«Même à la maison,votre enfant est en danger sur Internet!»


Changer les habitudes des adolescents est très difficile c’est pour cela qu’on doit absolument commencer dès leur tendre enfance a surveiller et enseigner aux enfants des dangers, des arnaques, auxquels ils peuvent être confrontés
Nuage

 

 

«Même à la maison,votre enfant est en danger sur Internet!»

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«Même à la maison, votre enfant est en danger sur Internet.» C’est la mise en garde lancée aux parents par Cyberaide cette semaine en apprenant qu’à peine un parent sur deux met sa progéniture en garde contre le web.

Les résultats du premier sondage réalisé au Québec sur les habitudes des enfants sur Internet, dévoilés plus tôt cette semaine, a mis en lumière qu’à peine le quart des parents utilisent un logiciel de contrôle parental pour empêcher leurs bambins d’accéder à du matériel osé.

Pourtant 80% d’entre eux s’inquiètent de voir leurs enfants passer autant de temps sur Internet.

60 000 signalements

Les intervenants de Cyrberaide ne sont guère surpris. En neuf ans, ils ont reçu pas moins de 60 000 signalements liés à de la pornographie juvénile ou à du leurre d’enfants.

Le nombre de plaintes a même gonflé à une vitesse folle avec l’arrivée des réseaux sociaux et des textos. Et des «sextos».

«J’ai même le sentiment que les chiffres qui nous sont rapportés ne sont qu’une partie de ce qui se passe. C’est probablement très en dessous du nombre réel», pense René Morin, le porte-parole de Cyberaide.

En prenant connaissance des résultats, il a constaté ce que les intervenants redoutaient: les parents sont absents dans le cyberespace.

«Ça nous inquiète de voir les parents si peu impliqués dans la vie Internet de leurs enfants, soutient René Morin. Internet est un lieu public autant qu’un centre commercial.»

Internet = diffusion massive

«Les médias sociaux, précise-t-il, permettent toutes sortes de diffusion massive d’informations. Ce n’est pas à prendre à la légère. Tout ce qui est diffusé sur Internet risque d’y rester pour l’éternité. Les enfants, eux, vivent dans le moment présent et ne sont pas conscients de cela.»

Il donne en exemple le cas d’adolescents amoureux qui se prennent en «sextos». Il est très fréquent, affirme-t-il, que l’un des deux diffuse ces images après la rupture pour se venger de l’autre. Cyberaide reçoit beaucoup de plaintes de ce genre.

«Ces jeunes participent à leur situation, car ça devient de l’auto-exploitation. Il y a donc de la sensibilisation à faire auprès des enfants. Il faut aussi que les parents instaurent un dialogue avec eux sur leur utilisation d’Internet», insiste M. Morin.

La Fondation Marie-Vincent et Cyberaide ont présenté le 13 décembre les résultats d’un sondage sur les habitudes des enfants sur Internet mené auprès de 1000 parents entre le 22 juin et le 13 juillet 2011.

par Reine Côté

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