En Chine, des cochons vivants sont utili­sés dans des crash tests de sièges pour enfants


Certain, c’est cruel, a quoi qu’ils pensent de prendre des cochons pour les lancer tout droit vers un obstacle pour tester des sièges d’enfants. C’est inadmissible de prendre des animaux même avec des médicaments pour atténuer le stress. Plusieurs cochons ont souffert avant de mourir.
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En Chine, des cochons vivants sont utili­sés dans des crash tests de sièges pour enfants


par  Adrien Gingold

Vague d’in­di­gna­tion en Chine, où 15 cochons vivants ont été utili­sés par des cher­cheurs pour être les cobayes de crash tests.

Sept d’entre eux sont morts sur le coup, les autres ont succombé à leurs bles­sures moins de six heures après le choc. Les défen­seurs des droits des animaux du monde entier accusent les cher­cheurs de cruauté, écri­vait The Inde­pendent vendredi 1er novembre.

Les quinze petits animaux n’avaient même pas deux mois, ils sont tous décé­dés des suites de ces tests fatals de sièges pour enfants. Sur les images, on peut voir que les cochons sont placés et atta­chés dans un siège avant d’être proje­tés avec violence contre un mur. Les cher­cheurs se sont justi­fiés en affir­mant que le comité éthique avait approuvé cette déci­sion. Ils expliquent que ces cobayes ont été choi­sis pour leur morpho­lo­gie ressem­blant à celle d’un enfant de six ans. Ils leur ont égale­ment admi­nis­tré un anes­thé­sique afin de réduire leur stress.

L’as­so­cia­tion PETA, par l’in­ter­mé­diaire de sa porte-parole Anne Meinert, a ferme­ment dénoncé ces pratiques :

« Lais­ser des animaux intel­li­gents et sensibles comme les porcs s’écra­ser sur les murs lors de tests à grande vitesse en Chine est tout simple­ment cruel. Cela entraîne des frac­tures, des ecchy­moses internes, des lacé­ra­tions et d’hor­ribles morts. »

L’ONG a égale­ment commenté avec bon sens que la morpho­lo­gie des animaux n’avaient rien à voir avec celle d’un jeune enfant, comme prétendu par les cher­cheurs.

Source : The Inde­pendent

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Trésor du Mont-Blanc: le mystère n’est pas encore résolu


Un trésor trouvé en Europe sur le Mont Blanc sans savoir a qui il appartient. Il serait probablement atterri lors d’un des crashs d’Air India. L’un il y a 50 ans et l’autre il y a 16 ans. Bref, un alpiniste a trouvé ce trésor, et a préférer l’amener à la police, en 2013, sauf qu’il n’a pas eu d’écho de l’enquête. S’ils ne trouvaient pas le propriétaire en 2 ans, une moitié de ce trésor devait lui revenir
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Trésor du Mont-Blanc: le mystère n’est pas encore résolu

 

Christophe Da Silva

  Source: Le Dauphiné

 Un jeune alpiniste, qui avait découvert en 2013 une centaine de pierres précieuses dans le massif du Mont-Blanc, attend toujours de savoir si les gendarmes ont mis la main sur un éventuel propriétaire. La loi prévoit que le pactole, estimé entre 130.000 et 246.000 euros. pourrait bien lui revenir.

Petit rappel des faits. En septembre 2013, un jeune alpiniste avait découvert un trésor de pierres précieuses sur un glacier du Mont-Blanc, provenant probablement du crash d’un avion indien vieux d’un demi-siècle.

Le jeune Savoyard, qui a souhaité garder l’anonymat, a fait cette découverte cet été alors qu’il évoluait sur le glacier des Bossons, une énorme langue de glace qui s’écoule depuis le sommet du toit de l’Europe occidentale.

Émeraudes, saphirs et rubis

« Il aurait pu garder ça pour lui mais a préféré les amener à la gendarmerie de Bourg-Saint-Maurice (Savoie), près de son lieu de résidence, le 9 septembre, a expliqué à l’AFP le chef d’escadron Sylvain Merly, commandant de la compagnie de gendarmerie d’Albertville.

Les pierres précieuses, des émeraudes, saphirs et rubis, ont été placées sous scellés, puis leur valeur a été évaluée par un joaillier local: entre 130.000 et 246.000 euros.

Deux accidents d’avion

Ce trésor provient très vraisemblablement d’un avion indien qui s’était écrasé dans le massif il y a plus de cinquante ans, deux crashs ayant eu lieu à 16 ans d’intervalle.

Le Malabar Princess, un avion d’Air India, s’était écrasé le 3 novembre 1950 à 4.700 mètres d’altitude, faisant 48 morts. La rumeur avait alors couru qu’il contenait des lingots d’or, sans qu’on n’en retrouve cependant la moindre trace.

Qui a hérité du précieux magot?

Le 24 janvier 1966, c’était au tour du « Kangchenjunga », un Boeing 707 lui aussi de la compagnie Air India, qui effectuait la liaison Bombay-New York. Il s’était écrasé sur le même glacier avec 117 passagers à bord à environ 4.750 mètres d’altitude. Aucun passager n’avait survécu à l’accident.

Mais, cinq ans après la découverte de ce trésor, une question subsiste: qui a hérité du précieux magot? (continuez à lire sous la vidéo)

Aujourd’hui, le jeune Savoyard s’est fait entendre dans les colonnes du Dauphiné.

« Je ne pensais pas trouver un trésor », rembobine-t-il.

Il ajoute: Les gendarmes m’ont dit qu’ils me donneraient des nouvelles au fil de l’enquête… Je n’en ai jamais eu ».

50-50?

L’alpiniste s’inquiète également du fait qu’il n’a pas reçu une copie de sa déposition, ni d’inventaire précis des 49 sachets mis sous scellés. Ils dorment aujourd’hui dans le coffre d’une banque.

En 2013, le procureur avait indiqué que la moitié du butin reviendrait au jeune alpiniste si aucun propriétaire n’était retrouvé dans un délai de deux ans. L’autre moitié appartiendrait dès lors au propriétaire du glacier des Bossons, c’est-à-dire à la commune de Chamonix.

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Le Saviez-Vous ► Congo: le crash de Filair provoqué par… un crocodile


Il y a toutes sortes de cause d’un crash avion, mais un crocodile, c’est inusité. Il faut dire que l’animal n’aurait pas dût se retrouver à bord de l’avion. Le crocodile et une personne on pu en sortir vivant, sauf que l’animal à été massacrer par les pillards
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Congo: le crash de Filair provoqué par… un crocodile

 

 

par François Duclos

Le crash d’un avion de la compagnie aérienne Filar en République Démocratique du Congo, qui avait causé la mort de 20 personnes en août dernier, 2010 avait causé la mort de 20 personnes  aurait été causé par un crocodile.

L’information incroyable est rapportée par le magazine Jeune Afrique: selon le rapport d’enquête, l’apparition surprise d’un crocodile vivant dans l’habitacle aurait provoqué la panique, tout le monde se précipitant vers l’avant de l’appareil qui est parti en vrille, s’écrasant près de l’aéroport de Bandundu et causant la mort de 20 des 21 personnes à bord.

Citant le rapport d’enquête officiel mais aussi le témoignage de l’unique survivante du crash, Jeune Afrique raconte comment un passager avait dissimulé dans son sac de sport un crocodile vivant qu’il espérait sans doute revendre. Mais alors que l’avion commençait sa descente vers Bandundu, l’animal se serait échappé de son sac, provoquant la panique de l’hôtesse de l’air qui s’est précipité vers l’avant de l’appareil, imitée par l’ensemble des passagers. Le déséquilibre brutal aurait causé un départ en vrille de l’appareil, vrille que le pilote (et propriétaire belge de la compagnie) Daniel Philemotte n’a pu maitriser. Le bimoteur Let L-410 Turbolet s’est écrasé sur une maison vide non loin de l’aéroport.

Une version qui contredit donc la première thèse évoquée après l’accident, celle de la panne sèche. Ironie de l’histoire, le crocodile serait sorti vivant du crash – pour être aussitôt tué et découpé à la machette par les pillards arrivés sur le site…

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Et si Saint-Exupéry n’était pas mort dans le crash de son avion?


Antoine Saint-Exupéry serait-il vraiment mort lors du crash de son avion après avoir été attaqué par les Allemands ? Un de ses neveux et un ami proche de la famille en doute. Ils auraient le témoignage d’une fille d’un soldat qui aurait sauvé Saint-Exupéry. Enfin sauvé, c’est beaucoup dire, car selon cette femme, il aurait subi un interrogatoire musclé qui a fini par le tuer. Serons-nous un jour la vérité sur sa mort ?
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Et si Saint-Exupéry n’était pas mort dans le crash de son avion?

 

Antoine de Saint-Exupéry pose devant son avion, photo non datée. © afp.

Maxime Czupryk
  Source: La Provence, L’Express

Un ouvrage coécrit notamment par deux proches de l’écrivain vient relancer le mystère autour de sa mort, le 31 août 1944.

Les circonstances entourant la mort de l’écrivain et journaliste français sont restées un mystère durant 64 ans. La question, longtemps restée sans réponse, en avait finalement trouvé une en 2008 lorsque Horst Rippert un ancien pilote de la Luftwaffe, l’armée de l’air allemande, avait reconnu avoir abattu le 31 août 1944 le P-38 Lightning de Saint-Exupéry, alors en mission de reconnaissance au large de Marseille.Une version contestée néanmoins par les auteurs du livre « Saint-Exupéry, révélations sur sa disparition », paru la semaine dernière. Le papa du « Petit Prince » ne serait donc pas décédé dans le crash de son avion. C’est en tout cas ce qu’affirment les auteurs François d’Agay, neveu de Saint-Exupéry, Bruno Faurite, un proche de la famille de l’aviateur, Lino von Gartzen et Luc Vanrell, tous deux plongeurs archéologues.

Saint-Exupéry victime d’un interrogatoire trop musclé?

Selon eux, Antoine de Saint-Exupéry aurait donc survécu au crash de son avion et serait en réalité décédé lors d’un interrogatoire mené par l’armée allemande qui aurait suivi. Les auteurs se basent sur le témoignage de la fille d’un soldat allemand, Karl Böhm, alors en mission sur un navire de sauvetage de la Luftwaffe. L’homme lui aurait raconté bien plus tard qu’il avait sauvé un jour un pilote ennemi en Méditerranée qui lui aurait déclaré être un célèbre écrivain français.

Saint-Exupéry, gravement blessé, aurait ensuite été emmené par les forces allemandes pour être interrogé. C’est lors de cet interrogatoire que l’écrivain aurait succombé à ses blessures. Ou aurait tout simplement été tué par l’ennemi

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Presque un an après la fin de la mission, l’ultime image de la sonde Rosetta


On croyait avoir tout eu de la sonde Rosetta avant son ultime saut sur la comète Tchouri. Les scientifiques ont trouvé dans les données de Rosetta une dernière image de la comète
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Presque un an après la fin de la mission, l’ultime image de la sonde Rosetta

 

Rosetta

La toute dernière image de la comète Tchouri prise par la sonde Rosetta juste avant son atterrissage, signant la fin de sa mission, le 30 septembre 2016

CRÉDIT : ESA

Par Erwan Lecomte et Sarah Sermondadaz

Surprise inattendue : quasiment un an après la fin de sa mission, les données envoyées par la sonde Rosetta ont permis de reconstituer une ultime image avant son crash à la surface de la comète Tchouri.

ROSETTA. C’est une surprise inattendue : quasiment un an jour pour jour après la fin de sa mission, le vendredi 30 septembre 2016 à 13h19, Rosetta livre une ultime image, issue des dernières données transmises par le télémètre à la Terre avant le crash de fin. Car la sonde avait déjà transmis l’an dernier une image saisie depuis à peine 51 mètres de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko – dite « Tchouri »… mais n’avait visiblement pas dit son dernier mot !

Le dernier testament de Rosetta

« Bien après l’image finale, nous avons retrouvé des données de télémétrie transmises par Rosetta sur nos ordinateurs, explique Holger Sierks, du Max Planck Institute, à travers un communiqué.

Et nous avons réalisé que ces données nous permettaient d’obtenir une nouvelle image ! » 

En fait, ces données correspondaient à un fragment de photo, qui n’a pas été reconnu comme une image par le système de traitement automatisé des données. C’est pourquoi les ingénieurs du Max Planck Institute ont dû la reconstituer manuellement.

Localisation de l’ultime prise de vue délivrée par Rosetta sur Tchouri

La mission de Rosetta a duré 12 années, qui l’ont emmenée à quelque 8 milliards de kilomètres de la planète Terre. Partie pour larguer le petit atterrisseur Philae sur la comète Tchouri, la sonde a elle-même fini son périple en s’écrasant sur l’astre… puis en coupant toute communication avec la Terre.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les sièges d’avion sont bleus


La plupart des compagnies aériennes ont des sièges bleus dans leur avion. Ce n’est pas vraiment une question de design, mais plus une affaire de psychologie pour que les voyageurs se sentent moins angoissés. Et si vous avez vraiment peur en avion, essayer d’avoir une place vers l’arrière pour avoir une chance de survie en cas de crash. Cela vous rassure ?
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Pourquoi les sièges d’avion sont bleus

 

KAZUHIRO NOGI / AFP

KAZUHIRO NOGI / AFP

Repéré par Boris Bastide

Repéré sur The Independent

Il y a une très bonne raison à cela.

Stéphane Pottier, directeur du design de l’agence MBD, expliquait alors:

«Prenons le végétal: personne n’a pensé que ces motifs pourraient être ringards d’ici dix ans. Le but du design, c’est que dans l’avenir, on le juge comme faisant partie d’une époque. Et puis, vous payez quelqu’un pour faire quelque chose d’intéressant: si le design est tout bleu, c’est forcément moins attrayant pour le client et pour le designer.»

Ce choix du tout bleu, pourtant, a été fait par de très nombreuses compagnies aériennes. Il suffit de taper «plane seats» dans Google pour mesurer l’uniformité des choix esthétiques. Certains tirent parfois un peu plus vers le violet ou le gris, mais globalement la même teinte habille tous les appareils. Et un article de The Independent nous en donne aujourd’hui l’explication.

D’après les études en psychologie, le bleu a un effet apaisant pour l’esprit.

«C’est une couleur qui suggère la paix, analyse le site Color Psychology. C’est celle de la mer calme et du ciel dégagé, deux éléments que l’on associe au calme, à la clarté, à la sérénité. Le bleu permet aussi de ralentir les battements du cœur et la respiration. Il aide à la relaxation et à la méditation.»

Privilégiez l’arrière de l’avion

Shelly Zundell, un des managers de l’entreprise de Design Teague qui collabore avec Boeing, a expliqué à un des sites de la marque:

«L’idée, c’est que les gens se sentent un peu comme à la maison avec des couleurs relaxantes et des motfis reposants.» 

D’où également les formes légèrement arrondies des sièges qui doivent rassurer encore davantage les passagers.

Si tout cela ne suffit toujours pas à calmer vos éventuelles angoisses en vol, sachez que la place la plus sûre se situe à l’arrière de l’avion. D’après les données de Popular Mechanics, c’est, en effet, là que les chances de survie sont les plus grandes en cas de crash de l’appareil. À croire que les passagers qui plébiscitent la business class, et donc l’avant de l’avion, préfèrent pouvoir rentrer en dernier et sortir en premier de l’avion, moins souffrir des turbulences et du bruit du moteur que d’assurer leur sécurité en cas de péril extrême. 

http://www.slate.fr/

Pourquoi n’a-t-on jamais retrouvé les débris du vol MH370?


 

L’Australie, la Chine et la Malaisie cessent les recherches de l’avion MH370 de Malaysia Airlines disparu il y a 3 ans. Quelques débris ont certes été retrouvés, mais pas l’épave du Boeing 777 qui a fait les manchettes pendant plusieurs mois. Pourquoi ? Il semble avoir anguille sur roche sous ce mystère et les familles ne saurons jamais ce qui est arrivé aux disparus
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Pourquoi n’a-t-on jamais retrouvé les débris du vol MH370?

140411-N-VD564-025.jpg | COMSEVENTHFLT via Flickr CC License by

140411-N-VD564-025.jpg | COMSEVENTHFLT via Flickr CC License by

Repéré par Xavier Ridel

Les gouvernements australien, malaisien et chinois ont déclaré cette semaine qu’ils abandonnaient les recherches.

Qualifiés de «plus grand mystère de l’histoire de l’aviation civile», la disparition du vol MH370 le 8 mars 2014 n’a toujours pas été expliquée. L’avion transportait 239 personnes à son bord dont 152 Chinois et 50 habitants de Malais. Si des débris ont été retrouvés et aperçus ça et là –notamment à Madagascar et au large de La Réunion, les autorités australiennes, chinoises et malaisiennes ont décidé il y a peu de mettre un terme aux recherches. Trois ans après, le communiqué émanant des trois gouvernements précise ainsi ce mardi 17 janvier:

«le dernier navire a quitté la zone de recherches aujourd’hui». Darren Chester, le ministre des Transports australien, déclarait mercredi lors d’une conférence de presse, soulignant le manque d’informations:

«Cette mission a mobilisé la pointe de la technologie et de la science, et testé les limites de la volonté humaine.»

Une carcasse pratiquement impossible à localiser

Malgré tout, ces trois ans de recherches intenses n’ont toujours pas apporté de réponses précises, résume aujourd’hui le Guardian dans un long article sur l’enquête. Le lieu où s’est écrasé l’avion n’a d’abord toujours pas été déterminé. Il dépend du moment où le Boeing-777 a dévié de sa trajectoire d’origine, qui le menait au départ de Kuala Lumpur à Pékin. Ses radars se sont éteints avant qu’il se dirige subitement vers le Sud; sans que personne ne sache pourquoi. Tout dépend du trajet de l’avion entre 2h22 et 2h40 du matin, heure locale. Alors que les recherches étaient initialement prévues dans un périmètre de 60.000 m2, les autorités des trois pays concernés avaient annoncé, en avril 2015, que le périmètre de cette zone allait être doublé. Jusqu’à ce que Greg Hood, membre de l’Australian Transport Safety Bureau (ATSB), ne déclare lors de la conférence de presse mercredi:

«Cela a été la plus large et la plus difficile opération de recherche sous-marine de l’histoire, nous avons désormais de fortes raisons de penser que l’avion n’est pas dans le périmètre que nous avons couvert.»

Zone(s) de recherche et de trouvaille des débris. Source : Wikipédia

La zone de recherches avait au départ été dessinée par l’ATSB, qui se fondait sur une «théorie du vol plané» («glide theory» en anglais). Celle-ci stipule notamment qu’en cas de crash et avec un pilote aux commandes, l’avion plane sur une distance d’environ 160 kilomètres, avant de se poser en amerrissage forcé. Chose qui a été dès le début réfutée par les données du satellite d’Inmarsat, qui montre que le Boeing-777 chutait de façon très abrupte au moment de sa disparition; à plus de 76 mètres par seconde. L’affirmation a été acceptée par l’ATSB l’année dernière, ce qui explique l’élargissement de la zone de recherche.

De son coté, Richard Godfrey, un ingénieur aéronautique, affirme au Guardian qu’il aurait «donné un million de dollars» pour chercher au nord de la zone initiale. Une demande relayée par l’association dont il fait partie, l’Independent Group (IG), qui réunit une vingtaine de pilotes et de scientifiques du monde entier.

Le rôle de la Malaisie

Le manque de transparence et de motivation de la Malaisie est aussi avancé pour expliquer l’absence d’avancée dans les recherches. En effet, la police du pays a gardé secret un rapport d’un millier de pages sur le cas de l’avion, avant que ce dernier ne fuite et soit transmis à l’IG. De son coté, le gouvernement, soulignant le fait que le MH370 était enregistré sur son territoire, a également souhaité avoir la main mise sur les recherches et l’analyse des débris, au détriment de l’Australie.

En 2014, tandis que le chef des forces aériennes du pays avait présenté un graphique montrant que le Boeing avait dévié de sa course, le gouvernement n’y a fait aucune référence, ni ne l’a partagé avec l’ATSB. Don Thompson, membre de l’IG qualifie le comportement de la Malaisie comme étant «incroyablement dur»; avant d’ajouter:

«Il est impossible de comprendre pourquoi la Malaisie refuse d’être plus transparent à ce sujet.»

Dans une enquête effectuée par l’un de ses journalistes, Jeff Wise, le New York Times dévoilait d’autre part en juillet 2016 que le capitaine de bord Zaharie Ahmad avait repéré une route allant vers le sud de l’océan indien depuis son simulateur de vol. Godfrey affirme à ce propos:

«Ce n’est, de mon point de vue, pas le genre de simulation que les gens font tous les jours.»

Et affirme que cette découverte apporte d’«énormes preuves» permettant d’accréditer la thèse selon laquelle l’avion se trouve bien au nord de la zone de recherche. D’après lui –un point de vue qui n’est cependant pas partagé par tous les membres de l’IG– le pilote s’est suicidé; ce qui aurait de larges conséquences pour les indemnités de la Malaysian Airlines pour lesquelles se battent les familles des victimes –les affaires présentées devant la justice à Kuala Lumpur et et en Australie sont pour l’instant dans une impasse car la compagnie refuse de transmettre les informations de vol, les dossiers médicaux de l’équipage et d’autres documents.

Qui croire?

Jeff Wise brandit également depuis deux mois sa conviction que le MH370 est au Kazakhstan, après avoir été détourné sur ordre de Poutine. Après s’être fait radier de l’IG, il accuse également Gibson, l’explorateur qui a découvert de nouveaux débris de l’avion, d’avoir tout inventé; pour flatter les Russes:

«Il y a tant de désinformation, jaillissant d’un peu partout… C’est une tâche presque impossible pour quiconque ne se trouve pas dans le trou noir. Je n’attends pas de vous que vous me croyiez, je n’ai moi-même confiance en personne. Mais je continuerai à dire que l’avion ne se trouve pas là.»

Dan Thompson, de l’Indepent Group, considère lui que l’un des plus grands freins aux avancées est le manque d’intérêt, car l’affaire commence à dater.

«Mais il y a 1000 à 15000 personnes qui se réveillent chaque matin face à cette réalité: “Mon mari, mon père, ma sœur, mon frère n’est toujours pas rentré à la maison, et je ne sais pas où ils sont”.»

http://www.slate.fr/