Des cures de désintox pour les accros d’Internet


Une cyberdépendances a internet devient de plus en plus envahissant d’ou à certains endroits comme aux États-Unis, ils offrent des cures de désintoxication a tout ce qui a attrait a Internet … ainsi réapprendre a vivre sans une béquille de la technologie
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Des cures de désintox pour les accros d’Internet

Crédits photo : © Darren Staples / Reuters/REUTERS

En Californie, un camp propose à tous les cyberdépendants des séjours pour revenir aux joies de l’enfance, loin des connexions et des réseaux.

New York

À chaque addiction son remède. En Californie, un camp de «digital detox» propose aux cyberdépendants des Smartphones, tablettes et ordinateurs, de retrouver un peu «d’humanité» pendant quatre jours, en se déconnectant. Aucun gadget, ni Internet donc, mais des activités censées les replonger en enfance.

La dépendance à Internet est classée depuis 2009 au rang des désordres de comportement mental outre-atlantique

Les adultes sont invités à se livrer, par exemple, à des bagarres d’oreiller, à des concours de rire, ou encore à participer à des ateliers de cuisine pieds nus. Une manière pour le moins originale de traiter la dépendance à Internet, classée officiellement en 2009 au rang des désordres de comportement mental outre-atlantique. La formule reproduit celles des camps de vacances pour enfants, très populaires aux États-Unis. Les adultes dorment dans des dortoirs dans des lits superposés. On chante le soir autour de feux de camp où l’on fait griller des guimauves.

«Redevenir humain»

Camp Grounded propose déjà des soirées «déconnectées» (sans smartphone) qui font un tabac en Californie. Situé dans une région vinicole du Golden State, le camp cible les geeks surmenés de la Silicon Valley. Pour 305 dollars, ces derniers sont invités à «échanger ordinateurs, portables, Instagrams, etc contre un week-end entier de pur divertissement» où l’amitié a plus de valeur que l’argent.

La charte du camp ne fait pas mention de punitions pour ceux qui seraient pris en flagrant délit de tweeter, mais les organisateurs mettent en garde les rabat-joie.

«Que les choses soient claires, ce n’est pas une conférence, une réunion de networking où l’on échange des cartes de visite pour faire avancer sa carrière».

Au contraire, insistent-ils sur le site du camp, «c’est un endroit, où nous vous invitons dans une atmosphère de liberté, de créativité, de libération de toute technologie (…) où l’on peut redevenir… humain».

La société lance également au printemps des séjours d’une semaine de «detox» à l’étranger, au Cambodge, au Nicaragua et au Costa Rica. Au Cambodge, les 12 participants se retrouveront sur une île déserte pour méditer dans des hamacs et cueillir des mangues. À l’heure où il devient de plus en plus difficile d’échapper à la technologie, l’industrie de la simplicité a de beaux jours devant elle. Le groupe de luxe Elite Island Resorts basé dans les Caraïbes a instauré par exemple des plages sans portable et des séjours detox dans les Grenadines à 4500 dollars la semaine. Pour les moins aisés, il reste toujours les coins perdus, où la connexion Internet ne passe pas.

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Mon ordi mon meilleur ami


Comme dans toute chose, au début nombre d’entre nous ont eu une certaines dépendance a Internet .. quand ils ont commencé a communiqué via les forums, blog, Facebook, twitter, jeux, le chat etc .. mais généralement on s’aperçoit qu’après Internet la vie existe .. Alors d’autres cette dépendance viens envahir la vie réelle, de la maison au travail et sacrifiant bien des activités et loisirs
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Mon ordi mon meilleur ami

PAR MARTHE MARTEL  | PHOTO: ISTOCK

Quand notre ordinateur devient notre plus fidèle ami et qu’il n’y a plus de place pour rien d’autre, il y a lieu de se poser des questions, surtout si notre entourage se sent négligé. Pistes de réflexion.

Cybersexe, casinos virtuels, clavardage, courriels, achats en ligne… La dépendance à l’ordinateur peut prendre différentes formes et cacher plusieurs problèmes. Et parfois, il est difficile de faire la différence entre une personne qui apprécie tout simplement Internet et une autre pour qui son utilisation pose un réel problème. Pour le psychologue Michel Campbell, il n’y a aucun mal à naviguer chaque jour sur le Net si on continue à «nourrir» toutes les sphères de sa vie et si on peut se passer de l’ordinateur. Mais si la «vie virtuelle» affecte les relations sociales et familiales, le travail ou les revenus, il y a lieu de penser qu’on a une dépendance. 

En congé de maternité, Marie-Claude commence toujours sa journée en faisant le tour de ses blogues préférés et elle a même crée le sien, sur lequel elle écrit régulièrement. Elle y trouve du soutien dans son nouveau rôle de maman. Dans un tel cas, il n’y a rien à redire, mais pour Julie, c’est autre chose. Célibataire âgée de 35 ans, cette dernière s’est forgé un personnage virtuel et elle échange avec un homme qu’elle a connu sur un site de rencontres. Ils s’excitent mutuellement, et elle adore ce petit jeu. Mais voilà que, depuis quelque temps, elle vérifie ses messages de 20 à 30 fois par jour, même quand elle est au travail… Là, il y a vraiment un problème!

Ce qui caractérise une dépendance, c’est la souffrance qui l’accompagne.

«Il y a des gens pour qui l’ordinateur prend tellement de place qu’ils n’ont plus de qualité de vie; certains dépensent une fortune pour s’abonner à des sites, d’autres remplissent leurs cartes de crédit en jouant au casino virtuel… Ils ont des remords, ils présentent des symptômes de dépression et des signes physiques de détresse», souligne le psychologue Jean-Pierre Rochon, qui a créé un site Internet pour venir en aide aux cyberdépendants.   

Toutefois, comme les alcooliques, les cyberdépendants passent souvent par une phase de déni. C’est la réaction de leur entourage, victime de la situation, qui les amène alors à entreprendre une thérapie. Par exemple, Lucie, 40 ans, a décidé de consulter après que son conjoint l’a menacée de la quitter. Il lui reprochait de passer tout son temps sur le Net. Et lorsqu’elle a prétexté un surplus de travail pour ne pas participer à une escapade familiale afin de pouvoir répondre à ses courriels, ç’a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.  

Les accros du Net sont incapables de résister à l’appel de cette technologie qui les attire; ils consomment, puis se sentent coupables… et ils recommencent. Selon Jean-Pierre Rochon, les cyberdépendants ressentent la même excitation et ont les mêmes réactions biochimiques que les autres types de dépendants lorsqu’ils sont en contact avec «leur substance». Et si on les prive de celle-ci, ils présentent des symptômes de sevrage. Par exemple, quand Lucie a été privée de son ordinateur pendant une semaine parce qu’il était en panne, son conjoint lui a fait remarquer qu’elle était impatiente et agressive. Il arrive également que les cyberdépendants aient déjà eu d’autres dépendances.

«Ce sont des gens qui ont une tendance à être compulsifs», affirme Michel Campbell.

Sur le Net, Lucie avait son groupe de correspondants réguliers, dont deux hommes qu’elle affectionnait particulièrement. Elle aimait cette «amitié amoureuse» aux limites floues qu’elle entretenait.

«Pour la première fois depuis longtemps, je me sentais écoutée, admirée, désirée… Un de mes contacts m’envoyait même des poèmes. Je savais qu’il était marié, lui aussi, mais je me disais qu’on ne faisait de mal à personne», souligne Lucie, qui a finalement entrepris une thérapie.

Lucie refusait-elle de s’avouer que son couple battait de l’aile? Fuyait-elle la réalité? Est-elle dépendante affective? Internet lui donnait-il cette facilité à communiquer qui lui fait tant défaut dans la vie? Selon Michel Campbell, les situations pouvant mener à la cyberdépendance sont multiples.

«On retrouve chez les gens compulsifs un taux élevé de problèmes affectifs ainsi qu’un manque de confiance en soi et d’estime de soi», dit-il. 

Quant à Jean-Pierre Rochon, il pense que certaines personnes sont capables de se sortir seules d’une dépendance au Net, même si la plupart ont besoin d’une aide extérieure.

«La cyberdépendance, ça se traite. Toutefois, ça dépend du degré d’investissement de la personne qui vient en thérapie», dit-il.

Et son approche est différente selon qu’il s’agit d’un problème de cyberpornographie, de dépendance affective, de jeu compulsif, etc.

«Ce n’est pas un traitement simple, termine Michel Campbell. Il faut trouver quelqu’un qui a la formation nécessaire et qui sait comment traiter ce genre de problème.»

Sur son site Internet (www.psynternaute.com), Jean-Pierre Rochon énumère les signes diagnostiques de cyberdépendance. Si on répond à cinq critères pendant une période prolongée, on a probablement besoin d’aide professionnelle.

Êtes-vous cyberdépendant ?

  1. Préoccupation fréquente au sujet de notre comportement en rapport avec Internet;
  2. Intensité et durée des épisodes sur le Net plus importantes que souhaité;
  3. Tentatives répétées pour réduire, contrôler ou abandonner notre comportement virtuel;
  4. Temps important consacré à préparer les épisodes, à les entreprendre, ou à s’en remettre;
  5. Survenue fréquente d’épisodes de cyberdépendance au moment d’accomplir des obligations professionnelles, scolaires, familiales ou sociales;
  6. Activités sociales, professionnelles ou récréatives majeures sacrifiées;
  7. Perpétuation du comportement, même si on sait qu’il cause ou aggrave le problème;
  8. Besoin d’augmenter l’intensité ou la fréquence d’utilisation d’Internet pour obtenir l’effet désiré;
  9. Agitation ou irritabilité en cas d’impossibilité de s’adonner au comportement de cyberdépendance.

 

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