Virus Flame Une nouvelle étape dans la cyberguerre


Nous voyons souvent des films ou il est question de d’espionnage informatique, ou de cyberattaque, est-ce vraiment de la fiction ? Et bien non, un nouveau virus coulent dans les veines virtuels Ah ce n’est certes pas les premiers virus mais celui ci selon les experts est très virulents et choisit ses cibles ..
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Virus Flame

Une nouvelle étape dans la cyberguerre

 

Virus Flame - Une nouvelle étape dans la cyberguerre

Photo maxkabakov – Fotolia.com

Agence France-Presse
Glenn Chapman

SAN FRANCISCO – La récente découverte du virus informatique «Flame», opérationnel depuis plusieurs années et dont le potentiel destructeur serait inégalé, confirme les craintes des experts d’assister dans le monde à une nouvelle étape dans la cyberguerre.

«Nous voyons apparaître des programmes informatiques malveillants et des attaques bien plus spécifiques» qu’auparavant, estime David Marcus, directeur de recherche en sécurité chez McAfee Labs, soulignant que la spécificité de ce nouveau virus est que «l’attaquant connaît sa victime et conçoit son logiciel malveillant en fonction de l’environnement dans lequel il va le lancer».

L’éditeur russe de logiciels antivirus Kaspersky Lab a annoncé lundi avoir identifié un virus informatique au potentiel destructeur inégalé, baptisé Flame ou Flamer et utilisé comme une «cyberarme» contre plusieurs pays.

Il a assuré que ce logiciel était «dans la nature depuis plus de deux ans».

Recueillir des informations sur les cibles visées pour ensuite pouvoir concevoir des virus qui s’en prennent à des réseaux spécifiques et aux personnes qui les utilisent est certainement une pratique «à la mode» et constitue un style d’attaque dont la naissance a été annoncée avec la découverte du virus Stuxnet, souligne M. Marcus.

Détecté en juillet 2010, Stuxnet a pris pour cible les systèmes de contrôle informatique fabriqués par le géant industriel allemand Siemens et utilisés en général pour gérer les systèmes de distribution d’eau et les plate-formes pétrolières. Le virus pourrait avoir été spécialement conçu pour s’en prendre aux moteurs qui fournissent l’énergie aux centrifugeuses iraniennes permettant d’enrichir l’uranium.

Flame est «vingt fois plus important que Stuxnet», selon la société Kaspersky.

Il est capable de «voler des informations importantes, pas uniquement contenues dans les ordinateurs, des informations sur des systèmes visés, des documents archivés, des contacts d’utilisateurs et même des enregistrements audio de conversations», a précisé l’éditeur russe.

Selon des médias occidentaux, Flame aurait été exploité pour attaquer le ministère du Pétrole iranien et le principal terminal pétrolier d’Iran.

Après les virus Stuxnet et Duqu, un autre programme semblable, Flame marque «une nouvelle étape» dans la cyberguerre, «et il est important de comprendre que de telles cyberarmes peuvent facilement être utilisées contre n’importe quel pays», a dit Evgueni Kaspersky, directeur général de la société russe.

Flame est particulièrement actif au Moyen Orient, mais sévit aussi dans d’autres zones du monde, a indiqué mardi à l’AFP Laurent Heslault, le directeur des stratégies de sécurité du groupe de sécurité informatique Symantec.

Le nouveau virus a été localisé «un petit peu partout, en l’occurrence plutôt au Proche et Moyen-Orient, notamment dans une banque palestinienne et en Iran, au Liban. Mais aussi, dans une moindre mesure, en Russie, en Autriche, à Hong-Kong, aux Émirats arabes unis», a détaillé M. Heslault.

Il a décrit «une menace très sophistiquée et très modulaire, c’est la boîte à outil du cyberespion dans toute sa splendeur».

«On a vraiment affaire à un outil d’espionnage, qui est capable d’enregistrer un tas de trucs, de voler plein de documents».

«On ne peut pas nier le fait que cette chose soit gigantesque», assure David Marcus.

«Quelqu’un s’est donné beaucoup de mal afin de déconcerter les chercheurs. Nous allons devoir démonter cet aspirateur (de données) pendant un bon moment avant de réussir à comprendre tout ce qu’il était capable de faire».

http://fr.canoe.ca

Anonymous, l’ennemi virtuel des cartels mexicains


 

Anonymous continue a faire parler d’eux, ils en veulent au crime organisés et veulent combattre les narcotrafiquants, et les autres crimes a leur actifs. J’ai la nette impression que ce genre de procédé tant qu’il reste dans un combat pour la justice fonctionne mieux que tout les paliers de la police. En espérant que les tous les services de polices, puissent tirer partie de ce cadeau pour arrêter les criminels
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Anonymous, l’ennemi virtuel des cartels mexicains

Anonymous, l'ennemi virtuel des cartels mexicains

Les membres d’Anonymous se cachent en permanence le visage derrière un masque de Guy Fawkes, immortalisé dans le film V for Vendetta.

Photo: Daniel Roland, Archives AFP

La Presse

Regroupement de cyber-activistes, connu pour avoir notamment attaqué le site de Mastercard en 2010 et considéré par CNN comme le dauphin de WikiLeaks, Anonymous a déclaré la guerre aux puissants cartels mexicains. Engagé dans un bras de fer avec les Zetas, le plus violent des cartels mexicains, les cyber-justiciers ont réussi à faire libérer un de leurs militants qui était séquestré par les «Z», en menaçant le deuxième cartel en importance au Mexique de dévoiler des informations compromettantes pour les gangsters et leurs associés.

La sanglante guerre que les cartels se livrent entre eux et contre les forces de l’ordre a fait plus de 43 000 morts depuis 2006 et l’arrivée du président Felipe Calderon au pouvoir, qui a fait de la lutte aux narcotrafiquants une priorité. Cette guerre se transporte aujourd’hui dans le cyberespace.

Les cartels s’attaquent désormais aux utilisateurs des réseaux sociaux qui dévoilent des informations sur eux. Les cyber-activistes mexicains pourront dorénavant compter sur les membres masqués d’Anonymous qui promettent «de ne pas laisser le peuple mexicain seul».

 

http://www.cyberpresse.ca

Réseaux sociaux contre cartels de la drogue

Les Mexicains vont-ils devoir se tourner vers Anonymous pour lutter contre les cartels ? Dessin de Boligàn, qui officie au Mexique.

Les Mexicains vont-ils devoir se tourner vers Anonymous pour lutter contre les cartels ? Dessin de Boligàn, qui officie au Mexique

Jenaro Villamil

Le collectif Anonymous a réussi à faire libérer un de ses militants séquestré par le cartel des Zétas en menaçant de diffuser des informations. Cet épisode marque une nouvelle étape dans la cyberguerre qui fait rage au Mexique.

 

Les réseaux sociaux font désormais partie de la réalité. Et la cyberguerre que se livrent par messages virtuels interposés le cartel des Zetas [une des organisations criminelles les plus violentes du Mexique, créé en 2004 en recrutant d’anciens policiers et militaires d’élites pour être le bras armé du Cartel du Golfe] et le collectif international Anonymous est une nouvelle facette de cette guerre quotidienne qui n’hésite pas à tuer, mutiler et faire disparaître des personnes bien réelles. Même chez Google et Facebook personne ne peut dire comment tout cela va se terminer.
 
L’escalade de la violence engendrée par l’affrontement entre les cartels et les groupes militaires, paramilitaires et policiers, a conduit les utilisateurs et les militants des réseaux sociaux au Mexique à s’organiser er à agir pour essayer de faire toute la lumière sur ces évènements. Certains appellent à se mobiliser et à manifester comme les Indignés de Ciudad Juarez et de Mexico ; d’autres comme Anonymous
(un collectif d’inspiration anarchiste qui utilise comme symbole le masque de Guy Fawkes, ce catholique anglais qui avait essayé de faire sauter le Parlement britannique le 5 novembre 1605) n’hésitent pas à défier ouvertement le cartel des Zetas.
 
La première action des Anonymous remonte au 6 octobre dernier avec une vidéo postée sur YouTube annonçant le lancement de l’Opération Cartel.


“Nous en avons assez de ce groupe criminel Los Zetas spécialisé dans les enlèvements, les vols et le racket, affirmait un porte-parole des Anonymous sur cette vidéo.

Et il a ensuite réclamé la libération de l’un de ses membres enlevé lors de l’Opération Paperstrom [distribution de tract appellant à rejoindre le monde libre d’Anonymous], qui avait eu lieu entre le 20 et le 29 août à Veracruz, et menacé les Zetas de révéler des informations sur les complicités entre politiques, hommes d’affaires, policiers et militaires avec cette organisation devenue le bras armé du Cartel du Golfe.
 
Puis le 21 octobre, Anonymous s’est mis à diffuser des messages contradictoires : le groupe a d’abord annoncé que l’opération était annulée en raison des “risques très élevés”, puis il a fait marche arrière et déclaré que "l’opération cartel" continuait.
 
Sur le blog Anonymous Iberoamérica, on a ensuite appris que cette opération n’était pas seulement dirigée contre Los Zetas, mais contre tous ceux qui “se livrent au trafic de drogue avec la complicité des institutions”, en particulier le gouvernement du Mexique et les agences antidrogue américaines.
 
Trois jours plus tard, le 4 novembre, la veille du lancement de l’opération, Anonymous a informé les internautes à travers ses comptes sur les réseaux sociaux que l’otage avait été libéré, et que les informations sur les Zetas ne seraient donc pas diffusées. D’après Anonymous, l’ancien otage était porteur d’un message à leur intention disant que “sa famille aurait à subir de graves conséquences, et que “pour chaque nom du cartel révélé, 10 personnes en paieraient les conséquences”
 
Le défi lancé aux cartels par Anonymous déjà à l’origine de l’Opération Indépendance du 15 septembre dernier qui avait pris pour cible les pages web des institutions fédérales du pays, a eu un retentissement international même si la presse mexicaine a cherché à en minimiser la portée.
 
Pour le sénateur Francisco Javier Castellón Fonseca, président de la Commission des Sciences et de Technologie, l’opération des Anonymous constitue un bras de fer entre deux pouvoirs virtuels, celui des Anonymous et celui tout aussi factice des narcotrafiquants” .

“Nous n’avions pas prévu que la guerre contre les narcos allait déborder les frontières du monde réel et se poursuivre dans le monde virtuel. Nous vivons dans un monde fascinant, où parfois la réalité dépasse la fiction. Les Anonymous veulent faire une démonstration de puissance, montrer leur capacité à affronter cet autre pouvoir qu’est le narco-trafic.”

Autre action similaire à celle de l’opération cartel, celle du 28 octobre, sur le site de l’ancien procureur de Tabasco, Gustavo Rosario Torres. Le site avait été piraté et on pouvait lire sur la page d’accueil : Gustavo Rosario est un zeta. Les hackers postèrent également sur YouTube une vidéo à 7h19 du matin, où ils revendiquaient cette cyber-attaque.

http://www.courrierinternational.com