Décrite comme la femme "la plus laide du monde", elle inspire un film contre le harcèlement


Ils ont vraiment choisi une la meilleure personne pour s’inspirer d’un film sur le harcèlement, l’intimidation. Cette femme que certains ont dite que c’était la femme la plus laide du monde, a choisi de faire fi et de montrer sa grande valeur en temps que personne. Elle est un bon exemple a suivre pour ceux qui subissent l’intimidation
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Décrite comme la femme « la plus laide du monde », elle inspire un film contre le harcèlement

 

HANDICAP – Inspiré de la vie de Lizzie Velasquez, une américaine de 26 ans atteinte d’un syndrome d’atrophie extrêmement rare, le documentaire « A Brave Heart: The Lizzie Velasquez Story » est présenté de samedi 14 mars au très célèbre South by Southwest (SXSW) festival d’Austin au Texas. Une revanche pour la jeune femme victime de harcèlement durant son adolescence.

C’est l’histoire d’une revanche. Une revanche sur la vie, sur ses détracteurs souvent lointains, mais aussi sur le harcèlement et le cyberharcèlement dont elle a été victime durant son enfance et son adolescence. Qualifiée de femme « la plus laide du monde », dans une vidéo Youtube, qu’elle découvre alors qu’elle a 17 ans et qui la dévaste, Lizzie Velasquez, une américaine de 26 ans atteinte d’un syndrome d’atrophie extrêmement rare – seules deux personnes dans le monde en souffrent – ne s’est pourtant pas laissée démonter.

En effet, ce samedi 14 mars, un documentaire inspiré de son histoire personnelle, A Brave Heart: The Lizzie Velasquez Story, (Un coeur courageux: la vie de Lizzie Velasquez, en français) est présenté au très célèbre South by Southwest (SXSW) festival d’Austin au Texas,rapporte The Independant, après une campagne de levée de fonds par la plateforme Kickstarterqui lui a permis de récolter 215.000 dollars en 2014. L’objectif : lutter contre le harcèlement et le cyberharcèlement, notamment envers toutes les victimes de moquerie et d’insultes. Et il est très attendu.

« Fais-nous une faveur et tire-toi une balle dans la tête »

Car Lizzie Velasquez est une battante. Moquée à l’école, puis dézinguée en ligne à son adolescence, notamment par des commentaires d’une rare violence comme « brûlez-la » ou « fais-nous une faveur et tire-toi une balle dans la tête », la jeune femme a plutôt choisi de mener son propre combat en débutant une campagne contre le harcèlement qui l’a conduit à se faire connaître internationalement lors d’une conférence TED en 2013 vue plus de 7 millions de fois.

« Au lieu de m’abriter derrière mes larmes, j’ai choisi d’être heureuse et de faire en sorte que ce syndrome ne soit pas un problème mais une blessure qui me permette d’avancer et d’inspirer d’autres personnes », avait-elle d’ailleurs confié à cette occasion.

Pour la réalisatrice du film, Sara Hirsch Bordo, « sa façon de triompher sur l’adversité et d’en faire le contraire d’une expérience douloureuse est par ailleurs universelle ».

Aucune date officielle de sortie du film n’est pour l’instant avancée.

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Viol et suicide: Anonymous pourchasse les agresseurs de Rehtaeh Parsons


Anonymous semble réussir ou la police a manqué et auraient pu retrouver deux personnes qui ont assisté au viol et se sont vanté sur Internet. Ce qui est le plus a leur honneur, c’est qu’ils ne cherchent pas à une vengeance publique mais donnent leur information a la police …
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Viol et suicide: Anonymous pourchasse les agresseurs de Rehtaeh Parsons

 

Rehtaeh Parsons... (Photo La Presse Canadienne)

Rehtaeh Parsons

PHOTO LA PRESSE CANADIENNE

Agence France-Presse
Montréal

Les pirates informatiques se réclamant du groupe Anonymous sont intervenus jeudi dans l’affaire du suicide d’une adolescente de la Nouvelle-Écosse, affirmant avoir identifié déjà deux des quatre garçons qui l’auraient violée deux ans plus tôt.

Cependant, Anonymous ne donne pas de noms dans ses déclarations, dont l’une a été publiée sur Twitter, et l’autre lue sur YouTube. Le groupe y affirme être opposé à la justice populaire et demande à la police de faire son travail, avant que d’autres groupes ne rendent publiques l’identité des agresseurs supposés.

Rehtaeh Parsons est morte dimanche dernier à Halifax, en Nouvelle-Écosse, après une agonie de trois jours. D’après ses accusations, elle s’est suicidée en raison des suites d’un viol, et notamment de la circulation sur internet d’une photo, lors d’une soirée arrosée deux ans plus tôt.

Sa mort a causé une grande émotion au pays et une pétition en ligne demandant en substance la réouverture de l’enquête – à l’origine classée sans suite par la police «faute de preuves suffisantes» – a recueilli plus de 70 000 signatures en quelques jours.

«Ce que nous avons appris est affligeant, mais ce n’est pas l’acte même du viol qui nous a choqués. C’est le comportement des adultes», affirme Anonymous sur Twitter, qui s’en prend tant aux enseignants qu’aux policiers et aux magistrats concernés et dit chercher à établir leur identité.

«Cela nous a pris seulement quelques heures pour identifier les garçons ayant attaqué Rehtaeh et ce n’était pas une opération de haute technologie», déclarent les pirates informatiques, dénonçant «l’incompétence» des enquêteurs concernés qui «devraient passer le reste de leur carrière comme gardiens dans un zoo».

Selon eux, les violeurs présumés auraient évoqué leur forfait en public.

La mère de Rehtaeh a demandé mercredi que les gens qui lui avaient adressé des messages annonçant des représailles contre les quatre garçons s’abstiennent de toute violence, laissant la justice suivre son cours.

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Les médias sociaux mis en cause dans le suicide d’une adolescente d’Halifax


Jusque ou va cette liberté d’expression quand une jeune fille se suicide après avoir été violée lors d’une soirée entre adolescents et qu’une photo explicite circule sur les réseaux sociaux ? On a harcelé cette jeune fille en la traitant de pute alors que les gars eux n’ont pas ce genre d’insulte.  De quel droit, des gens peuvent se donner le droit de juger une victime
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Les médias sociaux mis en cause dans le suicide d’une adolescente d’Halifax

 

Rehtaeh Parsons... (Photo La Presse Canadienne)

Rehtaeh Parsons

PHOTO LA PRESSE CANADIENNE

MICHEL VIATTEAU
Agence France-Presse
Montréal

Une nouvelle affaire de suicide d’adolescente, brisée par la parution sur internet d’une photo de ce qu’elle avait vécu comme un viol lors d’une soirée arrosée, met en émoi le Canada, choqué par ce nouveau cas de cyber-intimidation.

La photo de Rehtaeh Parsons, belle jeune fille rousse à lunettes, morte dimanche dernier à Halifax, sur la côte atlantique, après avoir cherché à se suicider trois jours plus tôt, ne quitte plus les écrans des téléviseurs, ni les sites web canadiens.

Selon sa mère, sa mort est la conséquence d’un viol collectif, dont l’adolescente avait été victime en 2011, à l’âge de 15 ans, alors qu’elle était en état d’ébriété complète, voire inconsciente, lors d’une soirée. L’un des quatre garçons qui y ont participé a pris une photo qui a commencé à circuler parmi les élèves quelques jours plus tard. La cyber-intimidation a suivi, tandis qu’à l’école certains jeunes la traitaient de «pute».

Rapidement, elle a fini par tout dire à sa mère. Mais l’enquête policière, qui a duré près d’un an, n’a pas permis de réunir des preuves suffisantes pour inculper les responsables: il n’y avait que sa parole contre celles de ses agresseurs, a confirmé un porte-parole de la police à la suite de la mort de la jeune fille.

Selon sa famille, on lui a déclaré que la prise d’images de ce que Rehtaeh avait subi n’était pas en soi un délit.

Les Parsons ont déménagé, mais sans aller très loin et le calvaire de la jeune fille s’est poursuivi.

«On ne la laissait jamais tranquille», a dit sa mère citée par la chaîne publique CBC. «Ses amis étaient contre elle, des garçons inconnus lui envoyaient des textos et des messages sur Facebook pour lui demander de coucher avec eux… puisqu’elle l’avait fait avec leurs copains. Cela ne s’arrêtait jamais», a dit Mme Parsons.

Cri de détresse

Elle a fait une tentative de suicide jeudi dernier. Elle a été maintenue artificiellement en vie jusqu’à dimanche.

Sa mère a créé une page Facebook pour raconter le drame de sa fille.

Une pétition demandant que la décision de clore l’enquête sur le viol présumé soit examinée à nouveau a recueilli plus de 2.000 signatures en ligne, tandis que le ministre provincial de la Justice, Ross Landry, exprimant sa «tristesse», a indiqué qu’il chercherait à revoir le comportement des instances judiciaires impliquées dans l’affaire.

Celle-ci a rappelé aux Canadiens le suicide très médiatisé d’Amanda Todd, survenu en octobre dernier dans l’ouest du pays, à l’âge de 15 ans.

Trois ans plus tôt, manquant d’amis, la jeune fille en avait cherché sur des sites de discussion. Un prédateur l’avait incitée à lui montrer sa poitrine via une webcam, puis, ne pouvant obtenir davantage, avait affiché sa photo sur internet. Cible aussi de messages d’intimidation sur Facebook, venant apparemment de ses camarades d’école, c’est sur internet qu’elle avait lancé son dernier cri de détresse, en affichant une série de cartons décrivant en quelques mots son calvaire.

Sa mère, Carol Todd, a envoyé un message de soutien à la mère de Rehtaeh Parsons.

L’opinion publique, la police et la justice au Canada deviennent de plus en plus conscientes de la puissance que les médias sociaux offrent à toute personne voulant diffuser un message, y compris sans en mesurer la portée.

Chaque cas relance le débat sur la liberté d’expression qui risque d’entrer en conflit avec la loi destinée à protéger la vie privée et empêcher le harcèlement.

Le dernier en date est celui d’une jeune Montréalaise, arrêtée et inculpée de «harcèlement criminel» pour avoir publié sur internet la photo d’un graffiti représentant un porte-parole de la police avec une blessure saignante au milieu du front.

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Les seins d’Amanda Todd


Oui l’intimidation a toujours existé … nombre d’entre nous ont subit de l’intimidation quand ils étaient plus jeune .. mais cela ne nous suivais pas jusqu’à la maison, un lieu protégé .. mais a l’ère d’Internet .. ca rentre par tous les fils, les Wifi .. .. Cette jeune fille n’aurais pas du montré ses seins a un inconnu ,, mais quel risque hein !!! L’Internet a cette facilité de passer incognito … pour faire des désastres émotivement mortelle
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Les seins d’Amanda Todd

 

Amanda Todd... (Photo La Presse Canadienne)

Amanda Todd

PHOTO LA PRESSE CANADIENNE

PATRICK LAGACÉ
La Presse

Elle s’appelait Amanda Todd et elle avait 15 ans quand elle s’est suicidée, il y a une semaine, à Port Coquitlam, en Colombie-Britannique. À une autre époque, en 1982 par exemple, vous n’auriez jamais entendu parler d’Amanda Todd.

Vous n’en auriez jamais entendu parler ici, en tout cas. En Colombie-Britannique? Peut-être. Peut-être pas.

Mais l’époque est numérique et Amanda a raconté son histoire sur YouTube avant de mourir. Depuis, l’histoire d’Amanda ne fait pas seulement le tour du pays, elle fait le tour du monde.

C’était donc le 7 septembre dernier et Amanda, petite brune toute menue, a raconté son histoire sur YouTube. Sans dire un seul mot: Amanda a écrit son histoire sur des petits cartons blancs, qu’elle a fait défiler une phrase à la fois.

Un jour, quand elle était en 7e année – elle avait donc 13 ans -, Amanda s’est dénudée devant une webcam, sur le web. Elle a montré ses seins à l’étranger qui la complimentait sur sa beauté. Bien sûr, elle n’aurait jamais dû faire ça. Cette seconde de bêtise lui a valu une éternité de tourments. Mais que celui qui n’a jamais fait de connerie à 13 ans lance la première souris d’ordinateur.

Un an plus tard, c’est Hiroshima qui a explosé dans le compte Facebook d’Amanda: un internaute anonyme lui a annoncé être en possession de cette photo d’elle. De cette photo d’elle nue.

«Il en a fait une page Facebook, pouvait-on lire sur un des carrés blancs. Et sa photo de profil, c’était mes seins.»

La photo s’est évidemment mise à circuler dans le petit milieu d’Amanda. Les ados peuvent être cruels et ils l’ont été, au cube. De changements d’école en crises d’anxiété, rien à faire: pour son petit univers, elle était la «pornstar», la salope.

«Je ne peux pas reprendre cette photo», écrit ensuite Amanda, avant de raconter les quolibets, la dope pour oublier, les 15 jeunes qui se sont présentés à son école pour la terroriser, les taloches…

La vidéo prend fin sur l’image du bras d’Amanda, sur lequel perlent des gouttes de sang. Derrière, un couteau.

Un mois plus tard, Amanda était morte.

Le drame d’Amanda Todd est un drame du XXIe siècle. En 1982, les petites filles n’acceptaient pas de se faire photographier les seins nus devant une webcam: il n’y avait pas de webcam. Il n’y avait même pas de web! Il n’y avait pas Facebook pour disséminer la putain de photo de toi, les seins à l’air.

Et au moins, une fois dans ta chambre, au sous-sol, t’avais la paix. Un peu. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de suicides. Il y en avait. En fait, il y en avait même plus qu’aujourd’hui, chez les ados: le suicide chez les jeunes Canadiens, en hausse constante dans les années 70 et 80, a commencé à baisser dans les années 90.

Je ne suis pas en train de dire que la technologie est mauvaise. Je suis dans le camp de ceux qui répètent ce mantra chaque fois que la vie virtuelle de quelqu’un a des conséquences dans sa vie réelle: «La technologie est neutre.» Ce mantra a un proche cousin: «C’est ce qu’on fait avec la techno qui la rend bonne ou mauvaise.»

Tenez, les tortionnaires d’Amanda ont sûrement laissé des traces numériques de leurs forfaits. Cela aidera sûrement la Gendarmerie royale du Canada dans son enquête. Et Anonymous, cette nébuleuse de justiciers virtuels, prétend même avoir retracé celui qui a poussé Amanda à se dénuder: son nom et son adresse ont été publiés. L’homme de 30 ans est désormais victime de… cyber- intimidation. C’est la même technologie qui permet tout ça.

Je ne sais pas si la technologie est neutre, au fond. Mais je lis et je relis les mots d’Amanda et j’ai le vertige quand je pense à un truc…

Maudit que ça a l’air dur d’être jeune, de nos jours.

Oui, l’intimidation a toujours existé, même avant qu’on ne lui trouve un nom et qu’on la dénonce par des campagnes de sensibilisation. Mais il y a quelque chose de tout à fait cinglé dans la facilité avec laquelle on peut, de nos jours, harceler et intimider autrui. La technologie a beau être neutre, cette putain de photo d’Amanda n’avait rien de neutre quand c’était le gourdin qu’on utilisait pour la terroriser. Tout cela, bien protégé par l’immunité que procure l’anonymat numérique.

Maudit que ça a l’air dur d’être jeune, de nos jours. Pensez à ces mots terribles écrits par Amanda dans sa vidéo sur YouTube…

«Et sa photo de profil, c’était mes seins.»

Dans cette toute petite phrase, il y a toute la perversité de notre époque qui mêle réel et virtuel. Une perversité d’un calibre jamais vu jusqu’ici.

 

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