L’appréciation des sens diffère selon les cultures


Il est plus facile de décrire les sons, le visuel et le goût que l’odorat. Cependant, leur description pourrait être différente dépendant des cultures.
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L’appréciation des sens diffère selon les cultures

 

Aucune culture n'est vraiment bonne pour décrire les odeurs | Me Shroud via Unsplash CC License by

Aucune culture n’est vraiment bonne pour décrire les odeurs | Me Shroud via Unsplash CC License by

— Repéré sur Quartz

Repéré par Barthélemy Dont

La capacité à décrire une sensation varie d’une langue à l’autre.

La perception des couleurs est en partie déterminée par la langue que nous parlons. La couleur est un spectre, dont les limites sont fixées par des mots que nous choisissons. Or selon les pays, les cultures et les langages, les limites ne sont pas les mêmes. Les Russes par exemple n’ont pas de couleur bleue semblable à la nôtre. Ce qui pour nous représente deux nuances de bleu (clair et foncé) correspond à deux couleurs distinctes pour eux.

La culture d’un pays joue donc sur l’appellation d’une couleur et par conséquent sa perception. En Europe, la couleur orange n’existait pas avant l’arrivée du fruit. La teinte que nous appelons désormais «orange» était décrite comme «jaune-rouge», voire simplement «rouge».

Une équipe de recherche de l’université de New York a décidé d’étudier le phénomène sur chacun de nos sens. Vingt-cinq scientifiques menés par Asifa Majid, une professeure de psychologie, ont testés 323 personnes locutrices de vingt langues différentes: des langues courantes (anglais, farsi, cantonais…), en danger (yuracaré) ou même la langue des signes.

Différences culturelles

Chaque participant et participante devait écouter, manger, toucher et sentir des objets puis répondre à une question comme «Quelle est cette couleur?». Suivant les réponses, les scientifiques ont classé chaque stimulation sensorielle sur une échelle de «codabilité» –une haute codabilité signifiant que la stimulation est facile à décrire.

«Imaginons que l’on montre une nuance de vert à neuf personnes, explique Majid. Si sept personnes disent “vert”, une “bleu canard” et une “couleur mousse”, la couleur a une forte codabilité».

Pour le dire autrement, elle fait consensus. Si au contraire les réponses sont disparates, alors la codabilité est faible.

L’équipe de recherche est arrivée à la conclusion que la codabilité des sens diverge grandement selon les cultures. Les locuteurs et locutrices anglaises font consensus pour définir des stimuli sonores ou visuels, tandis que les personnes parlant farsi ou tzetal décrivent facilement le goût. L’odorat se révèle difficile à décrire pour la majorité des cultures.

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Attention! Les légumes se rarifieront à cause du réchauffement climatique


C’est ce que je mange le plus les légumes, et les chercheurs croient qu’avec le réchauffement climatique, il y aura des baisses important sur la variété des légumes. Il faut donc penser a des cultures durables dans les années à venir.
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Attention! Les légumes se rarifieront à cause du réchauffement climatique

 

 

FOXYS_FOREST_MANUFACTURE VIA GETTY IMAGES

Avec le réchauffement climatique, les légumes pourraient devenir plus rares partout dans le monde, à moins que de nouvelles formes de culture soient mises en place et qu’on cultive des variétés de légumes plus résistantes, ont averti des chercheurs lundi.

La hausse de température de 4 degrés Celsius à laquelle s’attendent les scientifiques en 2100, si le réchauffement climatique se poursuit à son rythme actuel, réduirait les récoltes de 31,5% en moyenne, montre cette étude publiée dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Un air plus chaud et des ressources amoindries en eau expliqueraient cette réduction de près d’un tiers des récoltes de légumes, qui sont cruciaux à une alimentation saine.

GETTY IMAGES

L’Europe du Sud et de larges pans de l’Afrique et de l’Asie du Sud pourraient être particulièrement affectés.

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont passé en revue 174 études examinant l’impact de l’environnement sur les récoltes et les contenus nutritifs de légumes depuis 1975.

«Nous avons compilé pour la première fois toutes les preuves disponibles de l’impact du dérèglement climatique sur les récoltes et la qualité des légumes et légumineuses», a résumé un des auteurs, Alan Dangour, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

«Notre analyse suggère que si nous continuons comme si de rien n’était, le dérèglement climatique réduira considérablement la disponibilité globale de ces aliments importants», a-t-il ajouté.

«Il faut agir d’urgence, y compris en soutenant une agriculture qui résiste mieux aux changements climatiques et cela doit être une priorité des gouvernements à travers le monde», insiste M. Dangour.

Le maïs en voie de disparition?

GETTY IMAGES

Une seconde étude dans PNAS se penche par ailleurs sur le maïs, la plante la plus cultivée au monde.

La vaste majorité du maïs exporté provient des États-Unis, du Brésil, d’Argentine et d’Ukraine.

Avec une hausse de température de 4 degrés Celsius d’ici la fin du siècle, il y a «86% de chances […] pour que les quatre grands exportateurs de maïs connaissent une mauvaise année de façon simultanée», indique l’étude.

«Nous avons conclu qu’alors que la planète se réchauffe, il devient de plus en plus probable pour différents pays de faire simultanément face à des pertes de récoltes majeures, ce qui a d’importantes implications pour les prix des aliments et la sécurité alimentaire», a mis en garde l’auteure principale, Michelle Tigchelaar, de l’Université de Washington (UW).

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Plus de 2.000 langues sont en train de disparaître


Bien qu’une langue universelle permettrait communiquer avec tout le monde à travers la planète, il est dommage que des langues puissent disparaître. Car une langue maternelle est l’histoire de son peuple, sa science, son identité, sa culture. Il est certes important d’apprendre la langue du pays, mais de garder et de continuer d’enseigner sa langue de maternelle.pour garder l’héritage de la famille
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Plus de 2.000 langues sont en train de disparaître

 

Selon l'UNESCO, 2.464 langues sont «ménacées» | Andrew Butler via Unsplash License by

Selon l’UNESCO, 2.464 langues sont «ménacées» | Andrew Butler via Unsplash License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

Repéré sur Quartz

L’identité d’une communauté ou d’un pays passe aussi par sa langue.

 

La Société internationale de linguistique (SIL) estime qu’il y a environ 7.000 langues dans le monde –dont 141 langues officielles. Un rapport de l’UNESCO classe 2.464 langues comme «menacées» de disparition: en moyenne, tous les quinze jours une langue disparaît.

L’identité d’une communauté ou d’un pays passe notamment par une histoire, une culture et une langue commune. Dans certains cas, comme celui de la Catalogne, le langage est un moyen d’affirmer ses convictions politiques ou de manifester du patriotisme.

«Aujourd’hui il n’y a plus que le foot et la langue pour défendre son identité», souligne Mathieu Avanzi, linguiste.

Dans le monde, les mouvements séparatistes ou indépendantistes défendent des idéaux politiques mais aussi identitaires. Le langage y joue un rôle important: il réunit autant qu’il exclut. L’Espagne fait partie des pays scindés par plusieurs communautés: une schizophrénie identitaire qui cohabite à l’intérieur même des frontières.

«Pour moi, être Espagnol c’est un partage des langues et d’identités régionales. Mes parents enseignent le castillan mais à la maison on parle galicien et ma grand-mère chante en catalan. Le langage ce n’est pas simplement de la communication. Quand on parle, on partage des codes», raconte Rosalia Martinez.

 

Des efforts réalisés par les gouvernements pour sauver les langues locales

De nombreux gouvernements comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou les Pays-Bas investissent dans des programmes de formations linguistiques pour encourager les migrants ou les réfugiés à «mieux s’intégrer». Jusqu’à 2020, le gouvernement allemand compte dépenser près de 5,7 milliards d’euros pour mettre ces politiques en action.

A contrario, des pays comme le Pays de Galles investissent 170 millions d’euros par an dans des politiques linguistiques: programmes de tutorat dans les écoles galloises et subventions de médias en gallois. Ce genre d’investissement a permis d’endiguer la baisse de la pratique de la langue.

De l’autre côté du globe, les politiques mises en place dans les années 1990 par le gouvernement néo-zélandais ont permis une revitalisation de la langue maori.

«De plus en plus d’enfants apprennent cette langue. Grâce à ça, la culture et l’identité maori gagne en visibilité dans le reste du pays», rapporte Minority Rights, une organisation qui défend les droits individuels et collectifs des minorités.

Comme l’explique Collette Grinwald dans une interview pour France Info, «dans la majorité des cas, il sera difficile, voire impossible d’enrayer la disparition des langues».

Alors pourquoi ne pas prendre les devants et commencer à apprendre l’espéranto: cette langue, qui se veut universelle, est déjà parlée par plus de deux millions de personnes à travers le monde.

 

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Jardin intérieur


Notre vie est comme un jardin, notre personnalité, nos agissements, notre philosophie face a cette vie dépend ce que nous semons à l’intérieur de nous
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Jardin intérieur

 

 

Arrose ta vie avec  amour, cultive les pensées positives, laisse la lumière te guider et focalise sur ce que tu veux voir grandir. Sème tous les jours le meilleur et tu verras ton jardin intérieur s’embellir des plus belles fleurs et parfumer le livre de ta vie.

Christine Gonzalez

L’endroit où nous vivons conditionne la façon dont fonctionne notre cerveau


La façon de voir la psychologie est en train d’évoluer. Généralement, il y a des bases qu’on peut relier à un groupe de personne. Aujourd’hui, on comprend maintenant, que d’ou l’on vient, notre héritage culturel influence beaucoup notre perception, la mémorisation, le cognitif, et même certains syndromes en psychiatrie. Un Occidental n’aura pas la même réponse sur une question, comme par exemple se décrire soi-même. Il est même prouver que ce ne sont même pas les mêmes régions du cerveau qui s’active… Une avancée en psychologie qui semble intéressante
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L’endroit où nous vivons conditionne la façon dont fonctionne notre cerveau

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Méandres de la psyché | Daniel Hjalmarsson via Unsplash License by

Nicolas Geeraert

Les Japonais mémorisent différemment des Américains, et les Occidentaux ne se décrivent pas de la même manière que les Africains ou les Asiatiques.

La psychologie, en tant que discipline universitaire, a largement été développée en Amérique du Nord et en Europe. D’aucuns considèrent qu’elle nous permet de comprendre ce qui motive nos comportements et nos processus mentaux, que l’on a longtemps considérés comme universels.

Au cours des dernières décennies, certains chercheurs ont commencé à remettre en question cette approche, faisant valoir que de nombreux phénomènes psychologiques sont façonnés par la culture dans laquelle nous vivons.

Échantillons non représentatifs

Bien sûr, les humains, où qu’ils vivent, sont très semblables –après tout, nous partageons la même physiologie et éprouvons les mêmes besoins, qu’il s’agisse d’alimentation, de sécurité ou de sexualité. Quelle influence la culture peut-elle bien avoir sur les aspects fondamentaux de notre psychisme, tels que la perception, la cognition et la personnalité?

Les chercheurs en psychologie, à travers leurs expériences, étudient généralement le comportement d’un petit groupe de personnes, en partant du principe qu’il peut être généralisé à l’ensemble de la population humaine. Si l’on considère que la population est homogène, de telles inférences peuvent effectivement être faites à partir d’un échantillon aléatoire.

Ce n’est pourtant pas le cas. La plupart du temps, les chercheurs en psychologie mènent leurs études en expérimentant sur des groupes composés d’étudiantes et étudiants de premier cycle, tout simplement parce qu’ils sont une ressource proche et disponible. Plus important encore, plus de 90% des personnes participant à des expériences en psychologie viennent de pays occidentaux, éduqués, industrialisés, riches et démocratiques. Il est évident qu’elles ne représentent un échantillon ni aléatoire ni représentatif de la population humaine.

Styles de pensée

Un panda, un singe et une banane: d’après vous, dans cette liste, quels éléments font la paire? Les répondants des pays occidentaux choisissent couramment le singe et le panda, parce que les deux sont des animaux. Il s’agit d’un style de pensée analytique, dans lequel les objets sont perçus indépendamment de leur contexte.

Les participants des pays orientaux, quant à eux, retiennent souvent le singe et la banane, parce que ces objets appartiennent au même environnement et partagent une relation –les singes mangent des bananes. Il s’agit d’un style de pensée holistique, dans lequel l’objet et le contexte sont perçus comme étant interconnectés.

Dans une étude bien connue des différences culturelles associées à différents styles de pensée, on a présenté à des Japonais et à des Américains une série de scènes animées. D’une durée d’environ vingt secondes, chaque scène montrait diverses créatures aquatiques, de la végétation et des roches, dans un décor sous-marin.

On demandait ensuite aux deux groupes de se remémorer ce qu’ils avaient vu: les participants se souvenaient tous des objets les plus marquants, à savoir les plus gros poissons, mais les Japonais étaient plus aptes à se remémorer des éléments de l’arrière-plan que les Américains. Ils avaient noté, par exemple, la couleur de l’eau: leur style de pensée holistique se concentre à la fois sur l’arrière-plan et le contexte, et sur le premier plan.

L’expérience démontre clairement comment les différences culturelles peuvent affecter quelque chose d’aussi fondamental que notre mémoire –toute théorie sur la mémoire devrait logiquement en tenir compte.

Des études ultérieures ont montré que les différences culturelles qui influencent les styles de pensée sont omniprésentes dans la cognition: elles affectent la mémoire, l’attention, la perception, le raisonnement et la façon dont nous parlons et pensons.

Description de soi et des autres

Si on vous demandait de vous décrire, que diriez-vous? Avanceriez-vous des caractéristiques personnelles –intelligence, humour– ou mentionneriez-vous des préférences, comme

«J’adore la pizza»? Peut-être parlierez-vous de votre position sociale, en disant «J’ai un enfant»?

Les psychologues sociaux soutiennent depuis longtemps que les gens sont beaucoup plus susceptibles de se décrire et de décrire les autres en termes de caractéristiques personnelles stables. Leur méthode de description semble néanmoins étroitement liée à leur culture.

Les individus du monde occidental sont plus susceptibles de se considérer comme des individus libres, autonomes et uniques, possédant un ensemble de caractéristiques fixes. Dans de nombreuses autres parties du monde, les gens se décrivent avant tout comme faisant partie intégrante de différents cercles sociaux et fortement liés les uns aux autres. Ce phénomène est plus répandu en Asie, en Afrique et en Amérique latine; il renvoie à d’autres manières d’aborder les relations sociales, la motivation et l’éducation.

Cette différence dans la construction de l’identité a même été démontrée au niveau du cerveau. Dans une étude par imagerie cérébrale (IRMf), les chercheurs ont montré des qualificatifs à des participants chinois et américains et leur ont demandé dans quelle mesure ils se reconnaissaient dans ces traits de caractère. On les a également incité à réfléchir à la façon dont ils se représentaient leur mère, tandis que leur activité cérébrale était observée grâce au scanner.

Dans les réponses cérébrales des participants américains, on observait dans le cortex préfrontal médian –une région du cerveau habituellement associée aux représentations de soi– une nette différence entre la représentation de soi et la représentation de leur mère. Chez les participants chinois, il y avait peu ou pas de différence entre les deux représentations –ce qui signifie que la représentation de soi recoupe en grande partie la représentation que l’on se fait du proche parent.

Syndromes spécifiques

La culture peut également affecter notre compréhension de la santé mentale. En raison de l’existence de différences culturelles, notre cadre de réflexion habituel –fondé sur la détection des comportements déviants ou non normatifs– est incomplet. Ce qui peut être considéré comme normal dans une culture –par exemple la modestie– peut être considéré comme s’écartant de la norme dans une autre –et qualifié, à la place, de phobie sociale.

Un certain nombre de syndromes sont d’ailleurs spécifiques à une culture donnée. En Asie, le syndrome de Koro touche des hommes –surtout en Asie– qui croient à tort que leur pénis se rétracte et va disparaître. Au Japon, le terme de Hikikomori décrit les individus solitaires qui se retirent de la vie sociale. Dans les pays méditerranéens, le syndrome du mauvais œil consiste à croire que la jalousie ou le simple fait d’envoyer un regard noir à autrui peut causer des malheurs à la personne qui en fait les frais.

L’Organisation mondiale de la santé et l’Association américaine de psychiatrie ont récemment reconnu l’existence de certains de ces syndromes liés à une culture particulière, en les incluant dans leurs classifications des maladies mentales.

Distinguer le culturel de l’universel

Il est évident que la culture joue un rôle dans la façon dont nous nous percevons nous-mêmes et dont nous sommes perçus par les autres –pour l’instant, nous avons à peine commencé à explorer ce champ de connaissances.

Ce domaine, connu sous le nom de «psychologie interculturelle comparative» cross-cultural psychology»), est de plus en plus enseigné dans les universités du monde entier. La question est de savoir dans quelle mesure elle changera la psychologie telle que nous la connaissons aujourd’hui –certains la considèrent en effet comme une dimension supplémentaire, tandis que d’autres la voient comme un élément central de l’élaboration de la théorie en psychologie.

En poussant plus loin nos investigations dans cette direction, nous pourrions bien constater que les différences culturelles s’étendent à de nombreux autres domaines dans lesquels le comportement humain était auparavant considéré comme universel. C’est à cette seule condition que nous serons peut-être capables, un jour, d’identifier ce qui relève de l’universel dans l’esprit humain.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?


En Inde, la vache est considéré comme sacrée. Cette vénération est très récente, elle fut en fait un symbole politique contre la colonisation au XIXe siècle. La vache fut intégrée dans les légendes et croyances hindoues et faire parti des animaux qui sont la réincarnation des dieux.
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Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?

 

Crédits : Pixabay / Dezalb

Dans certains pays du monde, des animaux sont vénérés, de véritables symboles mythologiques, ancrés dans les coutumes. C’est particulièrement le cas en Inde, lieu empreint de spiritualité, où certains animaux – comme la vache – sont présentés comme des réincarnations des dieux selon la culture hindoue. Elle les protège désormais. Une tradition bien éloignée de la culture occidentale, on se demande alors pourquoi les vaches, particulièrement, sont-elles sacrées en Inde?

Tout d’abord, sachez que le mythe de la vache sacrée est relativement récent, absent des textes sacrés indiens, d’après Dwijendra Narayan Jha, historien et auteur du Mythe de la vache sacrée. Entre 1500 et 600 ans av. J.-C., l’animal était même servi comme offrande aux dieux védiques et consommé par les habitants, les Aryens.

Selon l’historien, « la dimension sacrée de la vache est un mythe et sa viande faisait partie du régime alimentaire non végétarien et des traditions diététiques des ancêtres indiens ».

C’est seulement au XIXe siècle, conséquence de la création d’un mouvement religieux par Dayanand Saraswati, que la vache fut pris comme un symbole de mobilisation politique contre les colonisateurs, avec l’idée que la consommation de bœuf aurait été imposée à l’Inde par les musulmans.

Crédits : Pixabay

En plus d’être utilisée comme un étendard, la vache, fournissant du lait, reste d’une grande utilité dans un pays en cours de développement. Elle est également indispensable dans les champs, tractant les charrettes remplies. Sa bouse, mélangée à de la paille séchée, est aussi à l’origine de combustible pour permettre de cuire les aliments. Cette transformation de leurs semences est par ailleurs utilisée comme engrais naturel. Ajoutons à cette longue liste, l’urine des bovins, un désinfectant corporel ou ménager intégré dans le quotidien de certains Indiens.

Symbole de lutte, d’une utilité quotidienne sans conteste, elle devient de fait empreinte de spiritualité. Qualifiée de « Mère universelle » grâce à ses productions, elle est également le symbole de la vie, protégée par le dieu Krishna. À l’origine, la vache aurait été créée par Brahmâ en même temps que la caste des brahmanes, la plus élevée, la plus pure. Elle est ainsi mise au même rang spirituel. Les textes sacrés hindous la présentent aussi comme l’animal de compagnie des dieux Krishna et Shiva.

Alors considérée comme un don du ciel, la vache devient avec le temps un animal sacré par les hindous. Elles sont alors libres de circuler où bon leur semble, malheureusement, le développement de l’Inde urbaine n’apparaît pas comme un environnement idyllique pour celles-ci. Souvent victimes d’accident de la route, régulièrement sollicitées pour des processions, être un animal sacré en Inde ne semble pas être de tout repos.

Sources : Planeteanimal ; Lemonde ; Chosesasavoir

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Les psychopathes néerlandais sont différents des psychopathes américains


La base pour désigner un psychopathe a pour modèle des pathologies américaines. Le hic, c’est que cela se trouve à négliger les cultures différentes qui peuvent entrer en ligne de compte. Une étude fait à comparer les psychopathes au Pays-Bas et aux États-Unis, et il semble intéressant de remarquer selon eux, que les pathologies ne sont pas nécessairement les mêmes
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Les psychopathes néerlandais sont différents des psychopathes américains

 

Jack Nicholson dans le film Shining de Stanley Kubrick, 1980 | via Allociné

Jack Nicholson dans le film Shining de Stanley Kubrick, 1980 | via Allociné

Repéré par Léa Polverini

Repéré sur Quartz

Les pathologies diffèrent selon les époques et les cultures: le psychopathe américain n’est pas un prototype valable partout dans le monde.

En matière de psychopathie, les profils sont variés, liés à divers traits caractéristiques qui font l’objet d’évaluations séparées. Il semblerait qu’ils diffèrent également en fonction des pays.

Dans une étude publiée par le Journal of Abnormal Psychology, des chercheurs ont analysé les profils de 7.450 délinquants aux États-Unis et aux Pays-bas afin de déterminer les principales caractéristiques de la psychopathie. Un nombre significatif des personnes concernées répondait aux critères de psychopathologie clinique établis par la liste révisée d’évaluation de la psychopathie (PC-R) de Robert Hare.

De l’absence d’empathie à l’irresponsabilité, il y a un continent

Or si les échantillons américains marquaient de fortes similitudes, permettant de dégager des critères cardinaux tels que l’insensibilité et le manque d’empathie, les cas néerlandais présentaient d’autres traits majeurs: les psychopathes des Pays-Bas présentent avant tout comme symptômes l’irresponsabilité et un mode de vie parasitaire. De même, quand le critère d’«expériences émotionnelles superficielles» est l’une des caractéristiques les plus périphériques chez eux, il est au contraire beaucoup plus central chez les Américains.

La PC-R établit vingt critères, chacun étant noté de 0 à 2, selon les signes présentés par le sujet. Selon Hare, cela permet d’évaluer le degré de psychopathie d’un individu: un score de 30 désignerait une personne comme psychopathe, quand les personnes sans passif criminel sont généralement autour de 5. Selon CBC, de nombreux délinquants non psychopathes obtiendraient un score de 22.

Les résultats de l’étude indiquent à cet égard que la mesure fournie par la PC-R, dont la méthode a déjà été remise en cause, pourrait varier en fonction des pays, ou que des différences interculturelles pourraient intervenir «dans la structure phénotypique de la psychopathie» –«ou les deux», précisent les chercheurs:

«Les analyses de réseau peuvent aider à élucider les caractéristiques principales des constructions psychopathologiques, y compris la psychopathie, de même que fournir un nouvel outil pour évaluer l’invariance de mesure entre les cultures.»

Différences culturelles, différences pathologiques

Alors que les troubles de la personnalité sont appréhendés différemment selon le temps et l’espace, l’étude souligne les biais culturels qui peuvent infléchir l’identification de certaines pathologies.

Dans le New York Times Magazine, Ethan Watters soulevait la question d’une «américanisation de la maladie mentale». Partant d’un point de vue anthropologique au regard duquel il est possible d’identifier un «répertoire de symptôme» différant selon les cultures, il pointait les récents efforts de la science occidentale d’imposer un modèle interprétatif universel qui recouvrirait la souffrance psychique de par le monde, écartant les mythes préscientifiques au nom de la science. Mais ceci, notait-il, pourrait bien n’être que l’exportation de notre propre «répertoire de symptômes»:

«Autrement dit, nous avons modifié non seulement les traitements, mais aussi l’expression de la maladie mentale dans d’autres cultures.»

Prendre la mesure des dissonances existant entre différentes aires géographiques réintègrerait à cet égard la complexité de phénomènes dont l’étude est loin de faire consensus, comme la psychopathie, qui demeure largement débattue.

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Un meuble pour cultiver vos légumes à la maison? Oui, c’est possible!


Je trouve cette invention québécoise vraiment très intéressante. Pour le moment, il est possible de cultiver des petits légumes et certains fruits comme des fraises, en passant par les fines herbes, mais les inventeurs veulent aller pour des plus gros légumes ou fruits
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Un meuble pour cultiver vos légumes à la maison? Oui, c’est possible!

 

SITE OGARDEN

Une invention québécoise et écolo!

  • Qui n’a pas rêvé de tomates cerises goûteuses tout au long de l’année sans se ruiner?

    Pierre Nibart, un entrepreneur de Levis, est l’auteur d’une invention qui fait jaser, il s’agit du meuble pour cultiver des légumes et fines herbes à l’intérieur – tous bio – et ce toute l’année. Non, vous ne rêvez pas! La compagnie se nomme OGarden.

    « Le concept même du produit est de cultiver de façon simple et pratique chez soi donc pas salissante puisqu’on parle d’intérieur» – nous explique Pierre Nibart. «Notre culture d’entreprise est réellement une démarche durable, écologique, éthique et sociale. L’idée de départ: on avait à coeur que les gens aient plus d’autonomie et puissent manger des légumes de qualité quand ils le souhaitent sans se ruiner. Quand on sait que 45 % des Montréalais cultivent une plante comestible chez eux – exemple un plan de basilic -,nous on propose de se nourrir de ce qu’on produit! »

    Au programme, il est possible de cultiver plus de 36 semences bio différentes allant du basilic aux tomates cerises, en passant par des laitues ou encore des fraises. Voici la liste complète des cultures possibles dans la fameuse machine.

    Comment ça marche?

    On commence par le début en mettant une semence dans l’espace prévu dans le meuble, puis la laisser pousser en l’arrosant régulièrement.

    2 à 3 semaines plus tard, on dispose la plante dans la roue avec le substrat afin qu’elle termine son développement.

    Les plantes poussent dans une roue qui tourne lentement. Les racines grandissent dans un mélange nourricier biologique qui subvient automatiquement à leurs besoins.

    Une lampe spéciale au centre apporte la lumière nécessaire aux légumes. Celle-ci s’allume et s’éteint automatiquement.

    SITE OGARDEN

    Fait-on des économies?

    «Après l’achat de l’appareil (1695$), lorsque vous additionnez les semences bio (produites par un semencier québécois) ainsi que la terre et engrais bio – qui ne comportent donc pas de pesticides – un légume va vous coûter 30 sous. La machine elle consomme 2 fois moins d’électricité qu’un réfrigérateur. Ici, on évite le transport (avion et autres), les emballages…, on fait donc des économies tout en faisant un grand geste pour la planète.» – Pierre Nibart

    Peut-on tout cultiver dans cette machine?

    «Non! On ne peut pas cultiver de gros légumes racines ni les grands rampants tels que les melons d’eau, mais on y travaille. À terme on souhaiterait aller vers l’autosuffisance! »

    Comment le projet a-t-il vu le jour?

    «En novembre 2016, on a lancé un programme de sociofinancement. On a recueilli 110 000 $ en 30 jours. Les 7 mois qui ont suivi ont été consacrés à la chaîne de production, on en est d’ailleurs à la version 17 de la machine. Depuis juillet 2017, elle est offerte à la vente. C’est d’ailleurs un succès international. On en envoie aussi bien en Europe qu’aux État-Unis.»

    http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ►Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?


A première vue, on peut croire que les vaches sacrées en Inde est une croyance qui daterait de plus siècle, il semble que non. Ce fut d’abord un symbole contre la colonisation, politique créer par un mouvement religieux au XIX è siècles
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Pourquoi les vaches sont-elles sacrées en Inde ?

 

Crédits : Pixabay / Dezalb

Dans certains pays du monde, des animaux sont vénérés, de véritables symboles mythologiques, ancrés dans les coutumes.

C’est particulièrement le cas en Inde, lieu empreint de spiritualité, où certains animaux – comme la vache – sont présentés comme des réincarnations des dieux selon la culture hindoue. Elle les protège désormais. Une tradition bien éloignée de la culture occidentale, on se demande alors pourquoi les vaches, particulièrement, sont-elles sacrées en Inde?

Tout d’abord, sachez que le mythe de la vache sacrée est relativement récent, absent des textes sacrés indiens, d’après Dwijendra Narayan Jha, historien et auteur du Mythe de la vache sacrée. Entre 1500 et 600 ans av. J.-C., l’animal était même servi comme offrande aux dieux védiques et consommé par les habitants, les Aryens.

Selon l’historien, « la dimension sacrée de la vache est un mythe et sa viande faisait partie du régime alimentaire non végétarien et des traditions diététiques des ancêtres indiens ».

C’est seulement au XIXe siècle, conséquence de la création d’un mouvement religieux par Dayanand Saraswati, que la vache fut pris comme un symbole de mobilisation politique contre les colonisateurs, avec l’idée que la consommation de bœuf aurait été imposée à l’Inde par les musulmans.

Crédits : Pixabay

En plus d’être utilisée comme un étendard, la vache, fournissant du lait, reste d’une grande utilité dans un pays en cours de développement. Elle est également indispensable dans les champs, tractant les charrettes remplies. Sa bouse, mélangée à de la paille séchée, est aussi à l’origine de combustible pour permettre de cuire les aliments. Cette transformation de leurs semences est par ailleurs utilisée comme engrais naturel. Ajoutons à cette longue liste, l’urine des bovins, un désinfectant corporel ou ménager intégré dans le quotidien de certains Indiens.

Symbole de lutte, d’une utilité quotidienne sans conteste, elle devient de fait empreinte de spiritualité. Qualifiée de « Mère universelle » grâce à ses productions, elle est également le symbole de la vie, protégée par le dieu Krishna. À l’origine, la vache aurait été créée par Brahmâ en même temps que la caste des brahmanes, la plus élevée, la plus pure. Elle est ainsi mise au même rang spirituel. Les textes sacrés hindous la présentent aussi comme l’animal de compagnie des dieux Krishna et Shiva.

Alors considérée comme un don du ciel, la vache devient avec le temps un animal sacré par les hindous. Elles sont alors libres de circuler où bon leur semble, malheureusement, le développement de l’Inde urbaine n’apparaît pas comme un environnement idyllique pour celles-ci. Souvent victimes d’accident de la route, régulièrement sollicitées pour des processions, être un animal sacré en Inde ne semble pas être de tout repos

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Le changement climatique va réduire les rendements agricoles


D’après certaines estimations en vue des cultures et des changements climatiques, le riz, blé et maïs risques d’en subir les conséquences en donnant moins de rendements. Ces 3 céréales sont des aliments de base à la population mondiale.
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Le changement climatique va réduire les rendements agricoles

 

Selon les conclusions d’une équipe de chercheurs rendues publiques mardi.

Le changement climatique va faire baisser les rendements de cultures comme le riz, le blé ou encore le maïs, selon les conclusions d’une équipe de chercheurs rendues publiques mardi.

Les auteurs ont tiré leurs conclusions de 70 études déjà publiées et qui tentaient –à l’aide de méthodes très variées– de montrer les effets du réchauffement de l’atmosphère sur l’agriculture.

Que ce soit la simulation de la réaction de certaines plantes aux changements de température, des extrapolations de données statistiques météorologiques ou encore le réchauffement artificiel de champs de culture, toutes ces méthodes « suggèrent que la hausse des températures va probablement avoir un effet négatif sur le rendement du blé, du riz et du maïs », soulignent les chercheurs, dont les conclusions ont été publiées mardi dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

« Chaque augmentation d’un degré Celsius de la température moyenne dans le monde réduit d’environ 6% le rendement du blé », selon ce document.

Pour le riz, la baisse serait de 3,2% et pour le maïs de 7,4% pour chaque degré Celsius de hausse des températures, alors que « les estimations des rendements du soja ne changeraient quasiment pas ».

Ces quatre plantes sont indispensables à la survie de l’humanité, à laquelle elles fournissent les deux tiers des calories ingérées.

Même si, dans certaines régions, une hausse des températures ferait augmenter les rendements, la tendance globale serait bien à la baisse et souligne la nécessité de trouver des moyens pour s’adapter au réchauffement du climat et pour nourrir une population mondiale en constante croissance, ont souligné les chercheurs.

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