Ce petit scarabée est coincé dans l’ambre depuis 99 millions d’années


Un scarabée pris dans l’ambre depuis 99 millions d’années. Il n’est plus tout jeune. Je croyais quand un scientifique trouvait quelques choses d’intéressant dans l’ambre, c’était assez visible. Il semble que non. Pour ce spécimen, l’entomologiste croyait que c’était une poussière, il a fallu beaucoup de travail pour finir par voir que c’était un scarabée. Qu’est ce qui le poussait à continuer à l’étudier ce morceau d’ambre ?
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Ce petit scarabée est coincé dans l’ambre depuis 99 millions d’années

 

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Crédits : Shuhei Yamamoto

par Brice Louvet

Un chercheur détaille la découverte d’un ancien petit scarabée à plumes coincé dans un morceau d’ambre vieux de 99 millions d’années. D’un demi-millimètre de long, ce scarabée de l’époque du Crétacé avait ses ailes déployées au moment de sa mort.

« Ces coléoptères vivaient au Crétacé, alors ils vivaient avec des dinosaures », note Shuhei Yamamoto, entomologiste au Field Museum of Natural History de Chicago (États-Unis), qui a découvert le scarabée.

Les scarabées à plumes ne bougent pas leurs ailes, mais les utilisent plutôt pour glisser dans l’air. Celui-ci eut probablement la malchance d’atterrir dans la sève d’un arbre, où il est resté coincé pendant des millions d’années. Les chercheurs ont décidé de nommer le petit insecte Jason, en référence à l’ancien héros grec qui navigua autour du monde à la recherche de la Toison d’Or. Le nom officiel de l’insecte est Kekveus jason. La découverte, elle, est décrite dans la revue Cretaceous Research.

Déterminer que Jason était bien un insecte ne fut pas une partie de plaisir. Le chercheur pensait d’ailleurs au départ qu’il ne s’agissait que d’un simple grain de poussière. Après une découpe de l’ambre, des heures et des heures de polissage et quelques zooms, il confirma que le grain était en fait un minuscule coléoptère préhistorique.

« Il nous a fallu plus de deux ans pour obtenir les photos que nous utilisions dans le journal », a-t-il déclaré.

Jason, dont le cercueil d’ambre a été retrouvé dans la vallée de Hukawng, dans le nord du Myanmar, est maintenant le plus ancien membre connu de la lignée du dendroctone. Vous les retrouverez aujourd’hui surtout dans les régions tempérées et tropicales.

Cette découverte au Myanmar n’est pas la première, et sûrement pas la dernière. Il y a quelques semaines, des chercheurs annonçaient la découverte d’une tique retrouvée piégée dans l’ambre depuis 100 millions d’années, enveloppée dans de la soie d’araignée. L’année dernière, un morceau d’ambre retrouvé contenait les restes remarquablement conservés d’un oisillon vieux de 99 millions d’années.

Source

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Retour rapide de la vie dans le cratère de l’astéroïde tueur de dinosaures


L’astéroïde qui est tombé au Yucatan au Mexique a provoqué la cinquième extinction de masse d’espèces animales et un changement climatique. La vie plus vite que pensait les scientifiques, elle s’est développé a différents degrés dans le monde,. Les scientifiques croient qu’avec ces informations, lors de la 6 ème extinction des espèces animales pourrait recommencer avec ou sans nous.
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Retour rapide de la vie dans le cratère de l’astéroïde tueur de dinosaures

 

La tête d'un tyrannosaure rex dont le squelette... (PHOTO  STEPHANE DE SAKUTIN, AFP)

La tête d’un tyrannosaure rex dont le squelette est vieux de 67 millions d’années.

PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN, AFP

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
PARIS

La vie a fait rapidement sa réapparition à l’endroit où est tombé l’astéroïde qui a provoqué la disparition des dinosaures il y a environ 65,5 millions d’années, ont découvert avec surprise des chercheurs.

La chute de ce corps céleste sur l’actuelle péninsule du Yucatan au Mexique à la fin du Crétacé avait rayé de la carte environ les trois quarts des espèces, dont les dinosaures non aviaires.

Après ce cataclysme, l’écosystème marin s’est rétabli à un rythme variable à différents endroits du globe. Cela a pris jusqu’à 300 000 ans pour l’ouest de l’Atlantique nord et le Golfe du Mexique, proches du cratère d’impact Chicxulub mais nettement moins de temps ailleurs, rappellent les chercheurs dans une étude parue mercredi dans Nature.

Certains scientifiques en avaient déduit que la lenteur du retour de la vie sur des lieux proches du cratère était peut-être liée au rejet de métaux toxiques dans l’environnement lors de l’impact, qui auraient pollué les eaux de la région.

Dans ce cas, logiquement, le retour de la vie dans le cratère même aurait dû être encore plus lent, note Chris Lowery, de l’Institut de géophysique de l’Université du Texas à Austin.

Au lieu de cela, «nous avons découvert que la vie était repartie de façon étonnamment rapide» sur le site, «les premiers organismes marins colonisant le cratère quelques années seulement après l’impact», indique-t-il à l’AFP. «Un écosystème marin hautement productif a pu s’établir en l’espace de 30 000 ans», soit nettement plus rapidement que dans d’autres parties de l’océan Atlantique.

«Cela indique que la proximité de l’impact n’a pas retardé le rétablissement de la vie» et que ce sont probablement surtout des processus écologiques naturels locaux qui ont joué un rôle dans ce retour de la vie, souligne l’étude.

Forages

L’équipe de chercheurs faisait partie de l’expédition 364 du Programme international de découverte des océans (IODP en anglais) qui a effectué en 2016 des forages dans le cratère de Chicxulub, en partie immergé au large du Yucatan.

L’analyse des sédiments rocheux prélevés au fond du cratère a permis de découvrir des microfossiles – restes d’organismes unicellulaires d’algues ou de plancton – , et de mettre en évidence des trous laissés par des petites crevettes ou des vers.

La vie était déjà là «deux ou trois ans après l’impact», selon l’Université du Texas.

La chute de l’astéroïde sur le Mexique a provoqué la cinquième extinction de masse d’espèces animales. Son impact à la surface de la Terre a libéré une énorme énergie, estimée à 5 milliards de fois la puissance de la bombe atomique de Hiroshima.

L’explosion a aussi rejeté un énorme volume de roches pulvérisées, ce qui a opacifié l’atmosphère, provoquant un changement climatique.

Des scientifiques estiment que la Terre est en train de vivre une sixième extinction de masse, avec la disparition rapide de nombreuses espèces.

Le retour rapide de la vie après la chute de l’astéroïde il y a 65,5 millions d’années «est de ce fait d’un grand intérêt, car cela peut nous aider à comprendre comment les écosystèmes pourraient rebondir au regard de la perte de biodiversité actuelle liée au changement climatique, à la pollution, à la surpêche etc.», considère Chris Lowery

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Une tique retrouvée piégée dans l’ambre depuis 100 millions d’années, enveloppée dans de la soie d’araignée


Il y avait des tiques, il y a 100 millions d’années. Elles sont tenaces pour traverser les millénaires comme d’autres insectes. Une tique en particulier est morte deux fois. Une fois par le piège installée par une araignée et une autre fois pour l’ambre.
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Une tique retrouvée piégée dans l’ambre depuis 100 millions d’années, enveloppée dans de la soie d’araignée

 

 

Tique retrouvée dans l’ambre, vieille de 100 millions d’années. Image: JA Dunlop et al., 2018

par Brice Louvet

Il y a environ 100 millions d’années, une tique eut le malheur d’errer sur la toile d’une araignée, obligeant l’arachnide à envelopper l’insecte dans une tombe de soie. La situation a ensuite empiré lorsque la tique est entrée en contact avec la sève d’un arbre, l’enveloppant encore davantage. Aujourd’hui, cette scène est immortalisée dans l’ambre.

Des traces de toiles d’araignées contenant des insectes avaient déjà été retrouvées; les fossiles contenant les restes de tiques préservés sont néanmoins très rares. Ce que nous apprend ce fossile – retrouvé dans le nord du Myanmar puis fourni au Musée d’histoire naturelle de Berlin par le collectionneur allemand Patrick Müller – c’est que les tiques étaient déjà capturées par les araignées au Crétacé.

C’est « la première fois que cette interaction spécifique entre les tiques et les araignées est documentée dans les archives fossiles« , écrivent les auteurs de cette nouvelle étude.

En regardant de près les fins filaments qui enveloppent encore la tique, les chercheurs ont été en mesure de confirmer l’emballage en soie d’araignée.

Aujourd’hui, plusieurs familles d’araignées sont connues pour capturer et consommer des tiques, mais était-ce déjà le cas au Crétacé, il y a 100 millions d’années ? Les chercheurs ne sont pas sûrs.

« Ce processus d’attaque permet d’immobiliser la proie, de la rendre inoffensive avant que l’araignée ne la morde pour tester si elle est acceptable ou non« , notent les chercheurs.

Nous ne savons donc pas si l’araignée comptait réellement consommer la tique.

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Tique retrouvée dans l’ambre, vieille de 100 millions d’années. Image: JA Dunlop et al., 2018

Tout ce que nous savons, c’est que la tique se serait cachée dans la végétation, dans l’espoir de s’accrocher à un petit mammifère ou à un dinosaure à plumes pour aspirer son sang. Mais elle est tombée d’une façon ou d’une autre dans un piège : une toile d’araignée. Et la résidente a rapidement enveloppé son cousin arachnide, soit pour la manger, soit par mesure de précaution.

Gros plan sur les fils de soie que l’araignée a utilisé pour envelopper sa proie, piégée pendant plus de cent millions d’années. Image: JA Dunlop et al., 2018

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans revue Cretaceous Research.

Source

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L’île d’Anticosti dévoile le secret d’une extinction massive


Il fut une époque lors du super continent, le Gondwana, il y a eu une explosion de la biodiversité, il y a 540 millions d’années, puis les changements climatiques à cause de grande perte d’oxygène aux océans, ce qui a provoqué une extinction massive, d’autres suivront des millions d’années plus tard. Ce qui nous montre ce qu’il risque d’arriver avec les changements climatiques qui vont s’aggravant dans les années à venir
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L’île d’Anticosti dévoile le secret d’une extinction massive

 

La bande grise de roc nu correspond à... (Photo fournie par l'Université d'Ottawa)

La bande grise de roc nu correspond à l’ordovicien et la bande brune avec de la végétation, à la fin de l’ordovicien.

PHOTO FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA

 

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Un géologue de l’Université d’Ottawa a trouvé à l’île d’Anticosti la preuve que le manque d’oxygène dans les mers il y a 445 millions d’années avait entraîné la grande extinction de la fin de l’ordovicien, quand 85 % des espèces vivantes sont mortes. Il a utilisé une technique novatrice d’analyse des traces d’uranium dans le roc.

Anticosti

PHOTO FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ D’OTTAWA

UNE HYPOTHÈSE ÉCARTÉE

Deux hypothèses s’affrontaient pour expliquer la grande extinction de la fin de l’ordovicien, avant le silurien, voilà 445 millions d’années : le manque d’oxygène dans les océans et une grande glaciation qui a vu la majeure partie des continents recouverte par la glace.

« On a vu que la chute de la quantité d’oxygène avait commencé avant la glaciation et s’était poursuivie après, alors il semble y avoir un stress environnemental lié à l’extinction pendant une longue période de temps », explique André Desrochers, géologue à l’Université d’Ottawa, qui travaille à Anticosti depuis 30 ans et est l’auteur principal de l’étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). « La baisse d’oxygène a eu lieu avant le maximum glaciaire. »

MESURER DES ATOMES

La technologie utilisée par le géologue d’Ottawa est née voilà 10 ans.

« On mesure des atomes d’uranium, dit M. Desrochers. Ce sont des quantités excessivement faibles, très difficiles à analyser en laboratoire. Nous avons calculé le rapport entre deux isotopes d’uranium [atomes d’uranium différant par le nombre de neutrons contenus dans le noyau], et avec ça, on voit un changement majeur qui ne peut s’expliquer que par une baisse de l’oxygène dissous dans les océans. On ne connaît pas la quantité d’oxygène dans l’atmosphère. »

EXPLOSION DE LA BIODIVERSITÉ

L’ordovicien, période géologique qui s’étend de 485 à 445 millions d’années avant notre ère, a connu une explosion sans précédent de la biodiversité.

« C’était surtout dans la mer. Il y avait beaucoup, beaucoup d’invertébrés, dit M. Desrochers. Sur la terre ferme, il y avait peu de végétation et elle était très clairsemée. La vie a commencé à se diversifier sur notre planète il y a 540 millions d’années. »

LE CO2 CAPTURÉ PAR L’ÉROSION

La glaciation de la fin de l’ordovicien est survenue avec la diminution de la quantité de dioxyde carbone (CO2), un gaz à effet de serre, dans l’atmosphère.

« À l’époque, il y avait de 10 à 15 fois plus de CO2 dans l’atmosphère qu’aujourd’hui », dit M. Desrochers, en entrevue alors qu’il se rend donner une formation aux guides du parc national de Mingan.

 « C’est probablement à cause de la formation des grandes chaînes de montagnes. L’érosion chimique des roches capture beaucoup de CO2. »

L’étendue de la glaciation était probablement comparable à celle d’il y a 20 000 ans.

« Il y avait un immense continent, le Gondwana, au pôle Sud. C’est là qu’avait lieu la glaciation. Ça correspond notamment à des terres qui se trouvent aujourd’hui au Maroc. J’y ai aussi travaillé et on voit une corrélation très nette entre la quantité de dépôts glaciaires et le niveau de la mer tel que mesuré à Anticosti. »

L’IMPACT DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

Selon les calculs de M. Desrochers, à la fin de l’ordovicien, 15 % des fonds océaniques étaient « anoxiques », c’est-à-dire qu’il n’y avait pas d’oxygène dans l’eau.

« Maintenant, moins de 1 % des fonds océaniques sont anoxiques. Mais on sait qu’avec les changements climatiques, depuis 50 ans, les océans perdent leur oxygène. La quantité d’oxygène a baissé de 2 %. C’est en partie à cause de l’acidification et en partie à cause du réchauffement des eaux. »

96 % Proportion des espèces disparues lors de l’extinction de la fin du permien, voilà 251 millions d’années

76 % Proportion des espèces disparues lors de l’extinction de la fin du crétacé, voilà 66 millions d’années

75 % Proportion des espèces actuelles qui pourraient disparaître dans les prochains siècles à cause des changements climatiques

« UN SITE UNIQUE AU MONDE »

André Desrochers espère que sa découverte accélérera la désignation d’Anticosti comme site du patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.

« Sur le plan géologique, Anticosti est assez intacte, contrairement à ce qui se passe sur le plan écologique, à cause de l’exploitation forestière. Alors on a de bonnes chances d’être choisi par l’UNESCO. On a un site unique au monde, parce qu’Anticosti était au fond d’une mer à l’équateur et pas trop profond, de sorte qu’il y avait beaucoup de sédimentation. Dans d’autres sites, le taux de sédimentation se faisait de 10 à 100 fois moins vite, si bien qu’on doit analyser la frontière entre l’ordovicien et le silurien sur seulement quelques mètres. Mais il faut prévoir la protection et la valorisation géologique quand même. »

La perspective d’une exploitation pétrolière pose-t-elle problème ?

« Je ne pense pas, les forages ont plutôt été dans le centre-sud de l’île. La frontière ordovicien-silurien se trouve plutôt à l’ouest, sur les falaises côtières. Et je pense qu’il est difficile de revenir en arrière au sujet de l’interdiction de l’exploitation pétrolière. Les sociétés ont été compensées assez largement. »

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Un cerveau d’oiseau, mais des dents de dinosaures


Dans la préhistoire, les oiseaux pouvaient ressembler aux oiseaux modernes, mais ils étaient dentelés comme les dinosaures. C’est ce dont découle une étude sur l’ichthyornis dispar, un oiseau marin qui ressemblait à une mouette, mais avait des dents coupantes et courbées
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Un cerveau d’oiseau, mais des dents de dinosaures

 

Représentation artistique de la tête de l'Ichthyornis dispar

Représentation artistique de la tête de l’Ichthyornis dispar  Photo : Bhart-Anjan Bhullar

Il ressemble à une mouette, mais avec les dents en plus : les fossiles de l’Ichthyornis dispar, vieux d’environ 100 millions d’années, permettent d’en savoir un peu plus sur l’apparition des oiseaux dans l’arbre évolutif des dinosaures.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Des chercheurs ont étudié cet oiseau marin d’environ 60 centimètres qui vivait en Amérique du Nord au Crétacé supérieur et en ont reconstitué le crâne en 3D.

Pour Bhart-Anjan Bhullar, de l’Université de Yale, le plus incroyable a été de découvrir à quoi ressemblait « un bec d’oiseau tel qu’il est apparu pour la première fois dans la nature ».

Outre le fait qu’il contenait une mâchoire et des dents, « ce premier bec » se terminait par une pince recouverte de corne.

« À son origine, le bec était un outil saisissant de précision et servait de main de substitut, alors que celles de l’animal se transformaient en ailes », explique le chercheur dans un communiqué de l’Université de Yale.

Ce n’est plus un secret, les oiseaux sont des dinosaures, un groupe de dinosaures au même titre que les tyrannosaures. Mais le débat persiste quant à savoir comment et à quel moment ils sont apparus dans l’arbre généalogique des dinosaures.

L’Ichthyornis dispar présente des allures d’oiseau moderne (il ressemble un peu à une mouette), mais possède de nombreuses caractéristiques ancestrales, comme des dents acérées et courbées.

Cette double affiliation en fait un beau cas d’étude, situé quelque part entre les dinosaures carnivores bien incapables de voler et les oiseaux d’aujourd’hui.

La tête de l’oiseau reconstituée en 3D présente un cerveau proche de celui des oiseaux modernes, mais un bec « de transition » et des muscles de la mâchoire dignes de ceux des dinosaures.

Cela indique que, dans l’évolution des oiseaux, « le cerveau s’est transformé en premier, tandis que le reste du crâne est resté plus primitif, ressemblant aux dinosaures », selon l’étude parue dans la revue Nature.

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Des cornes pour l’« amour »


Les dinosaures tels que le tricératops qui appartiennent au groupe du cératopsiens. Leur collerette et leurs cornes étaient sans doute utilisées pour se défendre, mais il semble que ces ornements eussent aussi une autre utilité, se pavaner pour être l’élu d’une femelle.
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Des cornes pour l’« amour »

 

Représentation artistique d'un Centrosaurus, un dinosaure du groupe des cératopsiens.

Représentation artistique d’un Centrosaurus, un dinosaure du groupe des cératopsiens.   Photo : Elenarts

Les espèces de dinosaures, telles que les tricératops, se servaient de leurs cornes et de leurs collerettes pour attirer leurs partenaires, montre une étude britannique publiée dans les Proceedings of the Royal Society B.

RADIO-CANADA AVEC BBC

Un texte d’Alain Labelle


Les cératopsiens (visages cornus) constituent un groupe de dinosaures herbivores qui a proliféré en Asie et en Amérique du Nord durant le Crétacé, une période qui a débuté il y a 145 millions d’années pour se terminer lors de la grande extinction des espèces survenue il y a environ 66 millions d’années, par la chute dévastatrice d’un météorite au Mexique.

À ce moment, le supercontinent Pangée finissait de se scinder pour former les continents actuels, bien que leurs positions aient alors été substantiellement différentes de ce qu’elles sont aujourd’hui.

Les résultats de précédents travaux laissaient à penser que ces ornementations permettaient à ces animaux de se distinguer entre différentes espèces. Une hypothèse qu’exclut désormais le paléontologue Andrew Knapp et ses collègues de l’Université Queen Mary de Londres.

D’autres recherches ont aussi exclu leur utilisation dans un but premier de défense contre les prédateurs, ou encore pour réguler leur température corporelle.

Le saviez-vous?

Les premiers restes de cératopsiens ont été mis au jour au Wyoming en 1872 par Fielding Bradford Meek.

Comme un paon

Cette armure d’apparence agressive serait en fait le produit de l’évolution, dont l’objectif est de signaler les aptitudes d’un animal comme partenaire potentiel sur le plan génétique, un phénomène connu sous le nom de sélection sociosexuelle.

Les individus annoncent leur qualité ou leur constitution génétique. Andrew Knapp

« C’est le même phénomène que nous observons chez les paons, par exemple, avec les plumes de leurs queues », explique M. Knapp.

Le sens du spectacle

Selon les auteurs de ces travaux, les caractéristiques qui permettent de différencier les espèces sont généralement moins élaborées et plus subtiles que celles qui distinguent les mâles et les femelles.

Quand le but est de repousser, et non d’attirer, il ne vaut pas la peine de mettre trop d’efforts sur [l’]évolution.  Andrew Knapp

Pour la paléontologue canadienne Darla Zelenitsky, de l’Université de Calgary, qui n’a pas participé aux travaux, ces résultats sont « excitants », puisqu’ils permettent de mieux comprendre la paléobiologie de ces animaux.

Certains de ces ornements étaient fort probablement utilisés pour se défendre ou pour reconnaître les membres de différentes espèces, mais ces caractéristiques n’étaient apparemment pas le principal moteur de leur évolution. Darla Zelenitsky

D’autres travaux seront effectués pour appuyer l’hypothèse du rôle évolutif de la sélection sociosexuelle dans l’évolution de ces dinosaures.

Égaux dans les fossiles

Ces travaux montrent aussi qu’il est impossible de distinguer les mâles des femelles chez les dinosaures cératopsiens par l’observation de leurs restes fossilisés. Ainsi, s’il y avait des différences physiques entre les sexes, elles auraient pu être très subtiles.

Le fait que les deux sexes aient de grands ornements est très intéressant en soi. Si c’était le résultat de la sélection sexuelle, cela nous en dirait long sur la façon dont ces animaux ont vécu... Andrew Knapp

Les cératopsiens pondaient des œufs, si bien que la femelle ne devait pas mener à terme une grossesse comme le font les mammifères. Cette réalité permet d’envisager que les partenaires entretenaient un rapport différent pour ce qui est de l’élevage de leur progéniture.

Représentation artistique de dinosaures cératopsiens qui surveillent des oeufs.

Représentation artistique de dinosaures cératopsiens qui surveillent des oeufs. Photo : iStock

« Il est possible qu’ils s’investissent tous les deux dans l’élevage de leurs petits, un peu comme nos oiseaux actuels », explique Andrew Knapp.

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Un rare fossile de bébé oiseau découvert


    Qu’est-ce qui est apparu avant l’oeuf ou la poule ? Enfin, ce mystère restera probablement à jamais sous silence. Cependant, en Espagne, les paléontologues ont trouvé un oisillon mort peu après son éclosion il y a 127 millions d’années. D’après le fossile, c’est un oiseau qui ne volait pas. Il donnera sans doute des pistes sur l’évolution des oiseaux à travers le temps
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    Un rare fossile de bébé oiseau découvert

     

    C’est un triste destin qu’a connu cet oisillon, mort il y a 127 millions d’années alors qu’il venait tout juste de sortir de l’œuf. Aujourd’hui, pourtant, son fossile est une aubaine pour les paléontologues car il leur permet de remonter l’arbre évolutif des oiseaux jusqu’au temps des dinosaures.

    Dans le gisement fossilifère de Las Hoyas, en Espagne, une équipe internationale de chercheurs a mis au jour un nouveau spécimen juvénile d’oiseau du Crétacé (-145 à -65 millions d’années). Le squelette presque complet, auquel il ne manque que les pattes antérieures et postérieures et le bout de la queue, mesure moins de 5 cm, ce qui fait de lui l’un des plus petits fossiles d’oiseaux datant de cette époque jamais découverts. L’animal ne devait pas peser plus de 10 g de son vivant.

    Le saviez-vous ?

    Dans les calcaires de Las Hoyas, en Espagne, des paléontologues ont trouvé le fossile d’un des plus anciens mammifères connus, Spinolestes xenarthrosus, datant lui aussi du Crétacé.

    Le minuscule fossile appartient à la sous-classe des Énantiornithes, des oiseaux à dents du Crétacé. Toutes les espèces de ce groupe ont disparu lors de l’extinction du Crétacé-Tertiaire. Il ne s’agit donc pas d’un ancêtre direct des oiseaux modernes, qui descendent des Euornithes. Il intéresse cependant les chercheurs car les Énantiornithes représentent une des plus anciennes divergences évolutives des oiseaux.

    Vue d’artiste de l’oisillon découvert dans le gisement fossilifère de Las Hoyas, en Espagne. Il est à peine plus gros qu’un cafard. © Raúl Martin, Fabien Knoll et al., Nature Communications, 2018

    Bien qu’il ne soit pas le premier fossile d’Énantiornithes à passer entre les mains des paléontologues, cet oisillon est exceptionnellement rare puisqu’il est mort juste après l’éclosion. C’est un stade crucial pour analyser le développement du tissu osseux, qui renseigne sur certains traits évolutifs des oiseaux, telle la capacité de voler.

    « La diversification évolutive des oiseaux a donné lieu à un éventail de stratégies d’éclosion et a entraîné d’importantes différences dans la vitesse de développement [des oisillons]. En analysant le développement osseux, nous pouvons observer une grande quantité de traits évolutifs, » explique en effet Fabien Knoll, co-auteur de la découverte, dans un communiqué de l’université de Manchester.

L’oisillon, vieux de 127 millions d’années, était incapable de voler

    Pour analyser le développement osseux de l’oisillon, les chercheurs ont eu recours à l’imagerie par microtomographie synchrotron. Ils ont donc fait appel à des accélérateurs en Europe et aux États-Unis, dont le SLAC en Californie et l’ESRF de Grenoble. Ce procédé leur a permis d’analyser la composition chimique du squelette, qui présente du fer (en rouge sur la photographie en tête d’article), du silicium (en vert) et du phosphore (en bleu).

    Les chercheurs ont pu également observé la structure des os du minuscule fossile avec force détails, à l’échelle submicronique (inférieure au micron). Ils se sont alors aperçus que le sternum du spécimen était encore cartilagineux. Il ne s’était pas encore ossifié, ce qui signifie que l’oisillon ne pouvait pas voler.

    Le fossile révélé par imagerie au rayonnement synchrotron grâce au phosphore qu’il contient (à gauche) et une photographie du fossile (à droite). Il est aujourd’hui entreposé au Musée de Paléontologie de Castille-La Manche, en Espagne. © Fabien Knoll et al., 2018

    Le fossile révélé par imagerie au rayonnement synchrotron grâce au phosphore qu’il contient (à gauche) et une photographie du fossile (à droite). Il est aujourd’hui entreposé au Musée de Paléontologie de Castille-La Manche, en Espagne. © Fabien Knoll et al., 2018

    De plus, les paléontologues ont comparé l’ossification présentée par cet oisillon avec celles observées dans de précédentes études chez d’autres fossiles juvéniles d’Énantiornithes. Ils en ont déduit que les stratégies de développement de cette sous-classe d’oiseaux seraient plus diversifiées que ce que l’on pensait, en termes de taille et de rythme de maturation du squelette. Par contre, leur découverte corrobore l’idée d’un développement des os du sternum et des vertèbres asynchrone, c’est-à-dire à un rythme différent, chez les oiseaux archaïques.

    Fabien Knoll et ses collègues, aux universités de Madrid et de Manchester, et au Muséum d’histoire naturelle de Los Angeles, sans oublier les chercheurs affiliés aux synchrotrons mobilisés pour l’analyse du fossile, ont détaillé leur découverte dans le journal Nature Communications.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Un fossile d’oisillon âgé de 127 millions d’années a été exhumé en Espagne. Le spécimen, mort peu après l’éclosion, nous renseigne sur l’apparition de certains traits évolutifs propres aux oiseaux au temps des dinosaures.

https://www.futura-sciences.com/

L’araignée qui avait une queue


Aujourd’hui, il y a 80 000 d’arachnides. Les scorpions et les araignées sont apparues, il y a 250 millions d’années. Une araignée ayant une queue a été immortalisée dans l’ambre et serait daté de 100 000 d’années, elle avait comme particularité une queue qui peut-être servait à explorer son environnement
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L’araignée qui avait une queue

 

Représentation artistique d'une Chimerarachne yingi.

Illustration de la Chimerarachne    Photo : Dinghua Yang

 

Des spécimens d’une espèce d’arachnide inconnue à ce jour, qui ressemble à une araignée dotée d’une queue couverte de poils, ont été découverts très bien conservés dans de l’ambre datant de 100 millions d’années.

Un texte d’Alain Labelle


Les bestioles décrites par une équipe internationale de paléontologues vivaient donc au Crétacé dans le territoire correspondant à l’actuel Myanmar.

Un spécimen de Chimerarachne

Un spécimen de Chimerarachne   Photo : Dinghua Yang

Les quatre fossiles d’araignées primitives sont décrits dans la revue Nature Ecology & Evolution.

Ces spécimens sont plutôt petits. Leur corps mesure environ 2,5 millimètres, à l’exclusion de la queue, longue de 3 millimètres.

Ces arachnides ressemblent en tout point à une araignée, avec des crocs, des pédipalpes mâles (appendices), quatre pattes et des filières de soie à l’arrière. Fait étonnant, elles possèdent aussi de longs flagelles, ou queues, rappelant ceux des scorpions.

Illustration de Chimerarachne

Illustration de Chimerarachne   Photo : Dinghua Yang

Aucune espèce actuelle d’araignée ne possède une telle queue, bien que certains cousins des araignées, les uropyges (Uropygi) par exemple, possèdent un flagelle anal.

Selon Paul Selden, de l’Institut de paléontologie et du Département de géologie de l’Université du Kansas, l’appendice de cette nouvelle espèce appelée Chimerarachne yingi lui permettait d’explorer son environnement.

Cet appendice flagelliforme jouait en quelque sorte un rôle d’antenne et servait donc à des fins sensorielles.Paul Selden

Chimerarachne yingi serait entre les araignées modernes équipées de filières, mais sans queue, et les très vieilles Uraraneida (un ordre éteint d’arachnides, cousines des araignées) qui vivaient il y a entre 380 et 250 millions d’années et qui possédaient une queue, mais pas de filières.

La nouvelle espèce serait, selon Paul Selden, l’arachnide archaïque « la plus semblable aux araignées » et certains de ses descendants à queue pourraient être présents dans les forêts asiatiques.

Une conclusion que ne partage pas l’un de ses collègues de l’Université d’Harvard, Gonzalo Giridet. Selon lui, Chimerarachne yingi serait elle-même une Uraraneida, et serait disparue sans laisser de descendants.

Quoi qu’il en soit, ces créatures partagent certainement un ancêtre commun avec les araignées. Elles ressemblent d’ailleurs au groupe le plus primitif d’araignées actuelles.

Le saviez-vous?

Les premiers arthropodes sont apparus il y a environ 540 millions d’années. Et il y a 440 millions d’années, apparurent les premiers spécimens connus de scorpions et d’araignées. De nos jours, il existe 80 000 espèces d’arachnides, dont plus de 1500 espèces de scorpions et 50 000 espèces d’araignées.

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Un rare dinosaure découvert en Afrique


Un autre dinosaure dans le désert en Égypte a été découvert à l’époque ou le supercontinent a commencé a se séparer et on évoluer différemment des autres
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Un rare dinosaure découvert en Afrique

 

Représentation artistique d'un Mansourasaurus shahinae

Représentation artistique d’un Mansourasaurus shahinae   Photo : Andrew McAfee/Musée d’histoire naturelle de Carnegie

Voici le Mansourasaurus shahinae, un dinosaure mis au jour dans le désert du Sahara en Égypte par une équipe américano-égyptienne de paléontologues, une grosse découverte à plus d’un sens.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE ET BBC

Un texte d’Alain Labelle

D’abord, ce dinosaure est un titanosaure qui appartient à la famille des sauropodes qui comprend quelques-uns des animaux les plus gros et les plus lourds à avoir foulé la surface terrestre. Ils étaient présents sur une grande partie du globe au moment de l’extinction de masse de dinosaures, il y a 66 millions d’années.

Encore plus important, cette nouvelle espèce représente également l’une des rares découvertes de dinosaures sur le continent africain, dont seulement quelques fossiles datant de 100 à 66 millions d’années ont été déterrés. La raison? La végétation abondante qui recouvre maintenant les régions où ils vivaient.

Quand j’ai vu les photos des fossiles, les bras m’en sont tombés. C’était le saint Graal ! Matt Lamanna du Musée d’histoire naturelle de Carnegie aux États-Unis

Le présent dinosaure vivait il y a environ 80 millions d’années.

Ce fossile est le plus complet découvert en Afrique datant de la fin du Crétacé. Ces ossements fossilisés comprennent des os du crâne, la mâchoire inférieure, des vertèbres, des côtes, une bonne partie d’une épaule, d’une patte avant et d’une patte arrière et des morceaux des plaques osseuses qui consolidaient sa peau.

Illustration des ossements retrouvés du Mansourasaurus shahinae

Illustration des ossements retrouvés du Mansourasaurus shahinae   Photo : Andrew McAfee/Musée d’histoire naturelle de Carnegie

La bête herbivore au grand cou était de la grandeur d’un autobus et devait peser environ le même poids qu’un éléphant.

C’était très excitant de voir mes élèves découvrir un os après l’autre. Chacun des nouveaux morceaux récupérés nous permettait de visualiser un peu mieux le gigantisme de ce dinosaure. Le Dr Hesham Sallam, Université de Mansourah

La fin de la Pangée

Ce fossile va permettre de mieux cerner l’évolution des dinosaures à une époque où la Pangée, ce supercontinent unique qui connectait toutes les terres de la planète, commençait à se morceler.

Une partie de la mâchoire du Mansourasaurus shahinae

Une partie de la mâchoire du Mansourasaurus shahinae   Photo : Hesham Sallam/Université de Mansourah

Les chercheurs tentent toujours de définir le niveau d’isolement de chaque nouveau continent et si les espèces ont évolué indépendamment sur chaque morceau de terre.

Les premières analyses permettent d’établir que le Mansourasaurus était plus proche des dinosaures d’Europe et d’Asie que de ceux trouvés au sud de l’Afrique ou en Amérique du Sud.

« Les derniers dinosaures d’Afrique n’étaient pas complètement isolés, contrairement à ce que certains ont avancé dans le passé », explique Eric Gorscak, paléontologue à l’Université de l’Ohio.

Le détail de cette découverte est décrit dans la revue Nature Ecology and Evolution.

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Le Saviez-Vous ► Dix faits insolites sur les dinosaures


Que savons-nous des dinosaures ? Certaines choses, il reste encore beaucoup à apprendre sur eux. En plus des points qu’on savait sur eux dans le passé, viennent affirmer ou infirmer les connaissances sur eux
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Dix faits insolites sur les dinosaures

 

On sait finalement peu de choses sur les dinosaures. Mais ce qui est extraordinaire, c’est que ce peu que nous savons est souvent erroné !

Vous pensez par exemple que le T-rex est une machine à tuer hyper-perfectionnée ? Vous allez être étonné… Vous voyez les dinosaures comme de gros lézards ? Et s’ils ressemblaient finalement plus à de gros poulets à plumes ? Découvrez les 10 informations les plus insolites sur les dinosaures.

Le T-rex, un prédateur… lent

 

Le T-rex qui, selon la légende, était un prédateur hors pair, était en réalité plutôt lent. Il ne courrait qu’à 30 kilomètres-heure. Pas mal pour un animal de 6 tonnes mais pas non plus spectaculaire pour un soi-disant « roi de la vie animale ». Osborn, l’auteur de ces mots, et Brown s’étaient en fait empressés de faire du « paléo-show » pour vernir leur réputation. À la décharge de la bête, elle pouvait tout de même arracher jusqu’à 35 kilos de viande fraîche en un coup de mâchoire !

© Courtesy of Vlad Konstantinov

Un tiers des dinosaures n’aurait jamais existé

 

Sur toutes les espèces de dinosaures connues, une sur trois serait une illusion… C’est la conclusion à laquelle ont abouti le célèbre paléontologue John Jack Horner et son collègue Mark B. Goodwin. Des différences morphologiques marquées entre jeunes et adultes auraient induit en erreur les paléontologues. Certaines espèces ne seraient donc pas distinctes.

© Courtesy of Caren Carr, http://www.karencarr.com

Les dinosaures avaient des plumes !

 

La découverte d’un fossile de dinosaure en Chine suggère que les dinosaures ressemblaient davantage à de grands oiseaux qu’à d’imposants lézards à la peau écailleuse. Ce fossile, celui d’un dinosaure carnivore bipède, vieux de 128 millions d’années et haut de 90 centimètres, fournit la première preuve de l’existence de dinosaures recouverts de véritables plumes, comme celles d’oiseaux modernes. Il s’agit du premier fossile de dinosaure non-volant trouvé avec de telles plumes. Il suggère du même coup que l’évolution vers les plumes modernes a commencé avant l’émergence des oiseaux.

Photo : Archéoptéryx. © Courtesy of Jon Hughes, www.pixel-shack.com

Les dinosaures pouvaient nager

 

Les dinosaures pouvaient nager. Du moins, c’est probable. La découverte s’est faite en examinant des couches de sédiments en grès, déposées il y a environ 125 millions d’années au fond d’un lac situé dans l’actuel bassin de Cameros, en Espagne. La couche date donc du Crétacé inférieur et elle contient une piste de 15 mètres de long. On y distingue une série d’empreintes en forme de S, d’environ 15 centimètres de large et 50 de long qui font penser à des griffures. Au total, il y a six paires de telles empreintes. L’allosaure représenté ici a peut-être laissé ces traces au fond du lac.

© Courtesy of Jon Hughes, www.pixel-shack.com

Les dinosaures avaient des cancers

 

Des chercheurs ont analysé, grâce à un appareil portable à rayons X, 10.000 vertèbres de dinosaures provenant de plus de 700 spécimens de musées d’Amérique du Nord. Un seul groupe aurait souffert de tumeur : les hadrosaures ou dinosaures à bec de canard. L’équipe a trouvé 29 tumeurs dans les os provenant de 97 individus de ce groupe d’herbivores de la période du Crétacé.

Les tumeurs les plus courantes étaient des hémangiomes, tumeurs bénignes des vaisseaux sanguins, présents chez 10 % des humains. L’edmontosaurus, qui mesurait 3,5 mètres, a été la seule espèce chez laquelle a été retrouvée une tumeur maligne.

© DP

Les dinosaures étaient plus grands que prévu

 

En utilisant un « facteur de correction du cartilage », les scientifiques ont pu montrer que certains dinosaures comme le tyrannosaure n’auraient été plus grands que de quelques centimètres, alors que le tricératops et le brachiosaure auraient gagné au moins 10 % en taille, soit au moins 30 centimètres pour un brachiosaure de 13 mètres. Cela a directement un impact sur le poids des dinosaures, qui a donc aussi été sous-évalué.

© Marmelad, Tedd Marshall, http://www.marshalls-art.com, CC by-sa 2.5

Les crocodiles comme Supercroc mangeaient les dinosaures

 

Il y a cent millions d’années, là où se trouve aujourd’hui le Sahara, vivait un monde de crocodiles. Certains étaient de taille modeste mais le plus grand, Sarcosuchus imperator, atteignait environ 12 mètres et devait peser 8 tonnes. Les Anglo-Saxons aiment l’appeler « Supercroc ». Ce géant n’est pas un inconnu, le Français Philippe Taquet l’a découvert en 1964. La trouvaille de l’équipe menée par Paul Sereno, qui travaille pour le National Geographic, et Hans Larsson, de la McGill University de Montréal, n’est donc pas une surprise.

Mais elle n’est pas la seule. Depuis 2000, ces paléontologistes explorent le Sahara en plusieurs endroits, notamment au Niger et au Maroc. Dans ces sites qui, il y a cent millions d’années, se situaient au cœur d’un continent unique, le Gondwana, en train de se morceler, l’équipe a exhumé cinq autres espèces de crocodiliens, dont trois étaient inconnues de la science. Pour poursuivre l’habitude des surnoms, les découvreurs les ont baptisées « Boarcroc », « Ratcroc », « Dogcroc », « Duckcroc » et « Pancakecroc ». Leurs découvertes font l’objet d’une publication scientifique dans la revue Zookeys mais aussi d’un reportage sur la chaîne de télévision du National Geographic, intitulé When Crocs Ate Dinosaurs (« Quand les crocodiles mangeaient les dinosaures », diffusé le 21 novembre 2009).

Photo : Paul Sereno avec ses crocodiles sahariens. Supercroc lui sert d’accoudoir. Boarcroc (Croc Sanglier) est en haut à droite, Pancakecroc (Croc Galette) en bas à droite. Les petites têtes, en bas à gauche, sont, respectivement, Ratcroc, Dogcroc et Duckcroc.

© Mike Hettwer et National Geographic

La disparition des dinosaures a fait grandir les mammifères

 

Après la grande extinction du mammifère Permien-Trias (il y a environ 252 millions d’années) et en quelques dizaines de millions d’années, les premiers dinosaures et les premiers mammifères apparaissent sur Terre. Les dinosaures vont rapidement s’imposer et bloquer aussi bien la diversification que la croissance en taille des mammifères. Ce n’est que lorsque l’astéroïde 298 Baptistina provoque leur extinction massive qu’une explosion radiative évolutive se produira chez les mammifères.

Un groupe de paléontologues, biologistes (spécialistes de l’évolution) et de macroécologistes mené par Felisa Smith (de l’université de New Mexico) vient de confirmer qu’à partir de la crise KT (entre Crétacé et Tertiaire, ou cénozoïque, il y a 65 millions d’années) se produit sur tous les continents une croissance de la taille des nouvelles espèces de mammifères. Ce serait donc bien grâce à la disparition des dinosaures que des géants comme le baluchithère ont pu fouler le sol de la Planète bleue.

© Courtesy of Karen Carr, http://www.karencarr.com

Dinosaures : plus ils sont gros, plus ils sont chauds !

 

Les dinosaures étaient-ils à « sang chaud » ou à « sang froid » ? Selon Jamie Gillooly et ses collègues de l’université de Gainesville, en Floride, qui publient les résultats de leurs travaux dans Plos Biology, tout dépendait de leur taille !

Il ressort de leur étude que plus les dinosaures étaient imposants, plus leur température était élevée. La raison ? Le rapport entre la surface de contact avec l’extérieur et le volume de leur corps diminuait, ce qui leur permettait de mieux « stocker » la chaleur. Un phénomène qui prenait de l’ampleur dès lors que le poids d’un dinosaure dépassait les 600 kilogrammes. Ainsi, Jamie Gillooly et ses collègues de l’université de Gainesville ont établi que les espèces les plus petites avaient une température d’environ 25 °C, donc sensiblement proche de celle de leur environnement, tandis que celle du corps du Brontosaure de 13 tonnes atteignait les 41 °C !

Photo : argentinosaurus. © Courtesy of Jon Hughes, www.pixel-shack.com

Le T-rex avait une cervelle d’oiseau !

 

On ne sait toujours pas exactement si les Tyrannosaurus rex, souvent dénommés de façon abrégée des T-rex, étaient de redoutables prédateurs ou de simples charognards. Les paléontologues sont en revanche sûrs qu’ils devaient avoir, véritablement, des « cervelles d’oiseaux » et pas seulement parce que les oiseaux sont les derniers dinosaures vivants et de proches cousins des T-rex. En effet, des moulages internes ont révélé depuis longtemps que le cerveau de ces animaux formidables qui vivaient au Crétacé en Amérique du Nord était vraiment minuscule, et pas seulement si on compare sa taille à celle de son corps.

L’image provient d’une des vidéos 3D du crâne de T-rex. En couleurs, on voit les différentes cavités.

© Ohio University College of Osteopathic Medicine

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