Chine : une “sonnerie de la honte” sur les portables des citoyens endettés


La Chine prend toutes sortes de moyens pour dénigrer ses habitants qui ne respectent pas leurs normes, que ce soit au travail, pour des divergents politiques, et même les mauvais payeurs. Pour un mauvais crédit, ils ont instauré la sonnerie de la honte, bien que cela est vraiment humiliant, il semble que cela aide aux mauvais payeurs de personnes ou entreprises payer leurs dettes. Pourtant, je continue à penser que cette méthode est grotesque.
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Chine : une “sonnerie de la honte” sur les portables des citoyens endettés


Le dispositif intègre le système de notation des citoyens de l’empire du Milieu. [© N.ASFOURI / AFP]

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Depuis peu en Chine, les citoyens qui ne payent pas leurs dettes se voient attribuer une sonnerie d’attente un peu particulière sur leur smartphone. Le principe est simple : indiquer à celles et ceux en train d’essayer de les joindre que ces personnes enfreignent la loi.

Depuis 2014, le gouvernement chinois teste un système de “crédit social”. L’idée – controversée – consiste à évaluer les comportements de ses propres citoyens. On attribue des points pour récompenser les “bons” élèves, et des sanctions sont infligées aux “moins bons”. Vous pouvez être “puni” pour des opinions politiques dissidentes, par exemple, pour non-paiements d’amendes, ou parce que vous avez consommé des drogues.

Les sanctions de leur côté, sont aussi diverses et variées. Les inscrits sur la liste noire ne peuvent plus bénéficier de prêts bancaires. Les entreprises chinoises installées dans le pays sont également concernées, avec des sanctions différentes (interdiction d’enchérir sur des projets ou d’émettre des obligations d’entreprise, par exemple).

Plus récemment, une nouvelle mesure a été mise en œuvre pour reconnaître les citoyens endettés… Grâce à leurs smartphones.

La sonnerie de “la honte”

Imaginez que quelqu’un vous appelle, et qu’en guise de “bip” d’attente, le message suivant soit conté :

« La personne que vous essayez de joindre a été placée sur une liste noire par le tribunal du comté. Veuillez s’il vous plaît exhorter cette personne à remplir ses obligations légales. Les employés du tribunal apprécient votre soutien. Merci !».

Pas cool, n’est-ce pas ?

En Chine, on appelle ça la “sonnerie de la honte”. Les “mauvais payeurs” se voient ainsi attribuer ce type de sonnerie d’attente particulière, sur décision des tribunaux locaux et en accord avec les opérateurs de téléphonie.

Il y a quelques semaines, une autre mesure a été mise en place par le gouvernement : celle d’empêcher les “mauvais” citoyens de voyager. Selon un rapport du Centre national d’information sur le crédit, la Chine aurait en effet empêché 17,5 millions de citoyens mal notés d’acheter des billets d’avion en 2018. Plus de 5 millions de personnes auraient également été interdites d’acheter des billets de train.

Si ces mesures paraissent controversées aux yeux des défenseurs des Droits de l’Homme, force est de constater que… Ça semble fonctionner. On apprend en effet qu’environ 3,5 millions de personnes ou entreprises auraient d’ores et déjà réglé leurs impayés depuis la mise en place du dispositif.

Source

https://sciencepost.fr/

Au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité juteuse


Je suis sidérée !!! Au Texas, la détention et séparation des familles migrantes sont une affaire d’argent. Des prisons privées font leur fortune avec les migrants, sans parler les avocats, et toutes personnes qui peuvent faire de l’argent. Il y a même des sociétés de crédit pour ces étrangers. Ils osent appeler cela une industrie !
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Au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité juteuse

 

Plus des deux tiers des arrestations de sans-papiers... (Photo Associated Press/Agence des services frontaliers américains)

Plus des deux tiers des arrestations de sans-papiers ont lieu au Texas, frontalier du Mexique. C’est donc là que se trouve une grande partie des centres de détention pour migrants du pays.

PHOTO ASSOCIATED PRESS/AGENCE DES SERVICES FRONTALIERS AMÉRICAINS

Agence France-Presse
El Paso

 

Pour les militants bénévoles qui leur viennent en aide, tenter de tirer profit des situations humaines souvent dramatiques des migrants est «répugnant». Mais au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité économique juteuse pour les prisons privées, les usuriers ou autres avocats sans scrupule.

Le grand État du sud des États-Unis est au coeur de la crise née de la politique de «tolérance zéro» du président Donald Trump, qui a provoqué la séparation de plus de 2300 enfants de leurs parents arrêtés après avoir franchi la frontière américaine.

Plus des deux tiers des arrestations de sans-papiers ont lieu au Texas, frontalier du Mexique. C’est donc là que se trouve une grande partie des centres de détention pour migrants du pays.

À sa construction en 1983, celui de Houston était la première prison privée de l’histoire moderne des États-Unis. Ses propriétaires, CoreCivic (ex-Corrections Corporation of America) et GEO Group, sont les deux plus grosses entreprises pénitentiaires du pays, toutes deux cotées en bourse.

CoreCivic exploite au Texas quatre centres de détention sous contrat avec l’autorité fédérale de l’immigration et des douanes, tandis que GEO en gère trois autres, plus un quatrième en construction. Au niveau national, les deux groupes ont affiché en 2017 des chiffres d’affaires cumulés de quatre milliards de dollars.

Lobbying

«Nous apprécions énormément la confiance que l’autorité de l’immigration et des douanes continue de nous manifester», affirmait l’an dernier le président de GEO George Zoley en annonçant un nouveau contrat pour un montant de 110 millions de dollars avec le gouvernement fédéral.

Selon le think tank In The Public Interest, une telle privatisation du système pénal pousse ses acteurs à promouvoir l’incarcération massive y compris pour des délits mineurs, comme l’entrée illégale sur le territoire.

Ensemble, les deux groupes pénitentiaires «ont dépensé plus de dix millions de dollars en soutien à des candidats politiques et près de 25 millions en lobbying depuis 1989», souligne ce groupe de recherche dans un récent rapport.

«C’est une industrie qui fait pression en faveur de peines plus longues» et «plus sévères, car à chaque fois qu’un lit est occupé, elle gagne de l’argent», explique à l’AFP l’avocate spécialiste des migrations Jodi Goodwin, bénévole pour l’ONG Migrant Center for Human Rights.

«C’est dégoûtant, c’est répugnant», lâche-t-elle.

La polémique autour de la séparation des familles a aussi mis en lumière le rôle des centres, également exploités par des opérateurs privés, où ont été placés les enfants retirés à leurs parents à la frontière.

Selon le site d’informations Texas Tribune, il y a 31 centres de rétention pour mineurs dans cet État, dont les plus controversés sont ceux de Southwest Key Programs qui, selon Bloomberg, recevra plus de 450 millions de dollars du gouvernement cette année. Sous contrat avec le Bureau fédéral pour la réinstallation des réfugiés, ces «refuges» ont parfois été accusés de maltraitance, notamment le plus grand, nommé «Casa Padre», installé dans un ancien hypermarché Walmart et qui accueille plus de 1400 garçons.

Mais toutes ces sociétés florissantes ne sont pas les seules à tirer profit de l’immigration clandestine.

Plus cher pour les migrants

«C’est une industrie, et elle est en pleine croissance», dit à l’AFP l’économiste William Glade, de l’Université du Texas. «Notre système judiciaire est riche en opportunités pour les avocats» et d’autres professions, «et ils ne vont pas se priver de les exploiter et de les faire perdurer», ajoute-t-il.

Les migrants sont centraux dans l’économie des villes poussiéreuses qui jalonnent la frontière inhospitalière entre le Texas et le Mexique, comme McAllen, Hidalgo ou El Paso: les cabinets privés d’avocats spécialisés dans l’immigration et les sociétés de crédit qui octroient des prêts en échange d’une simple signature jouxtent les magasins de bottes de cow-boy et les lecteurs de tarots.

Le centre d’El Paso a ainsi vu la multiplication de sociétés qui prêtent de l’argent aux détenus incapables de payer la caution fixée par le juge pour être libérés en attendant le traitement de leur dossier.

Pour les crimes de droit commun, leur commission est normalement de 10 % du montant de la caution. Mais s’agissant des sans-papiers, le prix s’envole: Lachica Bonds facture par exemple 20 % du montant de la caution pour les étrangers accusés d’être entrés illégalement aux États-Unis, plus 500 dollars de frais de dossier.

Un commerce rémunérateur, puisque «la plupart des cautions sont comprises entre 10 000 et 15 000 dollars», voire «25 000 pour un cas que je suis actuellement en train de traiter», rapporte à l’AFP un employé sous couvert d’anonymat.

Une fois libérés, les migrants doivent porter des bracelets électroniques, vendus aux autorités par BI Incorporated, une filiale de GEO Group. Interrogés par l’AFP, ses employés à El Paso ont refusé de communiquer le prix d’un bracelet électronique

http://www.lapresse.ca/

Une mystérieuse secte indonésienne promet à ses fidèles d’effacer toutes leurs dettes


Il y a des gens qui ont des problèmes croiraient n’importe quoi pour sortir du pétrin. Un gourou d’une secte en Indonésie qui a plusieurs adeptes dans le monde, fait croire qu’il peut effacer l’endettement des gens. Ben oui !!! Alors, nous avons juste à accumuler des dettes puis aller voir ce bonhomme qui mettra notre compteur à zéro.
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Une mystérieuse secte indonésienne promet à ses fidèles d’effacer toutes leurs dettes

 

Crédits : Swissindo website

par  Clara Lalanne 

Comme le raconte VICE, une secte indonésienne basée à Cirebon et nommée Swissindo World Trust International Orbit a réussi à rassembler des centaines de fidèles un peu partout dans le monde grâce à une promesse simple : effacer toutes leurs dettes comme par magie.

L’endettement est devenu un véritable fléau, et le nombre de personnes étant dans l’incapacité de rembourser leurs crédits est en pleine explosion. Swissindo, qui se présente comme une « ONG humanitaire », dit avoir compris leur désespoir et souhaite donc les aider à faire disparaître ces dettes. Elle est dirigée par le charismatique Bapak Soegihartonotonegoro, autoproclamé « M1 », qui prétend être le descendant des Rois de l’archipel et l’héritier d’un trésor inestimable. En attendant de pouvoir partager sa fortune avec le monde entier et de mettre fin à la conspiration des banques, M1 propose donc d’aider ses fidèles à régler leurs problèmes financiers.

Pour réaliser ce miracle, ce gourou leur offre des certificats à transmettre aux administrations fiscales et aux banques, attestant que Swissindo couvrira les dettes de leur client. En effet, comme M1 l’explique, il aurait disséminé quelques-uns de ses nombreux milliards dans des banques aux quatre coins du monde pour aider ses disciples. Grâce à cette promesse, il a convaincu des adeptes dans le monde entier, qui le considèrent aujourd’hui comme un véritable sauveur.

Crédits : Vice

Cela peut sembler fou, mais les fidèles de Swissindo croient dur comme fer aux pouvoirs de leur guide spirituel. Kimarie Teter, une Américaine, raconte ainsi que tous ses problèmes financiers auraient disparu du jour au lendemain après qu’elle a rejoint le groupe. Après avoir envoyé 400 dollars de frais d’administration et un certificat de naissance à Swissindo, l’agence de collecte des impôts et des taxes des États-Unis aurait effacé sa dette de 150 000 dollars. Depuis, la Californienne a rejoint Cirebon où elle est devenue le « Premier ministre de l’Amour » du groupe.

Toutefois, les banques se retrouvent dans des situations délicates quand les adeptes de Swissindo viennent exiger un effacement de leur dette. D’après elles, les numéros de compte liés à M1 seraient même tous des faux. Le gourou, accusé d’abuser de la fragilité de ses fidèles endettés, se défend en disant que son ONG est seule contre tous pour dire la vérité sur « l’esclavage financier » pratiqué par les banques.

Aujourd’hui, l’agence indonésienne à la lutte crime financier enquête sur la secte pour « fraude », ce à quoi M1 a répondu :

« Si vous ne voulez pas faire la paix, je suis prêt à faire une déclaration de guerre au monde ».

Pas très pacifique pour un homme souhaitant faire de la Terre un monde meilleur.

Source : Vice

http://www.ulyces.co/

Un restaurateur interdit l’entrée de son établissement aux banquiers


Je me demande si légalement, il peut interdire à un groupe de personne, mais le message est très clair !
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Un restaurateur interdit l’entrée de son établissement aux banquiers

L'ardoise anti-banquiers (capture d'écran Le Parisien TV) - DR (Le Parisien TV) - DR (Le Parisien TV)

L’ardoise anti-banquiers (capture d’écran Le Parisien TV) DR (Le Parisien TV)  /  DR (Le Parisien TV)

On ne peut pas se tromper. A l’entrée de son restaurant de Rueil-Malmaison, Alexandre Callet, propriétaire du restaurant Les écuries de Richelieu a déposé une ardoise sur laquelle on peut lire : « Chiens acceptés, banquiers interdits (sauf droits d’entrée de 70000 euros).

Pourquoi tant de haine ? L’entrepreneur se serait –il lancé dans une croisade anticapitaliste ? Pas tout à fait. Âgé de 30 ans, le patron de ce restaurant s’est vu refuser un crédit à hauteur de 70000 euros qui lui aurait servi à lancer une seconde affaire. Il justifie cette provocation, dans les colonnes du Figaro, par le fait que son établissement marche pourtant très bien et que la demande de prêt n’aurait pas dû poser de problème :

« Cela n’aurait dû être qu’une formalité, puisque mes crédits sont totalement remboursés et le restaurant génère une excellente marge ».

Une fronde contre le système

Non content de son action, Alexandre Callet a lancé un message à l’attention de ses confrères :

« Restaurateurs, entrepreneurs, nous sommes tous dans la même situation: à chaque fois que nous souhaitons lancer un business, nous devons nous mettre à quatre pattes ».

Il a également rajouté que selon lui, « aujourd’hui, les banquiers ne font pas leur métier ».

Une initiative soutenue par Jean-Luc Mélenchon.

http://www.ladepeche.fr/

Le Saviez-Vous ► Devenez pauvre en 7 étapes faciles


On devrait apprendre aux enfants l’importance des finances personnelles pour que plus tard, ils puissent vivre sans trop de gènes. Et de bien gérer lorsqu’ils sont en couple pour ne pas se retrouver dans le néant
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Devenez pauvre en 7 étapes faciles

 

Essais_finance

Illustration: Marie Mainguy.

Financièrement, tout se joue entre 15 et 30 ans: en raison des intérêts composés, un endettement élevé à cet âge ou un manque d’investissements génèrent des conséquences permanentes. Voici sept comportements à éviter pour ne pas s’«autopeluredebananiser» avec l’argent.

1.  Se fier au voisin!

Un des plus grands sophismes en finance est de se dire : mon voisin a un revenu équivalant au mien, il se paie du luxe, donc je me paie ce luxe. Au Canada, ledit voisin a une dette de consommation moyenne de 21 312 $ (en excluant l’emprunt hypothécaire) et son taux d’endettement frôle les 164 % (en incluant le financement de la résidence). Comme modèle, on a vu mieux.

2. Négliger les «petites dépenses»

Que ce soit le café de la pause ou le repas de midi à la foire alimentaire, aucune dépense ne doit être prise à la légère. Chaque décision comporte une renonciation future. La pause-café à 3 $ représente 720 $ par année (3 $ x 240 jours de consommation), soit possiblement plus de 150 000 $ à 65 ans (en se basant sur un rendement annuel de 6 % sur une période de 45 ans).

3. Associer l’épargne à la privation

Lorsqu’on épargne, on ne se prive pas ; on décale dans le temps la satisfaction de consommer. Le bénéficiaire futur, c’est soi-même. Alors qu’en assouvissant sur-le-champ sa pulsion de consommer, on peut hypothéquer son avenir : une privation à long terme.

4. Mépriser l’argent

On entend souvent dire : moi, je ne suis pas à l’argent. Façon polie de dire qu’on ne maîtrise pas ses dépenses, qu’on néglige ses investissements et qu’on ne maximise pas sa stratégie. Peut-être que l’argent ne fait pas le bonheur, mais la pauvreté non plus ! L’argent n’achète pas le bonheur, mais il contribue à le favoriser.

5. Attendre d’«avoir les moyens» d’épargner

Épargner n’est pas une option dans la vie. Ce n’est pas comme les arachides sur une coupe glacée. On devra tous, un jour, arrêter de travailler et vivre de ses économies. Attendre d’avoir les moyens d’épargner revient à attendre de ne plus avoir de désirs. Si, à 35 ans, on n’a pas l’équivalent de deux ou trois années de salaire brut en investissements, on incarne probablement l’image du Québécois moyen ayant un taux d’épargne inférieur à 5 %.

6. Consommer à crédit

La règle de base de la santé financière veut que l’on réserve le crédit à l’investissement, car on peut obtenir un rendement grâce à l’argent emprunté. Si l’on doit s’endetter pour acheter un bien, mieux vaut alors se tourner vers le marché des biens usagés. La consommation de biens neufs est un luxe, pas un droit syndical acquis dans la convention collective de la vie contemporaine.

7. Négliger la nature de ses  investissements

Un jeune travailleur qui met ses économies uniquement dans des placements garantis — rebaptisés à la blague « certificats de pauvreté garantie » (CPG) — fait fausse route. Un placement à 2 % de rendement rapporte en fait 0 % par année si l’inflation est aussi de 2 %. Après 25 ans, un placement de 50 000 $ vaudra 100 000 $ si le taux de rendement est de 2 % et 384 000 $ si celui-ci est de 6 %.

Pierre-Yves McSween est comptable professionnel agréé, professeur au cégep régional de Lanaudière et chroniqueur au 98,5 FM.

http://www.lactualite.com/

Jeunes endettés Le crédit trop facilement accessible?


Les compagnies de crédits acceptent des clients très jeunes qui ne comprennent pas très bien comment fonctionne une carte qui ne fait que clic, clic pour payer. C’est abstrait ! Le résultat est désastreux. Comme les compagnies ne semblent pas vouloir prendre une part de responsabilité, il ne reste que l’école
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Jeunes endettés

Le crédit trop facilement accessible?

 

(Crédit photo: Capture d’écran TVA Nouvelles)

Par Jean-François Tremblay | TVA Nouvelles

L’accès au crédit est-il devenu trop facile pour les jeunes ? Annie, jeune mère de famille du Saguenay, en est un exemple frappant.

«Il faut que je prenne une médication pour pouvoir dormir comme il faut. Ça joue sur le moral», lance la jeune femme d’emblée.

À 20 ans, elle aimerait se concentrer sur son bébé, mais elle et son conjoint de 22 ans, ont de grosses dettes totalisant 8800$. La carte de crédit de son copain est pleine, la sienne aussi. Ils ont un prêt étudiant et une marge remplie à 1000$.

«On n’arrive pas à payer le minimum parce que, quand on paye le minimum, il y a un intérêt qui se rajoute sur l’intérêt. Ça fait que ça remonte tout le temps», lance-t-elle.

Payer ce crédit leur gruge plus de 500$ par mois, soit le tiers de leurs revenus.

«On ne peut même pas combler notre épicerie, on a même pensé à faire faillite», soutient la jeune mère de famille.

Le téléphone sonne parfois à la maison. Ce sont les entreprises de crédit.

«Trois fois par jour qu’ils nous appellent, des fois, c’est cinq fois et c’est à n’importe quelle heure», dit-elle, découragée.

Les syndics aident des personnes comme Annie toutes les semaines. L’an dernier, au Québec, près de 1200 jeunes âgés entre 18 et 24 ans ont déclaré faillite en raison de 40 millions$ de dettes.

«Les jeunes ont cette facilité incroyable, de s’endetter d’une façon assez exponentielle. Ils sont nés avec une carte virtuelle», observe Henriette Tremblay, administratrice chez Jean Fortin et associés Syndics.

Henriette Tremblay (Crédit photo: Capture d’écran TVA Nouvelles)

Quand ils consultent, ils ont généralement 20-22 ans avec des dettes allant jusqu’à 20,000$. Plusieurs commencent à avoir accès au crédit dès l’âge de 16 ans, sans répondre à beaucoup de questions.

Henriette Tremblay a noté une nouvelle manière de se retrouver avec des dettes chez les jeunes. Selon elle, certains jeunes ont quatre ou cinq fournisseurs de téléphone et d’Internet impayés.

Mme Tremblay croit que le programme scolaire devrait prévoir des cours sur les finances personnelles.

«Il n’y a pas de cours qui se donne pour faire un budget, déplore-t-elle. Ce serait tellement important parce qu’ils n’ont pas la notion de base avec l’argent.»

http://tvanouvelles.ca/

L’angoisse du surendettement: solutions pour s’en sortir


Je suis une anti carte de crédit, (Je n’en ai pas et je n’en veux pas)  mais sachant qu’il est difficile pour certaines choses de ne pas avoir de crédit (maison, automobile … par exemple) il est important de comprendre l’importance d’un budget et si jamais le crédit donne des maux de tête .. il y a peut-être quelques trucs qui pourraient aider a régularisé la situation
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L’angoisse du surendettement: solutions pour s’en sortir

 

surendettement

Photo :iStockphoto.com

 

Catherine Crépeau

En ne faisant que le paiement minium sur votre carte de crédit, savez-vous combien de temps il vous faudra pour rembourser une dette de 10 000$? Plus de 50 ans! Et si vous ne pouviez plus payer? Pour prévenir les situations critiques et éviter le surendettement, voici des trucs et conseils simples mais efficaces.

Sommes-nous surendettés?

La tentation est forte de vivre à crédit. Qui attend encore d’avoir l’argent en poche pour se payer une télévision à écran plat ou des vacances à Cuba? L’endettement est pratiquement devenu un mode de vie, si on en croit les chiffres de Statistique Canada. Au milieu des années 80, le taux d’endettement par rapport au revenu disponible se situait autour de 70%. Il a grimpé à plus 148% au troisième trimestre de 2010, comparativement à 144% un an plus tôt. La dette moyenne par foyer s’élève maintenant à plus de 96 000$ en incluant les prêts hypothécaires et les cartes de crédit.

Il est certain que les gouvernements peuvent jouer un rôle dans l’encadrement du crédit, mais c’est d’abord aux consommateurs de se préoccuper de leur niveau d’endettement. Gail Vaz-Oxlade, spécialiste en finances personnelles et animatrice de la téléréalité Til Debt Do Us Part (Jusqu’à ce que la dette nous sépare, en français) diffusée sur les chaînes Slice et Global TV, le dit crument: sortir de l’endettement est un exercice difficile qui demande de la ténacité et de la persévérance. Si vous n’êtes pas prêts à y mettre les efforts, allez magasiner!

Êtes-vous surendetté?
Avant de s’angoisser avec vos finances, il faut savoir ce que veut dire être endetté ou surendetté. Le
Bureau du surintendant des faillites du Canada et les Associations coopératives d’économie familiale (ACEF)ont compilé quelques signes avant-coureurs:

•Vous dépensez toujours plus que ne vous le permet votre budget
•Vous utilisez vos cartes de crédit par nécessité
•Vous ne payez que les frais minimum exigés sur vos cartes de crédit sur une période de plusieurs mois ou vous êtes incapable de payer ces frais minimaux
•Vous devez réduire les dépenses courantes comme les vêtements et la nourriture
•Vous devez emprunter de l’argent pour joindre les deux bouts entre vos payes
•Vous songez à un deuxième emploi pour équilibrer votre budget
•Les créanciers vous pressent de les rembourser, vous menacent de poursuite ou de faire saisir vos biens
(voiture, meuble)
•Votre salaire a été saisi pour payer des dettes impayées;
•Les compagnies de services publics (
téléphone, électricité…) coupent leurs services parce que vous ne payez pas vos factures.

Trucs et astuces pour mettre fin à l’endettement
L’alarme sonne pour vous? Il est temps d’analyser rigoureusement votre situation financière. Dans son livre Zéro dette pour la vie, Gail Vaz-Oxlade suggère de dresser une liste de toutes vos dépenses sur une période de 6 à 12 mois pour savoir où disparaît votre argent. Tout doit être noté. Du petit café du matin payé comptant aux frais d’intérêt et de services imposés par votre institution financière.

Le réveil peut être brutal, prévient l’auteure. Mais ce n’est pas une raison pour abandonner, soutiennent les conseillers des ACEF. Au contraire. Plusieurs solutions sont à envisager:

•Réaménager son budget (réduire nos dépenses en fonction de nos besoins)
•Dresser une liste de priorités (rembourser ses dettes dans l’ordre en commençant par celles qui sont accompagnées des taux d’intérêt les plus élevés)
•Négocier avec ses créanciers (on peut faire baisser le taux d’intérêt de
nos cartes de crédit, moyennant des frais annuels)
•Vendre des biens

Ces mesures sont souvent suffisantes pour se remettre à flots. À la condition de conserver de bonnes habitudes budgétaires.

Si ce n’est pas le cas, la consolidation de dettes permet de regrouper vos dettes en un seul emprunt. Votre institution financière vous octroie un prêt pour couvrir toutes vos dettes et se charge de les rembourser. Vous n’avez qu’un seul paiement mensuel à faire, à un taux d’intérêt moins élevé que celui des cartes de crédit. Au Québec, vous pouvez aussi faire un dépôt volontaire si des créanciers menacent de saisir vos biens ou votre salaire. Vous pouvez alors rembourser vos dettes par le biais du tribunal.

La méthode de Gail Vaz-Oxlade
Gail Vaz-Oxlade a élaboré une méthode basée sur la discipline et la capacité d’établir des priorités. Dans son émission, sa méthode de gestion de budget prévoit les étapes suivantes:

•Établir quel est votre revenu et quelles sont vos dépenses fixes (loyer, hypothèque, hydro…)
•Se payer en premier, c’est-à-dire prévoir de l’épargne systématique, un compte épargne (5 à 10% de votre revenu doit être mis de côté) et un fonds d’urgence.
•Rembourser vos dettes de consommation selon un plan établi, idéalement, sur une période de trois ans.
•Établir quelles sont vos dépenses variables
(nourriture, loisirs, transport, vêtements, etc.) avec l’argent qui vous reste.

Sa façon de gérer les finances des familles invitées à son émission est draconienne. Après avoir analysé leur situation financière, elle fait disparaître le plastique (cartes de crédits et débits) et met les familles au régime «cash». On quitte le virtuel pour entrer dans le concret. Les participants doivent réapprendre à utiliser de l’argent comptant pour leurs dépenses variables. Ceci leur permet de prendre conscience de l’argent qu’ils peuvent effectivement dépenser et ainsi reprendre progressivement le contrôle de leurs finances.

Les pots Mason à la rescousse!
À la base de la méthode: les pots Mason. Gail Vaz-Oxlade suggère d’utiliser des pots
(ou des enveloppes) avec de l’argent comptant à l’intérieur pour couvrir les dépenses (variables) de la semaine. Pas de cartes de débit, ni de cartes de crédit. On note toutes les dépenses par catégories dans un cartable au fur et à mesure. Quand le bocal est vide, on arrête de dépenser. Évidemment, pour savoir combien d’argent mettre dans chaque pot, il faut avoir fait l’exercice du budget. Et s’engager à le respecter! Ce qui n’est pas facile, admet l’experte en finance personnelle. Mais le jeu en vaut la chandelle, assure-t-elle.

Si vous vous sentez coincé financièrement ou que vous avez du mal à savoir comment dépenser les revenus dont vous disposez, vous pouvez consulter l’ACEF de votre région. Les ACEF du Québec offrent gratuitement des ateliers sur le crédit, sur le budget ainsi qu’un service de consultation personnalisé.

Pour en savoir plus, on lit: Zéro dette pour la vie, Gail Vaz-Oxlade, Transcontinental, 2011, 240 pages.

Vous pouvez visionner les émissions de Gail Vaz-Oxlade sur le sitehttp://www.slice.ca/. Choisissez le menu vidéo en haut de la page, puis «Til Debt» sur le menu de gauche.

La version originale de cet article a été publiée sur vitamagazine.ca

http://www.coupdepouce.com