Ces bulles se sont formées il y a 1,6 milliard d’années !


Des bulles, pas des bulles de savon, ni quelques boissons pétillantes, plutôt des bulles fossilisées qui témoigne le début des cyanobactéries qui ont permit après plus d’1 milliard d’années à transformer la Terre accueillante pour que la faune et la flore puisse prospérer sur terre grâce à l’oxygène. Vous imaginez comment l’homme détruit en peu de temps l’environnement, alors que pour réussir a y vivre, cela a pris des millions, des milliards d’années pour arriver a pouvoir respirer sur notre planète bleue 
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Ces bulles se sont formées il y a 1,6 milliard d’années !

Bulles des cyanobatéries

Bulles fossilisées et tissus cyanobactériens provenant de tapis microbiens phosphatés âgés d’1,6 milliard d’années.

STEFAN BENGTSON

Par Joël Ignasse

Ces bulles fossilisées témoignent de l’activité des cyanobactéries qui ont transformé la Terre en produisant de l’oxygène. 

Il y a 1,6 milliard d’années, la vie florissait déjà sur Terre (et depuis presque deux milliards d’années) et la planète était peuplée de microorganismes divers dont des cyanobactéries, encore appelées algues photosynthétiques. Ces microbes ont joué un rôle capital pour l’évolution de la vie : ce sont eux qui sont à l’origine de l’enrichissement de l’atmosphère en oxygène et qui ont ainsi rendu l’air respirable pour les plantes et les animaux modernes.

Bulles témoins

Ce bulles fossilisées témoignent de l’activité des cyanobactéries et de leur capacité à produire des gaz dont de l’oxygène. Elles proviennent de roches phosphatées du Supergroupe Vindhyan, au centre de l’Inde et ont été analysées par Therese Sallstedt et ses collègues de l’Université du Sud du Danemark, du Muséum d’histoire naturelle de Suède et de l’Université de Stockholm. A l’époque s’étalait dans cette zone une mer peu profonde dont les fonds étaient tapissés d’un lit de matière microbienne constitué de microbes actifs et de déchets organiques. Lorsqu’elles ont été produites par des colonies de cyanobactéries, les bulles ont été piégées dans le tapis microbien et figées ainsi au fil du temps au lieu de remonter à la surface. La description de ce fossile original fait l’objet d’une publication dans la revue Gebiology.

Les bulles vues au microscope électronique. Crédit: Stefan Bengtson.

L’enrichissement de la terre en oxygène a commencé lorsque les premières cyanobactéries ont utilisé la photosynthèse pour avoir de l’énergie, il y a environ 2,7 milliards d’années. Dans ce processus, ces bactéries transforment le carbone et l’eau en carbone organique et en oxygène libre, ce dernier se combinant presque instantanément avec de l’hydrogène et du carbone pour former d’autres composés. Ce qui explique que l’oxygène libre ne se soit pas accumulé facilement dans l’atmosphère. En fait, il faudra attendre près de 300 millions d’années pour que ces sources d’oxygène soient suffisamment nombreuses et compensent cette consommation immédiate en enrichissant l’atmosphère qui, dans le même temps, s’allègent en méthane (détruit par les rayons ultraviolets du Soleil).

https://www.sciencesetavenir.fr/

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Semblable à Mars, le désert d’Atacama fascine les scientifiques


Il y a t’il de la vie sur Mars dans le passé, présent et futur ? Il semble qu’étudier un désert particulièrement aride au Chili pourrait aider à trouver des réponses sur les origines de la vie et pourrait aider aussi à chercher des vies anciennes sur Mars
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Semblable à Mars, le désert d’Atacama fascine les scientifiques

 

La biologiste Cristina Dorador, de l'Université du Chili,... (AFP)

La biologiste Cristina Dorador, de l’Université du Chili, à l’oeuvre dans le désert d’Atacama.

 

PAULINA ABRAMOVICH
Agence France-Presse
STATION DE YUNGAY

Des cailloux, du sable, une sécheresse extrême : le désert d’Atacama, au Chili, est l’un des endroits sur Terre le plus similaire à Mars, de quoi captiver les scientifiques qui cherchent de possibles preuves de vie sur la planète rouge.

Dans ce vaste désert de 105 000 km2, les températures peuvent varier de 40 degrés entre le jour et la nuit, pour un taux d’humidité de seulement 2 à 3 %, ce qui en fait le lieu le plus aride au monde.

Des conditions extrêmes qui n’ont pas empêché des micro-organismes (bactéries, cyanobactéries…) de se développer et de survivre pratiquement sans eau, sous une radiation solaire extrême et malgré la quasi-absence de nutriments.

Leur résistance intrigue les spécialistes, qui sont nombreux à venir les étudier.

Objectif :

« Arriver à comprendre comment ces micro-organismes vivent, obtiennent de l’humidité et s’adaptent à ces conditions », explique à l’AFP la biologiste Cristina Dorador, de l’Université du Chili, en cassant de petits fragments de sel qu’elle vient de prélever, sous un soleil de plomb et un vent impitoyable.

Les scientifiques estiment que si la vie peut exister sur Terre dans de telles conditions, alors c’est peut-être aussi le cas sur la planète rouge. Et de manière « probablement très similaire » à celle d’Atacama, indique Mme Dorador.

Dans un laboratoire mobile, elle analyse les échantillons qu’elle a collectés dans le désert chilien.

« Un bon endroit pour s’entraîner »

Mars, l’une des planètes du système solaire les plus proches de la Terre, est aussi celle qui concentre depuis des décennies l’attention des scientifiques. Un robot de la Nasa, le rover Curiosity, y cherche depuis quatre ans des traces de vie.

Les images de la superficie de la planète qu’il envoie à la Terre sont très ressemblantes à celles du désert d’Atacama : d’immenses surfaces planes parsemées de formations rocheuses aux tons gris.

Un autre robot de la Nasa est lui à l’oeuvre depuis 2016 au Chili : Krex-2 y a réalisé en février sa deuxième saison de tests dans les environs de Yungay, perforant le sol désertique.

Dans le cadre de ce projet de l’agence spatiale américaine prévu pour durer jusqu’à début 2019, 35 chercheurs du Chili, de France, des États-Unis et d’Espagne mènent des tests grandeur nature en plein désert d’Atacama.

« Des conditions d’extrême sécheresse ont perduré dans le désert d’Atacama pendant au moins 10 à 15 millions d’années, peut-être même beaucoup plus. Si l’on ajoute à cela les radiations d’ultra-violets du soleil, intenses et sur une longue période, cela veut dire que le peu de vie existant à Atacama est sous la forme de microbes vivant sous ou dans les roches », expliquait récemment la Nasa dans un communiqué.

« De la même manière, si la vie existe ou a existé un jour sur Mars, la sécheresse de la superficie de la planète et l’exposition à une intense radiation l’ont probablement enfouie sous terre, donc Atacama est un bon endroit pour s’entraîner à chercher de la vie sur Mars », ajoutait-elle.

Des missions habitées ?

Si la planète rouge intéresse autant les scientifiques, c’est aussi parce qu’« étudier Mars, c’est peut-être comprendre comment la vie est née sur Terre », explique l’astronome français Christian Nitschelm, professeur à l’université chilienne d’Antofagasta.

À la différence de notre planète, Mars semble figée dans le temps, bloquée à une autre époque du système solaire. Ce qui signifie que d’éventuelles découvertes de signes de vie fossile sur Mars pourraient donner des indices sur l’origine de la Terre.

Récemment, on y a détecté des traces d’eau et de faibles émissions de gaz méthane, autant d’indices et d’espoirs d’une possible forme de vie, même si cette dernière n’a pas encore été décelée formellement.

Le professeur Nitschelm est catégorique : « S’il n’y a pas de vie sur Mars, c’est sûr qu’il n’y en a pas ailleurs » dans le système solaire, où toutes les autres planètes ont des conditions de températures ou de radiations solaires bien pires.

Depuis l’envoi en 1960 d’une première sonde par l’Union soviétique, de nombreuses expéditions ont été organisées vers la planète rouge, jusqu’alors sans succès en ce qui concerne la recherche de preuves irréfutables de vie.

Mais cela n’entame pas l’intérêt pour Mars : la Nasa a annoncé pour 2018 l’envoi d’un nouveau robot, InSight, et en 2020 une mission russo-européenne prévoit d’y faire voyager le sien, pour perforer le sol de cette planète.

Le président américain Donald Trump a lui signé le 21 mars une loi définissant l’objectif central de la Nasa sur les décennies à venir : les missions habitées vers l’espace lointain, notamment « vers Mars au cours de la décennie 2030 ».

Les experts sont cependant unanimes : pour atteindre la planète rouge, qui se trouve à une distance de 225 millions de kilomètres de la Terre, et y vivre, il faudrait une véritable prouesse technique… et un budget colossal.

http://www.lapresse.ca/

Chiens et baignades… en « eaux troubles »


Peu importe le pays que nous sommes, il est important de s’informer de la qualité de l’eau pour les baignades autant pour l’homme que pour l’animal. Pour les chiens il faut savoir quelques consignes pour qu’une activité dans une piscine, au lac ou a la mer ne soit pas tournée au drame
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Chiens et baignades… en « eaux troubles »

 

Pour éviter la noyade, il existe sur le marché des gilets de sauvetage adaptés aux chiens qui peuvent permettre d'éviter une noyade.
Pour éviter la noyade, il existe sur le marché des gilets de sauvetage adaptés aux chiens qui peuvent permettre d’éviter une noyade.

 

Noyade, intoxications, irritations… la baignade n’est pas sans danger pour les chiens. Quelques précautions sont à prendre pour profiter en été des joies de l’eau avec son compagnon.

Tous les chiens n’aiment pas l’eau. Même parmi les races réputées pour être des «accrocs» de la baignade! Il existe des Terre-Neuve ou encore des golden retrievers, dont les pattes sont palmées, qui n’apprécient pas de faire trempette… des exceptions à la règle!

Le bon sens veut donc qu’il ne faut pas forcer un chien à aller à l’eau tant qu’il fait preuve de réticence, sous peine de le traumatiser par la suite.

Tous les chiens ne nagent pas non plus aussi facilement les uns que les autres. Même si on remarque, notamment chez les chiots en général, un réflexe quasi inné à «battre» des pattes dès qu’ils sont dans l’eau.

Aux beaux jours, il est toujours agréable pour les maîtres de partager les plaisirs de l’eau avec leur compagnon. Certaines précautions sont à prendre.

Le danger des piscines

Les piscines peuvent représenter un véritable danger pour les chiens. Bien que celles-ci doivent être sécurisées, de nombreux accidents sont malheureusement à déplorer chaque année.

Incapable de s’extraire de l’eau, le chien s’épuise avant de couler. Sorti in extremis, son état peut exiger une consultation vétérinaire en urgence. Des gestes de premiers secours peuvent être apportés. Mais sans formation initiale, c’est souvent la panique des maîtres qui l’emporte. Pratiquer une aide à la respiration chez un chien est une «technique» qui s’apprend. Mais force est de reconnaître qu’elle peut s’avérer difficile à pratiquer lorsque l’on n’en a pas de connaissance.

Pour éviter la noyade, il existe sur le marché des gilets de sauvetage adaptés aux chiens qui peuvent permettre d’éviter une noyade. Ce type d’accessoire pourra être utilisé également si l’on pratique la voile avec son chien, par exemple.

Les «méfaits» de l’eau

Il n’est pas facile d’interdire à son chien de ne pas ingurgiter (volontairement ou non) de l’eau de mer. Celle-ci peut être à l’origine de troubles gastriques (vomissements, diarrhée…) – eux-mêmes responsables d’une déshydratation – ou encore d’une augmentation de taux de sodium dans le sang (hypernatremie). Cette dernière impose une consultation vétérinaire en urgence, qui sera prise également en charge et remboursée chez les maîtres ayant souscrit uneassurance santé animale pour leur chien.

Un bon rinçage au retour

Enfin, après la baignade en eau de mer, un bon rinçage à l’eau clair afin d’éliminer sel et sable est conseillé – cela permet d’éviter entre autres les irritations cutanées – ainsi qu’un bon séchage et ce même lorsqu’il fait chaud.

En eau douce (rivière, lacs, étangs…), le rinçage est aussi de mise. Notamment en cas de présence de cyanobactéries pouvant proliférer en surface de l’eau. Elles produisent des toxines à l’origine de troubles nécessitant là aussi une consultation vétérinaire en urgence.

En 2011, deux chiens ont été mortellement intoxiqués après une baignade dans une rivière du Tarn. La préfecture de la Lozère avait alors diffusé des messages de prudence, parmi lesquels: ne pas laisser boire les animaux dans les eaux stagnantes ; et éviter de les laisser jouer avec des galets ou des bâtons immergés.

Une signalétique rappelant ces consignes de précaution ont été installée sur les bords du Tarn, dans les 16 communes lozériennes riveraines.

Le ministère chargé de la santé publie pour sa part en temps réel sur un site Internet dédié la qualité de l’eau en France. Un bon moyen, pour tous, de se baigner sans risque.

http://www.lefigaro.fr

La pollution lumineuse entraine les cyanobacteries


La pollution nocturne ne nous empêchent pas seulement de voir le ciel sous les étoiles mais aussi agit sur l’environnement beaucoup plus que l’on pense. Cela a un impact autant chez les animaux que la végétation
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La pollution lumineuse entraîne les cyanobactéries

 

Isabelle Pion
La Tribune

(SHERBROOKE) La pollution lumineuse a un impact sur les cyanobactéries, montre une étude menée par une étudiante à la maîtrise de l’Université de Sherbrooke, Carina Poulin.

L’objectif était de démontrer si la pollution lumineuse pouvait influencer l’écophysiologie d’une cyanobactérie. La recherche a notamment permis de montrer que la pollution lumineuse a un impact sur une des protéines d’une cyanobactérie qui joue un rôle sur la photosynthèse.

Selon Carina Poulin, l’étude présente pour la première fois l’effet de la pollution lumineuse sur les cyanobactéries d’eau douce.

La pollution lumineuse est causée par l’éclairage artificiel. Dans sa recherche, l’étudiante à la maîtrise explique que les cyanobactéries sont des « organismes photosynthétiques » et qu’elles ont besoin de lumière comme source d’énergie.

L’idée de cette étude avait d’abord été lancée par la professeure Marie-Hélène Laprise, du Cégep de Sherbrooke.

Une étude américaine a déjà révélé que l’intensité lumineuse affecterait le comportement de poissons et d’invertébrés aquatiques sur une profondeur de trois mètres. Carina Poulin a mené cette étude sous la direction du professeur Yannick Huot de l’UdeS et de la codirectrice Marie-Hélène Laprise, du Cégep de Sherbrooke.

Pour réaliser cette étude, la scientifique a mené des observations en laboratoire, en reproduisant l’éclairage que l’on retrouve à la surface de l’eau et en se plaçant dans les conditions environnementales les plus propices à l’observation du phénomène.

Les observations ont été effectuées avec des lampes au sodium haute pression.

La jeune femme s’intéresse à la pollution lumineuse depuis ses études au Cégep de Sherbrooke, où cette problématique a fait l’objet de plusieurs études.

Des études ont déjà confirmé les impacts de la pollution lumineuse sur les pertes énergétiques, le comportement des animaux et sur le sommeil.

La pollution lumineuse est omniprésente dans plusieurs pays du globe, et le Québec n’échappe pas à cette problématique.

Des données qui feront bouger les choses?

Ce n’est sans doute pas demain la veille que ces données serviront à réglementer.

 » C’est sûr que c’est intéressant de savoir que ç’a un impact et qu’il faut faire attention… « 

Rappelons que récemment, la Ville de Sherbrooke a décidé de mettre un frein aux enseignes électroniques multicolores en adoptant un moratoire dans l’espoir de réduire la pollution lumineuse causée par l’éclairage aux diodes électroluminescentes (DEL).

Même si des mesures ont été mises en place par la Ville de Sherbrooke pour protéger le ciel étoilé il y a cinq ans, l’ASTROLab de l’Observatoire du Mont-Mégantic constate que la pollution lumineuse a augmenté au cours des dernières années à Sherbrooke et dans les municipalités environnantes.

http://www.lapresse.ca