Il y a 1 500 ans, cet homme a mangé un serpent venimeux. Mais pourquoi ?


Nos excréments peuvent donner une foule d’information sur notre santé et sur notre alimentation. L’étude des coprolithes (des excréments) a permis de savoir qu’une personne a pu manger à la période préhistorique. Un cas en particulier laisse les scientifiques perplexes. La personne aurait mangé un crotale entier et cru. Pourquoi un serpent venimeux ? Un rite, une cérémonie ou un défi du genre comme on voit aujourd’hui sur les réseaux sociaux ?
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Il y a 1 500 ans, cet homme a mangé un serpent venimeux. Mais pourquoi ?

 

 

Ce croc de serpent, provenant probablement d’un Crotale diamantin de l’Ouest ou d’un mocassin à tête cuivrée, a été conservé dans un coprolite préhistorique.

PHOTOGRAPHIE DE ELANOR SONDERMAN

De Erin Blakemore

Ce mystère est-il la preuve d’un ancien rituel ou d’un défi préhistorique ?

Analyser les coprolithes – les restes de défections humaines – est un travail sale et pour le moins odorant. Mais de temps en temps, cela révèle des choses vraiment surprenantes.

Dans le cas d’un nouvel article paru dans le Journal of Archaeological Science, la surprise a pris la forme du croc d’un serpent venimeux, digéré par une personne avant d’être rejeté dans une grotte sous-marine dans l’actuel Texas il y a environ 1 500 ans.

L’archéologue Elanor Sonderman, qui a découvert le croc dans le cadre de ses études supérieures à la Texas A & M University, n’était pourtant pas à la recherche de cette aiguille dans une botte de foin de selles préhistoriques. Elle souhaitait en savoir plus sur les peuples autochtones qui s’abritaient dans le Conejo Shelter, situé dans les canyonlands de Pecos inférieur au Texas, et l’utilisaient comme latrines. L’abri est devenu le théâtre de fouilles archéologiques dans les années 1960, avant qu’un projet de barrage n’inonde la région.

Les grottes alentours abritaient de  nombreux artefacts antiques remarquablement préservés, notamment des sandales et des paniers tissés à partir de fibres végétales.

« C’est la merde », déclare Tim Riley, expert en coprolite et conservateur du Prehistoric Museum de l’Université d’Utah State University, qui n’a pas pris part à la recherche. 

Les coprolites, [explique Riley,] contiennent une mine d’informations : ils peuvent en dire plus sur la santé de la personne qui les a produits, et les restes de nourriture sont des preuves directes de ce que mangeaient les peuples anciens.

La présence de pollen dans le coprolite de Conejo Shelter indique que la personne consommait des plantes succulentes comme des fleurs de yucca. La dite personne avait également mangé ce qui semble être un petit rongeur qui n’avait été ni dépecé ni cuisiné, ce qui était courant pour les habitants des Pecos inférieurs à l’époque.

Les écailles, les os et les crocs d’un serpent venimeux que l’on trouve dans l’échantillon sont cependant le sujet de plus nombreuses interrogations.

« Presque tout le reste du coprolite était assez commun pour cette région », déclare Sonderman. « Mais [la présence du] croc était si bizarre que nous savions que nous devions explorer ce qui pouvait se cacher là-dessous. »

Le centre creux du croc a aidé l’équipe à classer le serpent malchanceux dans la famille Viperidae – probablement un Crotale diamantin de l’Ouest ou mocassin à tête cuivrée, qui sont tous deux communs dans la région. Il n’y avait pas de marques d’omble sur les écailles, ce qui laisse à penser qu’il a été consommé cru. Et le nombre d’écailles suggère que l’animal a été mangé en entier.

Mais pourquoi ? Il est impossible de remonter dans le temps. Les chercheurs ont donc fouillé dans l’histoire et les mythologies d’autres cultures de la région afin de trouver des indices. Ils ont découvert que les serpents étaient rarement consommés, sauf en cas de stress alimentaire. Même à ce moment-là, ils étaient généralement préparés et cuits sans os, sans tête ni crocs. Et même si des restes de serpents ont été trouvés dans d’autres coprolithes de Conejo Shelter, aucun d’entre eux ne semble provenir d’une espèce venimeuse.

L’art rupestre de la région à cette période présente des motifs ressemblant à des serpents, et ceux-ci semblent jouer un rôle important comme gardiens des royaumes surnaturels dans les rituels chamaniques d’autres cultures de la Méso-Amérique et du Sud-Ouest américain. Carolyn E. Boyd, experte reconnue dans l’art rupestre des Pecos inférieurs, laisse entendre que cet art pourrait représenter des visions communes à ceux qui ont consommé du peyotl et d’autres substances psychotropes.

Alors, est-ce là la preuve d’un rituel chamanique ? Bien que l’équipe de recherche de Sonderman suppose que le serpent ait été mangé dans « un but distinctement cérémoniel ou rituel », il n’y a aucun moyen de l’affirmer avec certitude. 

« Je ne voudrais pas que quiconque dise : « Nous avons là un culte du serpent dans lequel les gens consomment des serpents de manière rituelle » », explique Sonderman. « Ce n’est pas ce que nous essayons de dire. Ce n’est qu’un exemple. »

Ce que le croc suggère, dit-elle, c’est qu’il n’était pas rare de manger des serpents venimeux, mais, compte tenu de son caractère unique, il aurait pu être consommé à une occasion spéciale. Ou pas. Peut-être que c’était juste un défi ou une préférence alimentaire très dangereuse.

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.

https://www.nationalgeographic.fr/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi certains serpents sont-ils plus venimeux que d’autres?


Il y a des serpents plus venimeux que d’autres. Pourquoi cette différence ? La nourriture disponible, la taille du serpent ?
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Pourquoi certains serpents sont-ils plus venimeux que d’autres?

 

 Pas touche au crotale  | Cloudtail the Snow Leopard via Flickr CC License by

Pas touche au crotale | Cloudtail the Snow Leopard via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

Tout (ou presque) est une question de nourriture

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Repéré sur Ecology Letters, Université nationale d’Irlande à Galway

La phobie des serpents est l’une des plus courantes au monde et n’a, à la base, rien d’irrationnel: leurs morsures venimeuses en font de redoutables prédateurs. Reste que certaines espèces, comme les cobras, les boomslangs ou les crotales possèdent une réserve de venin bien supérieure à leurs besoins –capable de tuer des milliers de leurs proies naturelles et une bonne tripotée d’humains– quand d’autres, à l’instar du serpent marin Aipysurus eydouxii, ont un venin si faible qu’il le rend quasi inoffensif. Pourquoi la capacité létale ou paralysante du venin de serpent varie-t-elle autant d’une espèce à l’autre?

Une étude, menée par des scientifiques de l’Université nationale d’Irlande à Galway, de l’Université de St Andrews, du Trinity College de Dublin et de la Société zoologique de Londres, révèle pourquoi certains serpents sont beaucoup plus mortels que d’autres. Le secret est évolutionnaire: les venins ont évolué pour être les plus efficaces contre les animaux phylogénétiquement les plus proches de ceux que les serpents ont l’habitude de manger.

Ce que Kevin Healy, l’auteur principal de l’article, résume en ces termes:

«Ces résultats sont logiques d’un point de vue évolutionnaire car on pouvait s’attendre à ce que l’évolution ait façonné les venins pour les rendre les plus mortels vis-à-vis des proies les plus fréquentes des serpents. Vous ne trouverez pas beaucoup de souris dans la mer alors il ne fallait pas s’attendre à ce qu’un serpent marin développe un venin plus efficace pour tuer les souris que les poissons».

Un travail qui montre aussi que la quantité de venin qu’un serpent renferme dépend autant de sa taille que de son milieu. Les glandes venimeuses les plus prolifiques sont celles des serpents terrestres, suivis par les serpents arboricoles puis les serpents marins. Une différence qui pourrait être déterminée par l’abondance des proies disponibles dans leurs environnements respectifs. Les opportunités alimentaires des serpents terrestres, vivant en général dans des régions chaudes et arides, étant les plus rares, l’évolution les a dotés de la meilleure assurance boustifaille.

Prochaine étape pour l’équipe du Dr. Healy: voir si son modèle est capable de prédire la dangerosité du venin des serpents extérieurs à la centaine d’espèces analysées et comparées dans leur étude. Une base de données écologiques et évolutionnaires susceptible, par ailleurs, d’identifier des venins aux propriétés biomédicales intéressantes pour l’industrie pharmaceutique.

http://www.slate.fr/

Mordu par une tête de crotale décapité, ce Texan a failli y rester


Jardiner fait du bien, mais pas quand il y a un serpent dans les parages. Même décapité, une tête de serpent peut être dangereuse pendant au moins 12 heures.
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Mordu par une tête de crotale décapité, ce Texan a failli y rester

 

Crédits : pixabay

par  Mehdi Karam

 

En pleine session de jardinage, un serpent à sonnettes a tapé l’incruste dans le jardin de cet homme. Il pensait avoir gagné son duel après l’avoir décapité à l’aide d’une pelle

 Seulement, rapporte Gizmodo le 6 juin, lorsque le Texan a tenté de ramasser la tête de sa victime en guise de trophée, celle-ci, toujours consciente, l’a mordu avant de libérer une dose potentiellement mortelle de venin. Plot twist.

Conduit précipitamment aux urgences par son épouse, l’homme est aujourd’hui en convalescence, après avoir ingéré 26 flacons d’antivenin. Sa fonction rénale est faible, mais stable.

« C’est une erreur classique. Les gens ne réalisent pas que les mammifères et les reptiles fonctionnent différemment », explique la Pr Leslie Boyer, de l’université de l’Arizona. « La tête d’un crotale, même coupée, peut continuer à fonctionner, y compris ses glandes à venin, longtemps après la décapitation. »

 Selon elle, cette survie du corps et de la tête peut durer jusqu’à 12 h.

Source : Gizmodo

http://www.ulyces.co/

La police ontarienne recherche plus d’une dizaine de dangereux serpents


Pour ma part, je n’aime pas les animaleries et encore moins l’exploitation des animaux exotiques. Et pire encore, quand ces animaux peuvent être dangereux pour la vie d’une personne. Alors, imaginez quand il y a une dizaine qui peuvent être n’importe où …
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La police ontarienne recherche plus d’une dizaine de dangereux serpents

 

Un crotale diamantin, cinq cobras de variétés différentes,... (Photo fournie par La Presse canadienne)

Un crotale diamantin, cinq cobras de variétés différentes, plusieurs vipères et une femelle boa constricteur albinos enceinte sont au nombre des serpents disparus.

PHOTO FOURNIE PAR LA PRESSE CANADIENNE

Plus d’une dizaine de dangereux serpents qui ont été volés dans le sud de l’Ontario posent un risque autant pour le public que pour eux-mêmes, a indiqué la police locale, mardi, alors qu’elle poursuit sa recherche des reptiles subtilisés au cours du week-end.

La police régionale de Niagara affirme que les serpents ont été volés dans une maison rurale de Thorold, en Ontario, dans la soirée de samedi.

Les reptiles disparus forment un large éventail, a dit l’agent Phil Gavin, spécifiant que la plupart d’entre eux sont venimeux. Chacun de ces serpents a le potentiel de tuer des humains, a-t-il ajouté.

Un crotale diamantin, cinq cobras de variétés différentes, plusieurs vipères et une femelle boa constricteur albinos enceinte font notamment partie du lot.

Selon les informations de la police, il semble que le propriétaire de la résidence où le vol s’est produit a élevé et nourri ces serpents dans le but de les vendre, une pratique tout à fait légale en Ontario.

Si les raisons qui ont poussé le ou les suspects à commettre leur méfait ne sont pas encore connues, il est clair pour M. Gavin que le ou les malfaiteurs n’ont pas agi de façon aléatoire.

«L’individu moyen qui entre (par infraction) et fait des affaires avec ce genre de serpents ne frappe généralement pas un foyer de cobras sans avoir un certain niveau de connaissance», a relevé l’agent.

La taille des reptiles saisis varie, allant de 12 à 106 cm de long pour les serpents venimeux, alors qu’elle est estimée à 200 cm de long pour le boa. Ce dernier n’est pas venimeux, mais peut mener des attaques mortelles avec sa force légendaire, a insisté M. Gavin.

La possession d’animaux exotiques est controversée, mais légale dans plusieurs régions du Canada. L’Ontario dispose des lois jugées les plus souples à ce chapitre. Le gouvernement de la province a interdit la possession de seulement deux espèces, soit l’épaulard et le pitbull.

Les autorités municipales peuvent ensuite choisir d’instaurer leurs propres restrictions. Ainsi, les villes de Toronto et d’Ottawa tiennent des listes fréquemment mises à jour des animaux bannis de leur territoire. Un tel registre n’existe toutefois pas à Thorold, a précisé la police régionale de Niagara.

Zoocheck, un groupe de surveillance des traitements réservés aux animaux, rapporte une hausse significative du nombre d’entreprises qui vendent des animaux dans la région depuis cinq ans.

De telles entreprises sont faciles à mettre sur pied, estime le directeur général de Zoochek, Rob Laidlaw, accusant un manque de réglementation en la matière.

«Aujourd’hui, tout ce dont vous avez besoin est d’un éventail d’animaux dans votre sous-sol, votre garage ou votre cour, ainsi que d’un ordinateur», observe-t-il, ajoutant qu’il est possible, selon lui, de se lancer dans la vente animalière en l’espace de deux heures.

L’enquête sur le vol de la dizaine de serpents n’en est qu’à ses débuts, a de son côté fait savoir l’agent Gavin. Le nombre de suspects n’est pas connu, a-t-il précisé.

Une fois retrouvés, les serpents seront probablement remis à leur propriétaire d’origine, a-t-il ajouté, invitant quiconque détenant de l’information sur ce dossier à se manifester.

ww.lapresse.ca

Un crotale des bois débusqué : Serpent à sonnette venimeux en Montérégie


Un serpent dangereux qu’on ne sait pas comment il a pu arriver en Montérégie. Est-ce qu’il a immigré incognito ? S’est-il échappé de chez une personne qui le prenait comme un animal de compagnie ? Chose de sur c’est que la région normalement n’est pas un endroit ou il vit …
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Un crotale des bois débusqué : Serpent à sonnette venimeux en Montérégie

Serpent à sonnette venimeux en Montérégie

Par Étienne Laberge | Agence QMI

Un visiteur impromptu s’est installé en Montérégie cet été, un serpent à sonnette venimeux d’une race agressive qu’on retrouve habituellement aux États-Unis et dont la morsure peut entraîner la mort.

C’est Santé publique Canada qui aurait averti les professionnels de la santé de la Montérégie à l’effet qu’un crotale des bois aurait été débusqué dans le secteur.


Il n’a pas été possible de savoir où et dans quelles circonstances le reptile a été vu ou capturé puisque personne, à l’agence, n’était disponible pour répondre à nos questions, samedi.

La notice interne rédigée par Santé Canada avise simplement les professionnels qu’il existe un sérum antivenimeux et qu’il faut contacter le centre antipoison suivant une morsure. Mais contacté par 24H, le centre antipoison baignait lui-même en plein mystère lorsque nous avons voulu en savoir plus.

Venin causant la mort

«Leur morsure peut causer une enflure douloureuse, une paralysie musculaire et la destruction des tissus et peut entraîner la mort», peut-on lire dans l’Encyclopédie canadienne, propos qui ont été corroborés par des spécialistes de la question.

«Ça me surprend qu’on ait trouvé ça ici, a expliqué Hervé Marandat, fondateur de l’Exotarium, un centre de reptiles de Saint-Eustache. C’est un serpent assez gros, au venin assez virulent.»

L’ex-étudiant en herpétologie de l’Université McGill le définit comme un serpent «agressif qui peut atteindre 1 mètre et demi [quatre pieds]», mais qui attaque seulement s’il se sent menacé.

Le Département de l’environnement et de la conservation de l’État de New York décrit le crotale des bois comme étant «le serpent le plus dangereux d’Amérique du Nord», peut-on lire sur leur site web.
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Ce type de serpent se trouve habituellement dans le sud de l’Ontario et dans l’Ouest canadien et dans plusieurs États américains.

http://tvanouvelles.ca