Trump est persuadé que les créanciers vont accommoder les fonctionnaires incapables de payer


Être un fonctionnaire américain aux prises avec le shudown, je serais outrée que multi-millionnaire me parle de faire un emprunt pour couvrir la perte d’argent depuis le début de l’année et qu’un président d’un pays pense que les créanciers seront compréhensifs. Ne pas comprendre que des fonctionnaires ont du avoir recours aux banques alimentaires, c’est un manque total de connaissance de la vie des gens en général.
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Trump est persuadé que les créanciers vont accommoder les fonctionnaires incapables de payer

 

 

ASSOCIATED PRESS/JACQUELYN MARTIN

Par Nick Visser, HuffPost US

Le président américain ne semble pas s’émouvoir du sort des travailleurs pris en étau par le «shutdown

Le président des États-Unis ne semble pas s’émouvoir des nombreux cas de fonctionnaires fédéraux qui doivent visiter des banques alimentaires pour pouvoir se nourrir ou qui sont incapables de payer leur hypothèque pendant le «shutdown». Selon Donald Trump, les épiceries et les créanciers vont «s’arranger» avec eux durant ces temps difficiles.

Il a fait ces commentaires peu avant l’annonce d’une réouverture temporaire des institutions gouvernementales. Quelques heures auparavant, le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, a affirmé qu’il ne comprenait pas pourquoi plusieurs des 800 000 fonctionnaires fédéraux avaient recours aux banques alimentaires, alors qu’ils n’ont pas été payés depuis le début de l’année en raison du «shutdown», une situation qui perdure pour un deuxième mois.

«Les gens les connaissent, dans leur quartier, quand ils vont faire des courses à l’épicerie ou ailleurs», a affirmé le président, questionné sur les commentaires de son collègue Wilbur Ross.

«Je crois que ce que Wilbur essayait de dire, c’est qu’ils vont s’arranger ensemble», a-t-il ajouté.

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Donald Trump, qui a précisé ne pas avoir entendu ce que son collègue a dit, a admis que ce dernier «aurait pu le dire différemment». Mais le président s’est tout de même porté à la défense de son secrétaire au Commerce, ajoutant que les banques travaillaient conjointement avec ceux qui traversaient une situation économique difficile à cause du «shutdown»: «c’est ce qui arrive dans des temps comme ceux-ci».

«Si vous avez une hypothèque, les créanciers, ceux qui encaissent les intérêts et toutes ces choses-là, ils s’arrangent avec vous», a indiqué le président.

Wilbur Ross s’est attiré des foudres de toutes parts, jeudi, après ses remarques au réseau de télévision américain CNBC. Selon lui, les médias ne prenaient pas en considération que les fonctionnaires «allaient éventuellement être payés». Il a affirmé qu’il ne comprenait pas pourquoi certaines personnes avaient recours aux banques alimentaires. Il a aussi ajouté que ces fonctionnaires fédéraux ne représentaient qu’une fraction du rendement financier de la nation.

«Mettons cela en perspective: on parle de 800 000 travailleurs. Et même si je compatis avec ceux qui vivent des difficultés, 800 000 travailleurs qui ne recevront jamais leur salaire – ce qui n’est pas le cas, ils seront éventuellement payés -, on parle du tiers d’un pourcent de notre PIB. Ce n’est quand même pas immense, si on remet ça dans son ensemble.»

Wilbur Ross, qui a aussi suggéré que les travailleurs empruntent pour couvrir leurs dépenses, aurait une fortune d’environ 700 millions $.

Ces commentaires du président et de son secrétaire au Commerce tranchent dramatiquement avec les multiples témoignages de fonctionnaires qui ont beaucoup de mal à joindre les deux bouts. Les travailleurs n’ont toujours pas reçu de paie depuis le début de l’année, puisque le Congrès n’a toujours pas réussi à faire passer une loi qui mettrait fin au «shutdown».

Les affirmations du secrétaire au Commerce ont provoqué de fortes réactions dans le camp démocrate.

«De nombreux travailleurs vivent de paie en paie, a lancé le leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer. Secrétaire Ross, ils ne peuvent pas simplement appeler leur courtier et lui demander de vendre leurs parts. Ils ont besoin de ce chèque de paie.»

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit de l’anglais.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Succession ►Payer pour ne pas hériter


Devenir un héritier, normalement c’est pour recevoir des avoirs du défunt, mais ce n’est pas toujours le cas. Certains laissent trop de dettes en guise de testament et ce que les héritiers. Ce qui devient un cauchemar pour ceux qui reste. Bien sur on peut refusé mais encore une grosse dépense a prévoir pour renoncer au testament
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Succession ►Payer pour ne pas hériter

 

Payer pour ne pas hériter

Crédit photo : Journal de Montréal

Manon Brunet a eu une mauvaise surprise en octobre lorsque la fille de son ex-mari lui a appris que ses enfants de 25 et 19 ans héritaient des dettes de son ex-conjoint

Par Christine Bouthillier | Journal de Montréal

De plus en plus de Québécois doivent débourser des centaines de dollars pour éviter de se retrouver avec des dettes léguées par testament.

Le nombre de renonciations à une succession en est constante progression depuis cinq ans, ayant passé de 2446 en 2006 à 3136 pour les 11 premiers mois de 2011.

Selon la loi, refuser une succession doit se faire par acte notarié ou, plus rarement, devant le tribunal. Si les héritiers n’y renoncent pas officiellement, ils sont présumés de l’avoir acceptée.

«Les créanciers vont demander des preuves de la renonciation, explique le notaire David Dolan. Devant un notaire, on est sûr de l’identité de la personne et de la validité de la date. Celle-ci est très importante, car un refus doit être fait à l’intérieur de six mois.»

Trop cher?

Le prix habituel d’une telle démarche varie entre 300 et 500 $, sans les taxes.

«Pour moi, je n’ai pas ça, 600 $ (taxes incluses) dans un coussin à la banque», déplore Manon Brunet.

Cette serveuse a eu une mauvaise surprise en octobre lorsque la fille de son ex-mari lui a appris que ses enfants de 25 et 19 ans héritaient des dettes de son ex-conjoint. Ce dernier n’avait pas modifié son testament après son divorce.

Elle a décidé de payer elle-même le refus de succession.

«Je ne vois pas pourquoi mes enfants, dont mon ex-mari n’est pas le père, paieraient pour mon choix d’homme», explique-t-elle.

Elle voit mal comment elle pourrait débourser une telle somme tout de suite. Par contre, elle a appris qu’elle pourra effectuer le paiement en plusieurs versements.

Frustrant, mais justifié

«C’est vrai que c’est frustrant, mais ce n’est pas payé cher pour se libérer l’esprit, ne pas avoir de dettes et se protéger», estime M. Dolan.

Il explique que la préparation d’un avis de renonciation de succession peut prendre plusieurs heures au notaire, dont les honoraires s’élèvent en moyenne à 100- 150 $/heure. Des frais d’environ 50 $ s’ajoutent en documents et copies.

Le notaire doit notamment prendre connaissance des documents (testament, etc.), s’assurer de la validité des informations et transmettre des écrits à divers organismes gouvernementaux, sans compter son travail auprès du client.

Pour Manon Brunet, toutes ces démarches n’ont servi qu’à enrichir des notaires : celui avec qui la renonciation de succession a été effectuée et celui avec qui le testament a été rédigé.

«Ça a changé au complet ma façon de voir un testament. Pour moi, c’était une façon de protéger les proches, confie-t-elle. Si j’avais été là quand on a fait le testament, si j’avais accepté cette responsabilité, ça irait. Là, tu peux mettre qui tu veux sur ton testament et qu’il s’arrange avec, qu’il paye!»

REFUS DE SUCCESSION:

2011 : 3136 (11 mois)

2010 : 3167

2009 : 3017

2008 : 2787

2007 : 2660

2006 : 2446

Source: ministère de la Justice

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