Des agriculteurs ciblés par des activistes véganes


Quelle lâcheté de la part des activistes vegane d’intimider les agriculteurs sur les réseaux sociaux allant jusqu’à des menaces. Qu’on soit vegan, végétarien, végétalien, et autres régimes, c’est un choix personnel. Depuis des lustres que l’être humain est omnivore, sauf quelques exceptions. Va-t-on intimider les lions qui mangent des gazelles ? Les animaux au Québec, peuvent aisément se promener en liberté car les terrains sont grands, ils ne sont pas dans des petits enclos. Je suis d’accord pour une sensibilisation de diminuer la viande au profit des protéines végétales, mais de là à vouloir que tout le monde soit vegan est complètement stupide, surtout qu’il faut avoir une certaine connaissance pour ne pas manquer d’éléments importants pour se maintenir en santé, sans parler des coûts que cela occasionnent
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Des agriculteurs ciblés par des activistes véganes

Nombre d'internautes s'en prennent à l'agricultrice Mylène Bégin,... (PHOTO DARRYL DYCK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

Nombre d’internautes s’en prennent à l’agricultrice Mylène Bégin, comparent l’insémination artificielle des vaches au viol et utilisent les mots « meurtre » et « kidnapping » pour décrire le travail des éleveurs de bovins.

PHOTO DARRYL DYCK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE


STÉPHANE BLAIS
La Presse Canadienne
Montréal

La cyberintimidation de la part d’activistes véganes est un facteur de stress et de détresse de plus en plus important pour les agriculteurs, selon une psychologue qui travaille dans le milieu agricole. Un comité de la Chambre des communes se penche d’ailleurs sur des stratégies pour contrer le problème.

L’agricultrice Mylène Bégin, copropriétaire de la ferme Princy en Abitibi-Témiscamingue, a créé, il y a quelques années, un compte Instagram pour « raconter le quotidien à la ferme », mais aussi pour lutter contre « la désinformation et l’image parfois négative » de l’agriculture. Aujourd’hui, la jeune femme qui est suivie par 14 000 abonnées doit constamment se défendre contre ce qu’elle qualifie d’intimidation de la part de militants véganes.

« J’ai récemment modifié les paramètres de mon compte, parce que je recevais plus d’une centaine de messages négatifs quotidiennement, je devais me lever chaque jour une heure plus tôt, seulement pour effacer des commentaires ».

Plusieurs des internautes qui s’en prennent à elle comparent l’insémination artificielle des vaches au viol et utilisent les mots « meurtre » et « kidnapping » pour décrire le travail des éleveurs de bovins.

Certains messages qu’elle reçoit lui font craindre pour sa sécurité.

« Il y en a un qui a pris des captures d’écran de mes photos, il les a partagés sur son compte en ajoutant des couteaux dans mon visage et en écrivant le mot psychopathe dans le front, il m’a tellement fait peur », a relaté l’agricultrice âgée de 26 ans.

En entrevue à La Presse canadienne, elle a déploré que « des gens de la ville » qui ne connaissent pas l’agriculture jugent aussi sévèrement les éleveurs.

« Ça affecte psychologiquement, c’est très lourd même si on essaie de ne pas les lire. La population devient déconnectée de l’agriculture, on a tous un grand-père qui a fait de l’agriculture, mais aujourd’hui, aux yeux de plusieurs personnes, on est des violeurs et des empoisonneurs, c’est ce qui me fait le plus de peine ».

Source de stress

Pierrette Desrosiers, psychologue dans le milieu agricole, affirme que l’intimidation de la part de militants véganes sur les réseaux sociaux est « une source de stress » avec laquelle doivent composer de plus en plus d’agriculteurs.

« À l’école, des enfants d’agriculteurs commencent à subir de l’intimidation en se faisant traiter d’enfants de pollueurs ou alors des enfants répètent ce qu’ils ont vu sur les réseaux sociaux et disent que les agriculteurs violent les vaches (en référence à l’insémination artificielle). C’est maintenant un facteur de stress important pour les producteurs, ça n’existait pas il y a un an ou deux ».

La psychologue, qui est aussi fille et femme d’agriculteurs, a précisé que certains éleveurs craignent que leurs enfants refusent de prendre la relève en raison de « ces débats ».

Pierrette Desrosiers dénonce ce qu’elle qualifie de stratégie de communication de certains groupes de protections des animaux et d’associations véganes.

« On cherche à toucher les émotions, à marquer très fort l’imaginaire, on prend des mots comme viol et meurtre pour frapper l’imaginaire. C’est de l’anthropomorphisme ».

L’anthropomorphisme est l’attribution aux animaux des réactions et des sentiments propres à l’espèce humaine.

Au printemps dernier, le Comité permanent de l’agriculture et de l’agroalimentaire de la Chambre des communes a présenté un rapport sur la détresse que vivent plusieurs agriculteurs.

Les députés qui composent ce comité demandent au gouvernement d’élaborer « des campagnes et des stratégies de sensibilisation du public ayant pour but de lutter contre le problème croissant de la cyberintimidation, de l’intimidation et des menaces touchant les travailleurs agricoles du Canada ».

Le comité recommande également qu’Ottawa envisage « d’inclure dans le Code criminel les formes d’intimidation ou de cyberintimidation ciblant des groupes de Canadiens en fonction de leur métier ou de leur lieu de résidence. »

Une tactique contre-productive

Le conférencier Frédéric Côté-Boudreau, docteur en philosophie et auxiliaire d’enseignement à l’Université Queen’s, s’intéresse aux questions éthiques liées au mode de vie végane.

Il est lui-même végane et souhaiterait qu’on reconnaisse les animaux en tant qu’égaux des humains.

Il est toutefois d’avis que le langage utilisé par certains défenseurs des droits des animaux sur les réseaux sociaux n’aide pas la cause.

« C’est contre-productif pour les véganes. J’ai rarement vu quelqu’un être convaincu avec ce genre d’approche qui divise. Quand on se fait dire qu’on est cruel, on est moins réceptif à ce que l’autre dit. »

Cependant, il soutient du même souffle qu’il partage les préoccupations des militants les plus durs.

« En même temps, je comprends l’énergie et la passion des activistes qui sont dans cette position, je partage en partie ce qu’ils ressentent envers les éleveurs, envers l’exploitation, envers notre société qui ne prend pas au sérieux les violences que subissent les animaux, mais pour que le mouvement grandisse, il faut un discours beaucoup plus pacifique ».

Sa thèse de doctorat défend notamment l’idée que les animaux devraient avoir le droit de faire des choix, par exemple « de déterminer où vivre, avec qui développer des relations et quoi faire de leurs journées ».

« On a amplement de preuves scientifiques sur la vie émotionnelle et sur la capacité à souffrir des animaux, c’est très bien démontré que de se faire mutiler à froid, se faire entasser, de ne pas pouvoir bouger normalement, de ne pas pouvoir développer des relations sociales saines, on sait que ça a d’énormes impacts psychologiques et physiques sur les animaux ».

https://www.lapresse.ca/

Le «Momo challenge» cible des jeunes à Longueuil


Vendredi, j’avais fait mention de Momo challenge et des dangers qu’ils comportent chez les jeunes pouvant aller jusqu’au suicide. Cette application ne sévit pas juste dans les autres pays, mais au Canada, au Québec aussi. La police de Longueuil comme d’autres villes d’ailleurs, a émis une mise en garde sur Momo Challenge,
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Le «Momo Challenge» cible des jeunes à Longueuil

 

PHOTOTHÈQUE LA PRESSE

La Presse Canadienne
LONGUEUIL

 

Le Service de police de l’agglomération de Longueuil met en garde les jeunes face au phénomène préoccupant du « Momo challenge ».

Le SPAL a été informé cette semaine que de nombreux adolescents avaient été interpellés par des cyberintimidateurs, par le biais notamment de l’application WhatsApp.

Leur approche est de laisser croire aux jeunes victimes qu’ils savent des choses sur elles. En réalité, ils ne connaissent que ce qui a été publié sur les réseaux sociaux. Ils invitent les jeunes à entrer en contact avec eux, les menaçant de révéler les informations qu’ils possèdent, s’ils ne relèvent pas certains défis.

Le SPAL demande de ne pas ouvrir le lien, et de faire une capture d’écran. Il faut ensuite contacter la police pour signaler l’arnaque.

http://www.lapresse.ca/

Le nouveau mal des ados


C’est compliqué l’adolescence, peut-être encore plus aujourd’hui, avec une société changeante, avec les réseaux sociaux. De plus en plus des ados souffrent de détresse psychologique que le personnel de l’école doivent se mettre à jour pour dépister et venir en aide ces jeunes qui ont un mal de vivre
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Le nouveau mal des ados

 

Plein écran(Illustration de Marie Lafrance)

En hausse constante depuis 15 ans, la détresse psychologique liée à l’anxiété chez les jeunes a pris les proportions d’une urgence médicale. Au banc des accusés : la réussite scolaire et les réseaux sociaux.

Par pudeur ou par crainte d’essuyer les moqueries de ses camarades, Alia, 12 ans, parle très rarement de son anxiété. Mais dans le parc où elle a accepté de rencontrer L’actualité, la jeune Montréalaise résume avec lucidité les crises de panique qui ponctuent son quotidien depuis un an. Sa première crise a duré 45 minutes. Pour mettre un terme aux suffocations qui la paralysaient, sa mère l’a conduite à l’hôpital. Diagnostic : anxiété pathologique.

Les médecins ont prescrit des anxiolytiques à Alia, mais ceux-ci ne font guère effet. Alors, elle attend de voir un pédopsychiatre au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, mais il faut plusieurs mois avant d’obtenir un rendez-vous. Entre-temps, elle tâche de gérer son anxiété par d’autres moyens.

« Lorsque ma respiration s’accélère et que je commence à manquer d’air, je sais qu’une nouvelle crise s’annonce », explique-t-elle.

Pour calmer le tourbillon des pensées qui asphyxient sa fille, la mère a pris l’habitude de faire jouer dans l’appartement un enregistrement de bruits de la nature. Alors elles se blottissent toutes deux dans le canapé, le temps que le chant des oiseaux et le bruissement des feuilles aient un effet apaisant. Jusqu’à la prochaine crise.

Alia est loin d’être un cas isolé. En hausse constante depuis 15 ans, la détresse psychologique liée à l’anxiété a pris en 2014 les proportions d’une urgence médicale. Elle toucherait désormais plus du tiers des jeunes, contre 24 % en 2013, selon une étude menée en 2016 par le Centre de toxicomanie et de santé mentale, affilié à l’Université de Toronto, auprès de 10 000 étudiants en Ontario. Et si tous ne se retrouvent pas aux urgences, un sur cinq ressentirait le besoin de recourir à une aide médicale.

Jean-François Bélair, psychiatre et chef du Programme d’intervention intensive de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, à Montréal, côtoie des adolescents anxieux depuis des années. S’il constate bien la montée de ce phénomène depuis deux ans, il appelle cependant à manier les statistiques avec précaution.

« L’évolution de la pratique de la médecine nous incite à diagnostiquer de plus en plus les troubles mentaux des patients. Il ne faudrait pas basculer dans le surdiagnostic », souligne-t-il.

L’anxiété, explique-t-il, est avant tout un réflexe biologique qui incite à se protéger en cas de situation dangereuse. Elle est naturellement plus réactive dans le cerveau des adolescents, qui accumulent les nouvelles expériences et s’éloignent chaque jour un peu plus du rassurant cocon familial. Cette réaction devient toutefois problématique si elle fait entrave aux activités du quotidien. On parle alors d’anxiété pathologique. Celle-ci se manifeste le plus souvent par des douleurs physiques et par l’évitement de toute situation susceptible d’entraîner le jugement d’autrui. Dans le quotidien d’un jeune soucieux d’esquiver tout ce qui peut mettre à l’épreuve sa confiance en lui-même, des activités aussi banales que traverser la cour de l’école, parler devant la classe ou avec des camarades deviennent de véritables obstacles.

 

Aux premières loges du théâtre de la vie des jeunes, les enseignants doivent apprendre à composer avec l’anxiété d’un nombre croissant de leurs élèves et les accompagner dans la gestion de celle-ci.

« Nous vivons dans une société de performance où les parents ont des attentes élevées, observe Marie-Claude Ratté, de l’école secondaire des Sentiers, à Québec. Les jeunes somatisent régulièrement cette pression en maux de ventre ou de tête ; ils veulent aller aux toilettes ou s’absentent lors des évaluations. »

Johanne Grenier, de l’école primaire Cœur-Vaillant, à Sainte-Foy, note aussi un manque de confiance plus répandu chez ses élèves, qui cherchent à être rassurés, qui paniquent lorsqu’ils doivent exécuter une tâche seuls et essuient quelques larmes si la note obtenue n’est pas à la hauteur de leurs espérances. Dans son école, où 52 % des élèves sont issus de l’immigration, la pression exercée par les parents est également une source d’anxiété. Certains enfants ont peur de les décevoir et d’être punis.

Plein écran(Illustration de Marie Lafrance)

L’effet Facebook

Au stress lié à la performance à l’école et aux relations sociales s’est ajouté progressivement l’anxiété provoquée chez les jeunes par l’utilisation démesurée des nouvelles technologies : 86 % d’entre eux fréquentent les médias sociaux quotidiennement, un sur cinq passe plus de cinq heures par jour en ligne et un sur huit présente des symptômes de dépendance aux jeux vidéos, selon l’étude menée en 2016 par le Centre de toxicomanie et de santé mentale, affilié à l’Université de Toronto. La même étude révèle qu’en plus d’en subir les conséquences sur leur santé et leur hygiène de vie en général, 22 % deviennent soit victimes de cyberintimidation, soit complexés à force de se comparer aux autres, les filtres du Web donnant l’illusion d’une vie parfaite.

« Les médias sociaux ont une très grande influence sur l’estime que les jeunes ont d’eux-mêmes, explique le Dr Bélair. L’image qu’ils projettent et qu’on leur renvoie a un effet énorme sur leurs sentiments. Si certains trouvent beaucoup de plaisir à échanger sur les médias sociaux et se sentir connectés, bon nombre s’y sentent peu confiants, isolés, à la limite moqués et rejetés. »

Lorsque le réconfort des proches ne suffit pas à raisonner un jeune, les ressources de l’école — groupes d’entraide ou psychologues scolaires — et les services professionnels des CLSC peuvent prendre le relais. Dans les cas plus extrêmes, le jeune doit consulter en clinique externe de psychiatrie ou dans un service d’urgence, où il apprendra à acquérir des mécanismes sains et efficaces pour gérer ses émotions et adopter une pratique modérée des nouvelles technologies.

« La crainte de ne pas réussir encourage même certains jeunes à saboter leur propre travail, comme s’il était plus rassurant de provoquer soi-même un échec plutôt que de le subir », observe le socio-anthropologue de l’adolescence Jocelyn Lachance, professeur à l’Université de Pau, en France, et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet.

 Il observe que dans notre société, où les notions de performance et d’adaptabilité sont de plus en plus présentes, les jeunes doivent se responsabiliser plus rapidement. Si certains savent redoubler d’inventivité, d’autres craignent de ne pas réussir à trouver leur place et s’en trouvent fragilisés.

« Les adolescents sont désormais sommés de grandir dans un monde en transformation permanente. C’est comme si nous leur disions : prépare-toi maintenant pour un monde qui ne sera plus le même demain », explique-t-il.

La popularité des émissions où les participants doivent rivaliser entre eux pour déterminer qui est le plus populaire ou le plus talentueux alimente la pression que certains jeunes se mettent pour « réussir ». 

elon la psychologue Geneviève Taylor, professeure au Département d’éducation et pédagogie de l’UQAM, ces émissions peuvent avoir une portée particulièrement lourde pour les adolescents, qui sont, par nature, psychologiquement plus vulnérables et dont l’estime d’eux-mêmes est plus fragile.

« C’est physiologique ! dit-elle. Notre cerveau se divise en deux parties : l’amygdale, impliquée dans nos émotions, et le cortex préfrontal, qui permet de les réguler. À l’adolescence, lorsque les émotions sont plus exacerbées, le cortex est moins capable de les maîtriser. »

Depuis sa thérapie à l’hôpital de jour de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, Anthony, 14 ans, a appris à reconnaître les moments où son anxiété le pousse à s’isoler pour mieux les affronter. Retranché derrière des jeux vidéos jusqu’à très tard le soir, cet adolescent discret a mis plusieurs mois avant de se rendre compte que sa vie sociale s’était peu à peu déconstruite. Durant sa thérapie, entouré d’une dizaine d’autres jeunes anxieux, il a appris à maîtriser son handicap et, surtout, à le dédramatiser.

Une heure par semaine, les patients de Douglas font le point sur leurs progrès avec leurs parents et un membre du personnel qui les encadre. Ces réunions débouchent toujours sur une série de nouveaux objectifs que le jeune doit atteindre avant la rencontre suivante. Avec son père et Martha, l’assistante sociale qui le suit, Anthony s’engage à mettre en pratique ses apprentissages pour aller jouer dehors avec un ami ou rendre visite à ses cousins de Boston, quels que soient les imprévus qui risquent de survenir et de stimuler son anxiété. Son père est satisfait des progrès que son fils a accomplis en six semaines à l’Institut Douglas. Lui-même anxieux depuis des années, il reconnaît avoir certainement alimenté les angoisses de l’ado en montrant une attitude vulnérable dans des situations peu justifiées. Père et fils repartent avec la résolution de vaincre l’anxiété en dédramatisant en famille les angoisses qu’ils ont souvent jugées honteuses ou stupides, comme traverser un lieu public bondé ou s’exprimer devant un groupe de personnes.

« Il n’est pas rare de voir l’anxiété se transmettre des parents aux enfants, car celle-ci a un caractère héréditaire, comme beaucoup de troubles mentaux », explique le Dr Bélair.

L’enfant reproduit inconsciemment le comportement de ses parents et s’imprègne de leurs angoisses, parfois dès la période in utero, pendant laquelle le fœtus est déjà capable de ressentir les émotions vécues par la mère. La théorie d’une assise génétique à l’anxiété est aussi une explication envisageable, mais elle n’a pas été démontrée scientifiquement. Hors des caractéristiques familiales, le tempérament et l’expérience de vie de chaque adolescent sont déterminants dans son rapport à l’anxiété. D’un jeune à l’autre, un souvenir traumatisant peut aussi bien être évacué illico que générer une anxiété pathologique qui nécessite des soins, parfois indispensables.

Sans thérapie, Marie, 29 ans, n’est pas sûre qu’elle aurait pu surmonter les crises d’angoisse qui gâchaient son adolescence.

« Je pleurais souvent, j’étais toujours anxieuse, se remémore-t-elle. J’avais peur d’être appelée au tableau en classe. Peur de payer à la caisse dans un magasin. Peur de parler devant les gens. Peur de faire rire de moi. Peur d’avoir peur. »

Jusqu’au jour où elle a perdu pied. Ses parents l’ont retrouvée terrée dans sa garde-robe, totalement déconnectée de la réalité, tétanisée par le monde extérieur qu’elle ne voulait plus affronter.

Grâce à une thérapie qu’elle a suivie au centre de jour pour adolescents du pavillon Albert-Prévost, à l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, Marie a réussi à se reconstruire… même si elle a longtemps eu honte de cette période sombre de sa vie, de sa maladie impalpable et souvent incompréhensible aux yeux des autres.

« Nous y faisions des jeux, des dessins, de la relaxation, dit-elle. Il y avait même des professeurs sur place pour que l’on continue nos cours. J’ai appris à mieux gérer mon anxiété et je me suis fait des amis. Nous étions des ados différents des autres, mais personne ne se jugeait. »

Prévenir… pour mieux guérir

La lutte contre l’anxiété se répand dans les établissements scolaires, où le personnel est bien placé pour repérer les élèves aux prises avec ce problème de santé et les aider. Le collège public Saint-Louis, à Lachine, en a fait son cheval de bataille il y a déjà une dizaine d’années.

« C’est une priorité inscrite dans notre convention de gestion, explique la directrice, Marthe Blondin. On sensibilise les jeunes, les parents et les enseignants à ce mal, qui, s’il n’est pas traité au plus tôt, accompagnera l’élève tout au long de sa scolarité. »

Certains enseignants ont été formés pour déceler les cas d’anxiété dès le 1er cycle du secondaire. Ils sont régulièrement déchargés d’une partie de leurs tâches pour faire de la prévention dans les classes.

Les élèves de 2e cycle, moins enclins à montrer leurs émotions en public, sont plutôt soumis à un test de dépistage informatisé. Des ateliers de yoga ou des conférences sur l’anxiété leur sont aussi proposés. Les parents sont conviés à ces activités où, chaque mois, des experts viennent transmettre leurs connaissances et outils pour aider les jeunes.

« Si un élève s’avère anxieux, on fera tout pour qu’il reprenne la maîtrise de son quotidien sans que cela nuise à sa scolarité, explique le psychoéducateur Martin Tison, de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, qui travaille trois jours par semaine au collège Saint-Louis. On lui donne des conseils pour lutter contre ses angoisses, des réflexes à adopter en cas de crise, et on peut même organiser des accommodements avec son professeur. »

Grâce à ses efforts pour briser le tabou de l’anxiété, le collège Saint-Louis a vu le taux d’élèves qui en souffrent passer de 30 % à 20 % ces six dernières années.

« À l’école, nous constatons qu’on peut aborder le sujet plus librement depuis que nous faisons de la sensibilisation. Et les parents se concentrent davantage sur le bien-être de leur enfant plutôt que sur sa réussite scolaire à tout prix », conclut Marthe Blondin.

Au terme de ses mois de thérapie, reprendre la vie normale a été difficile pour Marie.

« On était protégés dans notre bunker, loin des jugements, alors ce n’était pas évident d’en sortir », conclut-elle.

Depuis, elle n’a jamais cessé de consulter chaque semaine son psychologue, consciente qu’il lui faudra toujours travailler fort pour maîtriser son anxiété.

La psychologue Geneviève Taylor, qui est chercheuse au Groupe de recherche et d’intervention sur la présence attentive (GRIPA), prône la présence attentive pour aider les jeunes à combattre l’anxiété. Cette méthode permet de prendre conscience de ses émotions pour mieux les raisonner au lieu de se noyer dans un flot de pensées anxiogènes, phénomène courant à l’adolescence, lorsque le cerveau est en pleine croissance et plus labile, c’est-à-dire susceptible de se transformer. Avec Catherine Malbœuf-Hurtubise, également du GRIPA, Geneviève Taylor a mis au point un programme « clé en main » de huit semaines pour aider les enseignants et les parents à prévenir l’anxiété et la déconcentration.

Ce programme, qui est détaillé dans l’ouvrage Mission méditation : Pour des élèves épanouis, calmes et concentrés (Midi trente, 2016), dont Geneviève Taylor signe la préface, propose des exercices à réaliser en groupe en plusieurs étapes. De la prise de conscience de son corps et de ses sensations à la maîtrise de sa respiration et à la gestion de ses pensées anxiogènes, elle accompagne l’élève vers un état de présence attentive et de maîtrise de ses éventuels accès de stress.

« L’idéal serait d’aller vers une formation automatique des futurs enseignants à la gestion des émotions, explique Geneviève Taylor. En optimisant leurs propres capacités d’autorégulation, ils pourraient, d’une part, prêcher par l’exemple devant leurs élèves et, d’autre part, leur enseigner comment gérer leur anxiété. »

Plus qu’un simple passage de l’enfance à l’âge adulte, l’adolescence est considérée, en anthropologie, comme un analyseur social dont le décryptage permet de prendre le pouls de la société.

« Elle annonce les changements à venir concernant l’identité des personnes », dit le socio-anthropologue Jocelyn Lachance.

Dans cette optique, faire tomber le tabou de l’anxiété adolescente et envisager des solutions pour la prévenir et la soigner constituent un véritable investissement pour la société de demain.

Petit guide de survie

N’hésitez pas à contacter le personnel de votre école : professeur, directeur, psychoéducateur ou psychologue. Votre médecin de famille peut aussi vous aider, tout comme les ressources suivantes :

  • Jeunesse, J’écoute : pour se confier, 24 heures sur 24, sept jours sur sept. Anonyme et bilingue. Numéro sans frais : 1 800 668-6868.

  • Revivre, l’association québécoise de soutien aux personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires : 1 866 REVIVRE (738-4873), ou revivre@revivre.org, ou 5140, rue Saint-Hubert, à Montréal.

  • Phobies-Zéro, groupe de soutien et d’entraide pour les personnes souffrant d’anxiété, de troubles paniques, de phobies et d’agoraphobie : 514 276-3105 ou, sans frais, 1 866 922-0002.

    LECTURES UTILES

    Les troubles anxieux expliqués aux parents, par Chantal Baron, « Collection du CHU Sainte-Justine pour les parents », 2001.

    Alex : Surmonter l’anxiété à l’adolescence, par Nathalie Parent, Éditions Midi trente, 2014 (pour les 12 ans et plus).

    Calme et attentif comme une grenouille : La méditation pour les enfants… avec leurs parents (comprend un CD), par Eline Snel, Transcontinental, 2014 (pour les enfants de 5 à 12 ans).

    http://lactualite.com

  • Le père de Rehtaeh Parsons louange Anonymous


    Devrions-nous faire justice soi-même sans procès ? Je pense qu’Anonymous à sa place sur internet, car nombre de fois, à mon avis, ils ont agi pour les victimes. On s’aperçoit que les gens n’ont plus cette confiance envers la justice, et quand justice il y a, elle se présente sous des peines bonbons. Et grâce a internet certaines causes ont fait bouger les choses .. Alors ne soyons pas surpris de revoir des membres d’Anonymous récidiver
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    Le père de Rehtaeh Parsons louange Anonymous

     

    Le collectif Anonymous regroupe des activistes qui s'expriment de façon anonyme sur le web.Le collectif Anonymous regroupe des activistes qui s’expriment de façon anonyme sur le web. Photo :  ICI Radio-Canada

    Alors que des experts et les autorités dénoncent les récents actes justiciers du collectif de pirates informatiques Anonymous, un des bénéficiaires de leur activisme est convaincu que justice n’aurait jamais pu être rendue pour la mort de sa fille sans leur participation.

    Glen Canning, le père de Rehtaeh Parsons, a déclaré croire que les menaces d’Anonymous d’identifier publiquement les jeunes garçons qui ont prétendument cyberintimidé l’adolescente de la Nouvelle-Écosse qui s’est par la suite suicidée ont incité la police d’Halifax à rouvrir leur enquête, et plus tard à porter des accusations.

    M. Canning est persuadé que rien de tout cela ne serait arrivé si Anonymous ne s’était pas impliqué dans l’affaire.

    Rehtaeh Parsons s’est suicidée en 2013, et ses proches soutiennent qu’elle ne pouvait plus supporter la cyberintimidation et les injures à la suite de la publication dans les médias sociaux des images de son viol, commis en novembre 2011.

    M. Canning affirme que c’est une publication exaspérée de la mère de l’adolescente sur les réseaux sociaux qui a attiré l’attention d’Anonymous, une communauté peu structurée d’internautes activistes qui ciblent les gouvernements, les entreprises et les groupes religieux de la planète concernant les grands enjeux de justice sociale.

    Le groupe a fait les manchettes le mois dernier quand l’un de ses membres présumés, James McIntyre, a été abattu par un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Dawson Creek, en Colombie-Britannique.

    Anonymous a par la suite menacé de fermer des sites Internet policiers et de rendre public un document secret sur les moyens de communication outre-mer du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS). Le site Internet national de la GRC et celui de Dawson Creek sont devenus inaccessibles peu après la menace. La GRC a par la suite expliqué qu’il s’agissait d’un problème de maintenance.

    Glen Canning, le père de Rehtaeh Parsons

    Glen Canning, le père de Rehtaeh Parsons Photo :  Jack Julian/CBC

    « Pourquoi passer par les tribunaux? Pourquoi passer par le système? s’est questionné Glen Canning en entrevue téléphonique. Pourquoi être victimisés de nouveau quand […] certaines personnes en ligne peuvent faire vraiment beaucoup plus que la police et les tribunaux pour nous procurer un sentiment de justice? »

    Wayne MacKay, professeur de droit et expert en cyberintimidation à l’Université Dalhousie, à Halifax, croit qu’Anonymous a joué un rôle dans l’avancement de la cause de la justice, par exemple en stimulant les gouvernements à agir.

    Aucun gouvernement ne concédera cependant publiquement avoir été influencé par les pressions du collectif de pirates informatiques, nuance-t-il.

    Le professeur MacKay s’inquiète néanmoins du style d’activisme non orthodoxe d’Anonymous.

    « Même s’ils comblent une lacune de notre système de justice, est-ce que ça justifie d’enfreindre la loi? se demande-t-il. Souvent, la réponse sera non. »

    « Nous avons un système de justice structuré pour une raison et nous ne devrions pas nécessairement permettre une réaction de type justicier, même si nous estimons que le système de justice central fonctionne trop lentement », conclut-il.

    http://ici.radio-canada.ca/

    Sur le harcèlement en ligne, Facebook, Twitter et Youtube sont à la traîne


    Sommes-nous surpris ? Combien ont lu et ont porter plainte à Facebook, Twitter et Youtube pour des propos et ou images inappropriées d’intimidation, de violences et que la réaction a été nulle parmi ces géants eus Web? Pour qu’ils réagissent et encore cela n’est pas toujours le cas, il faut que cela soit devenu un scandale public par les médias d’informations, des blogs, et autres. Je peux comprendre qu’ils ont beaucoup de plaintes, mais, pour être à la hauteur, il faut qu’ils puissent mettre un nombre suffisant de personnes pour ce genre de problème et qu’il ait des règles claires.
    Nuage

     

    Sur le harcèlement en ligne, Facebook, Twitter et Youtube sont à la traîne

     

    Johan Viirok via Flickr CC License by

    À la chasse aux harceleurs, les géants du web américain sont de piètres shérifs. Selon le Washington Post, un rapport met en lumière le manque de dynamisme dont font preuve Facebook, Twitter et YouTube lorsqu’il s’agit de modérer les abus en ligne. Financée en partie par le gouvernement néerlandais, l’étude a été menée par l’Association pour le progrès dans la communication (APC), dans le cadre de son programme pour les droits des femmes, «Take back the tech».

    L’association a passé au crible les différentes politiques d’utilisation des trois sites, et leurs déclarations publiques à propos des violations survenues sur leur plateforme durant les cinq dernières années, au niveau international. Elle s’est attachée aux violences en ligne dont les victimes sont des femmes.

    Le rapport revèle une réticence globale des trois géants du web à s’engager dans la lutte contre le harcèlement. Aucun ne prend position pour la défense des droits humains fondamentaux et aucune mesure n’est prise en amont. La réaction intervient seulement lorsque le scandale devient public et donc inévitable.

    De même, la modération ne s’appuie que sur les contenus signalés comme abusifs ou inappropriés par les internautes. Selon SkyNews, Sinead McSweeney, directrice de la politique publique de Twitter en Europe, déclarait en juillet:

    «Avec 50 millions de tweets par jour, la réponse évidente est non, il n’est pas possible de surveiller le contenu».

    YouTube et consorts restent extrêmement flous sur la manière dont sont gérés les abus rapportés. Tout juste apprend-t-on que Facebook déploie une équipe active 24 heures sur 24 et promet à ses utilisateurs d’examiner les plaintes dans un délai de 72 heures. Sara Baker, coordinatrice de «Take back the tech», souligne un manque de transparence commun aux trois sites dans le processus de traitement:

    «Nous aimerions beaucoup voir des chiffres tels que combien de gens rapportent des abus, leurs données démographiques générales (y compris le pays et la langue) et les résultats globaux de ces dénonciations. Nous voulons aussi en savoir plus sur les personnes qui prennent les décisions en coulisses. Dans quels pays vivent-elles? Comment sont-elles formées?»

    Ces informations seraient d’autant plus pertinentes que l’APC évoque un manque de prise en compte du contexte de chaque pays dans la modération. Le Time rappelle par ailleurs que la majorité des employés de Facebook, Twitter et Google (propriétaire de YouTube depuis 2006) -et donc des personnes susceptibles de gérer ces questions- sont des hommes.

    Et les plateformes ont tout intérêt à rester nébuleuses sur le sujet. L’absence de données ne permet pas de vérifier l’efficacité de la lutte contre le harcèlement en ligne, ni de mettre les géants du web face à leurs responsabilités envers les utilisateurs.

    http://www.slate.fr/

    Cyber harcèlement : Une adolescente trouve un moyen de peut-être en finir avec les insultes, moqueries et menaces en ligne


    Je trouve l’idée intéressante de faire un concours pour les jeunes et de  »changer le monde ». Une jeune fille en liste semble avoir une bonne idée pour la cyber intimidation, en autant que son projet puisse être visible dans les principaux médias sociaux
    Nuage

     

    Cyber harcèlement : Une adolescente trouve un moyen de peut-être en finir avec les insultes, moqueries et menaces en ligne

     

    Getty Images

    Chez les jeunes, le harcèlement par messages postés sur internet est un véritable problème qui a été mis en exergue il y a quelques années par le suicide d’Amanda Todd. Indignée par la situation, Trisha Prabhu, une élève de 14 ans, a créé un système inédit qui pourrait bien permettre d’y remédier.

    Son concept est simple mais apparemment efficace: « Rethink » (que l’on pourrait traduire par « pense-y à deux fois ») est une interface qui demande aux adolescents de relire un message désagréable avant de l’envoyer tout en présentant les conséquences néfastes que ce dernier pourrait avoir sur son destinataire.

    Trisha a testé son invention sur 533 élèves âgés de 12 à 18 ans. Et le constat est sans appel: 93% d’entre eux ont finalement choisi de ne pas publier leur message après être passé par « Rethink ». À titre de comparaison, 67% étaient prêts à publier leur message après être passés par « Baseline », une interface qui propose uniquement de le relire.

    Un projet qui a séduit Google

    Comme l’explique la jeune scientifique américaine, qui espère travailler plus tard dans le domaine des neurosciences, la prochaine étape est de maintenant prouver que « Rethink » peut être intégré à tous les réseaux sociaux et être ainsi utilisé par tous.

    « J’ai hâte de me retrouver dans un futur où nous aurons maîtrisé le cyber harcèlement », raconte sur son site la jeune fille dont le projet a séduit Google: elle vient en effet d’être choisie pour figurer parmi les 15 finalistes de la Science Fair 2014.

    Ce grand concours mondial sacre chaque année depuis 2011 un étudiant de 13 à 18 ans et son projet censé pouvoir « changer le monde ». Le gagnant de l’édition 2014 sera connu au mois de septembre et remportera un voyage de 10 jours aux Îles Galápagos, une visite de la Virgin Galactic — la compagnie du milliardaire Richard Branson qui veut bientôt proposer les vols commerciaux dans l’espace — et une bourse de 50.000 dollars (environ 37.000 euros).

    http://quebec.huffingtonpost.ca

    Une mère surprend sa fille entrain de faire de la cyberintimidation, elle lui donne une leçon!


    Certains trouveront peut-être la punition humiliante. Cependant, avec toutes les interventions pour enrayer l’intimidation chez les jeunes, on sent très bien que le message ne passe pas. On accuse aussi souvent les parents de ne pas agir. Alors, voilà une jeune fille qui goûte à sa propre médecine, parce que sa mère a décidé de donner l’exemple à sa fille
    Nuage

     

    Une mère surprend sa fille entrain de faire de la cyberintimidation, elle lui donne une leçon!

     

    La cyberintimidation est le fléau qui prend de l’ampleur depuis l’avènement des réseaux sociaux. D’autant qu’il concerne bien souvent les plus jeunes, qui n’hésitent pas à prendre en grippe d’autres gens du même âge sur Facebook, Instagram et autres.

    C’est précisément l’acte dont s’est rendue coupable cette jeune américaine en compagnie d’autres copines, qui s’amusaient à intimider une camarade de classe sur la toile.

    Sa mère qui n’était pas très fière de sa fille car elle l’a surprise entrain de faire de la cyberintimidation a décidé de lui donner toute une leçon.

    En effet, la mère répondant au nom de Cara Schneider a pris une photo de sa fille sur laquelle on pouvait lire:

    Mon nom est Hailey. Je suis une gentille personne, je prends soin des autres et je suis intelligente, par contre j’ai fais de mauvais choix avec les réseaux sociaux. Comme punition, je dois maintenant vendre mon iPod Touch et tout l’argent ira à la fondation Beat Bullying. J’espère que ceci me fera ouvrir les yeux car l’intimidation c’est mal!

    Beaucoup de gens ont critiqué la mère qu’elle faisait elle-même de la cyberintimidation en publiant cette photo sur Facebook, la mère à répondu qu’elle refusait d’élever une enfant qui n’est pas bonne pour la société, qu’elle est assez grande pour savoir ce qu’elle fait mais que malgré tout elle respecte les choix des autres et aimerait qu’on respecte la façon dont elle éduque son enfant.

     

    http://www.ayoye.com

    http://www.meltybuzz.fr