Pourquoi les dirigeants étrangers ne vident pas leur sac devant Trump


M. et Mme tout le monde peuvent dire ce qu’il pensent de Donald Trump, mais il est malheureux de voir nos dirigeants raser le plancher pour ne pas blesser Trump qui lui ne ce gène pas pour insulter, voir humilier les autres. Ce n’est pas digne d’un dirigeant. L’horreur d’un 2e mandat qui plane n’aide en rien pour les pays qui malheureusement dépendent de l’humeur du pire président des États-Unis. Ce qui nuit au respect des autres face aux États-Unis
Nuage


Pourquoi les dirigeants étrangers ne vident pas leur sac devant Trump

Justin Trudeau, Boris Johnson, Emmanuel Macron, la princesse Anne et Jens Stoltenberg lors d'une réception à Buckingham Palace (Londres) à l'occasion des 70 ans de l'OTAN, le 3 décembre 2019. | Yui Mok / POOL / AFP

Justin Trudeau, Boris Johnson, Emmanuel Macron, la princesse Anne et Jens Stoltenberg lors d’une réception à Buckingham Palace (Londres) à l’occasion des 70 ans de l’OTAN, le 3 décembre 2019. | Yui Mok / POOL / AFP

Joshua Keating— Traduit par Bérengère Viennot

Une vidéo virale montre Trudeau, Macron et Johnson se moquer de Trump dans son dos pendant un cocktail au cours du sommet de l’OTAN. Mais aucun d’entre eux n’osera jamais rien lui dire en face.

À l’échelle des péchés de Donald Trump, la longueur de ses conférences de presse est plutôt vénielle. Mais dans une vidéo désormais virale montrant des dirigeants de grandes puissances mondiales en train de papoter entre eux, on entend le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, s’émerveiller que Trump soit «en retard parce qu’il fait une conférence de presse inopinée de quarante minutes» pendant le sommet de l’OTAN de début décembre, et ajouter «vous auriez vu la tête de son équipe», faisant apparemment allusion à l’annonce surprise du président américain que le prochain sommet du G7 aurait lieu à Camp David [lieu de villégiature officiel du président des États-Unis, ndlr].

Trump a réagi à cette vidéo en taxant Trudeau «d’hypocrite» et, vexé, en quittant le sommet plus tôt que prévu. Ce n’est pas la première fois que le président américain s’emporte à la suite de quelque remarque espiègle de la part de Trudeau lors d’un sommet mondial.

Cette fois, les commentaires du Premier ministre canadien ont été captés au cours d’une discussion informelle avec Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Boris Johnson, le Premier ministre néerlandais Mark Rutte et la princesse Anne (la présence de Johnson, ami et allié de Trump, et le fait qu’il semble rire avec les autres, pourraient bien être la plus grande source de contrariété pour Trump).

La raison pour laquelle cette vidéo a causé un tel barouf n’est pas ce qui s’y est réellement dit –Trump a entendu bien pire. Il est rare que la véritable opinion des alliés de l’Amérique au sujet de Trump parvienne à nos oreilles. Si compte tenu de son comportement au cours des trois dernières années, il n’est pas particulièrement étonnant qu’ils en aient ras-le-bol et soient déroutés par Trump, ils n’en font jamais état publiquement et laissent les journalistes tirer leurs propres conclusions à partir de leur langage corporel.

Sourire et serrer les dents

Si Trump a pu se sortir impunément de nombreuses situations où il maltraitait ses alliés, c’est tout simplement parce que leurs gouvernements ne peuvent pas se permettre de protester. Pensez à l’ancienne Première ministre britannique Theresa May essayant à maintes reprises de rester dans les petits papiers de Trump dans l’espoir d’un accord commercial post-Brexit favorable, malgré le fait qu’il ne cessait de la critiquer publiquement.

Ou au président Muhammadu Buhari cautionnant Trump après qu’il avait classé son pays, le Nigeria, dans la catégorie des «pays de merde». Si vous dirigez l’Iran ou la Corée du Nord, vous êtes libre de dire autant d’horreurs sur Trump que ça vous chante. Mais si vous dépendez de l’aide, du commerce ou du soutien militaire des États-Unis, il ne vous reste qu’à sourire et à serrer les dents.

C’est ce qui s’est produit dans le cadre des bourdes les plus récentes de Trump en politique étrangère. Les Kurdes syriens qui ont jeté des cailloux et de la nourriture pourrie sur les soldats américains quittant la région en octobre dernier représentent sûrement un symbole assez exact de la réaction du public kurde face à la décision de Trump de donner le feu vert à une violente offensive militaire turque dans le nord de la Syrie. Les chefs kurdes syriens, en revanche, se sont abstenus de critiquer la décision initiale de Trump et l’ont couvert de louanges après que les États-Unis ont aidé à sceller un accord de cessez-le-feu qui a cimenté le contrôle turc de la plus grande partie de ce qui avait été le territoire kurde:

«Nous REMERCIONS le président Trump pour ses efforts soutenus qui ont arrêté la violente attaque des Turcs et des groupes djihadistes contre notre peuple.»

Les dirigeants du petit cercle de moqueurs de l’OTAN ont davantage de marge de manœuvre que l’Ukraine ou les Kurdes.

Aussi peu fiable que soit Trump en tant qu’allié, il reste avantageux pour les Kurdes syriens de maintenir un quelconque niveau de soutien de la part des États-Unis. Et comme on pouvait s’y attendre, le retrait des troupes américaines de Syrie ne s’est pas avéré aussi complet que ce qui avait été annoncé au départ. Il aurait pu en être autrement si les dirigeants kurdes avaient accusé haut et fort Donald Trump de les avoir trahis.

Prenez sinon le cas du président ukrainien Volodymyr Zelensky qui, malgré des preuves abondantes et ostensibles, continue de soutenir qu’il n’a subi aucune pression pour enquêter sur le fils de Joe Biden en échange d’une aide militaire américaine. Pendant les auditions au Congrès dans le cadre de l’enquête de destitution du président, les Républicains ont utilisé le silence de Zelensky comme une preuve d’absence de pression, mais Zelensky n’est pas vraiment en position de dire autre chose.

Trump a fini par accepter d’accorder une aide militaire à l’Ukraine –après, découvre-t-on, qu’il a appris l’existence de la plainte du lanceur d’alerte au sujet de ses échanges avec Zelensky– mais qui peut affirmer qu’il ne changera pas à nouveau d’avis? Zelensky ne peut se permettre d’être vu par la Maison-Blanche comme complice de l’entreprise de destitution.

Les dirigeants du petit cercle de moqueurs de l’OTAN ont davantage de marge de manœuvre que l’Ukraine ou les Kurdes. Et après quelques tentatives de flatterie qui ont échoué à conquérir Trump, Macron est devenu un peu plus critique en public –toutefois, les pays de l’OTAN veulent continuer de faire ce qu’il peuvent pour garder Trump à l’intérieur de l’alliance. Quant au Royaume-Uni et au Canada, ils ont à cœur de maintenir toute la bonne volonté possible dans l’optique de pourparlers commerciaux. Si cette exaspération s’est exprimée en aparté lors d’un cocktail plutôt que dans le cadre d’une conférence de presse, il y a une raison.

Frustration

Cette dynamique s’explique en partie simplement parce qu’il s’agit du dirigeant d’une grande puissance mondiale. La Chine aussi est traitée avec déférence par des pays plus petits. En outre, les gouvernements étrangers sont bien conscients que Trump est capable de changer de politique en fonction de son humeur, et qu’il associe souvent ses intérêts personnels à ceux de son pays. Flatter Trump ne fonctionne pas toujours, mais ce qui est certain, c’est qu’il n’y a aucun avantage à provoquer son courroux.

Tout cela est fort frustrant pour les Démocrates qui essaient de construire une critique nourrie de la politique étrangère de Trump. La plupart des candidat·es à l’élection présidentielle lui reprochent de s’aliéner les alliés de l’Amérique, et c’est une critique qui se tient. Le problème, c’est que ces alliés savent pertinemment qu’il sera peut-être encore président après 2020 et qu’ils ne peuvent pas se permettre d’aider les Démocrates à démontrer cet argument.

Les candidat·es démocrates se sont déjà emparé·es de l’incident de l’OTAN pour montrer le danger qui existe à laisser Trump gérer la politique étrangère du pays. Comparée à la réaction du président américain, la déclaration de Trudeau était plutôt modérée, mais c’est probablement ce qu’ils auront de mieux à se mettre sous la dent.

http://www.slate.fr/

Critique


Quand on déteste une personne, c’est facile de critiquer, mais si on apprend à la connaître alors la critique peut être différente. Quand on aime une personne, généralement la critique est souvent pour mieux la guider.
Nuage

 

Critique

 

 

Pour critiquer les gens il faut les connaître, et pour les connaître, il faut les aimer.
 
Coluche

Encouragement


C’est tellement important les encouragements autant les adultes que les enfants. C’est un besoin pour l’épanouissement de soi. Attention, les encouragements ne devraient pas être accompagnés des mots, mais et si. Comment de fois, j’ai entendu bravo, mais tu aurais pu faire mieux. C’est bien, si tu aurais … Tu aurais eu mieux.
Nuage

 

Encouragement

 

Soyez une personne qui encourage les autres. Le monde est déjà plein de critiques

Inconnu

Le saviez-vous ► Vous n’aimez pas les jeunes? C’est normal. Ça fait 2.500 ans qu’on les critique


Ah, cela me fait sourire !!! Je me dis souvent qu’on a oublié que nous avons nous aussi été jeune, confronté à l’autorité des parents. Comment jugez-vous les jeunes d’aujourd’hui ? On entends tellement de critiques envers eux, alors que nous avons également subi des critiques de la part des plus vieux. Dans mon temps … Enfin du compte depuis des lustres que les générations critiquent les comportements des plus jeunes, Comme si la jeunesse était toujours en tort
Nuage

 

Vous n’aimez pas les jeunes? C’est normal. Ça fait 2.500 ans qu’on les critique

 

/

Les millenials, une génération qu’on adore détester | Hajran Pambudi via Unsplash License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

Repéré sur Quartzy

Les millénials, la génération qu’on adore détester, ne serait pas la seule à avoir subi des critiques de la part des générations précédentes.

La génération suivante? Elle est forcément critiquable. La preuve:

«Les jeunes gâchent tout», «La génération Y est narcissique», «Ils ont ruiné le langage écrit» ou encore «Les millennials sont fainéants».

D’après Quartzy, cette haine envers les jeunes ne serait pas nouvelle. Des écrits remontant à l’époque de la Grèce antique illustraient déjà cette tendance. Sélection des meilleurs exemples reproduits par nos confrères américains.

IVe siècle avant J-C

«Les jeunes ont l’âme élevée parce qu’ils n’ont jamais été humiliés par les misères de la vie, ni pressés par le besoin… Ils pensent tout savoir, et soutiennent leur opinion avec force; ce qui vient aussi de ce qu’ils font tout avec excès.»La Rhétorique d’Aristote

Ier siècle avant J-C

«Le jeune imberbe ne voit pas ce qui est important: il dilapide tout son argent.» Horace

«Que n’altère pas le temps destructeur? Nos pères étaient pires que leurs aïeux, nous sommes plus méchants que nos pères, et notre postérité sera plus dépravée encore.»Horace, Odes, Livre troisième

XVIIe siècle

«Où est passé la virilité et l’allure athlétique de nos aïeux disparus? Ces jeunes gens peuvent-ils être leurs héritiers légitimes? Certainement pas, cette génération de fainéants efféminés, narcissiques et émaciés ne pourrait pas descendre de la lignée des héros de la bataille de Poitiers ou Azincourt.»Extrait de lettre du magazine Town and Country réédité dans le livre Paris Fashion: A Cultural History (1771)

XVIIIe siècle

«Ce sont des sauvages ignorants et peureux… Les garçons ont des chiens aux talons et se livrent à toute sorte d’habitudes dissolues. Les filles, elles, conduisent des wagons à charbon, montent les chevaux à califourchon, boivent, se battent, fument, sifflent et ne se préoccupent de personne. La morale des jeunes est dix fois pire qu’autrefois.» Anthony Ashley Cooper, le 7ecomte de Shaftesbury lors d’un discours à la Chambre des communes du Royaume-Uni en février 1843.

Années 1920

«L’attitude émanant de la part des jeunes ne peut être décrite que comme irréfléchie, grossière et purement égoïste, comme jamais auparavant.» – «The Conduct of Young People», Hull Daily Mail, 1925.

Années 1950

«De nos jours, les jeunes sont tellement gâtés qu’ils en oublient le simple fait que l’on puisse marcher pour se rendre quelque part.» – Scottish Rights of Way: More Young People Should Use Them, Falkirk Herald, 1951.

Années 1990

«Ce qui différencie cette génération des précédentes c’est qu’elle est la première génération de l’histoire américaine à vivre aussi confortablement et à s’en plaindre aussi amèrement.»«The Boring Twenties», Washington Post, 1993.

Années 2000

«Ils ont du mal à prendre des décisions. Ils préféraient gravir l’Himalaya plutôt que de gravir les échelons de l’entreprise. Ils recherchent le divertissement/à être divertis, ils ont « soif de » mais leur capacité d’attention est aussi courte/faible/fidèle au zapping machinal avec la télévision.» – «Proceeding with Caution», Time, 2001.

Les millennials vont-ils perpétuer, à leur tour, cette haine envers les nouvelles générations? Oui, évidemment.

http://www.slate.fr/

Ceux qui critique


Les critiques qui nous vise sont parfois difficiles à gérer. Ils arrivent souvent que ceux qui critiquent le fait par jalousie et ne voient pas leurs propres actes
Nuage

 

Ceux qui critique

 

Oublie ceux qui parlent dans ton dos. Ils critiquent ta vie pour éviter de régler la leur

Inconnu

Les lourdes conséquences du harcèlement illustrées par des plantes


Je trouve que c’est une belle expérience pour les enfants sur les conséquences de le harcèlement, l’intimidation à l’école envers les victimes. Si les plantes réagissent aux paroles blessantes, intimidations, alors que penser d’une personne
Nuage

 

Les lourdes conséquences du harcèlement illustrées par des plantes

 

 

Ikea a utilisé deux plantes pour montrer aux enfants de plusieurs écoles des Émirats arabes unis les effets du harcèlement scolaire.

À l’occasion de la journée contre le harcèlement qui se tenait le 4 mai au Moyen-Orient, Ikea a tenu à montrer aux enfants les effets dévastateurs que peut avoir le harcèlement sur le bien-être d’une personne. Pour cette expérience, deux plantes ont été disposées dans différentes écoles des Émirats arabes unis. Elles ont chacune reçu les mêmes soins à la différence près que l’une d’entre elle était complimentée tous les jours par les enfants tandis que l’autre était critiquée et insultée. 

Les étudiants ont en effet été invités à enregistrer des mots gentils et encourageants pour une plante, et des phrases blessantes pour l’autre. Un mois plus tard, les résultats parlent d’eux-mêmes. La plante qui a reçu des messages positif de la part des élèves est restée en bonne santé. Quant à l’autre, elle a vu son état se détériorer en peu de temps.

Malgré une quantité identique d’eau, d’engrais et de soleil, ce sont finalement les paroles qui ont eu une importance cruciale dans le développement de ces plantes. Si on savait déjà que les mots doux et la musique pouvaient avoir un effet positif sur les plantes, cette campagne prouve surtout la force que peuvent avoir certains mots sur le bien-être d’un individu.

http://www.7sur7.be/

Trump veut changer les lois américaines sur la diffamation


Il y a quoi en rire ! Même s’il est peu probable que la loi change pour la diffamation, une question est de mise si le Président des États-Unis serait au-dessus des lois ? Cela fait de la bonne publicité pour l’auteur de Fire and Fury
Nuage

 

Trump veut changer les lois américaines sur la diffamation

Donald Trump a multiplié les annonces sur le sujet... (Photo Carlos Barria, Reuters)

Donald Trump a multiplié les annonces sur le sujet de la diffamation depuis la publication vendredi dernier du livre controversé du journaliste Michael Wolff Fire and Fury.

PHOTO CARLOS BARRIA, REUTERS

 

Agence France-Presse
Washington

Le président américain Donald Trump a fait part mercredi de son intention de changer les lois américaines en matière de diffamation, après la publication d’un livre controversé, très critique de la présidence et de la personnalité du milliardaire républicain.

«Nous allons revisiter les lois de notre pays en matière de diffamation», a-t-il déclaré depuis la Maison-Blanche après une réunion avec ses ministres, ajoutant qu’il souhaitait dorénavant que «quand quelqu’un dit quelque chose de faux et diffamatoire sur une personne, cette dernière puisse avoir des recours significatifs devant la justice».

«Nos lois actuelles sur la diffamation sont une escroquerie et une honte, elles ne représentent pas nos valeurs américaines», a-t-il continué.

Le milliardaire de 71 ans a multiplié les annonces sur le sujet de la diffamation depuis la publication vendredi du livre du journaliste Michael Wolff Fire and Fury qui dresse un portrait au vitriol de l’ancien magnat de l’immobilier.

Par voie d’avocat, Donald Trump a demandé à ce que le livre ne soit pas publié, en vain.

 «On veut de l’équité. Vous ne pouvez pas dire des choses fausses, en sachant qu’elles sont fausses, et sourire alors que l’argent tombe sur votre compte», a-t-il déclaré.

Il est cependant peu probable que son annonce de mercredi se traduise par des actions concrètes. Changer les lois américaines sur la diffamation impliquerait une bataille judiciaire qui finirait sûrement devant la Cour suprême du pays, ces lois n’étant pas fédérales mais du ressort des États.

Depuis la nomination par Donald Trump du juge Neil Gorsuch à la Cour suprême, la haute juridiction est à majorité conservatrice, mais rien n’indique qu’elle se prononcerait en faveur de l’Exécutif américain.

http://www.lapresse.ca/

Ce garçon de 6 ans est devenu multi-millionnaire sur YouTube


Depuis l’âge de 3 ans, les parents de cet enfant le filment à chaque fois qu’il reçoit un cadeau. Il fait des critiques sur les jouets et sur le cinéma. En un an, sa chaîne de vidéo a gagné 11 millions de dollars.
Nuage

 

Ce garçon de 6 ans est devenu multi-millionnaire sur YouTube

 

Quel rôle pour papi et mamie?


Être grand-parent est tellement différent que d’être parent et c’est important d’avoir de bonnes relations avec les parents et petits-enfants. Mais comment se comporter pour ne pas faire de vagues et ouvrir les hostilités. Je crois que je réussis bien sur ce côté. Les consignes, je les suis presque toutes et je ne m’impose de la façon qu’ils les éduquent ni de la façon qu’il les élève .. De toute manière dans mon temps, je n’aimais pas les mauvaises critiques sur ma famille alors mes enfants ont leurs propres expériences à vivre
Nuage

Quel rôle pour papi et mamie?

 

À la naissance des enfants, très souvent, les relations avec nos parents... (Photo The New York Times)

PHOTO THE NEW YORK TIMES

 

OLIVIA LÉVY
La Presse

À la naissance des enfants, très souvent, les relations avec nos parents changent. Les joies se multiplient… tout comme les tensions qu’il peut y avoir entre les générations. Les grands-parents sont souvent d’un grand soutien pour les parents, mais peuvent-ils critiquer ou intervenir dans l’éducation de leurs petits-enfants?

Grands-parents, mode d’emploi

Quand nous devenons parents, des changements surviennent dans les relations que nous entretenons avec nos propres parents, qui deviennent, eux, grands-parents. Comment gérer et définir les rôles de chacun? Entrevue avec la docteure en psychologie Vittoria Cesari Lusso, elle-même grand-mère et auteure de Parents et grands-parents, rivaux ou alliés?

Qu’est-ce qui a le plus changé d’une génération à une autre?

L’allongement de l’espérance de vie. C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que trois, parfois quatre (et même cinq) générations vivent de longues années ensemble. On se rend des services mutuels, on se fait plaisir les uns et les autres, mais il n’y a pas eu d’apprentissage à vivre ensemble pendant tout ce temps! Être des grands-parents s’invente tous les jours, et c’est un rôle qui doit être négocié avec les parents. Il y a aussi, à travers les années, le rôle de la femme qui a changé. Elle a intégré le monde du travail, ce qui fait que les grands-parents ont eu une plus grande place dans la garde des petits-enfants. L’autre phénomène que nous vivons, c’est l’éclatement des modèles familiaux. Les valeurs attachées à la vie de couple et à la vie familiale ont changé, on doit s’épanouir avant tout et viser haut dans la qualité de sa relation de couple, mais elle s’avère souvent décevante! Il y a davantage de ruptures des jeunes parents, et il y a là des conséquences sur le quotidien des grands-parents. C’est donc plein de nouvelles choses à gérer!

Quelles sont les tensions les plus fréquentes entre les parents et les grands-parents?

La sensation, parfois, qu’ont les grands-parents, c’est que les parents sont trop sévères avec leurs enfants, qui sont leurs petits-enfants! Une bonne partie des grands-parents se demandent s’ils doivent intervenir ou non. Se taire ou pas? D’autres sujets de divergence, ce sont les disputes entre cadets et aînés. Il y a aussi les questions d’éducation: les parents se plaignent que chez les grands-parents, il n’y a pas de limites et que les enfants sont insupportables quand ils reviennent chez eux! Ou alors, j’entends toujours des commentaires du genre:

«Ma mère me prend toujours pour une gamine, elle me donne des conseils et me fait des listes, alors que je suis une mère responsable!»

Il y a aussi des grands-parents qui s’approprient un peu trop leurs petits-enfants – par exemple, ils les emmènent chez le coiffeur sans consulter les parents, ce qui peut énerver!

Les grands-parents doivent-ils suivre les consignes d’éducation que leur donnent leurs enfants pour les petits-enfants?

Oui, évidemment. Il y a des grands-parents qui me disent:

«J’ai des consignes à suivre comme si j’étais une employée de ma fille ! Elle pourrait me faire confiance!»

C’est vrai que pour les bébés, par exemple, les choses ont tellement changé d’une génération à l’autre que, parfois, il est bon d’avoir des limites et des consignes très claires à suivre.

Quel est le rôle des grands-parents?

Il y a un rôle psychologique et affectif qui est très fort. Ça élargit la sphère affective des petits-enfants. Les petits-enfants, vers 4 ou 5 ans, commencent à comprendre la lignée des générations et demandent à leurs grands-parents comment étaient leurs parents quand ils étaient petits, ça les amuse beaucoup! Les grands-parents, aujourd’hui, apportent du soutien aux parents qui ont des vies très occupées (les grands-parents aussi!) en gardant leurs petits-enfants.

Vous écrivez que les rapports entre les beaux-parents et les belles-filles, ça peut être un terrain volcanique?

Ou glacial… Chaque famille a des habitudes différentes, et on a parfois l’impression d’être en terrain inconnu avec sa belle-fille ou son gendre, ou avec la famille de ceux-ci. Vous savez, des personnes complètement étrangères l’une à l’autre se retrouvent à faire partie de la même famille, quel que soit leur degré de sympathie. Les petites rivalités, ça fait partie de la nature humaine, à petites doses, disons.

Y a-t-il un stress physique et psychologique quand on garde ses petits-enfants?

Oui. Quand les grands-parents gardent leurs petits-enfants, ils peuvent être envahis par l’anxiété devant ces petits-enfants à protéger. On veut les rendre sains et saufs au papa et à la maman ! Quand l’âge avance, il faut aussi que les grands-parents acceptent leurs limites physiques, car c’est une grande responsabilité de garder des petits. On ne veut pas qu’il leur arrive quoi que ce soit. Les demandes des parents sont aussi trop grandes, parfois ils voudraient que leurs parents gardent leurs enfants pendant de longues périodes. Ils ne sont pas à leur disposition! Même les grands-parents qui sont très enthousiastes à garder leurs petits-enfants sont les premiers à dire qu’ils manquent souvent de reconnaissance de la part de leurs enfants.

«Ils pourraient nous remercier de notre disponibilité!»

C’est une joie d’avoir ses petits-enfants, mais c’est bien d’avoir aussi un petit signe de reconnaissance. Il ne faut pas non plus que les parents deviennent dépendants des grands-parents pour garder leurs petits-enfants, ça nuit aux relations familiales.

 

Parents et grands-parents témoignent 

Florence, 43 ans mère de deux enfants de 13 et 10 ans

«À l’époque de mes parents, les enfants étaient des accessoires de leur vie, alors que pour nous, nos enfants sont le centre du monde. Mes parents avaient d’abord leur vie, et ensuite, ils avaient leurs enfants. On n’a pas les mêmes priorités aujourd’hui, au point où ma mère me demande souvent : ‟Est-ce que tu ne dévoues pas trop ta vie à tes enfants? Tes enfants ne sont-ils pas trop gâtés? » Quand on devient mère, on se questionne sur l’éducation qu’on a reçue et on remet beaucoup de choses en question. Depuis que j’ai des enfants, je dirais que je suis plus proche de ma mère, même s’il y a des tensions nouvelles. […] Quand ma mère me fait des remarques sur l’éducation de mes enfants, ça m’énerve, et elle ne se retient pas pour critiquer!»

Céline Dupont, 67 ans grand-mère de deux petits-enfants de 5 et 7 ans

Il y a 11 ans, elle a déménagé de Sept-Îles à Montréal pour se rapprocher de sa fille, qui n’avait pas encore d’enfants.

«Je suis surprise de voir à quel point mes petits-enfants ont pris une si grande importance dans ma vie! Je ne pensais pas que j’allais être une mamie comme je suis ! C’est de l’amour inconditionnel, et ça m’apporte tellement de bonheur de m’occuper de mes petits-enfants. Mon lien avec ma fille a énormément changé depuis qu’elle a des enfants… Je me suis vraiment rapprochée d’elle, et nos relations se sont adoucies. On a une relation plus humaine, plus chaleureuse, plus intime, nos liens sont plus forts. J’aime la façon dont elle élève ses enfants et j’admire sa façon d’être maman. Je ne suis pas une grand-mère envahissante, je ne vais pas dire à ma fille quoi faire, je vais donner mon opinion quand ma fille me demande conseil.»

Pascale*, 57 ans mère de deux enfants de 26 et 29 ans

«Quand on devient mère, on traverse la ligne et on entre dans le camp des parents! On a énormément de caractère, ma mère et moi, et j’ai reçu une éducation très stricte. Et je dis souvent que si ma mère avait été aussi indulgente avec moi qu’elle l’est avec mes fils, je serais peut-être moins folle aujourd’hui! Je dis ça en plaisantant, mais ce n’est pas innocent comme propos! Ma mère a 84 ans, elle m’a beaucoup aidée avec mes fils quand ils étaient petits, elle a développé une relation privilégiée avec eux et je ne suis pas du tout jalouse de leur complicité, au contraire, mes fils l’adorent et je suis très contente. Et je me dis que le fait d’être une grand-maman gâteau, peut-être est-ce une façon de réparer sa maternité ? Par contre, j’avais un rapport difficile avec mon ex-belle-mère. Elle n’en faisait qu’à sa tête avec les enfants et ne respectait absolument pas nos principes d’éducation.»

Mélanie*, 40 ans mère de deux enfants de 4 et 5 ans

«Ce qui a changé depuis que je suis devenue mère de famille, c’est que je vois mes parents plus souvent. Ce qui est surprenant, c’est que mon père, qui a 80 ans, a développé une quasi-obsession pour ses petits-enfants, à tel point que c’est très difficile d’avoir une conversation avec lui si ça ne porte pas sur le sujet des petits-enfants. Ça occupe 100 % de son esprit! Il vient me voir presque tous les jours, sans ma mère! Ce qui est bien, c’est qu’il me donne un coup de main même si très rapidement, quand un enfant pleure, il dit: ‟Oh, il a besoin de sa maman, ce petit », et il me le redonne. Il passe parfois des petits commentaires sur certains éléments de l’éducation, mais il est très diplomate. Pour ce qui est de ma belle-mère, elle est toujours patiente, disponible et jamais envahissante, franchement, je suis contente de l’avoir.»

Marcel Rondeau, 67 ans grand-père de deux petits-enfants de 1 an et 3 ans

«Je suis le premier répondant pour la garde de mes petits-enfants ! Je suis beaucoup plus présent depuis que ma fille et son conjoint ont des enfants. Ça me fait plaisir de les voir et de m’amuser avec eux, et je suis content aussi de pouvoir aider ma fille à avoir un peu de répit. J’ai été absent dans le passé avec mes enfants lors de ma séparation, je les voyais environ deux fois par mois, alors c’est important pour moi d’être présent. Je suis à la retraite, j’ai du temps, et ça me fait tellement plaisir!»

Sylvie, 66 ans grand-mère de trois petits-enfants

«Ma relation avec mes deux filles a changé depuis qu’elles sont devenues des mères de famille. Il y a des désaccords sur certaines choses, par exemple, quand je vois tout l’équipement électronique de mes petits-enfants, je trouve qu’ils devraient passer plus de temps dehors! Par moments, ça manque de discipline, mais ce ne sont pas mes enfants! Je ne suis pas là pour faire leur éducation. J’offre un rôle de soutien, je prépare des repas, je vais garder, et j’ai une belle complicité avec mes petits-enfants. Oui, j’écoute les consignes que me donnent mes filles, et je me le fais rappeler si je ne les suis pas! Je crois qu’il est plus difficile d’être parents aujourd’hui! Le rythme des parents est fou, et c’est pour cette raison que les grands-parents sont plus présents aujourd’hui.»

http://www.lapresse.ca

Esprit étroit


Il semble qu’avec l’ère d’Internet, c’est encore plus vrai quand on lit certaines nouvelles et commentaires.
Nuage

 

Esprit étroit

 

 

 

Les esprits étroits critiquent toujours ce qu’ils ne comprennent pas, pour faire croire qu’ils dominent le sujet, en masquant leur ignorance, expliquait-il avec véhémence. C’est pour moi une perpétuelle source d’étonnement de constater que plus l’homme est stupide, plus il fait étalage de ses imperfections.

Oscar Wilde