Cuba combat une invasion d’escargots géants


Un escargot géant originaire d’Afrique semble bien aimé le climat cubain. Malheureusement, il n’y a aucun prédateur et en plus peut transmettre des maladies à l’humain tel qu’une infection cérébrale ou une maladie abdominale qui peut être mortelle.
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Cuba combat une invasion d’escargots géants

Des escargots qui peuvent transmettre une infection cérébrale potentiellement mortelle, la méningo-encéphalite, et une maladie abdominale, l’angiostrongylose.

LA HAVANE — Cuba est aux prises avec une invasion d’escargots géants africains.

Avec leurs coquilles aux couleurs brillantes et leurs corps qui peuvent mesurer jusqu’à 20 centimètres, les bestioles sont devenues l’ennemi public numéro un à Cuba, en raison de leur capacité à transmettre des maladies et à dévaster les récoltes.

Les responsables cubains ont activé le système de défense civile de l’île pour combattre les envahisseurs, mais plusieurs estiment que cette réponse est inadéquate.

Plusieurs familles cubaines interdisent maintenant à leurs enfants de jouer à l’extérieur, pour les empêcher d’entrer en contact avec ces escargots qui peuvent transmettre une infection cérébrale potentiellement mortelle, la méningo-encéphalite, et une maladie abdominale, l’angiostrongylose.

L’escargot géant africain (ou Achatine, ou Achatine foulque) a été détecté à Cuba pour la première fois en 2014. Personne ne sait comment il est arrivé sur l’île. Il est maintenant présent partout à La Havane et dans presque toutes les provinces du pays.

L’escargot n’a aucun prédateur naturel à Cuba et peut se nourrir de fruits, de légumes et même de détritus, ce qui lui permet de se propager rapidement.

Un biologiste cubain, Isbel Díaz, affirme qu’il s’agit d’un problème «de santé publique, économique et écologique». En l’absence de formation et d’équipements adéquats, il est difficile de capturer et de détruire les escargots en toute sécurité, souligne-t-il.

«C’est un véritable défi, affirme M. Díaz. Aucun pays n’a été en mesure de contrôler cette infestation, et Cuba n’y parviendra pas à court ou à moyen terme.»

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Les diplomates américains de Cuba ont bel et bien subi «quelque chose» au cerveau


C’est étrange, ces quarantaines de diplomates américains à Cuba,et leurs familles ont des problèmes des problèmes d’équilibre et de vertige, de coordination, de mouvement des yeux, ainsi que de l’anxiété, de l’irritabilité Alors côté canadiens, ils ne sont que 14. Les tests démontrent bien que cela n’est pas imaginaire, mais ils n’affirment pas non plus que cela est une attaque acoustiques.
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Les diplomates américains de Cuba ont bel et bien subi «quelque chose» au cerveau


Les États-Unis ont rappelé la majorité de leur personnel diplomatique de La Havane...

KRIANGKRAI THITIMAKORN VIA GETTY IMAGESLes États-Unis ont rappelé la majorité de leur personnel diplomatique de La Havane en septembre 2017.

Entre 2016 et 2018, des diplomates en poste à La Havane ont souffert de maux divers dont des problèmes d’équilibre et de vertige, de coordination et de mouvement des yeux.

  • Agence France-Presse

Les cerveaux d’une quarantaine de diplomates américains victimes de phénomènes mystérieux à Cuba montrent des différences par rapport à un groupe témoin, ont annoncé mardi des chercheurs qui les ont analysés par imagerie médicale à la demande du gouvernement américain.

L’étude publiée par le Journal de l’Académie américaine de médecine (Jama) et menée par des professeurs et médecins de l’université de Pennsylvanie ne permet pas de dégager une cause aux symptômes observés chez les diplomates entre fin 2016 et mai 2018.

Mais elle confirme que “leurs cerveaux ont subi quelque chose qui a causé ces changements”, dit à l’AFP Ragini Verma, professeure de radiologie à l’université de Pennsylvanie, et spécialiste de l’imagerie médicale.

«Ce n’est pas imaginaire»

“Ce n’est pas imaginaire”, avance-t-elle. “Cela s’est bien produit dans leur cerveau. Tout ce que je peux dire c’est que la vérité reste à trouver”.

“Ce qu’il s’est passé n’est pas dû à un antécédent médical”, ajoute la spécialiste.

Entre fin 2016 et mai 2018, des diplomates en poste à La Havane, ainsi que des membres de leurs familles, ont souffert de maux divers incluant des problèmes d’équilibre et de vertige, de coordination, de mouvement des yeux, ainsi que de l’anxiété, de l’irritabilité et ce que des victimes ont appelé un “brouillard cognitif”.

Les Etats-Unis ont rappelé la majorité de leur personnel diplomatique de La Havane en septembre 2017.

Certains sont aujourd’hui rétablis, mais d’autres restent en rééducation, selon Ragini Verma.

Washington n’a jamais établi publiquement la nature du phénomène, ni confirmé qu’il pourrait s’agir d’énigmatiques “attaques acoustiques” ou micro-ondes, comme la presse américaine s’en est fait l’écho, sans toutefois apporter aucune preuve. Cuba rejette toute responsabilité.

14 Canadiens

Le Canada a de son côté dénombré 14 “victimes” et également rappelé la majorité de son personnel en janvier.

A la demande du département d’Etat américain, 44 diplomates et membres de leurs familles ont été envoyés à partir de mi-2017 au centre des traumatismes cérébraux de l’université de Pennsylvanie pour subir des examens par imagerie par résonance magnétique (IRM).

Les chercheurs ont comparé les résultats à ceux de 48 personnes comparables de groupes témoins. Les différences sont statistiquement significatives et concernent la matière blanche du cerveau, ainsi que le cervelet, la partie qui contrôle les mouvements.

Un porte-parole du département d’Etat a dit saluer “l’implication de la communauté médicale dans ce problème incroyablement complexe. La priorité du département reste la sûreté, la sécurité et le bien-être de son personnel”.

La chercheuse Ragini Verma insiste sur l’importance de suivre l’ensemble des patients régulièrement pour suivre l’évolution des changements dans leurs cerveaux.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Une Terre-Neuvienne met en garde les voyageurs contre la « maladie des cavernes »


Généralement, quand on part en voyage, c’est bien pour en profiter et amener des souvenirs plein la tête, et non une maladie qui n’est pas connue au pays. Une Canadienne a été exposé a des déchets d’oiseaux dont des chauves-souris et est revenu au pays avec plusieurs symptômes. Heureusement pour elle, les médecins ont pu diagnostiquer la maladie des cavernes et des traitements existent
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Une Terre-Neuvienne met en garde les voyageurs contre la « maladie des cavernes »


Terri Murphy.

Terri Murphy a contracté la « maladie des cavernes » durant un voyage à Cuba.

PHOTO : RADIO-CANADA

  • Radio-Canada

    Lorsque Terri Murphy a gagné un voyage pour Cuba le mois dernier, elle s’attendait à revenir chez elle en pleine forme après un séjour dans le Sud.

    La mère de 34 ans, qui vit à Terre-Neuve-et-Labrador, a plutôt été victime de symptômes très sévères et étranges.

    Même les médecins n’ont pas été en mesure de savoir ce qui n’allait pas avec son état, dans un premier temps.

    Je n’étais juste pas capable de reprendre mon souffle. Ça m’épuisait au point où je n’avais plus de respiration, a affirmé Terri Murphy, avec une voix toujours rocailleuse.

    Son médecin lui a prescrit des antibiotiques, mais Mme Murphy n’avait finalement pas une simple infection. D’autres tests ont révélé que la Canadienne avait un tissu pulmonaire endommagé.

    Quelques symptômes ressemblaient à un cancer. Ils n’avaient jamais vu certaines de mes infections auparavant. Terri Murphy

    Ils n’étaient pas certains. Mais quand quelqu’un entend cancer, il n’entend rien d’autre, ajoute-t-elle.

    Mme Murphy mentionne que d’autres voyageurs sont allés en excursion dans la même caverne de Varadero et qu’ils ont contracté la même maladie qu’elle.

    Les médecins ont finalement trouvé que la mère de famille n’avait pas un cancer, mais souffrait d’histoplasmose, mieux connue sous le nom de « maladie des cavernes ».

    Il s’agit d’une infection contractée par l’inhalation de spores qui contiennent beaucoup de déchets d’oiseaux et de chauves-souris. Le tout peut causer des douleurs à la poitrine, des essoufflements, de la fièvre, de la toux et des maux de tête.

    L’histoplasmose n’est pas contagieuse et des traitements existent pour en guérir.

    Terri Murphy, qui récupère encore de sa maladie, souhaite que son histoire puisse sensibiliser les voyageurs à la « maladie des cavernes ».

    D’après les informations de CBC.

    https://ici.radio-canada.ca/

    Le Saviez-Vous ► Le plus petit oiseau du monde fait la taille… d’une abeille !


    On connait le colibri, mais pas le colibri d’Elena aussi appelé colibri-abeille à cause de sa très petite taille. Sa taille de 5 cm et son poids de 1,8 grammes, qui fait de lui, le plus petit oiseau du monde.
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    Le plus petit oiseau du monde fait la taille… d’une abeille !

     

    colibri abeille

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    Crédits : gailhampshire/Flickr

    par Clara Zerbib, journaliste animalière

    Appelé colibri d’Elena, ou colibri-abeille, cet oiseau, avec sa taille de 5 cm et son poids de 1,8 grammes, a la particularité d’être le plus petit du monde. Et pour cause, il fait littéralement la taille d’un insecte ! 

    Il vit exclusivement à Cuba

    Même si de nombreux colibris sont visibles dès que les beaux jours arrivent, prêts à se délecter du nectar des fleurs, n’espérez pas apercevoir un colibri-abeille. En effet, ce petit animal vit exclusivement à Cuba, dans les bois, les marécages ou encore les jardins. Il nécessite un environnement dense en végétation pour évoluer.

    Ce qui surprend le plus avec cet oiseau-mouche, c’est sa taille. Eh oui, le mâle est si petit qu’il se dispute parfois la nourriture avec… des insectes ! Pour faire fuir ses adversaires, le colibri-abeille redouble d’ingéniosité. Il use de son agilité à voler (ou plutôt à bourdonner) et de son incroyable capacité à battre ses ailes 200 fois par seconde pour intimider ses ennemis.

    Il se reproduit au printemps

    Comme la plupart des oiseaux, le colibri-abeille se reproduit de mars à juin. Pour cela, les mâles se réunissent en groupes et chantent la même mélodie, encore et encore, afin d’attirer les femelles. Une fois la reproduction achevée, les couples se séparent immédiatement.

    Puis la femelle construit le nid qui accueillera les oeufs de la taille d’un pois (pas plus de un ou deux en général). Ensuite, elle les couve durant 21 jours. À leur éclosion, les petits oisillons ne sont pas prêts à voler. Ce n’est qu’à l’âge de 18 jours qu’ils quittent le nid.

    https://animalaxy.fr/

    Ces explo­ra­teurs pensent avoir loca­lisé le mythique trésor de la flotte espa­gnole de 1715


    Il y a de quoi de saliver devant un possible trésor de 4 milliards de dollars US. Enfin, pour le moment, les archéologues marins supposent savoir l’emplacement, il reste maintenant à le vérifier.
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    Ces explo­ra­teurs pensent avoir loca­lisé le mythique trésor de la flotte espa­gnole de 1715

     

    par  Ulyces

    Dans un endroit tenu confi­den­tiel au large de la Floride, des explo­ra­teurs pensent se rappro­cher de ce qui pour­rait être l’un des plus gros magots archéo­lo­giques de notre époque.

    En effet, les chas­seurs de trésor ont remonté un ancien masque funé­raire de l’époque préco­lom­bienne au large de la plage de Melbourne Beach. Et ils ont quelques raisons de penser qu’il fait partie d’un trésor englouti d’une valeur de quatre milliards de dollars, rappor­tait le jour­nal local Florida Today le 22 janvier 2019.

    Selon les cher­cheurs de la Seafa­rer Explo­ra­tion Corpo­ra­tion, ce fabu­leux trésor aurait coulé avec un navire espa­gnol en 1715 lors d’un oura­gan, alors qu’il se diri­geait vers l’Es­pagne depuis Cuba. Le Dr Mike Torres, profes­seur au Massa­chu­setts Insti­tute of Tech­no­logy (MIT), est à sa recherche depuis 11 ans. Selon lui, le masque funé­raire aurait été dérobé par les colons espa­gnols dans un tombeau au Pérou.

    Crédits: Click Orlando

    Si le reste du trésor venait à être décou­vert, la légis­la­tion améri­caine prévoit que Torres et la Seafa­rer Explo­ra­tion Corpo­ra­tion pour­raient en conser­ver 80 %. Mais Torres, qui se veut rassu­rant, a déclaré que le trésor serait conservé dans une collec­tion qui pourra être visi­tée par le public. L’état de Floride garde­rait le reste de la décou­verte.

    Source : Florida Today

    https://www.ulyces.co/

    Des grillons derrière les «attaques acoustiques» à Cuba?


    Les attaques acoustiques que les diplomates américains avaient eu des effets secondaires pouvant aller à la migraine, des nausées et des lésions au cerveau, entendus dans des appareils acoustiques à Cuba. Le bourdonnement serait peut-être un chant d’accouplement d’une espèce de grillon. C’est quand même assez surprenant.
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    Des grillons derrière les «attaques acoustiques» à Cuba?

     

    Les «attaques accoustiques» dont des diplomates américains ont été victimes, selon Washington, sont «une manipulation» a affirmé lundi le ministre des Affaires étrangères cubain après une étude concluant à un son produit par des grillons. 

    Les autorités américaines affirment qu’au moins 24 personnes au sein de leur ambassade à La Havane ont souffert entre fin 2016 et août 2017 de migraines, nausées et légères lésions cérébrales, qu’elles pensent avoir été causées par des appareils acoustiques perfectionnés.

    Les États-Unis ont retiré en réponse plus de la moitié de leur personnel diplomatique à Cuba, suspendu leurs activités consulaires à La Havane, et ordonné l’expulsion de 15 diplomates cubains du territoire américain, provoquant une crise diplomatique entre les deux pays.

    Deux biologistes se sont penchés sur un enregistrement d’un bourdonnement censé faire partie de ces attaques acoustiques et ont conclu que le bruit en question correspondait au chant d’accouplement du grillon à queue courte de De Geer, présent dans les Caraïbes.

    «La manipulation des soit-disant incidents de santé des diplomates américains continue», a affirmé mardi soir le ministre des Affaires étrangères cubain, Bruno Rodriguez, à la télévision d’État.

    Si le gouvernement de Donald Trump «possède une seule preuve, un seul argument qui lui permette d’affirmer qu’il s’agit (…) d’un fait délibéré de quelconque nature, qu’il présente des preuves», a ajouté M. Rodriguez, soutenant qu’il s’agit d’un «prétexte pour affecter encore plus les relations bilatérales».

    Un grillon à queue courte de De Geer.

    WIKICOMMONS

    Rendue publique la semaine dernière, cette étude de deux biologistes n’a pas encore été publiée dans une revue scientifique, ni évaluée par des pairs. Elle ne s’intéressait pas directement à la cause des problèmes de santé rencontrés par les diplomates, et les chercheurs n’excluent pas l’éventualité d’attaques acoustiques par ailleurs.

    «Bien que déroutants, les sons mystérieux à Cuba ne sont pas physiquement dangereux et ne constituent pas une attaque acoustique», avance l’étude d’Alexander Stubbs, doctorant à l’université de Berkeley en Californie, et de Fernando Montealegre-Zapata, enseignant en biologie sensorielle à l’université de Lincoln, en Grande-Bretagne.

    Les deux chercheurs ont étudié un enregistrement réalisé par un employé du gouvernement américain, envoyé à l’US Navy et diffusé ensuite par l’agence Associated Press, et l’ont comparé à une base de données de l’université de Floride.

    Le chant du grillon à queue courte de De Geer – dont le rythme des battements d’ailes compte parmi les plus élevés de l’espèce – correspond à l’enregistrement en termes «de durée, de fréquence de répétition des battements, du spectre de puissance, du taux de stabeilité des battements et d’oscillations par battement», indique l’étude.  

    Ses auteurs font le parallèle avec le mystère de la «pluie jaune» lors de la Guerre froide. Les États-Unis avaient accusé en 1981 l’Union soviétique de mener des attaques chimiques en Asie du Sud-Est, alors que des chercheurs ont conclu que ces «pluies» étaient en fait des excréments d’abeilles.

    https://www.lapresse.ca/

    Guantanamo, prison bientôt gériatrique


    Guantanamo, là ou des gens sont emprisonnés sans inculpation, ni jugement. Il semble que cette prison, appartenant aux États-Unis, aille rester encore en fonction pendant 25 ans. En attendant, cette prison s’est modernisé pour répondre aux besoins des prisonniers qui ne sont plus tout jeune
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    Guantanamo, prison bientôt gériatrique

     

    Guantanamo, prison bientôt gériatrique

    AFP

    Centre médical dédié, salles de gym, salle d’opération: l’armée américaine a modernisé le centre de détention de Guantanamo pour l’adapter à des prisonniers vieillissants qui ont de grandes chances d’y finir leurs jours, donnant à la célèbre prison controversée des airs de service gériatrique.

    Un déambulateur est glissé dans le coin d’une chambre du centre médical flambant neuf que les militaires américains ont fait visiter cette semaine à un petit groupe de journalistes.

    Le lit médicalisé ressemble à tous les autres, la chaise roulante et l’équipement médical de la chambre aussi. Seule différence, l’absence de fenêtre, remplacée par une lucarne en verre dépoli, et un grillage en guise de cloison. De l’autre côté du couloir, un fauteuil percé.

    Le plus vieux des 40 prisonniers actuellement détenus sur la base militaire de Guantanamo Bay, à la pointe sud-est de l’île de Cuba, a 71 ans. Le plus jeunes a 37 ans et la moyenne d’âge des détenus est de 46 ans.

    Les Etats-Unis, qui les accusent d’avoir participé à divers attentats, notamment ceux du 11-Septembre, les considèrent comme trop dangereux pour être libérés et l’un d’eux a été condamné l’an dernier à la détention à perpétuité.

    Conscients que ces détenus ne partiront plus, les Etats-Unis ont décidé de pérenniser la prison de Guantanamo et le Pentagone a ordonné au commandant de la force opérationnelle qui la dirige, l’amiral John Ring, de s’assurer qu’elle puisse rester ouverte pendant encore 25 ans.

    « On a beaucoup réfléchi à la façon de se préparer à accueillir une population de détenus âgés et aux infrastructures qu’il fallait mettre en place pour le faire en toute sécurité et de façon humaine », explique le capitaine Anne Leanos, porte-parole du centre de détention.

    Avec un budget de 12 millions de dollars, une annexe de la prison a été transformée en hôpital de campagne dernier cri avec une salle d’opération et une salle de radiologie équipée d’un scanner IRM, ainsi qu’une salle d’urgence et de soins intensifs de trois lits.

    Pour faire tourner cette clinique, l’armée déploie pour des rotations de 6 à 9 mois trois médecins, un assistant thérapeute, trois psychiatres et 11 infirmières, explique le médecin-chef de l’établissement, dont l’identité n’est pas révélée pour des raisons de sécurité.

    Le centre médical qui a ouvert en mars 2018 est désert ce jour-là, mais le médecin-chef l’assure, il est opérationnel.

    Aucun détenu n’a aujourd’hui besoin d’une chaise roulante, mais tout est prévu si le besoin survient: le centre médical est équipé de rampes d’accès.

    Les patients souffrent de maladies fréquentes à leur âge: diabète, hypertension, maladies gastro-intestinales, troubles moteurs, explique le médecin militaire.

    Au premier étage, le service psychiatrique est équipé de deux cellules converties en chambres de consultation. Une troisième cellule, entièrement vide, est capitonnée: c’est la chambre d’isolement où l’on place temporairement les détenus victimes d’une crise psychotique.

    Comme les autres militaires déployés à Guantanamo, les psychiatres de la prison ne restent en général que 9 à 12 mois sur place, ce qui limite la portée de leurs interactions avec les détenus.

    Depuis l’ouverture de la prison de Guantanamo en 2002, 9 détenus sont morts sur place, dont 7 se sont suicidés. Un prisonnier a succombé à un cancer et un autre à une crise cardiaque.

    Aucune information n’est donnée sur l’état de santé de chaque détenu mais les journalistes présents apprennent au détour d’une phrase qu’« un prisonnier modèle observe en ce moment un jeûne non religieux », l’euphémisme choisi par les responsables de la prison pour les grèves de la faim que les prisonniers observent régulièrement en signe de protestation.

    La majorité des détenus à Guantanamo n’ont jamais été inculpés ni jugés. Et, même si de tels actes sont plus rares, certains se rebellent encore.

    Ainsi, un prisonnier est sous le coup de mesures disciplinaires à l’issue d’un incident avec les gardiens, indique l’amiral John Ring.

    « Beaucoup de ces messieurs sont encore en guerre avec les Etats-Unis », explique-t-il. « Ils poursuivent la guerre par le biais de ces petits actes de résistance. »

    17/10/2018 17:20:27 –          Base américaine de Guantanamo (Cuba) (AFP) –    

    https://www.lepoint.fr