Votre télé Samsung vous espionne-t-elle? «Pas tout le temps» selon son fabricant


Si on active la reconnaissance vocale peuvent être transmisse aux fournisseurs et semble-t-il ce n’est-ce que l’on dit au micro. Si la technologie de la télévision est rendue à ce stade peut-on se fier qu’ils entendent seulement lors de l’activation et ce même si la compagnie Samsung se veut rassurant ? Peut-on penser qu’il n’y a pas du cyberespionnage chez les particuliers ?
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Votre télé Samsung vous espionne-t-elle? «Pas tout le temps» selon son fabricant

 

Laurent LaSalle

Récemment, une phrase tirée des conditions d’utilisation des téléviseurs de la gamme SmartTV de Samsung a semé des inquiétudes auprès des consommateurs. Qu’en est-il réellement?

Les plus récents téléviseurs de la gamme SmartTV de Samsung comprennent une fonction intéressante : la reconnaissance vocale. Essentiellement, vous pouvez prononcer une commande vocale à haute voix, et votre téléviseur obéit.

En intégrant cette nouvelle fonction, Samsung a sans surprise voulu se protéger dans les conditions d’utilisation de l’appareil en question. Ainsi, on peut y lire :

«Veuillez noter que si ce que vous dites contient des informations de nature personnelle ou sensible, ces informations pourraient être captées et transmises à un tiers lors de l’utilisation de la reconnaissance vocale.»

Il n’en fallait pas plus pour effrayer les consommateurs qui n’ont pas oublié les (toujours relativement) récentes révélations d’Edward Snowden. Même son de cloche chez l’Electronic Frontier Foundation, l’association américaine de défenses des libertés numériques, qui a rapidement publié une mise en garde à ce sujet.

Samsung suggère de désactiver la fonction

Devant la presse négative à son sujet, le fabricant sud-coréen s’est empressé de rectifier le tir, et ce, deux fois plus qu’une.

Samsung a d’abord souligné que ses téléviseurs n’enregistrent pas en permanencet out ce qui se dit à proximité, mais seulement lors de l’utilisation de la reconnaissance vocale – soit le même argument employé par Microsoft lorsque des craintes similaires ont été soulevées à propos de la Kinect sur Xbox One. Les créateurs de la bande dessinée The Joy of Tech se sont d’ailleurs amusés à imaginer les propos du PDG de Samsung, Oh-Hyun Kwon :

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Aujourd’hui, l’entreprise revient sur le sujet par le biais de son blogue, où elle invite les utilisateurs inquiets à simplement désactiver la fonction :

«Si vous activez la reconnaissance vocale, vous pouvez interagir avec votre SmartTV en utilisant la parole. Pour vous offrir la fonction de reconnaissance vocale, des commandes vocales interactives peuvent être transmises (en plus d’informations sur votre appareil, y compris l’identifiant de celui-ci) à un fournisseur de services tiers (actuellement, Nuance Communications) qui convertit ces commandes vocales interactives en format texte afin de les traiter adéquatement.»

«En outre, Samsung peut recueillir et votre appareil peut capter des commandes vocales retranscrites textuellement afin que nous puissions évaluer et améliorer la fonction de reconnaissance vocale. Samsung recueille vos commandes vocales interactives seulement lorsque vous effectuez une recherche spécifique en appuyant sur le bouton d’activation, qui se trouve sur la télécommande ou à l’écran, et que vous parlez dans le microphone de la télécommande.»

«Si vous n’activez pas la reconnaissance vocale, vous ne serez pas en mesure de bénéficier des fonctions liées à la reconnaissance vocale interactive, bien que vous serez en mesure de contrôler votre téléviseur par le biais de commandes vocales prédéterminées.»

Autrement dit, il est tout de même possible de commander votre téléviseur par la voix sans que des données soient transmises par Internet. Évidemment, si vous n’avez pas confiance en Samsung à l’égard de la capacité de votre téléviseur à entendre tout ce que vous dites, vous pouvez tout simplement désactiver la connexion Internet de votre appareil.

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Qui se cache derrière un virus ayant sévi dans 31 pays?


Bien que l’installation d’un logiciel malveillant est visé pour des gouvernements, entreprise, centre de recherche, mais aussi des particulier, il est quand même pénible de voir comment des gens qui sont très doués choisissent cette voie de cyber-criminel
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Qui se cache derrière un virus ayant sévi dans 31 pays?

 

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WASHINGTON – Des experts en sécurité informatique ont annoncé lundi avoir découvert un virus dédié au cyber-espionnage qui aurait frappé gouvernements et entreprises de 31 pays et serait sponsorisé par un État.

Les chercheurs de l’entreprise de sécurité Kaspersky Lab ont précisé que ce logiciel malveillant, connu sous le nom de «The Mask» ou «Careto», a été utilisé au moins depuis 2007 et est particulièrement complexe. Certaines versions sont capables d’infecter des téléphones portables et tablettes, y compris ceux disposant des systèmes d’exploitation d’Apple ou Google.

Ces experts ajoutent que les concepteurs du virus, qui semblent parler espagnol, pourraient avoir eu recours à ce logiciel malveillant pour voler des documents sensibles comme des clés d’encodage.

Les principales cibles sont apparemment des gouvernements et missions diplomatiques, des entreprises du secteur énergétique, des organismes de recherche, des sociétés de capitaux privés ou encore des militants politiques, selon un document de Kaspersky.

«Pour les victimes, une infection par Careto peut être catastrophique», assure l’entreprise de sécurité dans un communiqué.

«Careto intercepte tous les canaux de communication et recueille les informations les plus essentielles de l’appareil de la victime. Le détecter est extrêmement difficile en raison des capacités de discrétion de ce logiciel furtif, de ses fonctionnalités intégrées et de ses modules additionnels de cyber-espionnage», explique-t-elle.

Une fois qu’un appareil est infecté, les pirates informatiques peuvent intercepter différentes données comme le trafic internet, les frappes sur le clavier, les conversations via Skype, et voler les informations des appareils connectés.

Le virus était actif jusqu’au mois dernier, lorsque ses serveurs de commande ont été arrêtés durant l’enquête de Kaspersky, indiquent les chercheurs.

«Nous avons plusieurs raisons de croire qu’il s’agit d’une campagne sponsorisée par un État», souligne un expert de Kaspersky, Costin Raiu.

Selon lui, les concepteurs du virus sont très qualifiés et ont jusqu’à présent été en mesure de rester cachés.

«Un tel degré de sécurité opérationnelle n’est pas normal pour des groupes cyber-criminels», note-t-il.

«Et le fait que les pirates de Careto semblent parler espagnol est peut-être l’aspect le plus étrange» dans cette affaire, ajoute Kaspersky.

«Alors que la plupart des attaques (informatiques) connues de nos jours sont remplies de commentaires en chinois, les langues comme l’allemand, le français ou l’espagnol sont très rares».

Selon l’enquête, 380 victimes issues de 31 pays ont été victimes du virus, dont les États-Unis, la France, l’Allemagne et la Chine.

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