À l’avenir, la nourriture sera beaucoup moins nutritive


Les émissions de gaz à effet de serre occasion une hausse du dioxyde de carbone, bien que les plantes s’en nourrissent, une augmentation risque d’appauvrir les nutriments dans notre assiette. Déjà certains aliments comme le blé et le soja contiennent moins de protéine et autres.
Nuage

 

À l’avenir, la nourriture sera beaucoup moins nutritive

 

agriculture intensive blé

Blé, soja, riz, les cultures seront moins nutritives à mesure que les températures continueront de grimper. Crédits : iStock

 

par Brice Louvet

L’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone semble rendre certaines plantes beaucoup moins nutritives qu’auparavant. À l’avenir, les principales cultures pourraient ne pas donner suffisamment “d’essence” au corps humain.

Plusieurs recherches ont déjà montré que certaines cultures, comme le blé ou le soja, contiennent beaucoup moins de protéines, de zinc et de fer lorsqu’elles sont cultivées avec les niveaux de dioxyde de carbone prévus d’ici 2050. Une récente étude, publiée dans Science Advances, révèle que c’est également le cas pour 18 souches de riz. Les chercheurs se sont ici concentrés sur les vitamines du groupe B, telles que la riboflavine, qui permet de décomposer les aliments en énergie, et le folate, qui permet le développement du fœtus. Exposées aux niveaux de dioxyde de carbone attendus en 2050, ces vitamines ont vu leur concentration chuter de 30 %. Comment est-ce possible ?

Des “calories vides” pour les plantes

Le dioxyde de carbone reste en effet la principale source de nourriture des plantes. Ainsi exposées à davantage de dioxyde de carbone, il n’est pas interdit de penser que les plantes pourraient grandir et grossir plus vite, maximisant ainsi au passage leur apport en nutriments. Mais c’est un raccourci un peu court. Nous pourrions comparer cet excès de dioxyde chez les plantes à l’excès de glucides chez les Hommes. Si vous mangez trop de glucides, votre corps ne pourra pas suivre la cadence pour transformer les nutriments. L’excès se transforme alors en graisses. Vous prenez ainsi du poids, tout en minimisant votre apport en nutriments. Chez les plantes, c’est la même chose.

L’excès de dioxyde de carbone agit en effet comme des “calories vides”. Les plantes deviennent alors de plus en plus grosses, certes, mais beaucoup moins riches en nutriments. Et les implications négatives sont énormes. D’autant plus lorsque l’on considère les niveaux de dioxyde de carbone attendus au cours des 30 prochaines années.

Déjà présents, les problèmes de malnutrition vont s’intensifier

On estime aujourd’hui à environ deux milliards le nombre de personnes dans le monde souffrant de “faim cachée”. En d’autres termes, près d’un humain sur trois consomme suffisamment de calories, mais présente en même temps descarences nutritionnelles (fer, zinc, calcium et magnésium principalement). La plupart de ces personnes évoluent dans les pays les plus pauvres. Ces nutriments sont pourtant essentiels. Si nous mettons du gasoil dans un moteur à essence, le moteur lâche. C’est un peu la même chose pour le corps humain, qui est en revanche une machine bien plus complexe. Si l’on ne met pas les bons ingrédients dans le moteur, alors d’importants problèmes de santé se développent.

On rappelle que la population mondiale augmente. Nous pourrions être plus de 9 milliards d’ici à 2050. La demande alimentaire sera donc beaucoup plus importante, tout comme les besoins nutritionnels. Et parallèlement, les niveaux de dioxyde de carbone devraient encore évoluer. Si nous ne voulons pas mourir de faim tout en étant obèses, des mesures drastiques doivent donc être entreprises pour stopper les émissions de gaz à effet de serre. À côté de ça, nous devrions également être menés à repenser notre façon de nous nourrir. Auquel cas la malnutrition pourrait faire davantage de ravages.

Source

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Quelle plante est la plus “intelligente” ?


 

Les plantes, sont-elles intelligentes, moi, j’ai tendance à dire oui, elles ont une forme d’intelligence, d’ailleurs des études auraient prouvé qu’elles peuvent même communiquer entre elles en cas d’urgence. Les scientifiques ont des gagnants comme la plante attrape-mouche, le chiendent, une mauvaise herbe difficile à se débarrassé et enfin le blé.
Nuage

 

Quelle plante est la plus “intelligente” ?

Dionaea muscipula. Crédits : Wikipedia

par Brice Louvet

Le monde végétal est intelligent. Non pas au sens cognitif du terme, mains on notera d’étonnantes capacités d’apprentissage, d’anticipation et d’adaptation. Mais si l’on part du postulat que les plantes sont douées de ces capacités, une question se pose alors : laquelle est la plus intelligente ?

Dans sa rubrique Giz Ask, le site Gizmodo a récemment interrogé plusieurs experts en botanique dans le but de trouver une réponse à cette question. Tout le monde n’est pas d’accord, mais chaque point de vue est intéressant par la manière dont il est justifié. Katie Field, de l’Université de Leeds (Royaume-Uni), évoque par exemple une célèbre plante carnivore.

« La célèbre dionée attrape-mouche (Dionaea muscipula) qui semble compter le nombre de fois où un poil sensitif est provoqué à la surface de son piège avant de décider de  se fermer sur l’insecte malchanceux qui se trouve à l’intérieur, pourrait constituer un exemple classique de “d’intelligence des plantes”, dit-elle. Ce comportement “intelligent” garantit qu’elle ne gaspille pas d’énergie en fermant son piège sur une proie non-insecte (comme des feuilles mortes, par exemple) ».

David Wees, conférencier et directeur associé du programme de gestion et des technologies agricoles de l’Université McGill (Canada), évoque de son côté “les mauvaises herbes” :

« Malgré les meilleurs efforts des agriculteurs ou des jardiniers, les mauvaises herbes semblent toujours tirer parti de tous les espaces possibles pour se développer et se multiplier », explique le chercheur, qui note que la plus “intelligente” mauvaise herbe serait peut-être le chiendent (Elymus repens).

« Une fois installé, il est presque impossible de l’éliminer »

« Non seulement il se reproduit par graines, mais il se propage également par les rhizomes, de longues tiges souterraines minces, dit-il. Chaque morceau de rhizome peut produire une nouvelle plante de chiendent, en fait un clone naturel. Si vous labourez un champ avec du chiendent, vous couperez par inadvertance des morceaux de rhizomes qui germeront et donneront lieu à davantage de chiendent (…) Une fois établi dans une zone, il est presque impossible de l’éliminer complètement ».

Enfin Philippa Borrill, maître de conférences en biologie végétale à l’Université de Birmingham (Royaume-Uni), évoque de son côté les plantes cultivées, et notamment la plus célèbre d’entre elles : le blé.

« Si ce n’est pas une plante intelligente, je ne sais pas ce que c’est »

« Nous pensons souvent que les cultures sont domestiquées par l’Homme, mais je dirais que l’inverse est également vrai. Les cultures dont nous dépendons nous ont domestiqués (ou peut-être même asservis) pour y planter leurs semences, arroser et entretenir les plantes en croissance, puis récolter les semences et s’assurer qu’elles seront plantées l’année suivante », explique la chercheuse.

Prenant le blé pour exemple, Philippa Borrill note également que « les êtres humains sèment désormais du blé sur cinq continents », ajoutant que la plante s’est « adaptée pour se développer dans une vaste gamme d’environnements, du climat chaud et sec de l’Australie au climat frais et humide du Royaume-Uni ». Aujourd’hui, « le blé nourrit plus de 2,5 milliards de personnes chaque jour. Si ce n’est pas une plante intelligente, je ne sais pas ce que c’est ».

Alors, les plantes sont-elles réellement intelligentes ? Tout dépend de la définition que l’on prête à ce terme. Mais si l’on considère la capacité à résoudre des problèmes comme une forme d’intelligence, alors nous pourrions être tentés de considérer toutes les formes de vie (dont les plantes) comme intelligentes. Mais celles-ci ont tout de même « quelque chose » en plus : contrairement à toute autre forme de vie, ces dernières sont capables de résoudre leurs problèmes sans pouvoir se mouvoir. Et ça, ce n’est pas rien.

Source

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Le supplice des pieds bandés


Les critères de beauté diffèrent d’un coin du monde à l’autre. En Occident, il faut être mince alors qu’ailleurs, il faut avoir un long cou, des tatouages …. et des petits pieds. Dans tous les cas, cela demande des souffrances et dans certaines cultures, on demande beaucoup à la femme dès son jeune âge.
Nuage

 

Le supplice des pieds bandés

 

La beauté est dans les yeux de celui qui regarde et, généralement, ce dernier voit à travers les lunettes de sa culture. On est parfois déconcerté voire très troublé par les canons de beauté, parfois très différents, des autres cultures.

Les Occidentaux sont souvent choqués par les cous étirés des femmes birmanes, les tatouages faciaux des Maoris ou les scarifications pratiquées en Ethiopie.

Ces normes de beauté surprennent, mais c’est simplement parce qu’elles sont différentes des nôtres. Ces critères de beauté ne sont tout bêtement pas les mêmes que ceux auxquels nous sommes habitués.

Certaines pratiques esthétiques peuvent toutefois avoir des conséquences dévastatrices pour les personnes qui y sont soumises.

C’est le cas du bandage des pied, une pratique chinoise très impressionnante. Zhou Guizhen serait la dernière femme vivante à avoir subi cette coutume visant à déformer les pieds. Un supplice réservé aux femmes.

Zhou avait 86 ans lorsqu’elle a été interviewée par NPR en 2007. Elle a alors confié regretter avoir les pieds liés. Et quand on analyse cette pratique en détail, on comprend tout à fait pourquoi.

La première étape du bandage des pieds était, à vrai dire, plutôt relaxante et agréable. Les ongles de pieds étaient coupés, et après avoir été trempés dans du sang d’animaux et des herbes, les pieds étaient massés.

Un massage qui serait la dernière sensation agréable ressentie par ces pieds.

L’étape suivante serait aujourd’hui considérée comme une méthode de torture. Les orteils étaient recourbés vers le bas, dans la plante du pied, jusqu’à ce qu’ils se cassent. Ils étaient alors étroitement liés avec de la soie ou du coton.

Et le processus se poursuivait, les os étaient à nouveau cassés et bandés, en serrant fermement le pied pour le rendre de plus en plus petit. Alors que leurs pieds se remettaient de leurs dernières fractures, les femmes étaient encouragées à marcher beaucoup pour que leurs pieds conservent la forme désirée.

Dans l’interview, Zhou confie ses regrets malgré le fait qu’elle ait obtenu ce qu’on appelait des « pieds de lotus dorés ». Elle ne peut pas danser et peine même à marcher normalement. Malheureusement, à son époque, les femmes n’avaient pas tellement le choix. Il était difficile de trouver un mari si l’on n’avait pas les pieds liés.

La moindre blessure sur un pied bandé pouvait s’infecter et dégénérer en gangrène. Les bandages, en limitant la circulation sanguine, gênaient la guérison, et les femmes souffraient souvent de graves septicémies auxquelles elles succombaient parfois.

Malgré de nombreuses tentatives d’interdiction au cours des siècles, le bandage des pieds n’a été déclaré illégal qu’au début du XXe siècle. Certains, dont la famille de Zhou, ont toutefois continué à pratiquer cette coutume.

Afin de tromper les inspecteurs qui tentaient de faire respecter l’interdiction, la mère de Zhou mettait les pieds bandés de sa fille dans des chaussures ordinaires pour donner l’impression qu’ils avaient une taille normale.

https://www.apost.com/

L’appréciation des sens diffère selon les cultures


Il est plus facile de décrire les sons, le visuel et le goût que l’odorat. Cependant, leur description pourrait être différente dépendant des cultures.
Nuage

 

L’appréciation des sens diffère selon les cultures

 

Aucune culture n'est vraiment bonne pour décrire les odeurs | Me Shroud via Unsplash CC License by

Aucune culture n’est vraiment bonne pour décrire les odeurs | Me Shroud via Unsplash CC License by

— Repéré sur Quartz

Repéré par Barthélemy Dont

La capacité à décrire une sensation varie d’une langue à l’autre.

La perception des couleurs est en partie déterminée par la langue que nous parlons. La couleur est un spectre, dont les limites sont fixées par des mots que nous choisissons. Or selon les pays, les cultures et les langages, les limites ne sont pas les mêmes. Les Russes par exemple n’ont pas de couleur bleue semblable à la nôtre. Ce qui pour nous représente deux nuances de bleu (clair et foncé) correspond à deux couleurs distinctes pour eux.

La culture d’un pays joue donc sur l’appellation d’une couleur et par conséquent sa perception. En Europe, la couleur orange n’existait pas avant l’arrivée du fruit. La teinte que nous appelons désormais «orange» était décrite comme «jaune-rouge», voire simplement «rouge».

Une équipe de recherche de l’université de New York a décidé d’étudier le phénomène sur chacun de nos sens. Vingt-cinq scientifiques menés par Asifa Majid, une professeure de psychologie, ont testés 323 personnes locutrices de vingt langues différentes: des langues courantes (anglais, farsi, cantonais…), en danger (yuracaré) ou même la langue des signes.

Différences culturelles

Chaque participant et participante devait écouter, manger, toucher et sentir des objets puis répondre à une question comme «Quelle est cette couleur?». Suivant les réponses, les scientifiques ont classé chaque stimulation sensorielle sur une échelle de «codabilité» –une haute codabilité signifiant que la stimulation est facile à décrire.

«Imaginons que l’on montre une nuance de vert à neuf personnes, explique Majid. Si sept personnes disent “vert”, une “bleu canard” et une “couleur mousse”, la couleur a une forte codabilité».

Pour le dire autrement, elle fait consensus. Si au contraire les réponses sont disparates, alors la codabilité est faible.

L’équipe de recherche est arrivée à la conclusion que la codabilité des sens diverge grandement selon les cultures. Les locuteurs et locutrices anglaises font consensus pour définir des stimuli sonores ou visuels, tandis que les personnes parlant farsi ou tzetal décrivent facilement le goût. L’odorat se révèle difficile à décrire pour la majorité des cultures.

http://www.slate.fr/

Attention! Les légumes se rarifieront à cause du réchauffement climatique


C’est ce que je mange le plus les légumes, et les chercheurs croient qu’avec le réchauffement climatique, il y aura des baisses important sur la variété des légumes. Il faut donc penser a des cultures durables dans les années à venir.
Nuage

 

Attention! Les légumes se rarifieront à cause du réchauffement climatique

 

 

FOXYS_FOREST_MANUFACTURE VIA GETTY IMAGES

Avec le réchauffement climatique, les légumes pourraient devenir plus rares partout dans le monde, à moins que de nouvelles formes de culture soient mises en place et qu’on cultive des variétés de légumes plus résistantes, ont averti des chercheurs lundi.

La hausse de température de 4 degrés Celsius à laquelle s’attendent les scientifiques en 2100, si le réchauffement climatique se poursuit à son rythme actuel, réduirait les récoltes de 31,5% en moyenne, montre cette étude publiée dans les comptes-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Un air plus chaud et des ressources amoindries en eau expliqueraient cette réduction de près d’un tiers des récoltes de légumes, qui sont cruciaux à une alimentation saine.

GETTY IMAGES

L’Europe du Sud et de larges pans de l’Afrique et de l’Asie du Sud pourraient être particulièrement affectés.

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont passé en revue 174 études examinant l’impact de l’environnement sur les récoltes et les contenus nutritifs de légumes depuis 1975.

«Nous avons compilé pour la première fois toutes les preuves disponibles de l’impact du dérèglement climatique sur les récoltes et la qualité des légumes et légumineuses», a résumé un des auteurs, Alan Dangour, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

«Notre analyse suggère que si nous continuons comme si de rien n’était, le dérèglement climatique réduira considérablement la disponibilité globale de ces aliments importants», a-t-il ajouté.

«Il faut agir d’urgence, y compris en soutenant une agriculture qui résiste mieux aux changements climatiques et cela doit être une priorité des gouvernements à travers le monde», insiste M. Dangour.

Le maïs en voie de disparition?

GETTY IMAGES

Une seconde étude dans PNAS se penche par ailleurs sur le maïs, la plante la plus cultivée au monde.

La vaste majorité du maïs exporté provient des États-Unis, du Brésil, d’Argentine et d’Ukraine.

Avec une hausse de température de 4 degrés Celsius d’ici la fin du siècle, il y a «86% de chances […] pour que les quatre grands exportateurs de maïs connaissent une mauvaise année de façon simultanée», indique l’étude.

«Nous avons conclu qu’alors que la planète se réchauffe, il devient de plus en plus probable pour différents pays de faire simultanément face à des pertes de récoltes majeures, ce qui a d’importantes implications pour les prix des aliments et la sécurité alimentaire», a mis en garde l’auteure principale, Michelle Tigchelaar, de l’Université de Washington (UW).

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Plus de 2.000 langues sont en train de disparaître


Bien qu’une langue universelle permettrait communiquer avec tout le monde à travers la planète, il est dommage que des langues puissent disparaître. Car une langue maternelle est l’histoire de son peuple, sa science, son identité, sa culture. Il est certes important d’apprendre la langue du pays, mais de garder et de continuer d’enseigner sa langue de maternelle.pour garder l’héritage de la famille
Nuage

 

Plus de 2.000 langues sont en train de disparaître

 

Selon l'UNESCO, 2.464 langues sont «ménacées» | Andrew Butler via Unsplash License by

Selon l’UNESCO, 2.464 langues sont «ménacées» | Andrew Butler via Unsplash License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

Repéré sur Quartz

L’identité d’une communauté ou d’un pays passe aussi par sa langue.

 

La Société internationale de linguistique (SIL) estime qu’il y a environ 7.000 langues dans le monde –dont 141 langues officielles. Un rapport de l’UNESCO classe 2.464 langues comme «menacées» de disparition: en moyenne, tous les quinze jours une langue disparaît.

L’identité d’une communauté ou d’un pays passe notamment par une histoire, une culture et une langue commune. Dans certains cas, comme celui de la Catalogne, le langage est un moyen d’affirmer ses convictions politiques ou de manifester du patriotisme.

«Aujourd’hui il n’y a plus que le foot et la langue pour défendre son identité», souligne Mathieu Avanzi, linguiste.

Dans le monde, les mouvements séparatistes ou indépendantistes défendent des idéaux politiques mais aussi identitaires. Le langage y joue un rôle important: il réunit autant qu’il exclut. L’Espagne fait partie des pays scindés par plusieurs communautés: une schizophrénie identitaire qui cohabite à l’intérieur même des frontières.

«Pour moi, être Espagnol c’est un partage des langues et d’identités régionales. Mes parents enseignent le castillan mais à la maison on parle galicien et ma grand-mère chante en catalan. Le langage ce n’est pas simplement de la communication. Quand on parle, on partage des codes», raconte Rosalia Martinez.

 

Des efforts réalisés par les gouvernements pour sauver les langues locales

De nombreux gouvernements comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou les Pays-Bas investissent dans des programmes de formations linguistiques pour encourager les migrants ou les réfugiés à «mieux s’intégrer». Jusqu’à 2020, le gouvernement allemand compte dépenser près de 5,7 milliards d’euros pour mettre ces politiques en action.

A contrario, des pays comme le Pays de Galles investissent 170 millions d’euros par an dans des politiques linguistiques: programmes de tutorat dans les écoles galloises et subventions de médias en gallois. Ce genre d’investissement a permis d’endiguer la baisse de la pratique de la langue.

De l’autre côté du globe, les politiques mises en place dans les années 1990 par le gouvernement néo-zélandais ont permis une revitalisation de la langue maori.

«De plus en plus d’enfants apprennent cette langue. Grâce à ça, la culture et l’identité maori gagne en visibilité dans le reste du pays», rapporte Minority Rights, une organisation qui défend les droits individuels et collectifs des minorités.

Comme l’explique Collette Grinwald dans une interview pour France Info, «dans la majorité des cas, il sera difficile, voire impossible d’enrayer la disparition des langues».

Alors pourquoi ne pas prendre les devants et commencer à apprendre l’espéranto: cette langue, qui se veut universelle, est déjà parlée par plus de deux millions de personnes à travers le monde.

 

http://www.slate.fr/

Jardin intérieur


Notre vie est comme un jardin, notre personnalité, nos agissements, notre philosophie face a cette vie dépend ce que nous semons à l’intérieur de nous
Nuage

 

Jardin intérieur

 

 

Arrose ta vie avec  amour, cultive les pensées positives, laisse la lumière te guider et focalise sur ce que tu veux voir grandir. Sème tous les jours le meilleur et tu verras ton jardin intérieur s’embellir des plus belles fleurs et parfumer le livre de ta vie.

Christine Gonzalez