"Si ma fille a gâché votre dîner, c’est parce que je l’éduque"


Bravo, voilà un témoignage qui rejoint bien des parents et toutes personnes qui s’occupent des jeunes enfants. Combien de fois quand un enfant fait une crise en public, des gens au regard réprobateurs envers leurs parents et passent des commentaires désobligeants alors que l’éducation se passe autant à la maison que dans des espaces publics
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« Si ma fille a gâché votre dîner, c’est parce que je l’éduque »

 

« Les enfants qui hurlent alors que vous voulez manger tranquillement au restaurant sont agaçants. Mais avant de vous emporter, rappelez-vous que ces crises ne sont pas le témoignage d’une mauvaise éducation. Ne jugez pas les parents qui essaient péniblement de régler la situation ».

Cette pertinente lettre ouverte d’un père américain au sujet de la désapprobation de clients face à sa fillette « difficile » dans un lieu public est devenue virale.

Le 4 mars, l’Américain Clint Edwards a mis en ligne une publication, entre-temps partagée 100.000 fois sur les réseaux sociaux, sur les parents aux prises avec l’éducation de leurs enfants.

« Si vous ne savez pas contrôler votre enfant, restez chez vous »

A l’origine de cette lettre ouverte, un moment en famille que Clint et les siens ont partagé dans un restaurant. Censée être du « quality time », cette escapade familiale a rapidement viré au cauchemar lorsque la fillette de deux ans du couple a fait une crise pour un caprice auquel ses parents refusaient de céder. Clint Edwards, qui est auteur du blog « No idea what I’m doing » (Je ne sais pas du tout ce que je suis en train de faire), a tenu à débriefer sur sa page Facebook après cet épisode désagréable et culpabilisant.

« Elle a fait une crise parce que sa maman ne voulait pas la laisser lancer ses bâtonnets de poulet. Elle a pleuré, pleuré, donné des coups de pied encore et encore et vu que j’étais le premier à avoir fini mon assiette, j’ai eu le plaisir de l’emmener hors du restaurant. De la porter le long du bar alors que tous les clients, des gens sans enfant je suppose, m’observaient. Aucun parent ne m’aurait jeté ce regard, bouche crispée, avec l’air de dire: Si vous ne savez pas contrôler votre enfant, restez chez vous« .

« Ces leçons de vie nécessitent d’expérimenter le monde réel, comme vos parents l’ont fait avec vous »

« Eh bien non, rétorque-t-il dans son post, je ne sais pas la contrôler. Pas tout le temps. Pas encore. Elle a deux ans seulement, cela prendra des années encore pour lui apprendre à se comporter correctement en public, et le seul moyen de le lui apprendre est justement de l’emmener dans des endroits publics et de lui montrer ce qui se fait ou non. En lui disant non un million de fois, en la laissant faire une crise, et en lui répétant non à nouveau.

Ces leçons de vie impliquent de la patience, un travail acharné, et nécessitent de faire l’expérience du monde qui nous entoure, et je suis désolé pour les clients du bar qui ont été irrités par notre fille, mais vous faites partie de cette expérience. Vos parents ont fait la même chose avec vous, et c’est pour cela que vous êtes à même de reconnaître un enfant dérangeant dans un restaurant. C’est comme cela que vous avez appris à vous dire: Ces parents doivent contrôler leur enfant. C’est comme cela que vous avez appris à devenir des adultes respectables.

Preuve d’éducation

Je comprends. Il est désagréable que des enfants se mettent à crier dans des lieux publics. Je sais. Je le vis. Mais avant de vous énerver et de poser un jugement sur les parents, n’y voyez pas la preuve d’une mauvaise éducation. Ce que vous voyez en réalité, ce sont des parents qui travaillent dur pour arranger la situation. Vous êtes en train de regarder ce que cela implique de faire grandir un enfant ».

Ses mots aussi sensés que percutants ont touché de nombreux internautes qui ont dû se reconnaître dans ce (parfois) rude combat pour l’éducation que mènent tous les parents du monde. La gêne que cela implique de résister face à un enfant qui s’entête, et la difficulté de tenir bon qui est décuplée par la désapprobation des « spectateurs » de la scène que ce soit en rue, devant l’école, dans les magasins ou dans un endroit où, comme tous les autres clients, les parents souhaitaient passer un moment paisible et agréable. Par ses mots, Clint Edwards a rappelé que l’éducation est la mission de la société tout entière et qu’elle nécessite un peu de solidarité.

http://www.7sur7.be

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Le geste plein d’humanité d’une caissière anglaise


On juge souvent les parents quand les enfants font des crises en public. Pourtant, c’est une chose qui arrive à tout parents aussi désagréable que cela peut être. Cette caissière d’un supermarché l’a bien compris surtout que les deux enfants sont non-voyant et autisme, on peut donc comprendre que pour la maman, ce n’est pas toujours facile
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Le geste plein d’humanité d’une caissière anglaise

 

Une employée d’un supermarché est venue en aide à une maman en s’occupant de sa fille autiste.

Photo : Facebook

ANGLETERRE – Une mère a raconté comment une employée lui était venue en aide dans un supermarché de Basingstoke alors que ses filles autistes faisaient une crise. Son message a été partagé des milliers de fois sur Facebook.

« Je voudrais remercier du fond de mon cœur la femme sur la photo qui m’a aidée ce matin au supermarché. »

Le message posté sur Facebook par Amanda Wilkins a été partagé des centaines de milliers de fois. Son histoire, qu’elle a racontée sur le réseau social, a en effet touché de nombreux internautes.

« Elle m’a tout simplement aidée »

Cette mère a raconté comment une caissière lui était venue en aide, dans une grande surface à Basingstoke (Angleterre).

« J’ai deux enfants qui sont tous deux aveugles et autistes. Comme vous pouvez l’imaginer, le shopping n’est pas une activité facile pour moi. A la caisse, mes deux filles ont fait une crise ».

Elle explique que la caissière, au lieu de la juger, l’a tout simplement aidée.

« Cela n’arrive pas souvent. Elle a distrait ma fille en lui faisant scanner toutes mes courses. Un rêve devenu réalité pour Holly qui aime jouer à la caissière », écrit Amanda Wilkins, touchée par « ces petits actes de générosité qui font une énorme différence dans mon monde ».

Le message a été largement partagé, notamment par le patron de la caissière qui s’est dit fier de son employée.

« Ça, c’est ma Lin », s’est-il félicité, ajoutant que sa photo serait désormais affichée sur le « mur des célébrités » du magasin

http://www.metronews.fr/

Le Changement


Nous sommes souvent inquiets du changement, cet inconnu qui semble tellement vague. Pourtant, cela pourrait permettre de se réajuster et de se recréer même si parfois, le début d’adaptation peut s’avérer difficile
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Le Changement

 

« Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise. »

Jean Monnet

La colère des indignés a un an


Cela fait un an que les indignés existe, une naissance en Espagne s’est très vite propagé en travers l’Occident. Il est clair que la population en a assez que certains profite du système de capitaliste souvent par corruption alors que d’autres ont peine a rejoindre les deux bouts ..
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La colère des indignés a un an

 

En Espagne, des milliers de personnes ont marqué le premier anniversaire du mouvement des indignés en descendant dans les rues pour dénoncer la crise, la corruption et le chômage.

En Espagne, des milliers de personnes ont marqué le premier anniversaire du mouvement des indignés en descendant dans les rues pour dénoncer la crise, la corruption et le chômage.

À Madrid, des milliers de manifestants ont envahi la Puerta del Sol, la grande place du centre-ville qui a vu naître le mouvement, le 15 mai 2011.

À Barcelone, ils étaient aussi plusieurs dizaines de milliers à manifester contre les coupes budgétaires sévères qui frappent la santé et l’éducation.

Pendant un mois l’année dernière, un regroupement de tentes et de bâches était devenu le symbole d’un ras-le-bol.

Or depuis un an, le chômage a encore grimpé pour atteindre 24,4 %. De plus, le nouveau gouvernement, à droite, a déclaré illégale toute tentative d’installer un nouveau campement.

Jusqu’à mardi, les indignés de partout dans le monde sont appelés à occuper les grandes places symboliques, comme en Grèce et en France.

Les indignés de Montréal, Ottawa et Québec commémorent aussi l’anniversaire espagnol. Plusieurs dizaines d’indignés de Québec se sont rassemblés à la Place d’Youville. À Ottawa, les indignés se sont installés dans le Jardin des provinces et des territoires. À Montréal, ils se sont donné rendez-vous au square Victoria samedi matin, et ils comptent y rester jusqu’à mardi.

L’organisateur du mouvement Occupons Montréal et membre du collectif JAPPEL, Daniel Parker, a expliqué que les lieux ne seraient pas occupés la nuit, pour se conformer au règlement municipal. Mais certaines personnes auraient l’intention d’apporter leur sac de couchage.

http://actualites.ca.msn.com

Le chantage affectif des enfants


Les crises des enfants … comment les gérer pour ne pas se sentir manipuler et que par la suite, ils deviennent de plus en plus exigent dans ses demandes .. Ne jamais oublier qu’un jeune enfant vit le moment présent … le moment qu’il demande quelque chose, qu’il pique sa crise et qu’il passe a autre chose
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Le chantage affectif des enfants

 

Nadia Gagné
Le Droit

Julie est la maman d’une charmante petite fille âgée de 3 ans, Lydia.

Un jour, alors que Julie recevait sa meilleure amie Mélanie à la maison, Lydia lui a fait une de ses premières crises de colère. Elle lui a demandé un biscuit au chocolat à sa mère et Julie a refusé afin d’éviter de lui couper l’appétit juste avant le souper. Rouge de colère, Lydia lui a crié:

«T’es pas fine, je te déteste, je m’en vais vivre dans une autre famille!»

Les yeux de Julie se sont remplis de larmes. Il faut dire qu’elle vient de vivre un divorce après avoir réalisé que son mari la trompait. Elle supporte très mal de sentir que sa fille – la seule chose qui lui reste, selon elle – la rejette ainsi. Résignée, elle s’apprêtait à aller lui chercher les fameux biscuits, mais Mélanie s’est empressée de la retenir par le bras et de lui dire:

«Je t’en supplie, fais-moi confiance, ne lui donne pas son biscuit et attendons de voir ce qu’elle va faire».

À la grande surprise de Julie, mais exactement comme Mélanie l’anticipait, Lydia s’est mise à pleurer et à faire une crise. Elle est même allée dans sa chambre pour préparer un petit baluchon, pour ensuite sortir sur le balcon. En voyant cela, Julie a paniqué, mais elle s’est un peu calmée lorsqu’elle a vu Lydia s’asseoir sur le balcon en boudant. Au bout de trois minutes, elle est rentrée dans la maison pour demander à sa mère à quoi elle avait envie de jouer! Inutile de dire que Mélanie était heureuse d’avoir suggéré à son amie d’ignorer la crise de Lydia.

Évidemment, dans cet exemple, Lydia ne savait plus quoi faire une fois qu’elle avait mis le pied sur le balcon! À trois ans, on n’est pas vraiment assez débrouillard pour faire une fugue… La période de trois minutes qu’elle a attendue dehors correspond environ au temps qu’aurait duré un retrait dans un coin, sur une chaise ou dans sa chambre, si Julie avait utilisé cette technique. En fait, ce qui s’est produit, c’est que Lydia s’est aperçue que sa colère et ses menaces ne lui apportaient pas ce qu’elle désirait. Ensuite, sa colère a diminué, puis elle a eu envie de passer à autre chose.

Les enfants sont comme ça: ils disent des gros mots et font des menaces sans vraiment évaluer la portée de leurs paroles. Ensuite, ils oublient rapidement, puisqu’ils ont une capacité de vivre le moment présent (même si parfois, ça représente un inconvénient de ne pas pouvoir penser à long terme, comme pour Lydia qui n’a pas évalué qu’elle ne connaissait pas de famille adoptive près de chez elle!).

C’est exactement la même chose qui se produit lorsque deux enfants entrent en conflit et qu’ils se disent des choses aussi graves et lourdes de portée comme

«Je te déteste, tu n’es plus mon ami».

Qu’arrive-t-il habituellement cinq minutes plus tard? Ils jouent ensemble.

Gérer ses émotions

Plusieurs parents au coeur sensible sont bouleversés lorsqu’ils entendent leurs enfants leur dire qu’ils ne les aiment plus. C’est encore pire si le parent se sent vulnérable psychologiquement, comme lorsqu’il vit une épreuve qui affecte son estime de soi (une séparation, une perte d’emploi, etc.).

Dans ce cas, il est plus à risque de se laisser «manipuler» par les paroles de son enfant. Remarquez: le mot «manipuler» est entre guillemets, et ce n’est pas juste pour faire joli! Un enfant ne dit pas ces paroles pour manipuler ses parents. Il les dit parce qu’il ne sait pas comment exprimer sa frustration autrement. C’est au parent de maintenir sa consigne, afin que l’enfant apprenne où se situent les limites de ses parents, comment mieux exprimer et gérer sa frustration.

Pour enseigner tout cela à son enfant, il faut rester calme et savoir soi-même gérer ses émotions. Si on devient émotif, c’est comme ajouter de l’huile sur le feu: l’enfant fera encore plus souvent des crises, et elles seront plus intenses.

Donc, face aux paroles parfois méchantes de son enfant, au lieu de se dire qu’il ne nous aime plus, un parent devrait plutôt se dire:

«Tiens, tiens… Voilà une occasion de lui montrer que ‘non’ veut dire ‘non’ et qu’il peut apprendre à se calmer et à mieux exprimer sa colère».

Peut-être qu’en 2100, la technologie nous permettra de brancher un décodeur sur nos tout-petits et nous permettre de comprendre ce dont ils ont réellement besoin lorsqu’ils nous disent des méchancetés… En attendant, un soupçon de jugement, une pincée d’humour, une grande dose de patience et beaucoup d’amour peuvent aider tous les parents à passer au travers cette étape plus ou moins difficile du développement de leur enfant.

Une psy vous répond

Q: J’ai un petit garçon de 2 ans et demi, Louka, dont le papa n’est pas du tout dans le portrait… Il commence à me demander où est son père. Comment lui répondre sans rien lui cacher, de manière à ce qu’il puisse comprendre et surtout, comment faire cela en douceur?

R: Il ne faut pas minimiser l’impact de l’absence d’un père pour les enfants qui vivent cette situation. À long terme, ils peuvent se sentir rejetés, ce qui peu affecter leur estime de soi. Ceci étant dit, plusieurs enfants s’en sortent bien. Une bonne façon d’aborder le sujet, c’est de lui lire une histoire. Quelques suggestions: Vivre seul avec papa ou maman, de Catherine Dolto-Tolitch, ou Marguerite veut un papa, de Clara Le Picard. Plus tard, il faudra lui affirmer qu’il n’est pas responsable du départ de son père. Et si votre enfant vous pose des questions sur son père, dites-lui la vérité en évitant de ternir son image. Bonne chance!

http://www.lapresse.ca

Des pièges pour suicidaires


C’est le comble, on faisant des recherches sur internet, on peut trouver plus facilement des recettes pour se suicider que de l’aide. Internet est un très bon outils mais comporte aussi de grandes lacunes et au nom de la liberté d’expression il est difficile de sévir contre ce fléau
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Des pièges pour suicidaires

Des pièges pour suicidaires

Marie-Claude Malboeuf
La Presse

La « grande majorité » des jeunes suivis à l’Hôpital de Montréal pour enfants après une tentative de suicide ont fréquenté des sites web ou forums de discussion prônant la mort et expliquant comment s’enlever la vie.

« C’est un problème effrayant, parce que les jeunes y trouvent des recettes plus létales qu’ils n’auraient jamais pu imaginer autrement. Cela donne lieu à des tentatives très sérieuses. On les sauve par miracle », affirme la chef du programme de soins pédopsychiatriques de l’hôpital, Lila Amirali, qui voit de plus en plus de cas du genre.

« Après être passés à l’acte, souvent, les gens nous appellent. Ils veulent de l’aide. Si quelqu’un leur a donné une méthode trop efficace, on risque de ne pas arriver à temps », s’inquiète de son côté Philippe Angers, coordonnateur clinique à la ligne d’aide Suicide Action Montréal.

Aux États-Unis, en Europe, en Asie, partout, des chercheurs et psychiatres déplorent l’explosion de « suicides assistés par Internet ». Des personnes de 13 ans à 52 ans ont déjà été retrouvées mortes à quelques pas de leur ordinateur, une page d’instructions encore affichée. Des méthodes tout à fait inusitées se répandent soudain au-delà des frontières. Des étrangers concluent des pactes mortels, quittant leur pays pour se rejoindre.

« Certains sites donnent des listes de choses à acheter et des détails atroces : comment faire le noeud, comment le positionner », constate la pédopsychiatre Lila Amirali, qui prend maintenant soin de mettre en garde ses jeunes patients.

Il y a trois jours à peine, le forum du genre le plus connu affichait deux messages éloquents :

« Cherche une équipe pour mourir » et « Toujours à la recherche d’un partenaire vers la sortie ».

En Grande-Bretagne, l’organisme de prévention Papyrus dit avoir recensé 45 cas de jeunes morts après avoir suivi les conseils de ce même forum, où ne cesse de réapparaître un mode d’emploi de 30 pages exposant plus de 100 méthodes dans les moindres détails.

« Ce genre de site est souvent alimenté par des jeunes qui se servent d’Internet pour évacuer leurs idées morbides. Cela les soulage, et après, ils ne sentent plus le besoin de passer à l’acte. Mais ce vomissement public peut être très néfaste pour d’autres. Ce sont des pièges à mouches pour suicidaires », analyse le Dr Lila Amirali.

« En ligne, les gens ont plus de chances de trouver des instructions pour s’enlever la vie que de l’aide », dénonce pour sa part Rory Butler, fondateur de Your Life Counts, organisme de prévention pancanadien.

Devant de tels encouragements, reculer revient parfois à « perdre la face », observe le chercheur Pierre Baume, qui a publié l’une des premières recherches sur le sujet.

Pendant deux semaines, un homme de 26 ans a recueilli auprès des autres de l’information fatale, tout en précisant avoir peur d’aller de l’avant et craindre de peiner ses proches. Personne ne l’a freiné.

Puisqu’ils se sentent exclus et incompris ailleurs, les membres de ces forums peuvent y trouver un certain réconfort. Le problème, c’est qu’ils portent tous les mêmes lunettes teintées, souligne le directeur de l’Association québécoise de prévention du suicide, Bruno Marchand.

« Quatre-vingt-dix pour cent des gens qui se suicident souffrent de maladie mentale, dit-il. Comme lorsqu’on a bu trop d’alcool, ce n’est pas la période où l’on fait les meilleurs choix. »

Illégal

Au Canada, l’article 241 du Code criminel est clair : quiconque conseille à une personne de se donner la mort ou l’encourage à le faire est passible de 14 ans de prison, que le suicide s’ensuive ou non.

« Il faut s’être adressé à une personne en particulier. Envoyer un message général disant qu’on est pour le suicide semble être protégé par la liberté d’expression, comme si on l’écrivait dans un livre », nuance le professeur Pierre Trudel, spécialiste du droit d’Internet à l’Université de Montréal. La loi canadienne est par ailleurs impuissante devant les sites étrangers.

« On pourrait plutôt convaincre les moteurs de recherche comme Google d’accorder la priorité aux sites d’aide ou d’ouvrir systématiquement une fenêtre qui en offre », suggère Brian Mishara, directeur du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie (CRISE), situé à l’Université du Québec à Montréal.

En 2006, après des discussions enflammées, l’Australie a préféré criminaliser tous les sites pro-suicide.

Au Québec, le Service de police de la Ville de Montréal et le Bureau du coroner n’ont apparemment jamais été appelés à enquêter sur un suicide du genre. L’Association des médecins psychiatres du Québec n’a pas de position sur le sujet et sa directrice nous a déclaré ne pas être en mesure de trouver une personne capable de répondre à nos questions.

« On est en retard par rapport à l’urgence de la situation et par rapport à d’autres pays », conclut le directeur de l’Association québécoise de prévention du suicide, Bruno Marchand.

http://www.cyberpresse.ca