D’où vient le regard rempli de culpabilité des chiens?


Les chiens gaffeurs semblent avoir honte de leur comportement devant leur maitre. Cependant, ce n’est pas tout à fait le cas. Le chien a le même comportement qu’un loup devant la meute mécontente d’une action, c’est plus un signe de soumission qu’autre chose et qu’il cherche à savoir s’il serait toujours copain avec son maitre
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D’où vient le regard rempli de culpabilité des chiens?

 

Sad Pug | DodosD via Wikimédia CC License by

Sad Pug | DodosD via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur Science of Us

Il fait écho à leur instinct de survie.

Sur internet, il existe une mode très populaire qui consiste à faire poser son chien devant une pancarte expliquant le méfait qu’il vient d’accomplir. Une crotte sur la table basse, un fauteuil mâchouillé ou de la nourriture éparpillée sur le sol… la moindre faute du meilleur ami de l’homme est devenu une excuse pour l’humilier en ligne. Il existe même un site, qui rassemble de nombreux cas de «Dog Shaming», où l’on apprend par exemple que Tango et Cash, deux frères, ont une relation compliquée.

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Mais parmi les milliers de photos de Dog Shaming qui inondent le web, on retrouve souvent un même comportement des chiens: il n’est pas rare que, dans ce genre de situation, les chiens se couchent et inclinent leur tête pour exprimer ce qu’on associe à de la culpabilité, à un regret profond.

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Ce visage canin, qui réussit souvent à faire fondre n’importe quel humain, a particulièrement interpellé le biologiste Nathan Lents, qui a étudié le sujet et publié le résultat dans Psychology Today. Comme le résume Science of Us sur son site, ce comportement a un nom chez les spécialistes du comportement animalier, «la révérence d’excuse», et n’avait pas à la base pour objectif de vous attendrir. Il s’agissait avant tout d’un comportement de survie.

«Les chercheurs spécialisés dans le comportement ont observé que les loups, des cousins proches des chiens, adoptent cette révérence d’excuse après avoir fait quelque chose que le reste de la meute considère comme socialement inacceptable, comme avoir été trop violent pendant un jeu.»

Quand cela arrive, le responsable est isolé pendant un temps et ce visage d’excuse était le seul moyen pour un loup de réintégrer son groupe en lui prouvant qu’il ne présente aucun danger.

«Le “regard coupable” n’a rien à voir avec les excuses ou la culpabilité, écrit Nathan Lents, mais plutôt avec la posture de soumission. C’est tout à fait correct. Les actions associées avec la révérence d’excuse copient l’action du loup exprimant une soumission vis-à-vis d’un loup plus dominant, plus important. La tête est basse, le sourire et le hélètement cessent, le contact visuel est évité, et ils placent littéralement leur queue entre les jambes.»

Plutôt que des excuses, les chiens voudraient donc avant tout s’assurer que vous êtes toujours amis. C’est presque encore plus adorable qu’un regard attendrissant.

http://www.slate.fr/

Le chien ressent-il de la culpabilité après une bêtise ?


Je crois aussi qu’après une grosse gaffe, un chien exprimera plus la crainte face à notre intonation de voix que de la culpabilité
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Le chien ressent-il de la culpabilité après une bêtise ?

 

Après un pipi sur le tapis, votre toutou arbore ce qui vous semble être une petite bouille de repenti. Pour autant, le sentiment qu’il affiche ne serait pas de la culpabilité…

Une chaussure portée disparue puis retrouvée à moitié mangée, une poubelle renversée, un canapé ravagé… généralement, dans ce genre de situation, pas de doute possible : le canidé de la maison est fautif. D’ailleurs, lorsque vous rentrez, c’est tout penaud avec son regard de «chien battu» et la queue entre les pattes qu’il se cache ou fuit votre regard. Un comportement de honte aux antipodes de son enthousiasme habituel. Pourtant, d’après la science, votre chien est bien loin de se sentir coupable.

La culpabilité, un sentiment complexe

Croire qu’un chien culpabilise, c’est faire preuve d’anthropomorphisme. Ce que l’on prend pour du remord n’en est pas, révèle une étude menée par le Dr Alexandra Horowitz, scientifique spécialisée dans l’univers canin. En réalité, l’animal a peur de se faire disputer : il entend à l’intonation de notre voix que nous ne sommes pas contents, s’en rend compte par nos grands gestes… et exprime donc ainsi sa crainte d’être grondé.

«Il semble peu probable qu’ils [les chiens, ndlr] aient le même type de cheminement de pensée que le nôtre, en raison de leur cerveau vraiment différent, même si en majorité, les cerveaux des chiens sont davantage similaires que dissemblables des nôtres», a en effet récemment expliqué la scientifique auprès du site Business Insider.

https://wamiz.com

Dix personnes toxiques à éviter à tout prix


Reconnaitre les personnes toxiques qui vous empêchent d’avancer, qui nous paralysent dans notre cheminement est important pour éviter de tomber dans leur jeu et si possible les éviter
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Dix personnes toxiques à éviter à tout prix

 

Dr. Travis Bradberry

Auteur du best-seller Emotional Intelligence 2.0 et président de TalentSmart, premier fournisseur mondial d’intelligence émotionnelle

Les personnes toxiques défient toute logique. Certaines ne se rendent pas du tout compte de l’impact négatif qu’elles ont sur les gens qui les entourent, et d’autres ont l’air de trouver du plaisir à semer le chaos et à nous pousser à bout.

Il est important d’apprendre à gérer les différents types de personnes toxiques, mais souvenez-vous qu’elles ne valent pas la peine de perdre du temps et de l’énergie – et Dieu sait si elles en prennent. Les personnes toxiques sont source de difficulté, de conflit, et, pire que tout, de stress.

« Les gens vous inspirent ou vous aspirent… Choisissez-les bien ! «  – Hans F. Hansen

La capacité à gérer nos émotions et à rester calme sous la pression a un lien direct avec nos performances. TalentSmart a fait une étude sur plus d’un million de personnes et a constaté que 90% des personnes les plus performantes savaient bien gérer leurs émotions en période de stress ; elles gardent leur calme et maîtrisent la situation. Leur plus grand don, c’est leur capacité à utiliser l’intelligence émotionnelle pour identifier les personnes toxiques et les maintenir à l’écart.

On dit souvent que l’on est le produit des cinq personnes avec qui l’on passe le plus de temps. Si l’une de ces cinq personnes est toxique, vous découvrirez tôt ou tard à quel point cette personne vous empêche d’avancer.

Vous ne pouvez pas espérer prendre vos distances avec les personnes toxiques avant de les avoir identifiées. Le plus difficile, c’est de faire la part entre ceux qui sont juste embêtants ou compliqués de ceux qui sont vraiment toxiques. Voici les dix types de personnes toxiques qu’il faut éviter à tout prix pour ne pas devenir soi-même toxique.

1. La commère

Les commères trouvent leur bonheur dans le malheur des autres. C’est sans doute amusant de chercher le moindre défaut dans la vie personnelle ou professionnelle de quelqu’un, au début, mais avec le temps, cela devient fatigant, on commence à se sentir irrespectueux et méchant. Il y a trop de choses positives dans la vie et tellement à apprendre des personnes intéressantes pour perdre son temps à parler du malheur des autres.

2. Le caractériel

Certaines personnes ne maîtrisent absolument pas leurs émotions. Elles s’en prennent à vous et projettent leurs émotions sur vous, tout en pensant que c’est vous qui êtes responsable de leur mal-être.

Les personnes caractérielles sont difficiles à repousser parce que leur manque de contrôle vous fait culpabiliser. Quand la situation se complique, les personnes caractérielles déversent leurs émotions sur vous ; il faut absolument les éviter.

3. La victime

Les victimes sont difficiles à identifier parce qu’on commence toujours par avoir de la compassion pour elles. Mais plus le temps passe, et plus l’on comprend qu’elles ont besoin de nous tout le temps. Les victimes refusent toute responsabilité en faisant du moindre obstacle une montagne impossible à franchir. Elles ne pensent pas que les périodes difficiles sont des occasions d’apprendre et d’évoluer. Un vieux dicton dit :

« La douleur est inévitable mais souffrir est optionnel. »

Cela illustre tout à fait le côté toxique de la victime, qui choisit de souffrir tout le temps.

4. L’égocentrique

Les personnes égocentriques vous dépriment parce qu’elles sont distantes et froides. On se rend rapidement compte que l’on sort avec des personnes égocentriques : elles nous font nous sentir terriblement seul. Cela s’explique parce qu’elles n’ont aucun intérêt à entretenir un vrai lien avec quiconque. Nous ne sommes qu’un outil destiné à accroître leur estime d’elles-mêmes.

5. Le jaloux

Chez les personnes jalouses, l’herbe est toujours plus verte ailleurs. Même quand il leur arrive quelque chose de bien, elles n’en tirent aucun plaisir. C’est parce qu’elles comparent leur bonheur à celui du monde au lieu de simplement trouver une satisfaction dans ce qui leur arrive. Et, soyons honnête, il y aura toujours quelqu’un qui réussit mieux, quelque part. Passer du temps avec des personnes jalouses est dangereux parce qu’elles vous apprennent à dévaloriser vos propres réussites.

6. Le manipulateur

Les manipulateurs pompent tout votre temps et votre énergie sous la façade de l’amitié. Ils ne sont pas toujours faciles à gérer, parce qu’ils vous traitent en ami. Ils savent ce que vous aimez, ce qui vous rend heureux et ce qui vous fait rire, mais le problème, c’est qu’ils utilisent ces informations. Ils ne font rien sans arrière-pensée. Les manipulateurs cherchent toujours à obtenir quelque chose de vous, et si vous prenez du recul sur votre relation avec eux, ils ne font que prendre, prendre, prendre, sans jamais donner en retour, ou très peu. Ils font tout pour vous convaincre afin de mieux vous détruire.

7. Le Détraqueur

Dans la saga « Harry Potter » de J.K. Rowling, les Détraqueurs sont des créatures maléfiques qui aspirent l’âme du corps et laissent les gens dans un état inhumain. Quand un Détraqueur entre dans une pièce, tout devient sombre, il se met à faire froid et les gens se souviennent de leurs pires souvenirs. Rowling explique qu’elle a développé le concept des Détraqueurs à partir de personnes très nocives – le genre de personnes qui ont la capacité d’arriver dans une pièce et d’aspirer toute la vie.

Les Détraqueurs aspirent la vie en imposant leur négativité et leur pessimisme à toutes les personnes qu’ils rencontrent. Ils voient toujours le verre à moitié vide, et ils arrivent à instiller la peur dans n’importe quelle situation. Une étude de l’université Notre-Dame montre que les étudiants qui partagent leur chambre avec des colocataires pessimistes ont beaucoup plus tendance à développer des pensées négatives et même à déprimer.

8. Le pervers

Certaines personnes toxiques ont de mauvaises intentions ; elles trouvent du plaisir dans la souffrance et le malheur des autres. Elles sont là soit pour vous faire du mal, soit pour vous faire sentir mal, soit pour obtenir quelque chose de vous ; sinon, elles n’ont aucun intérêt à vous cotoyer. Le seul point positif avec ce genre de personnes, c’est que l’on peut comprendre leurs intentions assez rapidement, ce qui permet de s’en débarrasser plus facilement.

9. Les critiques

Les personnes critiques vous disent rapidement ce qui est bien et ce qui n’est pas bien. Elles sont très fortes pour trouver la chose qui vous passionne et vous la faire dénigrer. Au lieu d’apprendre des gens qui sont différents d’eux, les personnes critiques méprisent les autres. Elles étouffent vos passions et vos désirs d’expression, alors mieux vaut s’en éloigner et être vous-même.

10. L’arrogant

Les personnes arrogantes sont une perte de temps parce qu’elles prennent tout ce que vous faites pour un défi personnel. L’arrogance, c’est de la fausse confiance en soi : cela masque toujours une grande part de doute. Une étude de l’université d’Akron montre que les personnes arrogantes ont souvent des tas de problèmes au travail. Elles sont moins efficaces, plus désagréables et ont plus de problèmes cognitifs que la moyenne.

Comment se protéger une fois qu’on les a repérées

Les personnes toxiques nous rendent folles parce que leur comportement est irrationnel. Ne vous méprenez pas : leur comportement défie toute logique, donc pourquoi essayer de leur répondre et de se prendre à leur jeu ?

Plus une personne est irrationnelle, plus il devrait être facile d’éviter leurs pièges. N’essayez plus de les battre à leur propre jeu. Prenez vos distances et envisagez vos interactions avec eux comme des expériences scientifiques (ou alors, vous êtes leur psy, si vous préférez cette comparaison). Vous n’avez pas à réagir au chaos émotionnel – juste aux faits.

Garder ses distances nécessite d’être vigilant. Vous ne pouvez pas empêcher quelqu’un de vous pousser à bout si vous ne reconnaissez pas les faits quand ils se produisent. Parfois, vous vous retrouvez dans des situations où vous devez vous ressaisir pour choisir le meilleur moyen de vous en sortir. Pas de panique, vous avez le droit de prendre le temps pour le faire.

La plupart des gens pensent que, comme ils vivent ou travaillent avec quelqu’un, ils n’ont aucun moyen de contrôler ce chaos. C’est tout à fait le contraire. Une fois que la personne toxique est identifiée, son comportement devient prévisible et plus facile à comprendre. Cela vous permet de réfléchir de manière rationnelle pour savoir quand vous devez les supporter et quand vous n’avez pas à le faire. Vous pouvez poser des limites, mais il faut le faire consciemment et activement. Si vous laissez faire, vous allez vous retrouver dans des situations compliquées. Si vous posez des limites et que vous décidez quand et où gérer une personne compliquée, vous pouvez gérer le chaos. Le plus difficile reste de camper sur vos positions et de garder vos limites quand la personne essaie de les dépasser, ce qu’elle fait toujours.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Grandir


Nous avons tous eu des moments de faiblesse. Nous n’avons pas toujours été honnêtes avec les autres et nous avons fait nombre d’erreurs depuis le début que nous avons commencé à prendre conscience de nous-même en étant petit. C’est en grandissant qu’on peut faire des choix, se reprendre et continuer notre route
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Grandir

 

 Lorsque tu grandiras, tu découvriras que tu as déjà menti, que tu t’es trompé toi-même et que tu as souffert pour des choses absurdes. Si tu es un bon guerrier, tu ne te culpabiliseras pas pour cela, mais tu ne laisseras pas tes erreurs se répéter.

Paulo Coelho

Éviter la dépression ménagère


Je crois qu’on a tous des moments qu’on pourra se reconnaître dans la dépression ménagère, car nos modèles sociales sont trop souvent irréalisable, car on nous montre la perfection et cette perfection est souvent éphémères que ce soit dans notre environnement immédiat ou sur notre propre personne
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Éviter la dépression ménagère

 

Bénédicte Régimont

Pourquoi parler de dépression ménagère? À certaines étapes de notre de notre vie, nous pouvons nous sentir totalement débordés par notre environnement immédiat. Le désordre s’accumule, on en a conscience mais il nous est impossible de réagir. Au contraire, la culpabilité nous envahit et on a l’envie de tout lâcher et de partir loin de la gestion prosaïque du quotidien qui nous ennuie et finit par nous envahir.

Pourquoi s’est-on laissé submerger comme ça alors que les médias nous montrent pléthore d’intérieurs impeccablement rangés, d’enfants souriants et de familles épanouies? Pourquoi les autres y arrivent-ils et pas moi?

Les signes avant coureurs de la dépression ménagère

Au moment de glisser la clé dans la serrure, vous voici prise d’une angoisse. La gorge se noue, l’estomac gronde. La sérénité de se retrouver chez soi laisse place à une litanie de micro-angoisses. Prises séparément elles n’ont que peu d’impact, le lave-vaisselle encore rempli, le frigo vide, le linge non repassé, les jouets des enfants éparpillés… Après une journée de travail, vous n’avez pas envie de faire face à cela. Non, juste l’envie de retarder le moment fatidique, tourner les talons, trouver un échappatoire.

Un modèle de vie idéal

En fonction de l’âge, nous sommes confrontés à des modèles sociaux auxquels nous ne pouvons pas nous identifier. Temps, connaissance de soi, lâcher-prise sont indispensables quand on a tendance à se comparer à ce que les médias nous (sur)vendent. Vous n’êtes pas grande, châtain clair, se glissant aisément dans un petit 36, avec des enfants à la mèche impeccable. Votre intérieur n’est pas baigné de lumière du sud, votre cuisine ne fait pas 25m² et les placards ne s’ouvrent pas sur des étagères impeccablement ordonnées où tout est étiqueté? Non?

Alors bienvenue dans la vie réelle! Bienvenue dans votre vie! Celle qui peut vous offrir le confort et le plaisir au quotidien, loin de tout stéréotype.

Refuser la perfection

Lorsque l’on a une estime de soi dépréciée, on recherche l’apaisement dans la perfection. Un modèle nous fait rêver, nous le fantasmons et imaginons que tout se résoudra par magie une fois que l’on aura atteint ce graal. Face à l’ampleur de la tâche, la procrastination surgit sournoisement et vous fait douter:

«Ce n’est pas pour moi, je n’y arriverai pas». ou «Je le ferai à fond quand j’aurai le temps. Je ferai tout d’un coup, ça sera mieux.»

Cet envie de tout faire parfaitement nous prive d’objectifs intermédiaires dont le rôle est de nourrir notre autosatisfaction.

Si votre chambre est en désordre, vous pouvez attendre d’avoir le temps (difficile à évaluer) l’envie (qui s’amenuise) les ressources, la motivation… de vous en occuper.
OU, vous pouvez choisir de commencer par un petit pas. Ranger les chaussures dans leur placard.

En réalité cela ne prend que 2 minutes. Certes, le lit n’est toujours pas fait, le fauteuil est encore plein de linge… MAIS, vous avez enclenché le processus. Et cela suffit déjà à y voir plus clair.

La dépression ménagère apparaît quand l’idée de l’ampleur de la tâche nous submerge. Notre cerveau droit, sièges des émotions prend l’ascendant sur notre cerveau gauche relié à l’action concrète.

En résumé, si vous vous sentez débordés à la maison, ou même dans votre vie professionnelle. Apprenez à déconnecter votre cerveau droit pour moins penser et agissez.

Quand on a perdu l’envie

Si votre maison est source de stress et que le désordre vous angoisse, il sera toujours une bonne copine pour vous dire: Lance-toi, je ne comprends pas pourquoi tu n’y arrives pas, c’est si simple. La réalité est plus complexe. Ce n’est pas simple, parce que l’idée que l’on se fait de la tâche est disproportionnée par rapport à la réalité de l’action.

Quand on n’a pas envie de faire le repassage, on a l’impression que cela nous prendra 3 heures et il est plus simple de trouver un réconfort immédiat dans une action qui nous sollicite moins, comme faire une sieste dans le canapé. Une fuite qui ne résout rien, mais qui nous donne l’illusion immédiate d’un apaisement. Le retour à la réalité est tout aussi angoissant. Durant le sommeil, les lutins magiques ont oublié de ranger le linge, pire, ils en ont ajouté.

Déconnecter son cerveau droit, même pour 5 minutes peut vous apporter le meilleur des bienfaits. Voici quelques actions concrètes à réaliser sans pression et qui s’appuient sur des mantras du quotidien.

Si vous êtes fidèles de ce blogue, vous savez que je ne suis pas une fée du logis. Mais, jour après jour, je fais une foule de petits gestes que je ne ressens pas comme du ménage mais qui concourent à ce que ma maison soit toujours dans un ordre acceptable.

– Si cela prend moins de 5 minutes je le fais tout de suite

Cette petite phrase que je me répète comme un mantra me permet de me débarrasser des petites tâches qui monopolisent mon esprit et sollicitent plus d’énergie lorsque j’y pense 3 ou 4 fois par jour qu’à être réellement réalisées. Ce matin, j’ai remplacé une ampoule dans le couloir, le joint de la bonde du lavabo, rangé mes chaussures d’été.

– Je le fais bien ou je ne le fais pas

Ceci oblige à clôturer définitivement une tâche. Si par exemple je laisse traîner le matériel de bricolage après avoir remplacé le joint, je n’ai fait que déplacer une pensée parasite qui mute le «Il faut change le joint» en «il faut ranger les outils». Opération nulle.

Attention, cela ne doit pas renforcer votre recherche de perfection à travers la procrastination. Non, cela suppose que vous terminiez la tâche pour ne plus avoir à y penser.

– Ce qui est fait n’est plus à faire

Mon attention ne se monopolise pas sur l’action en elle-même, mais sur le résultat final. Si je pense au plaisir d’avoir un évier qui se vide normalement, je passe outre l’idée de mettre mes mains dans une accumulation de résidus.

Si je sais que je n’aurai plus à y penser, mon esprit se libère naturellement.

– Préparez-vous

Comme pour une recette où vous réunissez tous les ingrédients, vous pouvez préparer ce qui est nécessaire pour passer à l’action. Et ce ne doit pas être une excuse à l’inertie!
Faites une liste de ce qui vous est nécessaire pour mener à bien votre tâche.

Si je poursuis l’exemple du joint de lavabo: un joint, un desserre-joint, une bassine, un chiffon et du détergent pour nettoyer la bonde. Une fois que tout est réuni, je passe à l’action avec le sentiment que tout est fluide, je n’ai pas à me relever 3 fois parce qu’il me manque quelque chose.

– Associez les tâches entre elles.


Ranger le linge n’est pas une chose qui vous met en joie. Associez cette action avec une autre qui vous fait plaisir. Avant un café réconfortant, en écoutant de la musique que vous aimez, avant une promenade au grand air…

Le seul risque? Vous dire: je le ferai quand j’aurai pris mon café, cela me remotivera. Au contraire, avoir réalisé votre tâche vous permet de vous récompenser.

– Acceptez de ne pas tout maîtriser


Si une tâche ne relève pas de vos compétences, faites ce qu’il faut pour mobiliser quelqu’un dont c’est le métier. N’attendez pas inutilement. Rares sont les plombiers qui sonnent spontanément à votre porte.

Si vous décrochez votre téléphone, si vous sollicitez vos amis, vous êtes actifs au regard de la tâche. Vous ne la subissez plus.

– Soyez bienveillant envers vous-mêmes

En réalité, la seule pression est celle que l’on s’impose. Apprenez à lever le pied. À regarder votre intérieur avec le recul nécessaire pour qu’il ne vous envahisse plus.

Apprenez aussi à passer à l’action. Car la dépression ménagère commence par le manque d’envie, par les petites choses qui s’accumulent insidieusement.

– Refusez de tout faire d’un coup


QUI a dit que votre maison devait ressembler à une page de magazine?
Vous ne ressemblez pas à la fille de la couverture, vous savez que cette fille n’est pas réelle, il en est de même pour les intérieurs. Ils sont savamment mis en scène. Ce ne doit pas être votre modèle référent. Alors, inspirez-vous de ces magazines mais faites à votre envie, une chose après l’autre. Dans la sérénité et le plaisir de ce qui a été accompli. Demain est un autre jour.

Être fatigué, découragé, ne pas avoir envie font partie de la vie de tous les jours. Le burn-out survient quand on n’a pas écouté son corps, que l’on subit une pression sociale qui nous pousse à la perfection.

Utilisez la méthode du Kaizen (du petit pas), de la petite action qui ajoutée aux autres petites actions vous libérera l’esprit. Et qui sait… vous deviendrez peut-être adepte de la méditation ménagère. Si ce n’est pas le cas, faites-vous aider par un organisateur d’intérieur.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Pourquoi a-t-on envie de ce qui n’est pas permis quand on est au régime ?


C’est humain, ce qui nous interdisons pour perdre du poids est encore plus tentant. Plus l’interdit est strict, plus la tentation de succomber est forte. Si nous tombons, il s’installe un sentiment de culpabilité, et les régimes ne fonctionnent tout simplement pas.
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Pourquoi a-t-on envie de ce qui n’est pas permis quand on est au régime ?

Craquera, craquera pas, telle est la question.

Craquera, craquera pas, telle est la question.

Photo : FOTOLIA

PSYCHO – Les gâteaux, le fromage et les fritures sont passés au rang d’ennemi public n°1. Exclus de votre assiette, ces aliments non grata sont pourtant bien ancrés dans votre esprit. A tel point que vous en rêvez la nuit ! Et hier, n’y tenant plus, vous avez craqué, ramenant dans le même temps le compteur de l’estime de soi à zéro ! La loose.

Laurence Plumey, médecin nutritionniste, diététicienne à l’hôpital Necker et auteure du grand livre de l’alimentation, aux éditions Eyrolles décrypte en trois points ces pénibles moments de solitude.

► Ce que l’on ressent tous

« Chasser la notion vitale qu’est le plaisir de manger revient un peu à chasser une bulle d’air. Etouffée un temps, elle finira par ressurgir ailleurs ou sous une autre forme, traînant avec elle son lot de frustrations. » explique Laurence Plumey.

Alors, à quoi bon ne manger que des haricots verts/blancs de poulet pendant 8 jours, si c’est pour avaler en 15 minutes un plateau de charcuterie le 9ème jour ?

► Ce qui se passe

« Un mécanisme psychologique s’installe de façon mécanique, dès lors que l’on supprime des aliments. Tout simplement parce qu’interdire totalement le sucre par exemple donne encore plus envie d’en consommer. Ne nous mentons pas. Plus les régimes sont sévères, moins ils marchent. D’autant que les comportements restrictifs amènent forcément des frustrations puis des compulsions. Le besoin de compensation étant proportionnel à la restriction, immanquablement à un moment donné, on craque pour se jeter sur ce qui a été proscrit. »

C’est un peu comme un barrage qui cède. Si le Nutella, le saucisson ou le fromage sont au menu de nos craquages, la culpabilité l’est aussi. A coup sûr !

► Comment s’en sortir

« Il ne faut rien s’interdire, mais apprendre quelles sont les quantités raisonnables dont on a besoin. Mieux vaut manger un peu de tout pour être sûr de ne manquer de rien. Dans le cadre d’un amaigrissement, faire de la place aux légumes, aux laitages, la viande, le poisson va de soi. Sans toutefois bannir le pain, les féculents ou les sucreries, que l’on peut consommer mais, dans des quantités à minima. La mode du  »sans » sucre, lactose, gluten, viande etc. est une tendance dévastatrice car très restrictive, qui touche au plaisir, à la variété et à l’équilibre alimentaire de façon néfaste. L’heure est à la réconciliation avec nos assiettes. »

Sur ce, je retourne déjeuner chez Mamie dès demain, parce que chez elle de l’entrée au dessert le plaisir est partout, n’en déplaise à mon jean.

http://www.metronews.fr/

Sous leurs airs coupables, les chiens ont bonne conscience


Après une grosse bêtise, un chien peut-il se sentir coupable devant son maître ? Ou c’est plutôt la réaction du maître qui lui donne cet air de culpabilité ?
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Sous leurs airs coupables, les chiens ont bonne conscience

 

Le regard coupable que nous montrent nos chiens ne traduirait pas leur mauvaise conscience... © Eric Guilloret/Biosphoto

Le regard coupable que nous montrent nos chiens ne traduirait pas leur mauvaise conscience… © Eric Guilloret/Biosphoto

Par Louise Horvath

Les chiens ne sont pas les derniers quand il s’agit de faire des bêtises… Et lorsqu’ils sont pris en flagrant délit, ils nous offrent un regard coupable… qui ne trahit pourtant pas la mauvaise conscience chez notre animal !

BÊTISES. Alors que vous ouvrez la porte, vous découvrez une pièce sans dessus-dessous : peluches déchiquetées, emballages alimentaires déchirés, mouchoirs en mille morceaux, et au milieu de tout cela, votre chien. Tout propriétaire normalement constitué perd un peu de son sang-froid dans ces moments-là (particulièrement si un des objets qui gît sur le sol avait une valeur quelconque à ses yeux) et en vient à hausser le ton. Votre chien vous offre alors un regard fuyant, une petite mine. Une attitude de coupable, à coup sûr, car il sait son forfait !… Il fallait un peu plus que ce constat à l’équipe de Ljerka Ostoji des universités de Cambridge (Grande-Bretagne) et de Rejika (Croatie), qui ont décidé de comprendre pourquoi nos animaux adoptaient cette posture.

Preuve du forfait ou culpabilité effective ?

Les chercheurs ont testé ces deux pistes pour voir ce qui causait le regard « coupable ». 96 chiens et leur propriétaire se sont prêtés à l’expérimentation. Dans une pièce familière à l’animal, un expérimentateur déposait à manger en présence du chien et du maître. Le propriétaire intimait alors à son chien l’ordre de ne pas toucher à la nourriture puis quittait la pièce. L’expérimentateur ôtait alors la nourriture ou laissait l’animal la manger, puis remplaçait ou non la gamelle (vide ou pleine) par une gamelle pleine. Le propriétaire entrait alors dans la pièce et devait dire, sans pouvoir vérifier l’état de la gamelle et en observant son chien 10 secondes, si l’animal avait outrepassé l’interdit.

Sur internet, les propriétaires ont préféré rire des bêtises de leur chien en créant le « dog shaming ». (à gauche : « j’ai essayé de faire des sandwichs mais j’ai réalisé ensuite que je ne savais pas comment faire »/ à droite : « j’ai arraché la tête d’un éléphant en peluche »)  © Jeremy Lakaszcyck/AP/SIPA 

Si le regard coupable traduit une conscience coupable, seuls les chiens ayant mangé la nourriture doivent être repérables. Si l’air coupable se manifeste parce que les preuves du forfait sont visibles, il doit être présent chez les chiens dont la gamelle n’a pas été remplacée. S’il est dû aux deux facteurs, les animaux ayant mangé et dont la gamelle n’a pas été remplacée doivent pouvoir être démasqués.

Pas de culpabilité dans ce regard coupable

Le résultat de l’étude est surprenant : aucun propriétaire n’a pu deviner si son chien avait ou non mangé le contenu de la gamelle. Le regard coupable ne serait donc dû ni à la culpabilité ni à la présence de preuves compromettantes sur les lieux du forfait. Une fois de plus, nous anthropomorphisons notre animal. Mais alors que signifie ce regard, si ce n’est pas la manifestation d’une mauvaise conscience ? Selon l’étude d’Alexandra Horowitz du Barnard College (États-Unis),

il s’agirait de la réponse du chien face à un comportement négatif de son maître : remontrances, punitions…  Et si notre compagnon canin n’a pas commis de forfait, il est d’autant plus surpris de se faire enguirlander. Il affiche alors un regard encore plus « coupable », qui n’a donc de coupable que le nom

http://www.sciencesetavenir.fr/

«Ma fille se trouve laide et grosse»


Il est triste de voir que de plus en plus jeune, les enfants se soucient de leur apparence physique. Il y a une urgence d’agir, mais comment parler de l’apparence physique alors que tout parle du culte de la minceur pour les femmes et des corps musclés pour les hommes.
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«Ma fille se trouve laide et grosse»

 

On le répète, comme pour s'en convaincre: il n'y a pas que l'apparence qui... (PHOTO MASTERFILE)

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ALEXANDRE VIGNEAULT
La Presse

On le répète, comme pour s’en convaincre: il n’y a pas que l’apparence qui compte. On insiste auprès de nos enfants, aussi perméables que les adultes – c’est dire… – au culte de la minceur ou des torses musclés. L’impact est réel: à 10 ans, une fillette sur deux voudrait être plus mince. Et ce n’est pas nécessairement plus simple pour les garçons, rapporte notre journaliste Alexandre Vigneault.

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Porter le poids de son image

«Ma fille se trouve laide et grosse», se désole une maman sur Facebook. L’enfant en question n’a pas encore 9 ans. Cassandre*, la mère qui signe le billet, lui a fait valoir qu’elle n’est ni laide ni grosse, mais ses bons mots ne pèsent pas bien lourd dans la tête de sa fillette qui désire trouver sa place dans la cour d’école.

Cassandre n’a pas grimpé dans les rideaux la première fois que sa fille lui a fait part de sa souffrance par rapport à son apparence.

«Je ne voulais pas faire la mère freak et dire que mon enfant était fuckée, dit-elle. Mais après plusieurs fois, j’ai commencé à la questionner.»

«Ça vaut la peine de prendre le temps d’en parler. Ce n’est pas un hasard si un enfant répète une chose plusieurs fois. C’est probablement qu’il a envie d’en parler», estime Annie Aimé, professeure de psychologie à l’Université du Québec en Outaouais et spécialiste des problèmes liés au poids.

La fille de Cassandre n’est pas seule. Il y a aussi celle de Claudia, qui fait de l’embonpoint, et celle de Marie, qui a un ventre rondouillet. Se trouver trop grosse à 9 ans est malheureusement très courant.

«En avril 2014, on a publié un rapport de recherche dans lequel un peu plus de 40 % des enfants de 8 à 12 ans interrogés disaient vouloir être plus minces, expose Annie Aimé. Si on avait regardé toutes les insatisfactions par rapport au poids, on serait peut-être arrivé à 50 %.»

Ces chiffres correspondent aux constats aussi faits aux États-Unis et en Australie, précise la psychologue.

Les filles sont les principales affectées par le culte de la minceur, mais les garçons aussi sont touchés: à 9 ans, 33 % d’entre eux aimeraient être plus minces.

«On a été surpris de voir que nos garçons aussi voulaient être plus minces», admet Annie Aimé.

En fait, chez les garçons, deux tendances coexistent: vouloir mincir et prendre du muscle.

Un facteur d’intimidation

«Ce qui me sidère, c’est que ma fille est tout à fait normale», lance Cassandre.

Elle croit que cette idée lui vient de l’école. Marie et Claudia n’en doutent pas, elles.

«Il y a des commentaires des amis à l’école», confirme Marie. «Ma fille commence à se faire écoeurer à l’école», dit aussi Claudia.

Le poids est le trait physique le plus susceptible de devenir une source d’intimidation, rapporte Annie Aimé.

«On a tendance à percevoir le poids comme une chose qu’on peut contrôler. Si une personne est grosse, ce n’est pas « pauvre toi », mais plutôt: « qu’est-ce que tu fais pour être grosse de même? » On va blâmer la personne, la culpabiliser.» Annie Aimé,
professeure de psychologie à l’Université du Québec

«L’impression que j’ai, dit Cassandre, c’est qu’on vit dans une société de la performance comme travailleur, comme homme, comme femme, comme parent, comme amoureux. Il y a tellement de messages qui nous disent qu’on doit être parfait. Il n’est pas facile de se développer une pensée autonome.»

Les enfants les plus conformistes et ceux qui ont une faible estime d’eux-mêmes sont plus susceptibles d’être insatisfaits de leur apparence. Par ailleurs, ils sont perméables aux conversations entre adultes au sujet du poids, des régimes et de la nécessité d’améliorer sa silhouette. Ils sont aussi exposés aux publicités d’aliments minceur et d’appareils d’exercice.

«Ça fait longtemps que ma fille veut qu’on achète un vélo stationnaire», glisse d’ailleurs Marie.

Jouets, pub et jeux vidéo

«Les jeunes sont de plus en plus exposés aux médias et le sont de plus en plus tôt. Même avant 2 ans, les enfants peuvent commencer à interagir avec une tablette électronique, par exemple», fait valoir Thierry Plante, spécialiste en éducation aux médias chez Habilo Médias, organisme basé à Ottawa.

En plus de l’inévitable publicité, il évoque l’internet et les jeux vidéo. YouTube est en effet le site le plus populaire chez les jeunes Canadiens de quatrième année et plus, selon lui. Certains des jeux les plus populaires chez les jeunes Canadiennes sont aussi, en résumé, des jeux de magasinage et de maquillage de modèles stéréotypés «soit légèrement ou très sexualisés».

Les jouets colportent aussi des messages. L’icône du genre, pour les filles, c’est bien sûr la Barbie et sa taille d’une finesse démesurée. Une étude américaine qui date de 1999 signale également que les figurines du genre G.I. Joe et Star Wars avaient considérablement pris du muscle depuis les années 70.

«L’impact sur l’image corporelle et l’estime de soi des garçons va se faire sentir plus vers l’adolescence», précise Thierry Plante.

Que faire?

L’insatisfaction quant à l’image corporelle est une situation complexe. Le fait de jouer avec une Barbie ne rend pas anorexique, évidemment. L’exposition prolongée aux stéréotypes dominants peut par contre avoir un effet à long terme si la personne – enfant ou adulte – ne développe pas son sens critique.

C’est pourquoi Thierry Plante suggère de s’intéresser aux émissions et aux jeux qui captivent nos enfants, sans porter de jugement, mais en les remettant en contexte.

«Ça commence avec l’image corporelle, mais plus tard, à l’adolescence, ça touchera la sexualité, sa représentation et les comportements», dit-il.

«On peut aussi planifier l’utilisation des médias, plutôt que leur accès soit toujours une possibilité en arrière-plan, ajoute-t-il.

«Envisager le temps d’utilisation d’un média comme un choix a une influence sur leur utilisation: les enfants sont plus conscients des choix qu’ils font dans un tel contexte.» Thierry Plante,spécialiste en éducation aux médias chez Habilo Médias

Parler sans juger et accompagner les enfants constituent aussi des pistes de solution, selon Annie Aimé. Il faut essayer de naviguer entre l’éducation à l’alimentation, la nécessité de bouger et le développement du regard critique à l’égard des modèles dominants.

«On évite les extrêmes: il ne faut pas partir en peur, prévient-elle, mais on ne fait pas semblant que ce n’est pas là non plus.»

* Certains noms des mères qui témoignent ont été changés

Une fille sur deux

S’observer et se comparer est un comportement normal. Les recherches montrent toutefois que les enfants sont nombreux à se trouver inadéquats.

3 ANS

Âge auquel on commence à se préoccuper de son image corporelle et où on distingue clairement les gens minces des plus en chair. Cassandre dit d’ailleurs que dès 3 ou 4 ans, il était clair pour sa fille qu’une princesse «ne pouvait pas être grosse».

47 %

Presque une fillette de 9 ans sur deux souhaiterait être plus mince, selon une enquête réalisée au Québec. Il s’agit d’un bond spectaculaire puisque, à 8 ans, 25 % d’entre elles formulaient le même souhait. Après 10 ans, la proportion s’élève à 50 % et demeure stable au cours de l’adolescence.

8 ANS

Le regard des autres contribue à façonner notre image corporelle à partir de 8 ans. Avant, les enfants construisent surtout leur image à travers le regard de leurs parents.

15 %

Pourcentage de garçons de 9 à 11 ans qui voudraient être plus musclés. Une enquête menée au Saguenay-Lac-Saint-Jean en 2002 a révélé en outre que 73 % des garçons de 14 ans souhaitaient gagner du muscle.

Sources: Institut national de la statistique du Québec, Canadian Obesity Network, Annie Aimé (Université du Québec en Outaouais)

On le répète, comme pour s'en convaincre: il n'y a pas que... (PHOTO MASTERFILE) - image 8.0PHOTO MASTERFILE

Vers les troubles alimentaires?

Claudia ne tourne pas autour du pot: en voyant sa fille «manger ses émotions», elle craint que celle-ci ne développe un trouble alimentaire.

«Est-ce qu’elle va se faire vomir à l’adolescence? Si on ne règle pas ça en ce moment, ça va être pire plus tard, pense-t-elle. Ça ne peut pas aller en s’améliorant.» Pas tout seul, du moins, selon elle.

Entendre sa fillette se plaindre de son poids et de son apparence suscite une inquiétude semblable chez Cassandre, qui ne voudrait pas que sa fille souffre plus tard d’anorexie.

«Je me dis que c’est maintenant qu’il faut que je m’en occupe, avant que ce soit cristallisé et pendant que la communication est possible, dit-elle. J’ai travaillé avec des ados et je sais qu’à un moment donné, ils se referment…»

Les troubles alimentaires touchent bien sûr un certain nombre de garçons, mais ce sont d’abord les filles qui sont à risque de devenir anorexiques ou boulimiques. Des observateurs s’en inquiètent d’autant plus que, à l’ère de l’internet, des sites présentent la minceur extrême comme un mode de vie («lifestyle») et glorifient les petites cuisses, les ventres plats et les corps d’une minceur parfois extrême.

Inspiration minceur

Thierry Plante, spécialiste de l’éducation aux médias chez Habilo Médias, cite notamment des pages qui utilisent des variations des termes «thinspo» (de «thinsporation», contraction de «thin» et «inspiration») et «Pro-Ana» (raccourci de proanorexie), appellations cool pour désigner des pages consacrées à l’inspiration minceur ou faisant la promotion de comportements associés à l’anorexie. Sur l’un de ces blogues, on aperçoit même une fille impeccablement coiffée et habillée, qui se fait vomir avec style…

Annie Aimé, cofondatrice de la clinique IMAVIE, spécialisée dans les problèmes de nutrition et d’image corporelle, confirme que le risque que la situation empire est réel.

«Le facteur de risque le plus solide des troubles alimentaires, c’est l’image corporelle négative. Alors pour toute femme qui développe un trouble alimentaire, il y a des insatisfactions corporelles.» Annie Aimé, cofondatrice de la clinique IMAVIE

Elle précise néanmoins que ce n’est pas le seul facteur: il y a aussi l’anxiété, la dépression et l’isolement, notamment. L’image corporelle devrait être abordée à l’école, selon elle, et bien sûr à la maison.

«Il faut que la communication soit toujours ouverte», conseille-t-elle.

Même si elle est très embêtée par les inquiétudes de poids de sa fille, Marie peut au moins se réjouir de deux choses: son enfant «est relativement bien dans sa peau» et sa confiance en elle n’a jamais été un problème jusqu’ici.

Claudia se trouve dans une situation plus délicate. Elle ne veut pas mettre de pression sur sa fille et dit ne pas vouloir la voir maigrir pour maigrir.

«Ce que je voudrais, c’est qu’elle se sente en forme, qu’elle puisse courir comme les autres, précise-t-elle. Qu’elle ait du fun comme les autres enfants.»

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Votre animal vous punit-il?


Il est maintenant reconnu que les chiens ont des émotions, mais nous avons tendance à rapporter certaines émotions qui ne font pas partie d’eux. Alors, quand il y a un problème de comportement, ce n’est pas pour nous faire la tête, mais plus un problème de communication
Nuage

 

Votre animal vous punit-il?

 

Précisons d’abord une chose: les animaux ressentent plusieurs émotions, mais bien d’autres émotions humaines leur sont totalement étrangères. Par exemple, le désir de vengeance n’existe pas vraiment chez le chien et le chat.

    Les comportements que nous interprétons comme des actes de vengeance ou de défi résultent souvent de la dysfonction de la communication entre le maître et son animal ou de lacunes sur le plan de l’apprentissage par association de l’animal

    L’apprentissage par association

    En général, un animal apprendra par association.

    «J’entends le bruit de l’ouvre-boîte: je reçois mon repas» ou «Je m’assois calmement: je reçois une récompense»

    en sont des exemples. Mais les apprentissages par association peuvent certaines fois comporter des lacunes si l’association est évidente pour nous alors qu’elle ne l’est pas pour l’animal.

    Prenons cette situation:

    Un maître rappelle son chien; celui-ci reste sur place. Le maître, énervé, hausse le ton et répète son commandement. Le chien recule, puis se détourne pour renifler le sol. Le maître, cette fois en colère, hausse encore le ton, et le chien, hésitant, revient enfin. Le maître l’accueille avec colère et le dispute.

    Pour le chien, il est impossible de faire le lien entre ses précédents refus de revenir et la punition verbale. Son association est la suivante:

    «Quand je reviens vers mon maître, je me fais disputer.»

    La prochaine fois que le maître rappellera son chien, ce dernier restera encore sur place ou se sauvera même plus loin, non pas pour se venger ou défier l’autorité, mais tout simplement pour éviter l’anxiété générée par cette situation stressante.

    L’anxiété dysfonctionnelle

    Devant des situations stressantes, un animal souffrira souvent d’anxiété dysfonctionnelle et tentera d’éviter ces situations au moyen de la fuite et de l’évitement. Pour résoudre son anxiété, il peut aussi :

  • faire une activité de substitution (sauter, lécher, aller chercher un jouet, renifler le sol, etc.)

  • s’immobiliser 

  • agresser l’autre

«Mon animal m’ignore à la suite d’une longue absence, car il veut me faire comprendre que cette “solitude obligée” l’a contrarié.»

D’habitude, un animal que la solitude rebute déborde de joie et quémande beaucoup d’attention à notre retour. Dans un cas comme celui-ci, l’animal souffre vraisemblablement d’un trouble d’hyper attachement envers son maître ou d’une forme d’anxiété de séparation.

Votre animal semble bouder à votre retour? Oui, c’est possible. Il s’agit alors d’une contestation liée à l’anxiété que lui a causée votre absence et qu’il manifeste au moyen de la fuite et de l’évitement.

«Mon animal urine dans mon lit, car il est fâché contre moi.»

Votre chat ou votre chien ne souffre pas d’un trouble urinaire et se soulage parfois dans votre lit? Il réagit en fait à une odeur, souvent nouvelle (donc inconnue pour lui), et qui lui cause un stress. Il urinera donc à cet endroit pour réduire son anxiété, mais aussi pour camoufler l’odeur en question. Cette odeur, qui peut être banale ou pour nous indétectable, est facilement repérable pour eux.

«Mon animal détruit des biens dans la maison durant mon absence, mais se sent coupable de ses actions à mon retour.» 

D’abord, retenez que ni le chien ni le chat ne ressentent de la culpabilité. L’animal agit-il souvent ainsi? Si oui, il souffre fort probablement d’anxiété de séparation. Sinon, c’est l’incertitude devant la nouveauté (par exemple une absence imprévue pour un animal habitué à la routine) qui le pousse à agir de la sorte.

«Comme je manque de temps pour jouer avec lui, mon chien fait ses besoins dans le salon pour marquer son mécontentement.»

D’abord, la malpropreté peut être liée à un manquement dans l’éducation de l’animal. Si l’animal était propre et qu’il ne l’est plus, consultez un vétérinaire afin de vous assurer qu’il ne souffre pas d’un trouble de la santé. S’il est en santé, il peut agir ainsi afin d’attirer votre attention. Dans ce cas, il faut ignorer votre chien (ne pas le punir ni le flatter, sinon il obtiendrait l’attention désirée), puis nettoyer le dégât avec calme, idéalement lorsqu’il n’est pas là (il sera dehors ou isolé dans une autre pièce). Il faut aussi éviter de punir votre animal: cela ne ferait qu’augmenter son anxiété, donc ses troubles de comportement.

«Mon animal adopte certains comportements afin de susciter mes réactions.» 

Vous croyez que votre animal agit parfois volontairement d’une certaine façon afin de vous faire réagir? Eh bien, vous avez raison! Il reconnaît plusieurs émotions humaines; il est sensible à certaines d’entre elles, d’autres le laissent indifférent, et il veut en éviter certaines autres à tout prix.

Si, par exemple, vous riez chaque fois qu’il se roule sur le sol, il le refera pour avoir de l’attention de votre part. Le chien est un animal qui adore la compagnie des humains; voyant que son comportement provoque chez vous une réaction positive, il le répètera dans le but d’obtenir la même réaction.

Nos animaux apprennent à distinguer nos émotions en interprétant notre langage non verbal; ils peuvent donc, d’une certaine façon, nous manipuler! 

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Paresseux, arrêtez de culpabiliser !


Sommes-nous à certains moments paresseux ? Avons-nous raison de nous sentir coupables de rien faire ? Ou bien, c’est le corps qui sonne une petite cloche qu’il faudrait écouter ?
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Paresseux, arrêtez de culpabiliser !

 

J’ai la flemme, je me sens fatigué, j’ai envie de ne rien faire, j’ai l’impression d’être un vrai Gaston Lagaffe… Quand on se sent paresseux, très souvent, on culpabilise, on s’en veut et l’on se juge très mal. Alors qu’en réalité, la paresse est un signal de notre corps ou de notre esprit, bien plus qu’une posture volontaire.

Alors, comment comprendre et accepter cette fainéantise ?

La vraie paresse n’existe pas

Si vous avez envie de ne rien faire, seulement de rester au lit, le qualificatif exact n’est sans doute pas « paresse ». Vous êtes simplement très fatigué, voire dépressif. Dans notre société où il faut toujours être plus productif, la tension continuelle finit par nous user. Et la fatigue est là. Si vous n’écoutez jamais cette fatigue, un jour ou l’autre, elle vous rattrape et vous paralyse. Elle vous impose de vous reposer. Au mieux, c’est une grosse fatigue paralysante, au pire une dépression.

Alors, quand vous vous jugez paresseux, posez-vous une question : qu’est-ce que je ressens au fond de moi. Un ras-le bol ? Une fatigue ? Une déprime ? Ou bien des peurs ? Car on peut aussi se sentir sans énergie devant une tâche qui nous angoisse.

Prenons l’exemple d’un étudiant qui pense :

« Je ne suis pas capable de réussir ce concours. J’ai peur de le rater ».

Alors, il ne se sent pas l’énergie de travailler. La peur, le manque de confiance peuvent aussi saper notre énergie. Et si l’entourage l’enfonce encore un peu plus en lui reprochant sa paresse, c’est certain, il ne réussira jamais. C’est en l’encourageant, en lui donnant confiance qu’il a des chances de trouver en lui l’énergie.

Alors, ne pensez plus jamais : « Je suis paresseux », observez plutôt ce que vous ressentez vraiment pour le décoder, vous comprendre et agir de manière adaptée. Et ne cherchez jamais à agir en force en mettant un mouchoir sur vos émotions négatives.

Et si j’écoutais cette paresse ?

La sensation de paresse nous pousse à ne rien faire. Avez-vous noté qu’actuellement il existe un grand retour de la méditation de pleine conscience ou mindfulness ? Il s’agit de temps passé au retour sur soi, sur le corps, les émotions, les sensations. Les temps de méditation, de prière ou d’introspection sont des antidotes à l’hyper action, même s’il ne s’agit nullement de paresse : pendant ces temps de retour sur soi, l’action n’est pas visible. Nous paraissons immobiles et inactifs. Pourtant, ce qui se passe dans notre cerveau dans ces moments est capital, exactement comme dans le sommeil. Sans un bon sommeil réparateur, vous deviendrez fatigué et inefficace. Sans temps de pause en état d’éveil, vous ne seriez pas efficace, car votre cerveau a besoin de réfléchir, de se poser, de laisser décanter les expériences et les projets, d’avoir des idées nouvelles…

Et si j’organisais ma paresse ?

Non seulement il est bon d’accepter cette paresse, de l’écouter, mais peut-être même de l’organiser. Certains, comme Joëlle, s’octroient un temps pour ne rien faire :

« Chaque mois, je prends un week-end où je ne fais rien. Aucun ménage, aucune cuisine, aucun rangement. Je traîne au lit, on mange des surgelés, et je ne programme aucune sortie. Cela me ressource et j’ai besoin de ces deux jours pour restez dynamique ». 

Alain, lui, part une semaine tous les 6 mois faire une retraite dans un monastère :

« Je passe une semaine sans téléphone, sans Internet, sans télévision, et sans rien faire de ce que je fais dans la vie de tous les jours. A chaque fois, quand je reviens, c’est comme une renaissance avec une énergie intense ».

Et d’autres se l’octroient chaque jour comme Anne qui médite 20 minutes tous les matins ou Coralie qui avoue avoir un besoin vital de passer 30 minutes chaque jour sous la douche à penser… même si elle culpabilise de gaspiller l’eau chaude ! » Alors, comme eux, pensez à vous octroyer des moments de calme, sans action, de manière à vous ressourcer, à laisser de la place à votre créativité et à la naissance de vos projets de vie

Article publié par Dr Catherine Solano

Sources : André Raush, « Paresse, histoire d’un péché capital », Editions Armand Colin, 2013.

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