Insectes et reptiles sur Mars?


Un communiqué provenant d’une université et d’un organisme crédible, sauf qu’il n’aurait pas passé par le comité de révision. Quoiqu’il en soit, moi aussi je doute que les images des rovers ayant arpenté Mars présente des insectes et des reptiles. Cela ne fait pas la première fois, que des personnes croit voir des choses sur la planète rouge, il y a eu entre autres, une pyramide, un masque, etc.. Ce qu’on appelle la paréidolie.
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Insectes et reptiles sur Mars?

Les photos sont embrouillées et les formes indistinctes, mais l’affirmation est spectaculaire : des insectes et même des reptiles arpenteraient actuellement le sol de Mars.

PHILIPPE MERCURE
LA PRESSE

Invraisemblable ? C’est aussi l’avis unanime des scientifiques consultés par La Presse.

L’affaire pourrait être loufoque si la nouvelle n’avait pas été diffusée par une université américaine et relayée par une plateforme gérée par l’American Association for the Advancement of Science (AAAS), un organisme hautement crédible qui publie notamment la prestigieuse revue Science. Elle a aussi été reprise par de nombreux médias, dont la chaîne américaine Fox News.

« Quelqu’un l’a échappé quelque part ! » observe Robert Lamontagne, coordonnateur du Centre de recherche en astrophysique du Québec.

Mardi, un communiqué de presse provenant de l’Université de l’Ohio a été envoyé à des journalistes du monde entier par la plateforme EurekAlert !, qui sélectionne chaque jour des nouvelles scientifiques d’intérêt. Le communiqué décrit les travaux du professeur émérite William Romoser, spécialiste des insectes. L’entomologiste a examiné des photos prises par les rovers de la NASA envoyés sur Mars, notamment Curiosity. Selon lui, un grand nombre de ces photos montrent non seulement des fossiles d’insectes et de « créatures apparentées aux reptiles », mais même des animaux vivants.

IMAGE FOURNIE PAR WILLIAM ROMOSER

L’une des photos montrant des insectes, selon William Romoser

« Il y a eu et il y a encore de la vie sur Mars », affirme dans le communiqué le scientifique, qui dit se baser sur la symétrie des structures pour affirmer qu’elles représentent des êtres vivants. Le communiqué est accompagné de nombreuses photos floues où l’on voit, selon l’entomologiste, des insectes et des reptiles. Notons que ces prétentions n’ont jamais été publiées dans une revue scientifique avec comité de révision par les pairs. Selon le communiqué, elles ont plutôt été présentées mardi au congrès de l’Entomological Society of America.

Les experts sceptiques

L’astrophysicien Robert Lamontagne s’avoue perplexe.

« Comme le disait Carl Sagan [astronome américain aujourd’hui décédé] : à une affirmation extraordinaire, il faut des preuves extraordinaires. Une photo floue de ce qu’on pense être un insecte, ce n’est nettement pas suffisant », dit-il.

Absence d’eau liquide, écarts de température de 100 degrés Celsius entre le jour et la nuit, atmosphère trop ténue pour protéger les êtres vivants des rayons ultraviolets : Robert Lamontagne voit une multitude de raisons pour lesquelles des insectes et des reptiles ne pourraient vivre sur Mars.

Je n’enlève aucune compétence en entomologie à ce type, il s’y connaît sans doute nettement mieux que moi, mais il n’a aucune idée des conditions qui règnent sur Mars. Quelle est la source de nourriture de ces insectes, par exemple ? Il n’y a pas de plantes sur Mars, il n’y a rien de tout ça ! L’astrophysicien Robert Lamontagne

Richard Léveillé, professeur auxiliaire en sciences planétaires à l’Université McGill, dénonce aussi « une approche scientifique qui n’est pas rigoureuse ». « Je ne vois aucun intérêt là-dedans, tranche-t-il. Parmi toutes les données de la mission Curiosity – des milliers d’images variées, des spectres multiples de plusieurs instruments, etc. –, rien n’indique des traces de vie, surtout pas des fossiles d’insectes, et encore moins des insectes ou des reptiles vivants ! »

« Jusqu’à présent, les données scientifiques ne permettent pas de conclure à l’existence de formes de vie, même simples, à la surface de Mars. À ce stade, la communauté scientifique tente plutôt d’établir l’existence de conditions ayant pu ou pouvant encore être favorables à la vie, et de déterminer si, par le passé, des formes de vie microbiennes auraient pu exister », explique quant à lui Martin Bergeron, gestionnaire de missions d’exploration planétaire et d’astronomie à l’Agence spatiale canadienne.

« Ces photos ne montrent rien qui ne puisse s’expliquer par des processus géologiques et atmosphériques se déroulant actuellement sur Mars », confirme Gordon Osinski, directeur de l’Institut sur la Terre et l’exploration spatiale à l’Université Western, en Ontario.

Jan Cami, directeur associé du même institut, évoque un phénomène appelé paréidolie, qui fait que le cerveau humain reconnaît des formes connues dans des motifs aléatoires.

« Considérant le nombre de roches de différentes tailles et de différentes formes trouvées sur Mars, les chances qu’on y voie des formes familières sont assez élevées. Quand on repère une forme de lapin parmi les nuages, on ne regarde pas un lapin, mais un nuage en forme de lapin. De la même façon, il est presque certain que nous ne voyons pas ici des insectes et des reptiles, mais des formations rocheuses qui ont une vague ressemblance avec des formes biologiques que nous connaissons ici sur Terre », dit-il.

Jennifer Holshue, directrice adjointe aux opérations éditoriales à la plateforme EurekAlert !, explique que le communiqué a été accepté parce que la recherche avait été présentée au congrès de l’Entomological Society of America.

« À cause de cela, il semblait correspondre à nos lignes directrices d’inclusion dans la catégorie des nouvelles sur la recherche », a-t-elle indiqué par courriel, précisant que l’acceptation d’un communiqué ne signifie pas que son contenu est approuvé par EurekAlert ! ou par l’American Association for the Advancement of Science.

Mme Holshue a toutefois affirmé qu’elle contacterait l’Université de l’Ohio pour obtenir « plus de contexte ». Cette dernière n’a pas répondu à nos demandes.

https://www.lapresse.ca/

La Nasa a été piratée par un Raspberry Pi, le plus petit ordinateur du monde


Pour 35 dollars, on peut acheter un mini-ordinateur Raspberry Pi. Il faut croire qu’un bon hacker peut réussir à pirater la NASA. Cela doit être un peu humiliant quand même avec tout les cerveaux qui y travaillent se faire avoir de la sorte.
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La Nasa a été piratée par un Raspberry Pi, le plus petit ordinateur du monde


Le célèbre Jet Propulsion Laboratory de la Nasa situé en Californie a été victime d’une intrusion informatique à l’aide d’un mini-ordinateur Raspberry Pi. Environ 500 Go de données ont été volés.

Un hacker a infiltré le réseau informatique d’un centre de la Nasa l’an dernier, forçant l’agence spatiale américaine à déconnecter temporairement des systèmes de contrôle des vols spatiaux du centre affecté.

L’attaque a commencé en avril 2018 et s’est poursuivie pendant près d’un an dans les réseaux du mythique Jet Propulsion Laboratory (JPL) à Pasadena en Californie, a révélé l’inspecteur général de la Nasa dans un rapport publié le 18 juin.

L’assaillant a utilisé pour son méfait un mini-ordinateur coûtant 35 dollars et baptisé Raspberry Pi, de la taille d’une carte de crédit et qui se branche sur les télévisions. Il est surtout utilisé par des enfants des pays en développement pour apprendre à coder. Le Raspberry Pi en question s’était connecté sans autorisation au système du JPL.

Selfie du rover Curiosity en mai 2019. © Nasa, JPL-Caltech

Selfie du rover Curiosity en mai 2019. © Nasa, JPL-Caltech

Des données du rover Curiosity

Environ 500 mégaoctets de données ont été dérobés. Le vol inclut deux fichiers confidentiels dont un contenant des données scientifiques obtenues par le rover Curiosity qui se trouve sur Mars. Un autre concernait des données couvertes par la loi de contrôle à l’export de technologies pouvant être utilisées militairement.

« De façon plus importante, l’assaillant a réussi à s’introduire dans deux des trois réseaux principaux du JPL », révèle le rapport.

Cette faille a fait craindre à la Nasa que le hacker puisse passer du centre de Californie à d’autres centres ailleurs dans le pays, notamment le centre spatial Johnson à Houston, où se trouve la salle de contrôle pour la Station spatiale internationale et les vols habités américains. Finalement, « Houston » s’est déconnecté du portail du JPL afin d’éviter toute contamination. En mars, le centre ne s’était toujours pas pleinement reconnecté.

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Curiosity observe deux éclipses de Soleil sur Mars


Sur Mars, le rover Curiosity continue d’envoyer des informations sur ses recherches sur Mars. Il a pu envoyer ce qu’on peut voir sur Mars lors d’éclipses solaires.
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Curiosity observe deux éclipses de Soleil sur Mars

 

 

Floriane BOYER,

Deimos passant devant le Soleil le 17 mars 2019, vue par la Mastcam de Curiosity. L’éclipse a duré plusieurs minutes. La séquence a été accélérée 10 fois. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

La fin du mois de mars a été riche en émotions pour notre rover martien préféré, Curiosity, qui a assisté à pas moins de deux éclipses de Soleil… et demi !

Les deux lunes de Mars, Deimos et Phobos, ont en effet joué les trouble-fêtes. La première est passée devant notre étoile à Sol 2350, soit le 17 mars. C’est la plus petite des deux et elle apparaît si minuscule qu’il faudrait plutôt parler de transit que d’éclipse, indique la Nasa dans un communiqué.

Neuf jours plus tard, à Sol 2359, soit le 26 mars, c’est au tour de Phobos de s’aventurer devant le Soleil. On peut parler cette fois d’éclipse annulaire, car cette lune, quoique que plus grosse que Deimos, ne parvient pas à occulter complètement le disque solaire.

Phobos passant devant le Soleil le 26 mars 2019, vue par la Mastcam de Curiosity. L'éclipse a duré 35 secondes. La séquence a été accélérée 10 fois. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

Phobos passant devant le Soleil le 26 mars 2019, vue par la Mastcam de Curiosity. L’éclipse a duré 35 secondes. La séquence a été accélérée 10 fois. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

Ces deux éclipses ont été capturées par la caméra Mastcam de Curiosity. Observer un grand nombre d’éclipses solaires permettra de mesurer avec davantage de précision l’orbite des lunes martiennes.

À Sol 2358, soit le 25 mars, un autre instrument de Curiosity, en l’occurrence sa paire de caméras Navigation Cameras (Navcams), a enregistré une « éclipse » un peu particulière puisqu’elle est survenue après le coucher du Soleil. En passant entre Mars et le Soleil alors que celui-ci avait déjà disparu sous l’horizon, la lune Phobos a fait brièvement baisser la lumière du Soleil couchant.

Phobos est passée devant le Soleil le 25 mars 2019, alors que celui-ci était déjà descendu sous l'horizon, assombrissant ainsi le ciel encore éclairé par les rayons du Soleil couchant. Les images ont été capturées par les caméras Navcams de Curiosity. Elles ont été accélérées 4 fois et le contraste a été augmenté. © Nasa/JPL-Caltech

Phobos est passée devant le Soleil le 25 mars 2019, alors que celui-ci était déjà descendu sous l’horizon, assombrissant ainsi le ciel encore éclairé par les rayons du Soleil couchant. Les images ont été capturées par les caméras Navcams de Curiosity. Elles ont été accélérées 4 fois et le contraste a été augmenté. © Nasa/JPL-Caltech

Un coucher de Soleil observé par la Mastcam de Curiosity à Sol 956, soit le 15 avril 2015. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

Un coucher de Soleil observé par la Mastcam de Curiosity à Sol 956, soit le 15 avril 2015. © Nasa/JPL-Caltech/MSSS

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La Nasa découvre un objet intrigant sur Mars


    Alors qu’on parle beaucoup de la sonde InSight, Curiosity est toujours en fonction sur la planète Mars. Ce dernier a trouvé quelque chose d’incongrue. D’après la NASA, cela pourrait être un caillou venu de l’espace ..ce qui serait en tout cas, le plus plausible.
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    La Nasa découvre un objet intrigant sur Mars

    Un objet inconnu « particulièrement brillant » a été repéré sur l’une des images prises récemment par Curiosity, indique la Nasa qui a décidé de renvoyer son rover étudier la pierre baptisée « Little Colonsay. » © AP, Nasa.

    Le rover Curiosity a découvert sur la planète rouge un objet particulièrement brillant qui intrigue les scientifiques de la Nasa. Est-ce une météorite, un morceau de métal natif,  ou autre chose? La Nasa a en tout cas décidé de renvoyer son robot mener des analyses chimiques de l’objet non identifié.

    On aurait tendance à l’oublier mais la sonde InSight n’est pas toute seule sur Mars. Son grand frère, le rover Curiosity, a élu domicile sur la planète rouge en 2012 et a déjà parcouru près d’une vingtaine de kilomètres dans la zone du cratère Gale. Les deux robots de la Nasa se trouvent à environ 600 kilomètres de distance l’un de l’autre.

    Y a-t-il eu de la vie sur Mars?

    Pour rappel, la mission de Curiosity a pour objectif de déterminer si l’environnement martien a permis l’apparition de la vie dans le passé. InSight se chargeant quant à elle d’explorer les profondeurs de la planète rouge afin de comprendre sa formation, et donc par comparaison celle de la Terre.

    Curiosity, qui est entré dans la troisième et dernière phase de sa mission, envoie régulièrement des images de son environnement via sa ChemCam (pour Chemistry and Camera complex). Un objet inconnu « particulièrement brillant » a été repéré sur l’une des images prises récemment par Curiosity, indique la Nasa qui a décidé de renvoyer son rover étudier la pierre baptisée « Little Colonsay. »

    « Les apparences sont parfois trompeuses »

    « Nous pensons qu’il pourrait s’agir d’une météorite car cet objet est brillant », a déclaré la NASA. « Mais les apparences sont parfois trompeuses », précise-t-on encore à l’agence spatiale américaine.

    Pour déterminer l’origine exacte de l’objet, il est indispensable de mener les analyses chimiques appropriées.

    Source: Nasa

Vous pouvez acheter de la terre martienne expérimentale à 20 dollars le kilo


Ca vous tente d’avoir de la terre martienne ? Enfin, les chercheurs ont la signature chimique du sol de Mars grâce à Curiosity, ils ont pu faire un substitut de cette terre.
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Vous pouvez acheter de la terre martienne expérimentale à 20 dollars le kilo

 

terre Mars

Des chercheurs proposent à la vente des simulants de terre martienne. Credit: University of Central Florida

par Brice Louvet

Envie d’un peu de (fausse) terre martienne ? Des chercheurs de l’Université de Floride centrale (États-Unis) en proposent à la vente : 20 dollars le kilo, sans les frais de port. Une proposition retrouvée dans la revue Icarus.

Vous le savez, l’Homme ambitionne de poser le pied sur Mars, voire même de s’y installer. Mais la planète rouge étant inhabitable « à la mode terrienne », il est nécessaire de tester comment nos ressources pourraient réagir à l’environnement froid et sec de la planète. L’idée consiste alors à recréer les conditions retrouvées sur place en laboratoire. Des chercheurs de l’UCF, par exemple, ont mis au point une méthode capable de simuler de la terre martienne.

« Le simulant est utile pour la recherche lorsque nous cherchons à aller sur Mars, explique en effet Dan Britt, membre du groupe des sciences planétaires de l’UCF. Si nous partons, nous aurons besoin de nourriture, d’eau et d’autres éléments essentiels. Alors que nous développons des solutions, nous avons besoin d’un moyen de tester comment ces idées se porteront ».

Pour ce faire les chercheurs se sont appuyés sur la signature chimique des échantillons de sols collectés sur Mars par le rover Curiosity. Recréée ensuite en laboratoire, cette fausse terre martienne pourrait, par exemple, permettre les tests de nouvelles techniques en botanique – vous ne plantez pas des pommes de terre ou des tomates sur Mars comme vous le feriez sur Terre. Les chercheurs sont également capables, grâce à Curiosity, de simuler différents types de sols martiens.

« Sur Terre, par exemple, nous avons du sable noir, du sable blanc, de l’argile et de la terre végétale pour en nommer quelques-uns, note Kevin Cannon, co-auteur de l’étude. Sur d’autres mondes, vous pourriez trouver des sols riches en carbone, des sols riches en argile et des sols riches en sel. Avec cette technique, nous pouvons produire de nombreuses variantes ».

La technique est aujourd’hui standardisée, de sorte que les chercheurs de l’UCF peuvent se permettre de vendre leurs substituts. Ils proposent également la “recette”, gratuitement. Mais chercher tous les ingrédients nécessaires et mijoter le tout dans votre cuisine pourrait s’avérer compliqué. Il vous en coûtera ici en moyenne 20 dollars le kilo. Une trentaine de laboratoires ont d’ores et déjà passé commande à travers le monde.

Source

https://sciencepost.fr

Un objet étrange sur Mars a surpris la NASA


.Plus de 6 ans que Curiosity vagabonde sur Mars pour étudier la géologie de la planète. Les scientifiques étaient inquiets après les tempêtes comment allait leur rover, surtout après un cliché d’un objet qui n’a pas l’air naturel.
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Un objet étrange sur Mars a surpris la NASA

 

débris mars

Crédits : NASA / JPL-Caltech / MSSS

par Maximilien Llorca

Un objet étrange a surpris la NASA après les tempêtes qui ont sévi sur Mars. Soit il s’agissait d’une partie du rover Curiosity arrachée par les vents violents, soit celui-ci allait susciter bon nombre de spéculations. La NASA a tranché.

Lorsque la NASA a vu la présence d’un tel objet sur ses images, les scientifiques ont immédiatement cherché à identifier sa provenance. Leur première crainte fut la même qu’en 2012 lorsqu’une pièce était apparue sur les écrans de l’équipe en charge du rover. Finalement, celle-ci n’était qu’une pièce faisant partie de la sonde qui avait emmené Curiosity sur Mars.

Afin d’analyser cet objet, Curiosity a pris des clichés et les a transmis aux chercheurs. En attendant les analyses, ils ont nommé ce corps inerte Pettegrove Point Foreign Object Debris.

Plus de peur que de mal pour Curiosity

Finalement, les analyses ont permis de conclure que Curiosity était bien entier, et qu’il n’avait perdu aucune pièce. En effet, et à leur grande joie, les ingénieurs se sont aperçus que l’objet qui les inquiétait tant n’était simplement qu’un éclat de roche. Malgré cette nouvelle rassurante, la NASA reste attentive à toutes les anomalies que pourrait avoir Curiosity. Dès 2013, les scientifiques avaient remarqué que les roues du rover s’usaient plus rapidement que prévu. Fort heureusement, Curiosity – avec ses 6 roues – permet de compenser les différentes usures qu’elles présentent. Toutefois en 2017, le grouser d’une roue a été fortement endommagé (les grousers sont des sortes de rainures présentes sur les roues de Curiosity). La NASA avait alors indiqué qui si 3 grousers d’une roue cassaient, celle-ci atteindrait alors les 60 % de sa durée de vie.

Rappelons que Curiosity avait pour but d’étudier la géologie de Mars, afin d’en comprendre l’histoire et de déterminer si par le passé, il y a eu une possible apparition de vie microbienne. Pour le moment, Curiosity remplit parfaitement sa mission malgré les petits contretemps vécus depuis son arrivée sur Mars le 6 août 2012.

Sources : NASAHuffingtonPost

https://sciencepost.fr

Curiosity découvre une étrange roche à la surface de Mars


Curiosity n’est pas encore au chômage, il explore encore la planète Mars. Il a trouvé une roche très particulière sans être inconnu pour les scientifiques
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Curiosity découvre une étrange roche à la surface de Mars

 

Curiosity

La roche de Curiosity

Curiosity explore la surface de la planète Mars depuis 2012. Au cours de ses multiples missions, le robot de la NASA a fait de nombreuses découvertes. Encore récemment, celui-ci a mis en évidence un objet digne d’intérêt : une petite roche que l’agence spatiale américaine considère, au vu de son apparence, unique en son genre.

La remarquable trouvaille a été officiellement annoncée par l’Arizona State University via un communiqué publié sur le site web Red Planet Reports. La publication contient également deux photos différentes capturées par les instruments embarqués à bord du dispositif.

 

UNE APPARENCE SINGULIÈRE

Sur l’une des images, il est possible de voir la roche au milieu d’une vaste étendue rougeâtre, sur le flanc du Mont Sharp. L’autre cliché présente en revanche un gros plan de l’objet, repris par la caméra ChemCam sur lequel on peut voir en haute définition, les caractéristiques singulières de sa surface.

Surnommée «Egg Rock», la météorite se présente sous la forme d’un corps arrondi, lisse et irrégulier de 4 centimètres de diamètre.

«L’aspect sombre, lisse et lustré de cette cible et son espèce de forme sphérique ont attiré l’attention de certains scientifiques du MSL quand nous avons reçu les images de la Mastcam», explique dans un communiqué Pierre-Yves Meslin de l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie (IRAP). 

L’objet est également parsemé de plusieurs entailles profondes ce qui suggère qu’il s’est certainement retrouvé à l’état fondu dans le passé. Les points lumineux que l’on peut apercevoir sur l’image résultent eux, des pulses lasers envoyés par Curiosity.

Grâce aux analyses préliminaires menées, on sait désormais que la roche se compose de fer, de nickel, de phosphore et d’autres ingrédients en moindres concentrations.

DE NOMBREUSES MÉTÉORITES FERREUSES À  LA SURFACE DE MARS

Bien que son apparence soit quelque peu inhabituelle, la météorite ferreuse n’est pas la seule de son genre sur Mars. Ces corps sont en effet fréquents et pour cause, la planète à l’atmosphère relativement mince se situe à  proximité de la fameuse ceinture d’astéroïdes. La météorite en question pourrait ainsi provenir directement de la partie centrale.

Elle aurait traversé l’atmosphère martienne avant de s’écraser à la surface de la planète rouge il y a plusieurs millions d’années, d’après les scientifiques. Néanmoins, la météorite montre en certains points un enrichissement à la fois en nickel et en phosphore, ce qui est plus inhabituel parmi les météorites ferreuses, relève Meslin.

L’étude de ces corps rocheux trouvés sur Mars fournit des informations précieuses aux scientifiques sur la façon dont ils ont été affectés par l’environnement martien.

«Les météorites ferreuses fournissent des données sur de nombreux astéroïdes différents qui se sont fragmentés, envoyant des morceaux de leurs noyaux sur Terre et sur Mars», précise Horton Newsom de l’Université du Nouveau-Mexique.

«Mars pourrait avoir recueilli une population différente d’astéroïdes que celle que la Terre a rencontrée», ajoute-t-il.

Grâce au laser de Curiosity, les scientifiques ont pu recueillir des données sur la surface et la structure intérieure de Egg Rock. Elles sont actuellement en cours d’analyse.

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