Des traces de pollution chimique au fond des abysses


S’il y a 40 ans des produits chimiques interdits se sont retrouver dans les abysses, la dernière frontière écologique alors que seront les autres produits chimiques qui se retrouvent actuellement dans les eaux dans 40 autres années ? Si on ne peut rien changer à cela, il serait peut-être temps d’y voir pour les autres années futures
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Des traces de pollution chimique au fond des abysses

 

Un Amphipode.... (Photo Ivanoh Demers, archives La Presse)

Un Amphipode.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

 

Agence France-Presse
Paris

Les plus grandes profondeurs océaniques n’échappent pas aux pollutions d’origine humaine, révèle une étude publiée lundi, qui a décelé des traces de produits chimiques interdits sur de minuscules crustacés vivant dans les abysses.

«Nous voyons encore les abysses comme un royaume lointain et immaculé, préservé de l’action de l’Homme, mais nos travaux montrent que malheureusement cela est loin de la vérité», souligne Alan Jamieson, chercheur à l’Université de Newcastle (Royaume-Uni), coauteur de cette étude parue dans la revue Nature Ecology & Evolution.

Pour collecter ces crustacés, ressemblant à des mini-crevettes translucides et appelés amphipodes, des outils spéciaux ont été conçus, permettant de descendre dans la fosse des Mariannes, la plus profonde connue (près de 11 km), près de l’île de Guam, et dans la fosse de Kermadec (plus de 10 km), au nord de la Nouvelle-Zélande, toutes deux dans le Pacifique.

Même dans ces lieux reculés, au plus profond de la croûte terrestre, les amphipodes, rares organismes à pouvoir vivre à de telles profondeurs et niveaux de pression, affichaient des niveaux «extraordinaires» de contamination chimique, écrivent les chercheurs.

La présence de PCB (polychlorobiphényles), bannis il y a 40 ans, et de PBDE (polybromodiphényléthers), longtemps utilisés pour ignifuger matières plastiques et textiles, a notamment été prouvée.

PCB et PBDE étaient présents dans tous les échantillons, prélevés à des profondeurs différentes (entre 6 et 11 km) et dans les deux fosses, précisent les chercheurs.

«Trouver ces polluants dans un des endroits les plus reculés et inaccessibles de la Terre nous fait réaliser l’impact dévastateur, à long terme, de l’Homme sur la planète», souligne Alan Jamieson.

Les écosystèmes des grandes failles marines, générées par la tectonique des plaques, restent peu connus et peu explorés, souligne l’équipe, pour qui il s’agit de «la dernière grande frontière écologique».

Entre les années 1930 et 1970, 1,3 million de tonnes de PCB ont été produites dans le monde. Depuis, selon des estimations, quelque 35 % auraient fini dans l’océan et les sédiments.

Dans la fosse des Mariannes, les plus forts taux de PCB constatés étaient 50 fois plus élevés que ceux relevés sur des crabes de rizières alimentées par une des rivières les plus polluées de Chine, soulignent les scientifiques.

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Ce crabe est presque aussi fort qu’un lion


Ce n’est jamais une bonne idée de mettre un  doigt entre les pinces d’un crabe et encore moins les crabes de cocotier. La force de sa pince à une pression très proche du lion. Alors, vous imaginez ce qui arriverait à votre doigt ?
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Ce crabe est presque aussi fort qu’un lion

 

Un conseil, ne serrez jamais la pince d’un crabe de cocotier. Ces crustacés, également appelés crabes «voleurs», car ils pénètrent parfois dans les maisons à la recherche de nourriture, sont surtout connus pour leur taille gigantesque, qui peut dépasser un mètre.

Des chercheurs japonais ont voulu en savoir plus sur cette espèce de paguroidea et a notamment mesuré la force de ses énormes pinces, rapporte le Christian Science Monitor. Dans un article publié dans la revue scientifique Plos One, ils expliquent que celle-ci exerce une pression énorme, plus de quatre fois supérieure à notre propre poigne.

En fait, c’est le crustacé le plus fort du monde. La force exercée par ses pinces se rapproche de celle de mâchoires de lions ou de tigres (3300 newtons pour le crabe contre 4450 pour les félins), précise le journal. Surtout, sa force semble totalement disproportionnée par rapport à sa taille. Shin-ichiro Oka, auteur principal de l’étude, explique au Christian Science Monitor que s’il avait la même force que le crabe avec ses 65 kg, sa poignée de main aurait une force équivalente à 6 tonnes.

Pour mesurer la pression exercée par les crabes, les chercheurs ont placé un capteur en forme de cylindre dans la pince. Une expérience qui n’a pas été sans mésaventure :

«obtenir ces données n’a pas été simple, car les larges pinces du crabe nous ont pincé à plusieurs occasions», affirment les scientifiques.

crabe cocotier

Il faut dire que le crabe voleur utilise notamment ses pinces pour casser des noix de coco, c’est l’origine de son nom.

«Ils peuvent ainsi monopoliser des aliments terrestres rigides comme les noix de coco, qui ne sont pas accessibles aux autres animaux, et peuvent également éloigner les prédateurs», expliquent les chercheurs dans leur étude, suggérant que ces pinces font partie de l’évolution naturelle de cette espèce.

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Des milliers de "crabes rouges" retrouvés morts sur des plages de Californie


À chaque année des crabes rouges immigrent pour se reproduire. Cette année, des milliers de crabes rouges ont échoué sur les plages, non pas pour se reproduire, mais pour y mourir
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Des milliers de « crabes rouges » retrouvés morts sur des plages de Californie

 

En 2015, sur des plages mexicaines, des milliers de crabes et de homards avaient aussi retrouvés morts. Même cause ? © CHINE NOUVELLE/SIPA

En 2015, sur des plages mexicaines, des milliers de crabes et de homards avaient aussi retrouvés morts. Même cause ? © CHINE NOUVELLE/SIPA

Par Félix Gouty

Plusieurs plages du comté d’Orange en Californie ont été surnommées les « plages rouges », à cause des milliers de crustacés rougeâtres qui s’y sont échoués. Le coupable ? Probablement le climat.

« PLAGES ROUGES ». Voici le surnom donné récemment à une dizaine de plages californiennes, aux États-Unis. La raison ? Des milliers de « crabes rouges » s’y sont échoués, en seulement quelques jours. Ces crustacés, des Galathées pélagiques (Pleuroncodes planipes), y achèvent généralement leur migration pour se reproduire. Il y a quelques mois, en avril 2016, un nombre aussi incommensurable de ces animaux avaient été vus marchant sur le fond au large du Panama – peut-être les mêmes qui ont trouvé la mort sur les plages de Californie aujourd’hui. Plus particulièrement, ces échouages massifs ont été observés dans le comté d’Orange, sur le littoral de Corona del Mar ou encore de Laguna Beach.

« Ces larges échouages de crustacés sont souvent causés par une hausse des températures marines du Pacifique », a déclaré Linsey Sala, chercheuse à l’Institut d’océanographie de San Diego, dans un communiqué.

« Cette espèce est vraiment unique, parce qu’elle passe toute sa vie dans différents niveaux de la colonne d’eau. Elle est donc très susceptible aux changements de température, des vents et des courants marins », a-t-elle expliqué par la suite.

La cause de ce phénomène morne et étrange serait ainsi toute trouvée : « l’effet El Nino », conséquence d’un des plus forts épisodes climatiques El Nino jamais constatés, en 2014-2015. Pour résumer, cet « effet » peut engendrer de rapides hausses des températures et modifications de la direction des courants, perturbant tout l’écosystème marin. En juin 2015, par exemple, El Nino avait induit des échouages de crustacés similaires sur les plages mexicaines. Autrement dit, les milliers de ces Galathées pélagiques retrouvées aujourd’hui ne seraient pas mortes du fait de l’activité humaine, mais d’un événement climatique encore mal expliqué à ce jour. Pas de quoi s’en réjouir pour autant…

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Où se trouve la biodiversité la plus méconnue : chez vous


Il y a tout un environnement dans nos demeures, il pourrait y avoir environs 32 à 211 espèces d’insectes qui vivent presque tous à votre insu. À noter qu’on parle d’espèces et non d’individus. Si vous croyez seul chez vous, sachez qu’il y a toute une population dans vos quatre murs
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Où se trouve la biodiversité la plus méconnue : chez vous

 

Les insectes et les araignées vivant avec nous. Mais les études sur leur biodiversité semblent rares. Un travail exhaustif a été réalisé aux États-Unis où 50 maisons ont été fouillées par des chercheurs aussi efficacement que par des limiers de la police criminelle. © D'après Bertone et al.

Les insectes et les araignées vivant avec nous. Mais les études sur leur biodiversité semblent rares. Un travail exhaustif a été réalisé aux États-Unis où 50 maisons ont été fouillées par des chercheurs aussi efficacement que par des limiers de la police criminelle. © D’après Bertone et al.

Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences

Dans chaque maison vivraient en moyenne environ cent d’espèces d’arthropodes, des insectes aux araignées en passant par les acariens et les crustacés. C’est l’étonnant résultat d’une enquête menée aux États-Unis qui révèle une biodiversité méconnue.

Aux États-Unis, plus précisément en Caroline du Nord, sur la côte Atlantique, des chercheurs de la NC State University sont partis en exploration dans 50 maisons individuelles autour de Raleigh, la capitale de cet État, comme d’autres s’enfoncent dans les forêts tropicales ou les grands fonds océaniques. Le but était de compter le nombre d’espèces différentes peuplant les habitations, mis à part les humains et les animaux de compagnie. Délaissant les bactéries, les plantes, les champignons et les limaces égarées, les chercheurs, menés par Matthew Bertone, se sont focalisés sur le plus vaste groupe animal de la planète : les arthropodes, autrement dit les insectes, les araignées, les acariens, les mille-pattes et autres myriapodes sans oublier les crustacésisopodes, c’est-à-dire les cloportes. Selon les auteurs, c’est la première étude du genre menée aux États-Unis, plaçant les habitats humains parmi les lieux les plus méconnus de la zoologie et de l’écologie.

Le résultat, paru dans la revue Peer, en libre accès, leur a semblé étonnant : chacune des 50 maisons passées au crible abrite entre 32 et 211 espèces, avec une moyenne d’environ 100. C’est cette biodiversité qui surprend. Dans chaque habitation, les chercheurs ont dénombré entre 24 et 128 familles différentes d’arthropodes.

Les groupes d'arthropodes les mieux représentés en nombre d'espèces (et pas en nombre d'individus) dans 50 maisons individuelles dans et autour de Raleigh, capitale de l'État de Caroline du Nord, sur la côte est des États-Unis. © Bertone et al.
Les groupes d’arthropodes les mieux représentés en nombre d’espèces (et pas en nombre d’individus) dans 50 maisons individuelles dans et autour de Raleigh, capitale de l’État de Caroline du Nord, sur la côte est des États-Unis. © Bertone et al.

Une biodiversité adaptée depuis longtemps à l’habitat humain

Pour la biodiversité, les grands gagnants sont les insectes, avec les diptères (les mouches et les moustiques), les coléoptères (coccinelles, scarabées…) et les hyménoptères (les fourmis). À eux quatre, ces groupes (des ordres dans la classification classique) représentent 73 % des espèces.

D’autres groupes sont présents mais de manière occasionnelle, comme les mille-pattes et les criquets, qui n’ont rien à faire là. Dans les maisons de Caroline du Nord, les blattes ne représentent que 4 % des espèces, les puces 2 % et les cloportes 2 % également. Il s’agit bien de biodiversité, donc de nombre d’espèces et pas d’individus. Des puces sont en effet retrouvées dans 100 % des maisons étudiées et les blattes dans 82 %. Dans leur examen attentif, les chercheurs, qui disent avoir fouillé tous les recoins possibles de chaque maison, n’ont trouvé que 5 pièces parmi les 554 qu’ils ont inspectées dans lesquelles ne se trouvait aucun arthropode.

La plupart des espèces ne sont pas nuisibles. Celles-là ne nous gênent pas et nous les ignorons. Chacun vit sa vie de son côté, mais sous le même toit.

« Nous pensons vivre dans des environnements stériles mais ils ne le sont pas, commente Matthew Bertone dans le communiqué de l’université. Nous partageons l’espace avec de nombreuses espèces différentes, la plupart étant inoffensives. Le fait que vous ne les connaissiez pas montre surtout combien nous interagissons peu avec elles. »

À part des insectes phytophages malchanceux, entrés par hasard, comme les criquets, les espèces présentes sont remarquablement adaptées aux habitats humains. Pas étonnant, expliquent les auteurs de l’étude, qui rappellent que des restes d’insectes et d’araignées ont été retrouvés dans des grottes fréquentées par des Hommes il y a fort longtemps. Les parasites ont évolué avec les êtres humains, mais les hôtes discrets de nos habitations, qu’un biologiste pourrait appeler des commensaux, nous ont suivis aussi…

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Le Saviez-Vous ► Les plus belles espèces animales découvertes en 2015


Encore en 2015, des découvertes de nouvelles espèces animales sont venus s’ajouter à ceux que l’on connait déjà
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Les plus belles espèces animales découvertes en 2015

 

Cette nouvelle espèce d'araignée-paon a été baptisée "Sparklemuffin". ©Jürgen C. Otto

Cette nouvelle espèce d’araignée-paon a été baptisée « Sparklemuffin ». ©Jürgen C. Otto

RÉTROSPECTIVE. L’année 2015 a été riche en nouvelles espèces animales. Des reptiles colorés,tels les dragons nains d’Amérique du Sud, des poissons surprenants, comme ce poisson qui marche de l’Himalaya, des crustacés originaux, à l’image des crabes vampires de Java, des batraciens translucides ou encore métamorphes,telle cette grenouille dont la peau du dos se hérisse de pics, des araignées « costumées », parmi lesquelles deux araignées-paons, mais aussi quelques mammifères, et non des moindres puisqu’il s’agit principalement de singes, dont deux Titi.

L’année s’est même terminée sur une jolie trouvaille : une nouvelle espèce de requin des profondeurs bioluminescent, surnommé « requin ninja ». Et quelques semaines auparavant, les scientifiques s’interrogeaient sur la possible émergence naturelle d’une nouvelle espèce de canidé sauvage : mi-coyote, mi-loup, un hybride baptisé « coywolf ». Pour le plaisir des yeux,Sciences et Avenir vous propose de (re)découvrir en images certaines de ces richesses de la biodiversité terrestre et aquatique. Couleurs magnifiques, forme étrange, propriétés hors du commun, la Nature nous offre une fois de plus un spectacle époustouflant.

Hyalinobatrachium dianae est une « grenouille de verre » puisque son ventre est transparent. Elle mesure environ 3 cm et habite les forêts humides du Costa-Rica, entre 400 et 800 m d’altitude.

©Brian Kubicki, Costa Rican Amphibian Research Center

Découverte l’été 2015, cette nouvelle espèce de « pieuvre Dumbo » a fait fondre les scientifiques… qui ont proposé de l’appeler « Adorabilis ».

(Capture d’écran YouTube/Science Friday)

Cette nouvelle espèce d’araignée-paon a été baptisé Maratus jactatus. Elle mesure à peine 4 mm et vit dans le nord-est de l’Australie.

©Jürgen C. Otto

Skeletorus (Maratus sceletus) est aussi une araignée-paon. Elle a été découverte en même temps et dans la même région que Maratus jactatus.

©Jürgen C. Otto

Le coywolf, fruit des amours entre le coyote de l’ouest (Canis latrans), le loup de l’est du territoire américain (Canis lycaon) et le chien (Canis lupus familiaris).

©L. David Mech et al.

Ce crabe vampire Geosesarma dennerle, originaire de l’île de Java, tient son nom de ses yeux jaunes. Mais le plus impressionnant reste ses belles pinces mauves.

© Chris Lukhaup

La peau de cette grenouille (Pristimantis mutabilis) passe de lisse à recouverte de pics en quelques minutes. Elle vit dans les Andes, en Equateur.

© nationalgeographic.

Cette nouvelle espèce de requin des profondeurs bioluminescent a été surnommée « requin ninja ». Quant à son non nom scientifique, Etmopterus benchleyi, il s’agit d’un hommage à Peter Benchley, l’auteur du livre Jaws.

©Dave Ebert

Enyalioides altotambo est un dragon nain trouvé non loin du village d’Alto Tambo, en Equateur.

© Luis A. Coloma / Zookeys

Le poisson-chat Peckoltia greedoi, découvert au Brésil, a été nommé ainsi en l’honneur de Greedo, un personnage de Star Wars. La ressemblance est frappante !

© Capture d’écran Youtube

Cherax pulcher est une écrevisse d’eau douce Indonésienne, aux couleurs chatoyantes.

© Christian Lukhaup

Les Titis de Milton (Callicebus miltoni) vivent en petits groupes familiaux dans les forêts du sud du Brésil.

© Adriano Gambarini

Phyllopteryx dewysea, alias le dragon de mer rubis, évolue au large des côtes australiennes. Sa découverte a porté au nombre de 3 les espèces de dragons de mer existant

©Western Australian Museum

L’araignée mâle de l’espèce Eresus hermani ressemble à une coccinelle tandis que la femelle est brune. Les spécimens ont été découverts en Hongrie.

© Gábor Kovács

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Un étrange crustacé doté d’une … cape d’invisibilité


Je suis franchement étonnée de ce phénomène d’invisibilité de cette petite créature marine. Sous certaines conditions, ce crustacé peut apparaitre et disparaitre, et ce, sans la cape d’Harry Potter. Ça, c’est de la vraie magie
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Un étrange crustacé doté d’une … cape d’invisibilité

 

Sous l'océan, Sapphirina brille de mille feux... avant de sembler disparaître subitement. © American Chemical Society / YouTube

Sous l’océan, Sapphirina brille de mille feux… avant de sembler disparaître subitement. © American Chemical Society / YouTube

Par Sarah Sermondadaz

On l’appellera peut-être le crustacé invisible. L’iridescence de la carapace de Sapphirina lui permet en tout cas de briller de mille feux. Et sous un certain angle, d’échapper aux regards indiscrets.

SUPER-POUVOIR.  La réalité dépasse parfois la fiction. Certains crustacés mâles de la famille des Sapphirina peuvent ainsi, dans certaines conditions… se rendre invisibles à nos yeux. Une étude, publiée dans le Journal of American Chemical Society, apporte enfin une explication à ce phénomène optique. De quoi reléguer l’homme invisible aux oubliettes, et aviver les espoirs des fans de Harry Potter qui rêveraient encore à l’existence d’une cape d’invisibilité. Mais à quoi ressemble un tel spectacle sous-marin ? Eléments de réponse visuelle dans la vidéo ci-dessous.

© American Chemical Society / YouTube

Iridescence

En cause ? La présence de cristaux de guanine dans le cytoplasme (ou corps cellulaire) de l’arthropode, une molécule également en cause dans les variations chromatique du caméléon.  L’accumulation de couches cristallines dans les cellules du crustacé filtre en effet les longueurs d’onde différemment selon l’angle d’observation. La couleur de l’animal semble ainsi changer quand on le voit se déplacer. D’où les couleurs irisées du petit copépode, évoquant celles du saphir. Ce dernier lui a d’ailleurs donné son nom de baptême dans la nomenclature scientifique (Sapphirina).

C’est le recours au microscope électronique à balayage qui a permis aux chercheurs de mieux comprendre l’arrangement nanométrique des cristaux de guanine. Les cytoplasmes des crustacés étudiés variaient ainsi de 50 à 200 nanomètres d’épaisseur, ce qui explique les différences de coloration observées d’un individu à l’autre. Les scientifiques ont également pu expliquer la forme d’iridescence très particulière menant à une apparente invisibilité, qui se manifeste lorsque la lumière forme un angle de 45° avec la surface du crustacé. La lumière incidente est alors réfléchie… dans le domaine des ultraviolets ! Ce qui explique pourquoi lorsqu’il se déplace, Sapphirina semble subitement disparaître avant de réapparaître… plus chatoyant que jamais.

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Des spermatozoïdes vieux de 17 millions d’années découverts en Australie


Heureusement que ces spermatozoïdes sont fossilisé, sinon un savant fou voudrait peut-être reproduire la créature. Même, si l’animal est petit, il appartient a un lointain passé
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Des spermatozoïdes vieux de 17 millions d’années découverts en Australie

 

Une équipe de chercheurs a découvert les plus vieux spermatozoïdes fossilisés,... (PhotosIn)

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Agence France-Presse
Sydney

Une équipe de chercheurs a découvert les plus vieux spermatozoïdes fossilisés, appartenant à des crustacés qui vivaient il y a quelque 17 millions d’années, sur un site riche en trouvailles préhistoriques, dans le nord de l’Australie.

«Il s’agit des spermatozoïdes fossilisés les plus anciens jamais découverts selon les données géologiques», a annoncé mercredi le paléontologue Mike Archer, de l’université de Nouvelle-Galles du Sud.

Les spermatozoïdes, géants par rapport à l’animal qui les produisait, ont été trouvés sur le site Riversleigh, tout au nord de l’Etat australien du Queensland.

Ils étaient enroulés à l’intérieur des organes reproducteurs d’ostracodes, des crustacés d’eau douce ou d’eau marine microscopiques.

Riversleigh est un site préhistorique de 100 km carrés classé au Patrimoine mondial de l’humanité, qui regorge de fossiles anciens, dont une espèce de kangourous carnivores ou d’ornithorynques munis de dents. Ses fossiles datent de l’Oligocène (-34 à -23 millions d’années) et du Miocène (-23 à -5 millions d’années).

«Nous avons pris l’habitude d’avoir de belles surprises» à Riversleigh, a déclaré le scientifique, qui travaille sur ce site depuis 35 ans.

«Mais la découverte de spermatozoïdes fossiles, avec leur noyau cellulaire, était totalement inattendue» et «on se demande ce que l’on va pouvoir encore découvrir dans ces sédiments géologiques», a-t-il ajouté.

L’équipe de Mike Archer avait effectué une collecte en 1988 et envoyé ses échantillons à un spécialiste des ostracodes, John Neil, de l’université La Trobe de Melbourne, qui s’est aperçu que les fossiles contenaient des tissus mous.

Le rôle des déjections de chauve-souris

Plusieurs spécialistes ont été consultés, dont Renate Matzke-Karasz, de l’université Ludwig Maximilian à Munich (Allemagne), et Paul Tafforeau, du Synchroton de Grenoble (France).

Une étude au microscope a révélé que les fossiles contenaient des organes internes parfaitement préservés, dont les organes sexuels.

Les spermatozoïdes mesurent quelque 1,3 millimètre, soit une taille légèrement supérieure à celle du crustacé. Ils renferment leur noyau, qui contenait autrefois les chromosomes et l’ADN de chaque animal.

Le site où vivaient ces animaux il y des millions d’années était alors occupé par une vaste forêt tropicale.

Les petits ostracodes «vivaient dans une pièce d’eau, à l’intérieur d’une grotte, dans laquelle tombaient les déjections de milliers de chauve-souris», a expliqué le scientifique.

La quantité de déjections a certainement entraîné des niveaux élevés de phosphore dans l’eau, a précisé une autre scientifique de l’université de Nouvelle-Galles du Sud, Suzanne Hand, spécialiste des chauve-souris disparues et de leur rôle dans la conservation des fossiles de Riversleigh.

Le niveau élevé du phosphore pourrait avoir contribué à la fossilisation des tissus mous des crustacés, «comme le montrent quelques rares exemples de conservation de tissus mous dans des dépôts riches en (déjections de) chauve-souris en France», a-t-elle ajouté.

Ce n’est pas la première fois que des tissus mous presque parfaitement conservés sont trouvés à Riversleigh. Les scientifiques avaient ainsi trouvé des insectes préhistoriques toujours dotés de leurs muscles internes, grâce à la fossilisation des bactéries qui consommaient les tissus mous de ces créatures.

Les résultats de la recherche viennent d’être publiés dans «Proceedings of the Royal Society B», revue de référence pour les sciences biologiques.

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Les abysses cachent encore des espèces


Des nouvelles découvertes dans les profondeurs de la mer combinées avec la génétique viennent chambouler tout ce que les chercheurs avaient cru savoir sur certaines espèces
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Les abysses cachent encore des espèces

 

Quelques spécimens des espèces qui ont été collectés dans un même endroit près de la péninsule Antarctique. Les différences de coloration sont fréquentes chez cette espèce et probablement liées au régime alimentaire et au stade de mue.

Quelques spécimens des espèces d’Eurythenes qui ont été collectés dans un même endroit près de la péninsule Antarctique. Les différences de coloration sont fréquentes chez cette espèce et probablement liées au régime alimentaire et au stade de mue. Photo :  Institut royal des Sciences naturelles de Belgique

Une faune plus diversifiée et plus particulière qu’estimé jusqu’à aujourd’hui peuple les grandes profondeurs océaniques, ont montré les observations d’une équipe européenne de scientifiques.

La chercheuse Charlotte Havermans et ses collègues de l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique, en collaboration avec une équipe allemande, ont étudié en détail l’Eurythenes gryllus, un crustacé géant qui peut atteindre 14 cm, caractéristique des grandes profondeurs.

La science estimait que l’espèce était présente dans tous les océans et pouvait vivre à peu près à toutes les profondeurs allant de 500 à presque 8000 mètres.

C’était avant l’arrivée des analyses génétiques. Les chercheurs ont combiné des tests génétiques à des analyses morphologiques pour constater que ce crustacé n’est pas qu’une espèce, mais bien neuf espèces différentes.

De plus, l’équipe a découvert que ces espèces semblent être réparties selon des gradients de pression barométrique distincts entre 800 et 6000 mètres de profondeur.

Une autre observation : la plupart des nouvelles espèces identifiées semblent confinées à des régions océaniques limitées, et non homogènes comme il était convenu auparavant.

Une seule espèce, la plus proche du type morphologique ayant servi à la description originale d’E. gryllus, est présente aux pôles Nord et Sud.

Selon les auteurs de ces travaux publiés dans la revue PLOS ONE, ces derniers remettent en question la distribution de certaines espèces de l’océan profond, puisque les nouvelles identifications d’espèces montrent que la diversité de l’océan profond est encore largement sous-estimée et aura un impact pour leur protection.

En effet, le fait que ces espèces ont souvent une distribution bathymétrique et géographique plus restreinte les rend plus vulnérables aux activités humaines ayant un impact sur l’écosystème de l’océan profond, comme la pêche profonde par chalutage et l’extraction minière.

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Golfe du Mexique: «zone morte» record en 2013


Nous gaspillons la terre et l’eau par nos produits chimiques, et nous savons que la faune et la flore en souffrent, mais quand c’est tout un territoire qu’ils soit terrestre ou marine qui en souffre, et ce même a des kilomètres de l’endroit initial il y a de quoi a se poser des questions sur ce que nous faisons
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Golfe du Mexique: «zone morte» record en 2013

 

Le Golfe du Mexique pourrait voir se former cette année une «zone morte» - où... (PHOTO ARCHIVES AP)

PHOTO ARCHIVES AP

Agence France-Presse

Le Golfe du Mexique pourrait voir se former cette année une «zone morte» – où la vie marine est impossible en raison d’un manque d’oxygène – d’une étendue record à cause d’une importante pollution d’origine agricole, selon des scientifiques américains.

L’Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) prévoit que cette zone pourrait faire plus de 22 000 km2, soit l’équivalent de la superficie de l’État du New Jersey, dans le nord-est des États-Unis.

En 2002, le Golfe avait déjà connu une zone morte d’une superficie de 21 965 km2 au large de la Louisiane, du Texas et de la Floride, la plus importante jamais observée alors, précise la NOAA sur son site internet.

Avec des teneurs très faibles ou inexistantes en oxygène dans l’eau, la faune marine dans sa grande majorité – notamment les crustacés et les poissons – ne peut survivre dans ces zones.

Elles se forment avec une accumulation excessive de polluants provenant des engrais agricoles, dont la concentration dépend des précipitations, des vents et des températures.

Ces zones sans vie marine dans le golfe du Mexique «affectent des pêcheries d’importance commerciale nationale et menacent l’économie de la région», souligne la NOAA.

«La prédiction de zone morte cette année dans le Golfe s’appuie sur les fortes inondations dans le Midwest qui ont charrié de grandes quantités d’engrais dans le Mississippi qui les a déversés dans le Golfe», explique l’agence.

«En 2012, le golfe du Mexique avait connu sa quatrième plus petite zone morte dans les annales, avec 5482 km2, à cause de la sécheresse qui avait frappé le Midwest», rappelle la NOAA.

Si l’endroit où se forme la zone morte actuelle connaît une grosse tempête tropicale entre le début juillet et le début août, la projection actuelle pourrait tomber de plus de 22 000 à 13 800 km2, indique la NOAA.

Ces cinq dernières années, la superficie moyenne des zones mortes dans le Golfe du Mexique a été de 14 500 km2, selon l’agence.

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Insolite Un crabe violet capturé à Rivière-au-Renard


L’histoire ne dit pas si ce crabe va être sauvé, a de sa différence comme il est déjà arrivé à d’autres étranges crustacés qui ont pu finir leur vie en toute quiétude
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Insolite

Un crabe violet capturé à Rivière-au-Renard

 

La nature offre souvent des spectacles plus colorés que les autres. C’est le cas pour un crabe des neiges aux teintes de mauve et de violet capturé la semaine dernière par le pêcheur Gérald Denis, au large de Petit-Cap, près de Rivière-au-Renard.

Après un court séjour à bord du bateau le Marie-Michèle, le coloré crustacé s’est retrouvé à la poissonnerie des Pêcheries Gaspésiennes, où il a été pris en photos par de nombreux curieux venus l’admirer.

Il s’agit probablement du crustacé le plus photographié dans la capitale des pêches jusqu’à présent cette année.

http://tvanouvelles.ca