Souffrez-vous d’orthorexie?


Parmi les troubles alimentaires, il y a orthorexie. C’est un trouble que la personne veut tout contrôler son alimentation autant le gras, le sucre, sel, le cholestérol, les oméga, les additifs … Bref, c’est une personne qui se culpabilise si elle s’écarte d’une alimentation plus saine que saine.
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Souffrez-vous d’orthorexie?

 

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Les personnes en viennent à penser que si elles ne mangent pas correctement, elles sont responsables de leur cancer, de leur diabète ou de n’importe laquelle des maladies qui pourraient les frapper.

C’est à croire qu’il faut s’inscrire au doctorat en biochimie avant de se permettre de manger correctement.

Bien des gens connaissent ce qu’est l’anorexie, cette pathologie qui pousse les personnes qui en sont atteintes à refuser de se nourrir. L’orthorexie est un autre trouble de l’alimentation. Les personnes qui en souffrent développent une phobie à l’idée de manger de mauvais aliments. Orthorexie vient de deux mots grecs: ortho, qui signifie «correctement», et orexie, pour «appétit».

À leur décharge, il faut avouer que les tendances actuelles en matière d’alimentation deviennent de plus en plus complexes. Biologiques, antioxydants, radicaux libres, prébiotiques, probiotiques, polyphénols, acide gras monoinsaturé, acide gras trans, cholestérol, oméga 3, 6 ou 9, et la liste de ces termes pourrait s’allonger encore et encore. C’est à croire qu’il faut s’inscrire au doctorat en biochimie avant de se permettre de manger correctement.

Correctement, c’est justement la deuxième partie du problème. Les personnes en viennent à penser que si elles ne mangent pas correctement, elles sont responsables de leur cancer, de leur diabète ou de n’importe laquelle des maladies qui pourraient les frapper. Cette réflexion peut mener soit à une culpabilisation excessive ou encore, comme nous l’avons souligné, à une véritable phobie de manger des aliments qui contiendraient, du cholestérol, des gras trans, trop de sucre, des additifs, etc.

Lorsque l’orthorexique flanche et consomme un aliment qu’il croit dangereux, il culpabilise et se punit en durcissant encore ses règles alimentaires.

    Les orthorexiques s’informent sur tout ce qui se dit en alimentation et se croient de véritables experts en nutrition. Ils en arrivent à inventer leurs propres règles qu’ils appliqueront à la lettre. Pour les orthorexiques, les autres (comprendre tous les gens qui n’affichent pas la même rigueur) sont au mieux des ignorants et au pire des inconséquents auxquels ils prodigueront conseils et recommandations à satiété. Lorsque l’orthorexique flanche et consomme un aliment qu’il croit dangereux, il culpabilise et se punit en durcissant encore ses règles alimentaires.

    Par contre, tant qu’il ne commet pas le moindre écart, il est fier comme un paon

    « Quelqu’un qui passe ses journées à manger du tofu et des biscuits à la quinoa se sent parfois aussi méritant que s’il avait consacré sa vie à aider les sans-abris », disait le Dr Steve Bratman qui a décrit pour la première fois le phénomène de l’orthorexie en 1997.

    Ayant lui-même souffert de ce problème, il en était rendu à refuser de manger une salade s’il s’était écoulé plus d’un quart d’heure entre la cueillette et le moment où elle se présentait dans son assiette. Il finit par sombrer dans une dépression profonde. Une fois guéri, il réalisa qu’il valait mieux manger à l’occasion une pointe de pizza avec des amis que de consommer constamment seul des germes de plantes dans le fond de sa cuisine. L’isolement et la dépression guettent en effet ces fanatiques de la nourriture santé. Le Dr Bratman a mis au point un test simple pour détecter si vous êtes atteints d’orthorexie:

  • Passez-vous plus de 3 heures par jour à penser à votre régime alimentaire ?

  • Planifiez-vous vos repas plusieurs jours à l’avance ?

  • La valeur nutritionnelle de votre repas est-elle, à vos yeux, plus importante que le plaisir de le déguster ?

  • La qualité de votre vie s’est-elle dégradée, alors que la qualité de votre nourriture s’est améliorée ?

  • Êtes-vous récemment devenu plus exigeant(e) avec vous-même ?

  • Votre amour-propre est-il renforcé par votre volonté de manger sainement ?

  • Avez-vous renoncé à des aliments que vous aimiez au profit d’aliments «sains» ?

  • Votre régime alimentaire gêne-t-il vos sorties, vous éloignant de votre famille et de vos amis ?

  • Éprouvez-vous un sentiment de culpabilité dès que vous vous écartez de votre régime ?

  • Vous sentez-vous en paix avec vous-même et pensez-vous bien vous contrôler lorsque vous mangez sain ?

    En répondant oui à 4 questions et plus ci-dessus, vous révélez qu’en ce qui concerne votre alimentation, mieux vaudrait avoir une attitude plus détendue. En répondant oui à toutes les questions, vous montrez que vous êtes complètement obsédé par le fait de manger sain.

L’alimentation n’est pas un dogme qui définit le nombre de litres de thé vert qu’on doit consommer à la semaine.

En alimentation, le laisser-aller total, la malbouffe et la surconsommation ont conduit à des excès dont nous ne subissons que trop les ravages aujourd’hui. Mais il est souhaitable d’éviter de sombrer dans l’autre extrême et devenir orthorexique. L’alimentation n’est pas un dogme qui définit le nombre de litres de thé vert qu’on doit consommer à la semaine. Elle est un besoin vital et aussi un plaisir social et ça, c’est le bon sens. In medio stat vertu, disait l’adage romain, ce qui signifie que la vertu se situe au centre, à égale distance de deux attitudes excessives.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Psycho : les manipulations typiques en cas d’harcèlement sexuel


Il faut qu’un scandale arrive pour essayer de décortiquer un drame. Mieux comprendre les techniques que prennent les prédateurs sexuels pourrait peut-être permettre de mieux se protéger ou de reconnaitre une victime d’un prédateur
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Psycho : les manipulations typiques en cas d’harcèlement sexuel

Psycho : les manipulations typiques en cas d'harcèlement sexuel

Psycho : les manipulations typiques en cas d’harcèlement sexuel

Les prédateurs sexuels utilisent des méthodes très efficaces pour isoler, intimider, menacer la victime, puis banaliser la situation.

L’industrie du cinéma hollywoodien est en pleine tourmente depuis les accusations de harcèlement sexuel à l’encontre de Harvey Weinstein, un producteur de cinéma et l’un des hommes les plus puissants du milieu. Cet exemple parmi d’autres rappelle à quel point il est courant pour les hommes dans une position de pouvoir d’intimider les femmes de leur entourage. Mais quelles sont les stratégies utilisées par ces personnes pour manipuler leurs victimes ? La psychologue Melanie Greenberg s’est basée sur l’analyse des interviews, enregistrements et informations de la police pour expliquer les techniques des prédateurs sexuels sur le site Psychology Today.

Isoler

Le moyen le plus simple pour harceler une personne en toute « tranquillité » commence souvent par l’isolement. L’homme peut prétendre devoir s’arrêter chez lui pour prendre quelque chose, et finit par coincer sa victime dans un couloir en profitant de son avantage physique pour la dominer.

Banaliser

En cas de harcèlement sexuel, il arrive souvent que le prédateur essaye de minimiser la situation et qu’il se comporte comme s’il ne s’était rien passé. Ce type de stratégie pousse la femme à se demander si c’est elle qui exagère.

Culpabiliser

Les personnes qui pratiquent le harcèlement utilisent la culpabilité comme arme de manipulation. Il peut, par exemple, provoquer ce sentiment chez sa victime en lui faisant comprendre qu’elle lui doit des faveurs sexuelles par qu’il lui a donné du travail ou l’a aidée dans sa carrière.

Insister

L’insistance ne laisse pas d’autres options à la victime que de répondre fermement, voire brutalement, à des avances. Or, certaines femmes ne sont pas à l’aise avec ce type de réaction, et se retrouvent le dos au mur face à leur agresseur pour ne pas vouloir sembler malpolies.

Menacer

Les prédateurs sexuels utilisent leur pouvoir pour menacer de façon plus ou moins explicite leurs victimes, en leur faisant comprendre que leur refus implique des conséquences graves.

Intimider

Des études psychologiques ont prouvé que, lorsqu’on accorde un petit service à une personne, nous avons du mal à en refuser des plus importants. Un homme peut demander à une femme de lui faire un massage « en toute amitié » ou de rester juste quelques minutes dans sa chambre. Il en profite ensuite pour aller plus loin. La victime a du mal à refuser car elle a l’impression de n’accorder qu’un petit service.

http://www.santemagazine.fr