas voir leur vie privée exposée aux moqueries d’inconnus cachés derrière l’anonymat que leur offre Internet.

L’intimidation ne disparaîtra pas demain matin. Ceux qui la pratiquent ont besoin d’être éduqués autant que leurs victimes ont besoin d’être protégées. Il faut rendre cool la contre-attaque.

http://www.lactualite.com

Le Web, nouveau lieu d’intimidation


C’est important de parler avec l’enfant de la cyberintimidation et de parler des conséquences mais ce qui me turlupine c’est que nous sommes guère mieux .. En ce temps des élections qu’est ce que nous faisons ..sur Facebook ou ailleurs … des images choquantes, des propos grotesques si ce n’est pas de la cyberintimidation, je ne sais pas ce que c’est … ????  et ce n’est pas juste avec les personnages politiques mais aussi avec ceux qui font les nouvelles et que nous n’aimons pas … Alors sommes nous un exemple a suivre ?
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Le Web, nouveau lieu d’intimidation

 

web-nouveau-d-intimidation

MAUDE CHAUVIN

Par Mylène Tremblay,

16 h 30. La Commission scolaire de la Rivière-du-Nord reçoit un coup de fil alarmant. Alertée par le Service de police de la Ville de Montréal, qui surveille les réseaux sociaux, la police de Saint-Jérôme l’informe d’un complot. Sur sa page Facebook, un de ses élèves propose à ses 839 visiteurs d’inscrire le nom des profs qui méritent la mort – et de quelle manière! Date d’exécution : le 13 octobre. Nous sommes le 12! L’instigateur, qui étudie à l’École secondaire des Hauts-Sommets, est arrêté sur-le-champ. Tous les représentants de l’école sont convoqués d’urgence. Bilan : 25 jeunes des Hauts-Sommets écopent de trois jours de suspension pour être devenus « ami », avoir émis un commentaire (bonhomme sourire compris), ou simplement cliqué sur « J’aime ». Leurs parents doivent participer à une formation sur la cyberintimidation. Et pour être réadmis, les jeunes doivent participer avec leurs parents.

Courriels et textos menaçants, photos, commentaires embarrassants postés sur les réseaux sociaux… tout message virtuel qui a pour but de ridiculiser des camarades de classe porte ce nom.

« La cyberintimidation, c’est de l’intimidation sur la place publique par des gens trop innocents pour se rendre compte que tout le monde les voit », commente Marc St-Pierre, directeur général adjoint à Commission scolaire de la Rivière-du-Nord.

Et ses ravages sont plus désastreux encore. En un clic, 200 personnes sont incitées à croire qu’une telle est « une conne »… « L’information » voyage de façon exponentielle et suit la victime jusque dans le confort de sa chambre à coucher.

Le phénomène est si récent que les écoles peinent à suivre. Doivent-elles interdire les cellulaires, iPod et cie? Bloquer l’accès aux réseaux sociaux? Comment baliser les comportements sur Internet et quelles stratégies d’intervention adopter?

« Ces questions nous prennent de court, Sophie Bourque, conseillère pédagogique à la Commission scolaire de Montréal. Le milieu scolaire commence tout juste à apprivoiser les nouvelles technologies. »

D’un côté, il y a les jeunes branchés qui baignent dedans depuis leur première dent, de l’autre, les adultes déconnectés. Les premiers communiquent par la voie des réseaux sociaux, les seconds les perçoivent comme un danger lancinant.

Si ces réseaux s’avèrent un formidable outil de reconnaissance qui brise l’isolement, beaucoup d’éducation reste à faire. À commencer par expliquer aux jeunes que Facebook n’est pas un espace privé. On ne peut pas y dire n’importe quoi !

« Les jeunes ont une responsabilité, au même titre que lorsqu’ils sont dans la rue, avance Marc St-Pierre. Et si la cyberintimidation survient à la maison et que ses impacts se font sentir à l’école, bien sûr qu’on doit s’en occuper! »

En plus d’apprendre aux jeunes les habiletés sociales, on aurait intérêt à développer chez eux l’empathie, une éthique personnelle et à faire appel à leurs valeurs, insiste Sophie Bourque.

« Il faut les amener à se demander : “Ce que j’écris risque-t-il de nuire à quelqu’un ou de le blesser? Est-ce que ça contrevient aux lois?” » 

Sans l’appui des parents, l’école ne pourra pas vaincre le fléau. Un conseil : négocier le temps passé en ligne. Surveiller ce qui se passe, justement, dans le confort de la chambre à coucher…

http://fr.chatelaine.com

Tout sur l’intimidation


Cela fait longtemps que je n’avais mit de billet sur l’intimidation, mais c’est un sujet qui doit tous nous interpeler en temps qu’adulte, car l’intimidation n’est pas juste un phénomène québécois, le pourcentage d’intimidation et similaire en France et au USA, et  il faut se rendre compte qu’il y a beaucoup de blessures, d’humiliation qui sont ignorées et qui ne demande qu’un peu d’aide pour retrouver la confiance en soi
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Tout sur l’intimidation

 

 

ILLUSTRATION JULIEN CHUNG, LA PRESSE

Sophie Allard
La Presse

Quoi faire quand son enfant est bourreau ou victime d’intimidation? Qui peut vous aider à trouver les bons mots et les bons moyens pour régler le problème? Voici quelques pistes pour mettre fin à l’intimidation…

1. Qu’est-ce que l’intimidation?

«L’intimidation peut être un geste, une intervention ou un commentaire qui vise à blesser, humilier ou frustrer une autre personne», indique-t-on sur le microsite Moijagis.com, mis en ligne en février par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).

Une simple moquerie? Une querelle entre copains? L’intimidation, c’est bien plus que cela. L’enfant intimidé vit de la détresse.

«Il doit y avoir une relation de pouvoir, de dominance entre les jeunes. L’un agresse, l’autre est victime. La notion de souffrance et de continuité dans le temps est bien présente», explique Égide Royer, psychologue, professeur en adaptation scolaire et codirecteur de l’Observatoire canadien pour la prévention de la violence à l’école, à l’Université Laval.

2. Quelle forme prend l’intimidation?

L’intimidation est partout, dans les rues comme au centre sportif, sur l’internet comme dans l’autobus. Elle est plus directe ou physique chez les garçons, plus indirecte ou sociale chez les filles. L’intimidation, selon Moijagis.com, c’est notamment:

– faire courir des rumeurs pour isoler une personne;

– parler ou écrire des méchancetés sur une personne ou diffuser ses secrets;

– humilier, menacer ou exclure une personne d’un groupe;

– briser ou voler les effets d’une personne;

– agresser physiquement ou sexuellement une personne (touchers inappropriés, bousculades, coups, morsures, etc.);

– diffuser des messages, des photos et des vidéos préjudiciables sur l’internet ou par téléphone.

3. Combien de victimes fait l’intimidation?

«Bon an mal an, entre 6% et 10% des élèves sont victimes d’intimidation de manière répétitive», note Égide Royer.

Ces chiffres sont semblables dans plusieurs pays, dont les États-Unis et La France.

«L’intimidation touche parfois les enfants qui ont une caractéristique qui les distingue, une différence, comme l’homosexualité, le surpoids ou un handicap. Mais le plus souvent, l’intimidation tombe sur quelqu’un comme un éclair dans le ciel bleu», poursuit M. Royer.

Souvent, les plus vieux s’en prennent aux plus jeunes. Un enfant qui a peu d’amis, qui souffre d’anxiété ou qui est replié sur lui-même et a une faible estime personnelle peut être une cible privilégiée, selon des études citées par Sécurité publique Canada.

4. Mon enfant est-il intimidé?

Les signes à reconnaître:

– ses vêtements sont déchirés, sales ou manquants (par exemple, une casquette volée);

– il a de la difficulté à dormir;

– il semble plus irritable ou malheureux;

– il perd le goût d’aller à l’école et évoque toutes sortes de raisons pour rester à la maison

«Les enfants intimidés sont jusqu’à 25 fois plus susceptibles de cumuler les absences», indique Égide Royer

– il n’a soudainement plus d’intérêt pour des activités qu’il aimait;

– il semble fuir certains endroits, il s’isole ou cesse d’utiliser l’internet;

– ses résultats scolaires chutent de façon inexpliquée.

5. Mon enfant est intimidé, comment puis-je agir?

– Initiez le dialogue.

Selon Égide Royer, «le parent doit poser des questions et laisser la porte ouverte si l’enfant ne se confie pas d’emblée».

– Restez calme, afin de rassurer votre enfant, et ne le blâmez pas.

– Si votre enfant reste muet, informez-vous auprès de ses amis.

– Conseillez à votre enfant de dénoncer ses agresseurs et d’éviter les gestes de représailles.

«Indiquez-lui qu’il n’y a rien de mal à le faire et qu’il faut du courage pour y arriver», dit-on sur Moijagis.com.

– Conseillez à votre enfant de rester avec des amis dignes de confiance et d’éviter les endroits propices à l’intimidation.

– Mettez au point avec lui une façon efficace de faire face aux attaques.

«On peut enseigner aux jeunes comment composer avec certaines personnes agressantes. Au besoin, on peut demander l’aide d’un psychologue, d’un psychoéducateur ou d’un autre intervenant», indique Égide Royer

. Selon Sécurité publique Canada, «des études démontrent que les réactions passives ou de peur, ainsi que les réactions agressives à l’intimidation, peuvent inciter l’auteur à continuer, d’où un cycle d’interaction agressive».

6. Quelles sont les conséquences possibles de l’intimidation?

Un enfant victime d’intimidation est plus susceptible de souffrir de maux de tête et de troubles digestifs.

«Les symptômes de dépression et l’anxiété sont plus fréquents chez l’enfant victime d’intimidation que chez les autres. Fait plus préoccupant, les troubles psychiatriques associés à l’intimidation tendent à persister au cours de la vie», dit-on sur Prevnet.ca, un réseau national ayant pour mission de mettre fin à l’intimidation.

On note aussi «un risque élevé de troubles d’adaptation scolaire» et «un taux élevé d’idées suicidaires chez l’enfant qui intimide, chez l’enfant qui en est victime et chez l’enfant qui est à la fois intimidateur et victime».

Chez les agresseurs, on remarque un risque plus élevé de consommer des drogues et de l’alcool et de poser des actes criminels plus tard: «60% des garçons qui intimident leurs pairs à l’école primaire possèdent un dossier criminel à 24 ans» (Prevnet.ca).

7. Comment dois-je agir auprès de l’école?

Si l’intimidation nuit au fonctionnement de l’enfant, il faut agir sans attendre. Égide Royer a établi la règle du 48-48-48:

– Avisez la direction d’école de la situation par téléphone. On devrait vous informer des mesures prises pour que la situation cesse dans au plus 48 heures.

– Si vous ne recevez aucune réponse, avisez par écrit la direction de l’école (avec copie conforme à la direction de la commission scolaire) et demandez une réponse dans les 48 heures suivantes.

– Si vous ne recevez toujours aucune réponse, avisez le Protecteur de l’élève attitré à la commission scolaire et demandez une réponse dans les 48 heures.

– En tout temps, si vous croyez votre enfant en danger, n’hésitez pas à appeler la police. L’intimidation peut être considérée comme un acte criminel, selon le Code criminel du Canada.

8. Qui est le Protecteur de l’élève?

«Le Protecteur est une personne neutre, indépendante, attitrée à la commission scolaire. Il intervient lorsque les droits et les besoins d’un jeune sont bafoués. Lors de situations où les parents sont insatisfaits des réponses obtenues de la part de l’école ou de la commission scolaire, ils peuvent frapper à cette porte. C’est comme un ombudsman», explique Égide Royer. Aujourd’hui, chaque commission scolaire a un Protecteur de l’élève.

9. Que puis-je faire en cas de cyberintimidation?

À l’ère de l’internet et des téléphones mobiles, l’intimidation survient souvent par l’entremise des réseaux sociaux et des textos. La marche à suivre, selon Moijagis.com:

– Encouragez votre enfant à privilégier le contact avec ses amis à l’extérieur de l’espace virtuel.

– Conseillez-lui d’éviter les endroits comme les sites de clavardage et les jeux en ligne, terrains propices à l’intimidation.

– Recommandez à votre enfant de ne pas répondre aux messages intimidants.

– Bloquez les adresses des personnes qui l’intimident et, si vous le jugez bon, retracez-les.

– Dites à votre enfant de sauvegarder les messages d’intimidation reçus.

– Conseillez-lui de s’adresser à un adulte responsable à l’école.

– En tout temps, appelez la police si la sécurité de votre enfant vous semble compromise.

10. Comme parent, que dois-je éviter de faire?

– Ne jouez pas à l’autruche et ne minimisez pas la gravité de la situation.

– Ne paniquez pas et ne mettez pas la responsabilité sur les épaules de votre enfant. Il a besoin de votre soutien.

– Oubliez la médiation.

«Dans un contexte d’inégalité, dans une situation de pouvoir, toutes les études le disent: on doit préconiser un arrêt de comportement, on ne doit pas faire de médiation. La médiation donne l’impression à l’enfant intimidé qu’il est en partie responsable de son malheur, c’est illogique», dit Égide Royer.

11. Peut-on, comme parents, prévenir l’intimidation?

Il n’y a pas de recette miracle.

«La meilleure prévention c’est d’élever nos enfants du mieux qu’on peut, indique Égide Royer. En rendant les enfants sûrs d’eux, confiants, on voit moins de situations d’agression. On doit leur montrer, en gros, à savoir dire bonjour, à savoir faire un compliment et attirer l’attention de façon positive. On doit leur montrer qu’on peut blesser quelqu’un avec ses paroles. Ça relève de la civilité.»

12. Si mon enfant est témoin d’intimidation, que dois-je faire?

Dans 9 incidents sur 10, il y a présence de témoins.

«Vous devez faire comprendre à votre enfant qu’il doit agir. L’expression assistance de personne en danger s’applique dans les cas d’intimidation», précise Égide Royer.

Les témoins ou observateurs ont un rôle à jouer dans le maintien de l’intimidation.

«Un intimidateur sans public a peu de motivation à agresser. Mais les témoins suivent ou s’éloignent par peur d’y passer aussi, ça lui donne plus de pouvoir», explique M. Royer.

Le témoin doit faire part d’une situation d’intimidation à un adulte responsable de l’école, ou ailleurs.

13. Mon enfant est-il intimidateur?

Les signes à reconnaître selon Moijagis.com sont:

il admet difficilement ses erreurs;

– il perçoit de l’hostilité de façon exagérée;

– il semble avoir peu de remords et peu de compassion;

– il fait preuve d’agressivité et présente parfois des comportements délinquants;

– il donne une (fausse) impression d’assurance, de confiance;

– il possède de nouveaux biens ou de l’argent obtenus d’une façon inconnue.

14. Si mon enfant est intimidateur, comment dois-je agir?

– Gardez votre calme, écoutez-le et dites-lui que vous prenez la situation au sérieux.

– De concert avec l’école, faites un arrêt de comportement.

– Revenez sur l’incident et creusez pour connaître les causes de ses agissements, suggère Égide Royer.

– Rappelez-lui l’importance du respect d’autrui, et des différences.

– Outillez-le afin qu’il adopte une autre façon de régler les conflits et de gérer sa colère (demandez l’aide de spécialistes: psychologue, psychoéducateur).

– Passez plus de temps avec votre enfant, supervisez ses activités et informez-vous sur ses amis.

– Expliquez-lui les conséquences possibles de l’intimidation (expulsion de l’école, plainte à la police, etc.).

15. Peut-on enrayer l’intimidation?

Il serait utopique de penser éliminer toute forme d’intimidation. Il existe néanmoins des solutions pour diminuer sa prévalence. Le projet de loi 56 déposé par la ministre Line Beauchamp en février propose quelques mesures – qui ne font pas l’unanimité en raison de leur aspect coercitif et du manque de ressources allouées – pour lutter contre l’intimidation et la violence à l’école. Le projet de loi prévoit l’obligation pour chaque école de nommer un responsable de l’intimidation et d’offrir de l’encadrement et du soutien aux élèves intimidés. Les commissions scolaires devront mettre en place une stratégie contre l’intimidation et faire un rapport annuel sur l’intimidation. Elles s’exposent à des sanctions si elles défient la loi.

«Chaque école doit mandater un responsable de l’intimidation et avoir un plan d’intervention de première ligne», confirme Égide Royer, codirecteur de l’Observatoire canadien pour la prévention de la violence à l’école.

«Dans le meilleur des mondes, le premier répondant devrait être un psychoéducateur, un psychologue ou un professionnel solidement formé et capable de composer avec la dimension de souffrance et de santé mentale.»

Selon lui, le nombre d’enfants intimidés ne peut que diminuer en présence d’une stratégie efficace (incluant l’ajout de personnel qualifié et de services).

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L’intimidation, c’est fini

Jusqu’au 4 mai 2012, les élèves du primaire et du secondaire, à l’aide de parents ou d’intervenants, sont invités à écrire un texte ou réaliser un court film sur une initiative prise pour contrer l’intimidation. Le concours «L’intimidation, c’est fini. Moi, j’agis» est organisé par le ministère de l’Éducation dans le cadre de la Stratégie de mobilisation de la société québécoise à l’égard de l’intimidation et de la violence à l’école.

Les prix? Au primaire: un spectacle de Yannick Bergeron, qui mêle magie et chimie, et 3500$ pour l’école. Au secondaire: un concert de Karim Ouellet, jeune chanteur d’origine sénégalaise, et 5000$ pour l’école.

 

Image tirée du film Bully, en salle dès aujourd’hui.

PHOTO FOURNIE PAR LA PRODUCTION

Bully (Intimidation)

Lorsqu’il prend l’autobus, le frêle Alex, âgé de 14 ans, se fait immanquablement insulter, menacer, bousculer et même frapper par plusieurs garçons. C’est comme ça chaque jour depuis des années, et la violence ne fait qu’augmenter. Dans le documentaire Bully, le cinéaste Lee Hirsh raconte avec finesse et émotion la grande souffrance de cinq adolescents intimidés aux États-Unis. Celle de leurs proches aussi. Victimes d’intimidation, Ty Smalley, 11 ans, et Tyler Long, 17 ans, ont d’ailleurs mis fin à leurs jours. Bully (Intimidation en version française) sort en salle au Québec aujourd’hui.

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La cyberintimidation, la menace la plus grave selon l’UNICEF


 

La cyberintimidation, un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre au Québec ainsi que les cyberprédateurs et pornographie juvéniles que certains page Facebook d’ailleurs combattent avec tous les moyens possibles pour que les enfants puissent vivre en toute sécurité, mais ces plaies sont propagée partout au monde surtout ou les enfants peuvent avoir accès a Internet d’ou l’importance de prendre des moyens  pour assainir le Web dans le but de les protéger
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La cyberintimidation, la menace la plus grave selon l’UNICEF

 

Selon l'UNICEF, les jeunes eux-mêmes estiment que la... (Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse)

Selon l’UNICEF, les jeunes eux-mêmes estiment que la cyberintimidation est la menace la plus grave sur internet. – Photo: Ivanoh Demers, archives La Presse

L’UNICEF estime que l’internet offre des possibilités intéressantes aux enfants, mais qu’il accroît également les dangers auxquels ces derniers font face.


 

Dans un rapport intitulé «La sécurité de l’enfant en ligne : les stratégies et les enjeux mondiaux» publié mardi, l’UNICEF note que les activités en ligne des enfants sont de «plus en plus privées et fréquentes».

La privatisation de l’accès à l’internet vient notamment du fait que les jeunes accèdent davantage au réseau via leur téléphone cellulaire.

Au Japon, l’agence onusienne note que près de 60% des enfants utilisent un téléphone portable pour accéder au web.

L’UNICEF révèle également que les jeunes estiment que la cyberintimidation est la menace la plus grave sur internet.

«La cyberintimidation peut être particulièrement traumatisante en raison de son anonymat et de sa capacité d’intrusion permanente dans des lieux qui, normalement, devraient être sécuritaires pour les jeunes», écrit l’UNICEF.

Dans son rapport, l’agence internationale signale que sur le web, plus de 16 000 pages affichent des images, photos et vidéos d’agressions commises sur des jeunes. Plus troublant encore, 73% des enfants mis en scène sont âgés de moins de dix ans.

L’UNICEF note que le Canada «est un chef de file mondial en matière de protection légale des enfants contre l’exploitation sexuelle en ligne et hors ligne», mais que la législation n’est qu’un «élément de la réponse».

«Les mécanismes nombreux qui ont été développés pour protéger les enfants dans un environnement hors ligne n’existent pas encore dans le monde en ligne», écrit l’UNICEF.

http://technaute.cyberpresse.ca

Lise Théberge poursuit son combat contre l’intimidation


Peut-être qu’à force d’en parler qu’on finira par agir car il est plus que temps. Voici une mère qui a perdu son fils quand il a voulu défendre quelqu’un a cause de l’intimidation, de la violence … Celui qui a porter son coup fatal même s’il s’est reconnu coupable a été relâché ,. c’est quoi le message qu’on lance dans les cas d’intimidation ? Il est important d’en parler dès le jeune âge qu’il faut dénoncer
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Lise Théberge poursuit son combat contre l’intimidation

 

Mort de son fils - Lise Théberge poursuit son combat contre l’intimidation

Lise Théberge rencontre des élèves, de la maternelle au secondaire.

© Brigitte Dubé / Agence QMI

TROIS-PISTOLES – Lise Théberge, la mère du jeune Jean-Benoit Beaulieu, décédé après avoir reçu un coup de poing le 25 avril 2007, à la Polyvalente de Trois-Pistoles, poursuit son combat contre l’intimidation.

«Oui, c’est de vos affaires, dit-elle aux jeunes qui assistent à ses conférences. Vous êtes les mieux placés pour lutter contre ce fléau.»

Mme Théberge a instauré une tradition pour commémorer le jour de la mort de son fils, qui a été emporté à la suite d’une hémorragie cérébrale. Chaque année, le 25 avril, c’est la journée «Portez du blanc».

Après sa rencontre avec des élèves de la Polyvalente de Matane, récemment, elle a constaté que sa conférence a pu faire une différence.

«J’ai appris que les intervenants ont reçu plusieurs dénonciations à la suite de mon passage, a-t-elle dit. Ce qu’il faut, c’est que ça ne soit plus considéré comme normal. Les jeunes, les adultes, tous ceux qui sont témoins d’intimidation ne doivent plus jamais tolérer ça. Ce qui est arrivé à Marjorie Raymond, de Sainte-Anne-des-Monts, est horrible. Il faut que ça cesse.»

Lise Théberge rencontre des élèves, de la maternelle au secondaire. Elle tente de leur faire réaliser qu’on peut être un intimidateur sans même s’en rendre compte.

«Et ça commence jeune, a-t-elle indiqué. Les enfants devraient être sensibilisés plus tôt. Lancer des moqueries juste pour le “fun”, regarder de travers, parler dans le dos, ça se voit tous les jours, mais c’est de l’intimidation. Certains vont plus loin et planifient leurs actions. Ils poussent la méchanceté jusqu’à rabaisser leur victime devant tout le monde et incitent d’autres jeunes à l’exclure complètement.»

Mme Théberge ajoute que les jeunes se déculpabilisent en disant qu’ils ont «juste achalé une personne une fois. […] Il faut voir que du côté de la personne intimidée, c’était peut-être la dixième, la vingtième fois».

Et c’est sans parler de la cyberintimidation. «C’est affreux ce que les jeunes se disent sur Facebook et autres réseaux sociaux», a-t-elle poursuivi.

«Le jour de sa mort, Jean-Benoit est intervenu pour défendre le plus petit de ses amis dans une altercation», a relaté Lise Théberge aux jeunes de la Polyvalente de Matane, précisant qu’il est parfois difficile de savoir qui est l’intimidé et qui intimide.

En s’interposant dans cette foire d’empoigne, il a malheureusement trouvé la mort. Le jeune qui lui a asséné le coup de poing fatal a d’abord été reconnu coupable d’homicide involontaire, puis acquitté en appel.

http://fr.canoe.ca