La chaleur gonfle le risque d’infarctus


Les chaleurs augmentent et cela devient un problème à plusieurs niveaux. Pour les personnes en moins bonne santé, les chaleurs extrêmes peuvent amener plus de problèmes cardiaques. Les centres pour personnes âgées, les hôpitaux sans climatisations devraient être confrontés avec ce problème de plus en plus grandissant.
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La chaleur gonfle le risque d’infarctus

 

JEAN-BENOIT LEGAULT
La Presse Canadienne

Le nombre de crises cardiaques causées par la chaleur est en hausse depuis quelques années, préviennent des chercheurs allemands dans une édition récente du European Heart Journal.

Les scientifiques de l’Université Ludwig Maximilian, de l’hôpital universitaire d’Augsbourg et de l’hôpital de Nördlingen ont comparé des données compilées entre 1987 et 2000 à des données colligées entre 2001 et 2014. Ils ont constaté que la hausse de la température quotidienne moyenne a été accompagnée d’une hausse du risque de crise cardiaque causée par la chaleur ; les gens souffrant de diabète ou d’hypercholestérolémie étaient particulièrement menacés.

Ils y voient une conséquence du réchauffement climatique, mais également de la prolifération de facteurs de risque qui rendent la population plus vulnérable à la chaleur.

« Je trouve que l’étude est très intéressante, mais très inquiétante aussi parce que ça suggère que des éléments climatiques changent et qui feront qu’on aura plus d’événements ou plus de températures extrêmes qui vont mener à plus d’événements cardiaques, a réagi le cardiologue Peter Guerra, de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. La tendance est clairement là et elle est clairement inquiétante. »

Plusieurs études précédentes avaient témoigné d’un lien clair entre les événements climatiques extrêmes, dont les périodes de chaleur extrêmes, et l’incidence de mortalité et d’hospitalisation due à des causes cardiovasculaires en général.

Cela ne veut pas pour autant dire que les médecins comprennent exactement ce qui se passe.

L’exposition à la chaleur est un stress pour le coeur et « peut-être que le simple fait de répondre (à la chaleur) pourrait être la goutte qui fait déborder le vase » chez certains patients, a dit le professeur Daniel Gagnon, du département de pharmacologie et physiologie de l’Université de Montréal.

« C’est LA question qui est non résolue actuellement, a-t-il admis. On ne connaît pas très bien le mécanisme derrière ça. Quand nous sommes exposés à la chaleur, une des premières réponses du corps pour dissiper la chaleur est une relaxation des vaisseaux sanguins au niveau de la peau […] Mais ça cause un certain stress au coeur parce qu’il y a beaucoup de sang qui est envoyé […] loin des organes internes, donc le coeur doit travailler plus fort pour maintenir une certaine pression artérielle. »

Le docteur Guerra souligne que les chercheurs allemands écrivent dans leur étude que l’accès à la climatisation était rare dans la ville où ils ont mené leur enquête.

« Alors je pense notamment à nos centres pour personnes âgées, certains de nos hôpitaux qui n’ont pas l’air climatisé, c’est une chose à laquelle on devra réfléchir comme société, parce qu’on sait que des patients pourront être plus à risque dans ces endroits-là », a-t-il dit.

Daniel Gagnon voit dans leurs conclusions le reflet d’une nouvelle réalité.

« Les périodes de chaleur deviennent de plus en plus extrêmes, la population est vieillissante et de moins en moins en santé. Il faudrait peut-être particulièrement y porter attention avec les changements démographiques et environnementaux qui se produisent », a-t-il indiqué.

https://www.lapresse.ca

Aspirine : une prise quotidienne serait dangereuse


 L’aspirine est d’abord et avant tout un médicament. Prendre de l’aspirine en guise de prévention contre les maladies cardiaques ou l’AVC même si rien ne laisse prévoir qu’ils frapperont un jour semble illogique. Cela devrait être prescrit pour certains cas.
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Aspirine : une prise quotidienne serait dangereuse

 

Aspirine : une prise quotidienne serait dangereuse

Le 23 janvier 2019.

La prise quotidienne d’une micro-dose d’aspirine pour prévenir le risque de crise cardiaque ou d’AVC présenterait « un risque réel » pour la santé.

Les bénéfices cardiovasculaires de l’aspirine contrebalancés par le risque d’hémorragie

De l’aspirine tous les jours pour fluidifier le sang, empêchant la formation de caillots, et limiter les risques de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) : c’est ce que recommandent certains médecins, notamment aux États-Unis, même lorsque les patients sont en bonne santé et sans antécédent cardiaque. Pourtant, selon une récente analyse parue dans la revue de l’Association médiale américaine (Jama), cette pratique ne serait pas sans danger.

Selon les auteurs, des cardiologues du King’s College de Londres, « pour les personnes en bonne santé, les bénéfices cardiovasculaires de l’aspirine sont à peu près contrebalancés par le risque accru d’hémorragie, notamment dans le cerveau et les intestins », peut-on lire dans les colonnes de Sciences et Avenir.

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont repris les 13 meilleurs essais cliniques sur le sujet, réalisés auprès de 164.000 personnes entre 1988 à 2018.

La prise d’aspirine doit être prescrite au cas par cas

Comme tout médicament, la prise d’aspirine en prévention de problèmes cardiovasculaires doit être prescrite au cas par cas Selon les différentes études sur le sujet, il apparaît que l’aspirine réduit en effet le risque de nouvelle crise cardiaque ou d’AVC chez les personnes ayant déjà eu un AVC ou un infarctus.

Chez les personnes sans antécédent en revanche, les « données montrent qu’il existe un risque réel. Les gens ne doivent pas en prendre en pensant que c’est complètement bénin », précisent les auteurs.

Tout en admettant que les risques sont « très faibles ». Pour limiter le risque d’accident cardiovasculaire, ils recommandent ainsi d’adopter certains comportements au quotidien : surveiller son alimentation, pratiquer de l’exercice physique et bien sûr, arrêter le tabac.

https://www.passeportsante.net/

Pourquoi a-t-on plus de mal à détecter une crise cardiaque chez les femmes?


Il y a beaucoup de maladies et même des traitement qui agissent différemment selon le sexe d’une personne,  comme les crises cardiaques, cela est moins clair chez la femme et donc n’est pas aussi vite diagnostiqué
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Pourquoi a-t-on plus de mal à détecter une crise cardiaque chez les femmes?

 

© thinkstock.

Par: Deborah Laurent

Les symptômes ne sont pas forcément les mêmes que ceux des hommes.

Les crises cardiaques chez les femmes sont plus difficiles à détecter. Le Time dévoile une nouvelle étude réalisée à Yale qui s’est intéressée à 3000 personnes de moins de 55 ans ayant souffert de problèmes cardiaques. Deux tiers de ces personnes étaient des femmes. 30% d’entre elles se sont rendues à l’hôpital avant de faire une crise cardiaque parce qu’elles sentaient que quelque chose n’allait pas. Mais leurs symptômes n’ont pas systématiquement alerté les médecins.

Les femmes ont des symptômes moins évidents que les hommes. Avant une crise cardiaque, elles souffrent d’indigestion, de nausées, de douleurs abdominales, de palpitations, de douleurs à la mâchoire, au cou ou aux épaules. 62% des femmes avaient trois de ces symptômes ou plus. Cette accumulation de symptômes peut détourner l’attention des médecins.

Les hommes souffrent aussi de ces symptômes périphériques mais dans une moindre mesure. Ils croient en tout cas souvent que ces douleurs sont musculaires tandis que les femmes mettent ça sur le compte du stress.

Étant donné que le temps fait toute la différence quand il s’agit de problèmes cardiaques, l’étude rappelle l’importance pour les gens de connaître les symptômes de la crise cardiaque avant de réagir au plus vite.

http://www.7sur7.be/

Crise cardiaque : peut-on vraiment mourir de peur ?


Mourir de peur, il semble que cela soit possible, mais d’autres causes comme des malformations cardiaques rares, le syndrome du takotsubo mêler à des émotions fortes puissent aboutir à une mort
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Crise cardiaque : peut-on vraiment mourir de peur ?

 

Une émotion violente peut contribuer au déclenchement de certains troubles du rythme cardiaque graves voire mortels.

Une émotion violente peut contribuer au déclenchement de certains troubles du rythme cardiaque graves voire mortels. © BERTRAND GUAY / AFP

Par Lise Loumé

Aux États-Unis, une adolescente est décédée d’un infarctus du myocarde en visitant une maison hantée. Peut-elle être morte de peur ?

 

Réponse d’un cardiologue.

 

CRISE. Une américaine de 16 ans est décédée il y a quelques jours d’une crise cardiaque alors qu’elle visitait une maison de l’horreur dans un parc d’attraction de l’Ohio aux États-Unis, a révélé le Daily Mail.

L’adolescente n’était pas en parfaite santé : elle vivait avec un poumon en moins et avait des problèmes respiratoires depuis sa naissance. De plus, lors de l’autopsie, les médecins légistes ont découvert qu’elle souffrait d’une malformation cardiaque appelée « hernie diaphragmatique ».

« Son cœur avait quadruplé de volume », selon les experts médicaux.

HERNIE. La hernie diaphragmatique se définit par l’absence de développement de tout ou partie du diaphragme entrainant la compression des poumons. Il s’agit d’une malformation relativement rare, avec une prévalence de 1 à 5/10.000 naissances, indique le site Orphanet, mis en place par le gouvernement français sur les maladies rares.

Une émotion violente peut contribuer au déclenchement de certains troubles du rythme cardiaque graves voire mortels

Malgré une mort déclarée naturelle après autopsie, une question subsiste : cette adolescente est-elle décédée à cause de son anomalie au cœur ou est elle en quelque sorte morte de peur ?

« Il n’y a aucun moyen de le savoir », a répondu l’enquêteur Doyle Burke aux médias américains.

Cette incertitude de la police américaine nous apprend au moins une chose : il est bien possible de mourir de peur.

« C’est exact, car une émotion violente peut contribuer au déclenchement de certains troubles du rythme cardiaque graves voire mortels », confirme le Pr Philippe Gabriel Steg, cardiologue de l’hôpital Bichat de Paris.

Mais cela ne se traduit pas souvent par un infarctus du myocarde (ndlr : crise cardiaque), mais directement par des troubles du rythme cardiaque. »

INFARCTUS. L’infarctus du myocarde est déclenché par l’obstruction d’une artère qui alimente le cœur en sang et donc en oxygène. Privées d’oxygène, les cellules musculaires du cœur meurent rapidement sur une zone plus ou moins étendue. Cela entraîne des problèmes de contraction du muscle cardiaque. La seule solution est de déboucher l’artère le plus rapidement possible après le début des symptômes. Cette « reperfusion » rapide diminue la mortalité et les complications associées à l’infarctus du myocarde. Source : INSERM

SYNDROME.

« Par ailleurs, ajoute le Pr Philippe Gabriel Steg, il existe aussi le syndrome du takotsubo, décrit par des médecins japonais, où une émotion violente entraîne une anomalie parfois majeure de la contraction cardiaque, et il a été décrit des morts liées à ce syndrome. »

Ce syndrome a été initialement décrit dans la population japonaise, mais il a récemment été rapporté en Europe et aux Etats-Unis, indique le site Orphanet. Il survient le plus souvent après la ménopause chez des femmes âgées de 55 à 75 ans, avec une incidence estimée à 1/36 000 dans la population générale.

« Il a la caractéristique d’être intégralement réversible et, si le sujet survit à la période aigüe, il peut récupérer intégralement toutes ses fonctions », précise le cardiologue.

https://www.sciencesetavenir.fr/

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Le Saviez-Vous ► 7 choses qui nous affectent lorsqu’on change d’heure


En Europe, ils ont changer d’heure dimanche dernier. Nous se sera la nuit de samedi à dimanche prochain, le jour des élections municipales …. Qui vais-je voter ?? Enfin bref, même si en principe, on dort une heure de plus, il y a des inconvénients, peut-être moins pire que l’heure d’été, mais quand même notre rythme circadien en est affecté
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7 choses qui nous affectent lorsqu’on change d’heure

 

AMRIPHOTO VIA GETTY IMAGESwoman in bed with burnout and vintage flip clock on her head

Le changement d’heure a plus d’impact que vous ne le pensez!

Dans la nuit du 4 au 5 novembre prochain, plus précisément à deux heures du matin, on reculera l’horloge d’une heure.

Pour la plupart des gens, le changement d’heure en mars et en novembre cause un peu plus de dérangement que de changer l’heure sur sa montre. En effet, la différence de 60 minutes a un impact important sur les gens.

Au Canada, le changement d’heure a été officialisé en 1963. À la base, on changerait d’heure pour réduire la consommation d’électricité, en particulier celle reliée à l’éclairage.

David Prerau, auteur de Saving the Daylight: Why We Put the Clocks Forward, explique que le changement d’heure a des conséquences au-delà d’une heure de sommeil en plus ou en moins.

«Le changement d’heure affecte tout, du terrorisme moyen-oriental à la fréquentation des salles de concert à la participation électorale aux profits des stations de radio», explique Prerau.

Mais si l’impact du changement d’heure est aussi considérable, comment ça nous affecte exactement?

1. Ça affecte votre cycle de sommeil

Bien sûr, gagner une heure de sommeil en automne peut sembler extraordinaire, mais ça affecte quand même notre rythme circadien parce qu’on se réveille en pensant qu’il est une heure de plus ou de moins.

2. Ça peut empirer l’acné hormonale

Avoir une mauvaise peau affecte le moral. Dr. Firas Al-Niaimi, directeur médical à sk:n clinics dit que le changement d’heure peut empirer l’état de la peau.

«Le changement d’heure affecte nos hormones, surtout parce qu’il y a un changement dans notre rythme de sommeil, ce qui peut vouloir dire une augmentation d’acné.» (Pour ceux qui font déjà de l’acné, bien sûr.)

«C’est important de garder une routine stricte pour votre peau avant d’aller au lit, et de relaxer avant de dormir afin que votre sommeil ne soit pas interrompu et que les cellules de votre peau puissent se réparer pendant la nuit», explique-t-elle.

3. Ça augmente le risque d’avoir une crise cardiaque

Ça peut sembler drastique, mais on a démontré dans une étude analysant les dossiers de 43 000 patients qu’après le changement d’heure du printemps, il y a une augmentation de cas de crise cardiaque, et une diminution des cas au printemps. Le lundi suivant le changement d’heure du printemps voit une augmentation des cas de crise cardiaque de 24%.

4. Ça augmente le risque d’avoir un AVC

Comme si le fait d’avoir une crise cardiaque n’était pas assez inquiétant, une étude finlandaise qui a étudié les dossiers de patients sur une période de presque 10 ans, de 2004 à 2013, a trouvé que le changement d’heure augmentait aussi le risque d’avoir un AVC parce que votre rythme circadien est perturbé.

Similairement aux cas de crises cardiaques qui sont en augmentation dans les deux jours suivant le changement d’heure, la différence diminuait pendant la première semaine.

GSTOCKSTUDIO VIA GETTY IMAGESHandsome young African man keeping eyes closed while lying on the sofa and touching his stomach

5. Ça peut causer davantage d’accidents de la route

L’impact sur les accidents de la route a été documenté à travers les années, tellement qu’une des conclusions d’un essai de trois ans (de 1968 à 1971) du gouvernement britannique pendant lequel les horloges n’ont pas été changées est que le nombre de personnes qui mourraient ou qui étaient sérieusement blessées sur les routes descendait considérablement. Ceci est dû au fait que les routes restaient éclairées plus longtemps.

6. Ça peut vous mettre de mauvaise humeur

Le changement d’heure a un effet direct sur l’humeur.

Dans une étude d’un groupe de juges légaux faite en 2016, les chercheurs ont trouvé que les juges donnaient des sentences plus longues lorsqu’ils manquaient de sommeil pendant le changement d’heure du printemps.

7. Ça nous coûte plus cher

Si le changement d’heure a été instauré pour nous sauver de l’argent en coûts d’électricité, ça aurait l’effet contraire. Des chercheurs à l’Université de Cambridge ont trouvé qu’une heure supplémentaire de lumière en hiver pourrait sauver 485 millions de livres (815 millions de dollars canadiens) aux Britanniques, parce que les gens utiliseraient moins d’électricité et de chauffage.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Comment le manque de sommeil vous tue


Dormir ! Pourquoi on n’essaie pas de se coucher à des heures raisonnables pour au minimum 7 heures par nuit ? On cherche du temps pour travailler, pour nos loisirs, alors on hypothèque nos heures de sommeil. Malheureusement, si cela devient une norme, il est clair que cela a des répercussions sur notre santé physique et mentale
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Comment le manque de sommeil vous tue

 

Un homme fatigué assis sur un lit. | Mic445 via Flickr CC License by

Un homme fatigué assis sur un lit. | Mic445 via Flickr CC License by

Repéré par Diane Frances

Repéré sur The Guardian, The Independent

Un neuroscientifique spécialiste du sommeil alerte sur l’augmentation des risques de cancer, crise cardiaque et maladie d’Alzheimer liée à la privation de sommeil.

«Il n’y a pas un élément de notre constitution biologique que la privation de sommeil n’affecte pas.»

Dans une interview au Guardian, le professeur Matthew Walker, directeur du Centre for Human Sleep Science à l’université de Berkeley, expose les causes et conséquences de ce mal moderne très répandu qu’est le manque de sommeil.

De nombreux paramètres contribuent à favoriser les privations de sommeil, considérées comme telles lorsque l’on dort moins de sept heures par nuit. Ce sont entre autres l’éclairage artificiel, les écrans, des trajets de plus en plus longs et une frontière de plus en plus floue entre le temps de travail et le temps personnel. Ils sont à l’origine de ce que le scientifique qualifie d’«épidémie de manque de sommeil catastrophique».

Sans sommeil, peu d’énergie et des maladies

S’il utilise un vocabulaire aussi alarmant, c’est que le manque de sommeil provoque des maladies graves: cancers, diabète, maladies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, maladie d’Alzheimer, obésité, problèmes de santé mentale, etc.

«Je dors moi-même huit heures par nuit, et c’est non négociable, déclare Matthew Walker. Je prends mon sommeil très au sérieux parce que je connais les risques. Quand vous comprenez qu’après seulement une nuit de quatre ou cinq heures, le nombre de vos cellules tueuses naturelles -qui éradiquent les cellules cancéreuses apparaissant dans votre corps chaque jour- chute de 70%, ou que le manque de sommeil est lié aux cancers de l’intestin, de la prostate et du sein, comment voulez-vous faire autrement?»

Dans son livre Why we sleep, à paraître début octobre, le chercheur dresse des constats simples et sans appel à partir d’une vingtaine d’études épidémiologiques qui établissent toutes la même relation causale:

«Sans sommeil, peu d’énergie et des maladies. Avec sommeil, vitalité et santé. Plus votre temps de sommeil est court, plus courte sera votre vie.»

Par exemple, les adultes de plus de 45 ans dormant moins de six heures par nuit augmentent leurs risques de subir une crise cardiaque ou un AVC de 200% par rapport à ceux dont les nuits durent sept ou huit heures.

«Pourtant, personne ne fait rien pour y remédier», déplore Matthew Walker. «Avez-vous déjà vu une affiche du NHS [le système de santé publique du Royaume-Uni, ndlr] exhorter les gens à dormir? Un médecin inciter ses patients à dormir au lieu de leur prescrire des somnifères?»

Une personne sur deux dort six heures ou moins par nuit

Cette inaction en matière de politique de santé publique peut s’expliquer, selon le neuroscientifique, par l’association stigmatisante que nous avons créée entre sommeil et paresse. Nous voulons toujours paraître occupés et ne pouvons pas, socialement, montrer un quelconque signe qui serait assimilé à de la fainéantise ou de la faiblesse.

«Personne ne dirait à propos d’un bébé endormi: “Quel bébé paresseux!” Le sommeil est primordial pour un bébé, mais cette notion est vite abandonnée lorsque nous grandissons. L’humain est la seule espèce qui se prive délibérément de sommeil sans raison apparente.»

Mais pourquoi? Que s’est-il passé au cours des soixante-quinze dernières années? En 1942, note Matthew Walker, moins de 8% de la population dormaient six heures ou moins par nuit. En 2017, c’est le cas d’une personne sur deux.

Les raisons de cette évolution régissent certains aspects de nos modes de vie, font partie intégrante de notre quotidien. Il s’agit notamment de l’accélération du temps -on en a moins pour profiter de ses proches ou se divertir, donc on grapille sur celui qui devrait être dédié au sommeil- et de l’injonction à la productivité, qui mène au cocktail explosif anxiété-alcool-caféïne, tous ennemis du sommeil.

Quelques solutions

– Pour les individus: éviter les nuits blanches (au bureau ou en boîte de nuit), considérer le sommeil au même titre que le sport, se rappeler que «minuit» signifie «au milieu de la nuit», mettre des «réveils» qui indiquent l’heure de se coucher;

– Pour les institutions: les écoles devraient retarder l’heure du début des cours, les entreprises réfléchir à une façon d’encourager leurs employés à dormir, les médecins éviter de prescrire des somnifères.

À terme, il l’espère:

«le sommeil sera considéré comme de la médecine préventive».

http://www.slate.fr/

Faute d’oxygène, le rat-taupe nu survit grâce au fructose


Si nous avons moins de 10 % d’oxygène tout comme les mammifères, nous serions en grandes difficultés et une mort plus qu’éminente, le rat taupe nu, a une capacité extraordinaire pour changer son métabolisme et survivre dans des endroits très peu oxygéné. En plus, il est rarement atteint de cancer et il est insensible de plusieurs types de douleurs. Les recherches sur cet animal pourraient amener à de nouveaux traitements pour ceux qui ont subi une crise cardiaque ou AVC
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Faute d’oxygène, le rat-taupe nu survit grâce au fructose

 

AFPQC  |  Par Agence France Presse

 

Privé d’oxygène dans des terriers surpeuplés, le rat-taupe nu peut survivre en métabolisant du fructose, un mécanisme de survie utilisé par les végétaux ce qui est apparemment unique pour un mammifère.

Selon les scientifiques, comprendre la façon dont ce petit rongeur d’Afrique de l’Est active ce processus biologique pourrait éventuellement ouvrir la voie à de nouveaux traitements pour des victimes de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral dont l’organisme a été privé d’oxygène.

Leur étude est publiée jeudi dans la revue américaine Science.

Chez les humains et tous les autres mammifères connus, les cellules cérébrales commencent à mourir quand elles sont privées d’oxygène, se retrouvant ainsi à cours d’énergie.

Mais le rat-taupe nu dispose d’un mécanisme de secours.

En effet, son métabolisme change de mode de fonctionnement en utilisant comme sucre le fructose au lieu du glucose, contenu dans l’organisme pour créer suffisamment d’énergie et assurer ainsi pendant plusieurs heures le fonctionnement d’organes essentiels comme le coeur et le cerveau.

Les végétaux comme le rat-taupe nu –apparemment le seul mammifère doté de cette capacité– ont un métabolisme capable de transformer le fructose en énergie sans utiliser d’oxygène.

« Ce rongeur a tout simplement réorganisé son métabolisme pour le rendre tolérant à un environnement ayant peu d’oxygène », a indiqué Thomas Park, professeur de biologie à l’Université d’Illinois à Chicago, qui étudie ces étranges créatures depuis près de deux décennies.

Avec un faible niveau d’oxygène qui tuerait un humain en quelques minutes, le rat-taupe nu peut survivre au moins cinq heures, a-t-il précisé.

Les humains ont besoin d’une atmosphère contenant au moins 10% d’oxygène. L’air que nous respirons en contient normalement 21%.

En dessous de 10%, l’organisme ne peut générer assez d’énergie pour assurer les fonctions vitales des cellules.

Dans les mêmes conditions de privation d’oxygène, le rat-taupe nu voit sa respiration et son rythme cardiaque se ralentir, puisant dans les grandes quantités de fructose libérées dans son sang pour produire de l’énergie jusqu’à ce que l’oxygène redevienne suffisant.

rat taupe nu

Un animal qui reste mystérieux

Il peut même survivre 18 minutes privé oxygène sans aucune séquelle. L’expérience menée par ces chercheurs a montré que ces rongeurs ont alors cessé totalement de se mouvoir et leur rythme cardiaque est passé de 200 à 50 pulsations à la minute.

“Ils ont pu survivre sans aucun dommage neurologique apparent », a précisé Jane Reznick, une biologiste moléculaire du Centre Max Delbrück de médecine moléculaire à Berlin, un des co-auteurs de la recherche.

Les scientifiques ont également observé que ces animaux étaient protégés contre un manque d’oxygène qui provoque une accumulation de fluides dans les poumons dont souffrent les alpinistes à haute altitude et qui peut être mortel.

Ils estiment que ce métabolisme unique est une adaptation à son habitat très peu oxygéné. Car, à la différence des mammifères vivant en terriers, ce rongeur partage des galeries souterraines peu ventilées avec une centaine de congénères.

« Il s’agit de la dernière découverte remarquable chez le rate-taupe nu, un mammifère à sang froid qui vit des dizaines d’années plus longtemps que les autres rongeurs, souffre rarement de cancer et est insensible à de nombreux types de douleur », a relevé M. Park.

Les souris ont une espérance de vie maximum de trois ans alors que le plus vieux des rats-taupes connu est mort à 32 ans.

Ces chercheurs notent que le rat-taupe nu reste peu étudié comme animal modèle de recherche.

Les scientifiques ont ainsi découvert leur très grande tolérance à la douleur en 2009 et achevé le séquençage de leur génome seulement en 2011.

Ce petit rongeur continue à être mystérieux: ces scientifiques n’ont pas pu ainsi déterminer l’origine du fructose.

Ces rongeurs vivent en société, à l’instar des abeilles, dans des colonies souterraines pouvant atteindre 300 membres où une reine donne naissance à des enfants travailleurs.

http://quebec.huffingtonpost.ca