Le Saviez-Vous ► 13 mythes sur la santé qui sont finalement vrais


Vos parents vous ont sans doute déjà dit que manger une pomme par jour éloignait les médecins, ou de ne pas s’asseoir trop près de la télé pour protéger nos yeux ou autres. Parmi toutes les croyances populaires certaines semblent vraies.
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13 mythes sur la santé qui sont finalement vrais

Dawn Yanek

On a longtemps cru que ces croyances populaires n’étaient que des mythes sur la santé, mais la science a donné la preuve du contraire. Voici comment distinguer le vrai du faux sur ces affirmations concernant la santé.

Confirmé : une pomme chaque jour éloigne le docteur pour toujours

Manger une pomme chaque jour ne vous empêchera probablement pas d’attraper le virus qui sévit à votre bureau, mais elle pourrait apporter des bienfaits pour votre santé.

Des chercheurs de l’Université Oxford ont estimé que le nombre d’infarctus et d’AVC mortels au Royaume-Uni pourrait diminuer de 8500 cas par an, si tous les adultes de plus de 50 ans mangeaient une pomme tous les jours.

Les scientifiques de l’Université Cornell ont établi un lien entre les flavonoïdes antioxydants de la pomme et la prévention du cancer du sein.


Confirmé : le manque de sommeil se rattrape

On a prouvé les effets négatifs d’un manque de sommeil récurrent. Ils vont d’une chute croissante de productivité et de concentration au risque accru de cardiopathies, de diabète, ou même de décès précoce.

Les scientifiques ont longtemps cru qu’on ne pouvait rattraper le manque de sommeil. Dans une étude, des chercheurs suédois ont démontré que le groupe de sujets qui ne dormaient que 5 h ou moins par nuit courait 65% plus le risque de mourir avant le groupe de sujets qui dormaient de 6 à 7 h. Cependant, ce déficit se rattrapait par un sommeil prolongé durant la fin de semaine, et remettait à égalité l’espérance de vie des deux groupes.

Mythes sur la santé : manger tard favorise l’embonpointVladislav Noseek/Shutterstock

Confirmé : manger tard favorise l’embonpoint

Des recherches suggèrent que les gens qui mangent tard le soir seraient plus enclins à l’embonpoint et à un indice de masse corporelle élevé. Ceci n’aurait aucun lien avec la valeur calorique qui s’accroîtrait après 22 heures, mais plutôt au choix des aliments, selon plusieurs études citées dans le U.S. News & World Report.

Manger tard porterait à grignoter et à consommer plus de calories. D’autres parlent d’un dérangement du rythme circadien et de la capacité de l’organisme à réguler les taux de sucre sanguins. Manger durant la journée équilibrerait également les hormones de la faim (ghréline et leptine), qui mènent à un sentiment de satiété durant la soirée, et donc à une envie moindre de grignoter.

Confirmé : sortir sans manteau vous fera attraper le rhume

Si vous attrapez un rhume, c’est que vous avez été exposé à un microbe; mais si vous avez froid et que vous frissonnez, vous êtes encore plus exposé. Une étude publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences suggère que les cellules immunitaires nasales et celles des lobes pulmonaires supérieurs sont mois efficaces quand il fait froid.

De plus, le froid peut stimuler les virus, selon l’Institut national américain de la santé (NIH). Ceci résulte de la solidification de la membrane extérieure du virus : il devient plus résistant et plus volatile. Lorsque le virus arrive dans les voies respiratoires, cette membrane se liquéfie et relâche le virus dans l’organisme.


Confirmé : s’asseoir trop près de la télé endommage la vue

Ce n’est vrai qu’en partie. Selon les recherches, regarder de près la télé ne serait pas aussi mauvais pour les yeux qu’on l’a dit. Mais cela peut causer de la pression et de la fatigue oculaire. Par contre, passer du temps à lire sur votre téléphone cellulaire peut perturber votre vision.

Selon les chercheurs de l’université de Toledo, en Ohio, la lumière bleue du téléphone et de l’ordinateur peut endommager la rétine; elle peut aussi provoquer la cécité chez les gens qui souffrent de dégénérescence maculaire. D’autres scientifiques s’inquiètent en particulier pour les enfants : chez ceux-ci, le fait de passer plus de sept heures par semaine devant un ordinateur ou un jeu vidéo multiplie par trois le risque de myopie.

Les enfants qui tiennent leurs cellulaires à 20 à 30 cm (8 à 12 po) de leurs yeux risquent aussi de subir un strabisme convergent temporaire, c’est-à-dire loucher.

Mythes sur la santé : les mets épicés font perdre du poidsYurii_Yarema/Shutterstock

Confirmé : les mets épicés font perdre du poids

Il ne s’agit pas simplement de manger de temps en temps des piments jalapeños. Mais une étude suggère que la capsaïcine des piments forts peut accélérer la perte de poids par thermogénèse, soit la production d’une chaleur corporelle qui favorise l’élimination du gras corporel.

Selon d’autres recherches, les épices comme le poivre de Cayenne coupent l’appétit et l’envie d’aliments gras, sucrés ou salés, et empêchent ainsi la surconsommation.

Confirmé : les allergies disparaissent aux premiers froids

C’est vrai pour l’allergie automnale à l’herbe à poux, une plante qui meurt durant l’hiver. Mais cela ne s’applique pas aux allergies hivernales, comme celles au sapin de Noël, aux moisissures ou aux acariens.

Le froid peut même causer une éruption cutanée et de l’œdème chez ceux qui souffrent du rare syndrome de l’urticaire au froid.

Mythes sur la santé : le jus de cornichon soulage les crampesFascinadora/Shutterstock

Confirmé : le jus de cornichon soulage les crampes

Absolument vrai. Une étude publiée dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercise démontre que le jus de cornichon calme les crampes musculaires en une minute et demie, soit 45 fois plus vite que si les gens ne prennent rien.

Sans être certains de la cause de cet effet, les scientifiques croient que le jus de cornichon provoque un réflexe à l’arrière de la gorge, qui inhibe l’activité neuromusculaire dans tout le corps et réduit conséquemment les crampes. La moutarde aurait des effets comparables, selon d’autres recherches.

Le jus de cornichon serait aussi efficace pour soulager la gueule de bois.

Confirmé : l’activité physique rend plus intelligent

En plus du bien-être qu’elle procure, l’activité physique est également bénéfique pour le cerveau. Elle déclenche la production métabolique d’une molécule nommée irisine, qui stimule les gènes de l’apprentissage et de la mémoire, selon les chercheurs du Dana-Farber Cancer Institute et de l’École de médecine de Harvard. L’augmentation qui s’ensuit du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF) stimule la production de nouveaux neurones.

Ce facteur de croissance peut également réduire les taux de cortisol (hormone du stress), et activer l’esprit critique par action sur l’humeur. D’autres études attribuent cette stimulation neuronale à une plus grande oxygénation cérébrale et à l’effet que la compétition sportive a sur le mental.


Confirmé : les brûlures d’estomac font pousser les cheveux du fœtus

Il arrive parfois qu’un mythe urbain soit fondé. Une étude de l’Université John Hopkins a révélé que les femmes enceintes présentant des brûlures moyennes ou sévères de l’estomac donnaient naissance à des bébés chevelus.

Au contraire, les bébés de celles qui n’en ont pas souffert étaient plutôt glabres. Le lien de cause à effet n’est pas évident. Les chercheurs pensent qu’un niveau particulièrement élevé d’œstrogènes et d’hormones de grossesse peut stimuler cette croissance des cheveux chez le fœtus, en plus de relâcher le sphincter œsophagien supérieur, créant ainsi un reflux d’acidité gastrique.


Mythes sur la santé : le fromage au coucher déclenche des rêves étrangesMaraZe/Shutterstock

Confirmé : le fromage au coucher déclenche des rêves étranges

C’est ce que révèle une étude du British Cheese Board, qui relie également le type de fromage au style de rêve conséquent. Ainsi, 85% des participants qui avaient mangé du Stilton auraient eu des rêves bizarres, alors que 60% de ceux qui avaient consommé du Red Leicester avaient rêvé de leur enfance.

Ceci est peut-être causé par la présence de tryptophane dans le lait, un acide aminé qui favorise le sommeil et réduit le stress. Aucun cauchemar n’a été rapporté, mais le site Men’s Health suggère que ces rêves étranges reliés au fromage pouvaient résulter d’un problème de digestion interrompant le sommeil (hypothèse de détresse alimentaire). L’intolérance au lactose pourrait également provoquer des rêves étranges.


Confirmé : il faut entraîner son cerveau

Un grand nombre d’études démontrent que la mise à l’épreuve constante du cerveau peut atténuer le risque de déficit cognitif, de démence, et même de maladie d’Alzheimer.

Une recherche portant sur des participants de 55 à 75 ans a démontré que le simple fait de jouer à un jeu vidéo pouvait améliorer le fonctionnement cérébral et augmenter la matière grise dans l’hippocampe. Des gens plus âgés qui s’adonnaient couramment à des activités exigeantes, comme la lecture ou les mots croisés, ont obtenu des résultats supérieurs aux tests d’acuité mentale.

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Le Saviez-Vous ► Infection à E. coli: qu’est-ce que c’est et quels sont les symptômes?


Il y a souvent des rappels d’aliments qui pourraient être contaminés par la bactérie E. coli, il y a d’autres sources de contaminations qu’il faut tenir compte. Même si généralement, cette infection intestinale peut être sans grandes conséquences, il arrive aussi que la bactérie E. coli entraine des complications beaucoup plus graves
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Infection à E. coli: qu’est-ce que c’est et quels sont les symptômes?

 

© getty.

Source: CDC, Independent

L’Escherichia coli, souvent abrégée E. coli, est une bactérie intestinale très courante dont la plupart des souches ne posent pas un très grand risque pour la santé. Cependant, une épidémie d’E. coli a récemment entraîné la mort de cinq personnes et la contamination d’environ 200 personnes aux États-Unis.

E. coli, kezako?

Cette bactérie est normalement présente dans notre organisme et compose 80% de la flore intestinale de la plupart des mammifères, dont l’être humain. Son rôle est de nous protéger d’autres bactéries et d’assurer le bon fonctionnement de notre système intestinal. Pourtant, elle peut parfois provoquer des maux de ventre voire même des intoxications alimentaires. 

Quels sont les symptômes?

Les symptômes, qui peuvent mettre entre trois à quatre jours à faire leur apparition, comprennent la diarrhée (pouvant éventuellement contenir du sang), des crampes d’estomac, des nausées ou des vomissements. E. coli peut également causer diverses maladies, comme la cystite ou encore la pneumonie.

Dans le cas d’une personne infectée qui ne présente aucune complication, ces symptômes peuvent durer environ une semaine.

Quel est son mode de transmission?

La bactérie se développe notamment dans le tube digestif des animaux à sang chaud, comme les bovins par exemple. La contamination se fait ensuite chez l’homme par voie orale, lors de l’ingestion d’aliments contaminés. Certains aliments et boissons, comme le boeuf haché, le lait non pasteurisé ou encore les produits frais tels que les épinards et la laitue, sont plus susceptibles d’être contaminés par la bactérie et d’entraîner une infection.

Parfois, la bactérie peut également se trouver dans l’eau, et ce qu’elle provienne de sources naturelles comme les rivières et les lacs ou de réserves d’eau publiques. Cette contamination se produit à cause de la propagation de la bactérie via les excréments humains et animaux. Quoi qu’il en soit, les réserves d’eau en milieu rural, comme les puits privés par exemple, sont plus susceptibles d’être infectées que les autres, d’après la clinique Mayo.

Comment se protéger?

La bactérie E. coli peut survivre à l’extérieur du corps humain. Il est donc important d’adopter une hygiène irréprochable pour s’en protéger. Lavez-vous bien les mains après être passé aux toilettes, avant et après avoir cuisiné, après avoir été en contact avec des animaux et lors du changement de la couche d’un bébé.

Manger de la viande qui n’a pas été cuite correctement peut également augmenter le risque d’être infecté par la bactérie E. coli. Le CDC (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies) conseille de cuire les steaks de boeuf à une température d’au moins 62,6 degrés, et de cuire le bœuf et le porc hachés à une température d’au moins 70 degrés afin d’éradiquer les germes. L’organisation ajoute qu’il faut également éviter d’avaler de l’eau en nageant dans des points d’eau publics comme les piscines ou les lacs.

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Crampes aux jambes : 5 causes possibles et leurs solutions


Des crampes, c’est douloureux, pour éviter d’en avoir, il serait bon de chercher la cause. La déshydratation ? Les médicaments ? Sédentarité, exercices excessifs ?
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Crampes aux jambes : 5 causes possibles et leurs solutions

Crampes aux jambes : 5 causes possibles et leurs solutions

Crampes aux jambes : 5 causes possibles et leurs solutions

Se réveiller chaque nuit ou interrompre son jogging quotidien à cause d’une crampe est plus que désagréable. Essayez d’en comprendre la cause exacte pour trouver la solution.

Elles peuvent frapper à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit, que vous soyez allongés, ou en train de courir : il s’agit des crampes aux jambes. Caractérisées par une douleur intense et localisée des muscles, comme une contraction, elles peuvent durer quelques secondes ou de longues minutes. La solution : étirer doucement le muscle douloureux. Mais pour trouver une solution à long terme, il faut en comprendre l’origine exacte.

Déshydratation

La cause « classique » des crampes est un manque d’hydratation. Le mécanisme exact n’est pas encore bien compris par les scientifiques, indique le site Health, mais il se peut que le manque de liquides entraîne une sensibilisation des terminaisons nerveuses, provoquant ainsi des contractions autour du nerf. La chaleur ou l’exercice peuvent aggraver la situation puisque la transpiration augmente la déshydratation de l’organisme.

Carence de minéraux

Mais la transpiration n’est pas composée uniquement d’eau, elle contient aussi des électrolytes, des minéraux essentiels à notre fonctionnement. En cas de carence de sodium, de calcium, de magnésium ou de potassium, ce déséquilibre peut provoquer des crampes. Les boissons adaptées aux sportifs permettent de réduire ce risque, ainsi qu’une alimentation équilibrée. Vous pouvez consommer des bananes, des patates douces, des épinards, des yaourts et des noix, riches en minéraux, avant et après les entraînements.

Exercice excessif

Si vous n’avez pas pratiqué d’activité sportive depuis longtemps et que vous commencez trop fort, vous risquez de déclencher des crampes aux jambes. En cause, les nerfs qui partent du cerveau jusqu’à la moelle épinière, puis vers les muscles, sont trop stimulés. Le repos et l’étirement sont particulièrement importants dans ce genre de situation. Le fait de souffrir de fatigue avant même de commencer augmente les risques.

Position assise ou debout

Les muscles aiment se contracter et se reposer, ils sont faits pour bouger. Alors, si vous passez la journée à piétiner dans une file d’attente, vous risquez de fatiguer les muscles des jambes et ressentir une crampe. Dans ce cas, essayez de vous asseoir pour éviter la fatigue. Rester assis trop longtemps a le même résultat : mal positionné, le muscle n’arrive pas à se détendre et il finit par se contracter en une crampe. En veillant à marcher quelques minutes pour chaque heure que vous passez assis, vous devriez y échapper.

Médicaments

Si aucune raison qui explique vos crampes ne vous vient à l’esprit, jetez un coup d’œil à votre trousse à médicaments. Les diurétiques provoquent une diminution des sels minéraux dans l’organisme, ce qui peut provoquer des crampes. D’autres médicaments comme les statines sont également associés à ce problème. En cas de crampes répétées, parlez-en à votre médecin pour qu’il trouve un traitement alternatif, ainsi que pour éliminer d’autres éventuelles causes sous-jacentes liées à des maladies

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Soyez attentif à vos carences alimentaires!


Les carences alimentaires peuvent être à plusieurs niveaux et il est important d’en reconnaitre les signes que nous pouvons remédier en adaptant notre alimentation.
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Soyez attentif à vos carences alimentaires!

Soyez attentif à vos carences alimentaires!

Un déficit de nutriments se détecte par différents symptômes.Photo Fotolia

Vous vous sentez fatigué ou en petite forme? Vous avez des courbatures? Ce n’est peut-être pas une vilaine grippe.

En effet, votre corps sait très bien vous faire ressentir ses moindres besoins, et un déficit de nutriments est très facilement décelable si vous savez lui prêter une bonne oreille. Voilà quelques symptômes qui vous permettront de comprendre ce que votre corps essaie de vous dire.

LE FER

Le fer est essentiel à la formation des globules rouges, et si un médecin vous a diagnostiqué une anémie, vous saurez qu’il faudra faire remonter son taux. Mais encore faut-il avoir été diagnostiqué! Voilà quelques signes qui vont mettront sur la voie: fatigue, peau livide, cheveux plats… Si vous vous reconnaissez, vous souffrez peut-être d’une carence en fer. Les lèvres gercées et la langue gonflée, l’anxiété, des fourmis dans les jambes ou les ongles mous sont d’autres signes moins communs, mais auxquels il faudra aussi prêter attention. Pour renforcer tout ça, il faudra manger du bœuf, des épinards ou des céréales riches en fer.

LE MAGNÉSIUM

Si vous venez à manquer de magnésium, vous manquerez probablement d’appétit ou vous sentirez nauséeux. Encore une fois, la fatigue et les crampes, ainsi qu’une arythmie cardiaque devraient être capables de vous alarmer. Dans ce cas, mangez des épinards, des amandes, du poisson, des pois et des avocats. Mais attention à ne pas en manger trop, puisqu’à l’inverse, trop de magnésium provoquera des diarrhées.

LE CALCIUM

Le calcium est essentiel à la santé des os et des dents, et les laitages demeurent la meilleure source de calcium qui soit. Facile quand on est enfant, mais les adultes ont tendance à se détourner des produits laitiers. Ce revirement provoque des carences notables, se traduisant par une fatigue musculaire, un manque d’appétit et de l’arythmie cardiaque. Dans ce cas, reprenez les yaourts, le lait, et n’hésitez pas à manger plus de fromage que d’habitude. Si les laitages vous déplaisent, les légumes verts et le jus d’orange représentent une bonne alternative.

LA VITAMINE B12

Votre corps aura plein de manières de vous notifier que vous manquez de vitamines B12. Commissures des lèvres irritées, picotements dans les mains et les pieds, problèmes d’équilibre, anémie, fatigue? Voilà quelques signes très simples à repérer. La viande et les produits laitiers contiennent de la vitamine B12, mais si vous êtes végétarien, vous pourrez aussi compter sur de nombreux fruits et légumes.

L’OMEGA-3

Les poissons gras sont pleins d’omega-3, qui est très bon pour le cerveau. Si vous en manquez, votre peau s’assèchera, vos cheveux aussi, vos ongles se ramolliront et craqueront, vous aurez plus soif que d’habitude, vous aurez du mal à dormir et à vous concentrer, vous sentirez déprimé et serez prompt au changement d’humeur. Dans ce cas, une seule solution: mangez du saumon ou des sardines, mais aussi des noix.

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Dix symptômes à prendre au sérieux


Il arrive des jours que nous sentons pas très bien, mais certains symptômes ne devraient pas être pris à la légère, et consulté rapidement
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Dix symptômes à prendre au sérieux

 

Crampes, douleurs, saignements… On sait rarement quels symptômes prendre au sérieux. Voici les signes auxquels il ne faut pas faire la sourde oreille – même si certains peuvent sembler bénins…

Perte de poids inexpliquée

Perdre l’appétit et du poids de manière inexpliquée doit vous alerter…

Quelques kilos de moins peuvent être le symptôme d’une maladie sérieuse ! Des problèmes de thyroïde, un diabète, une affection digestive grave ou neurologique (Parkinson, par exemple), des soucis hépatiques, cardiaques, rénaux ou respiratoires sont parfois en cause.

En clair, si vous ne faites pas de régime, n’avez rien changé à vos habitudes alimentaires et mincissez au point de devoir réajuster votre ceinture de quelques crans… n’hésitez pas, consultez !

Troubles de la vue, faiblesse, engourdissement…

Faiblesse soudaine d’un membre, baisse brutale de la vue ou vision double, trouble de la sensibilité, de l’équilibre, engourdissement, difficultés d’élocution, paralysie et confusion mentale : tous peuvent être les premiers symptômes neurologiques d’un accident vasculaire-cérébral (AVC).

Si plusieurs de ces signes surviennent en même temps, et même s’ils disparaissent rapidement, faites immédiatement le numéro d’urgence !

Seule une prise en charge rapide par une équipe de professionnels de santé peut permettre de limiter les dommages au niveau du cerveau… et de vous sauver la vie.

Douleur dans la poitrine

Des douleurs durables dans la poitrine s’apparentant à un poids sur les côtes et pouvant durer de quelques minutes à quelques heures, sont très souvent le signe avant-coureurs d’un infarctus du myocarde.

Ces douleurs peuvent se propager dans le bras gauche, la mâchoire, s’accompagner de difficultés à respirer, de nausées et de vomissements ou de fièvre. Comme en cas d’AVC, il faut composer le numéro d’urgence sur-le-champ

Migraine violente

Une migraine soudaine et insupportable, plus douloureuse que toutes celles que vous avez connues auparavant, doit vous amener à consulter. Mieux vaut se rendre aux urgences.

Les cas d’anévrismes sont rares, mais ils ne sont pas nuls ! Liés à la faiblesse d’une paroi vasculaire se dilatant, ils peuvent comprimer les nerfs environnants et provoquer des douleurs, voire des troubles visuels, mais surtout, en cas de rupture, ils entraînent une hémorragie cérébrale qui peut être fatale… D’où l’intérêt de voir un médecin dès leurs premiers signes.

Douleur dans une jambe

Une crampe persistante ou une douleur diffuse au niveau d’un mollet, accompagnée de lourdeur, d’œdème et d’une coloration rougeâtre, doivent systématiquement alerter.

Ces symptômes peuvent être le signe d’un début de phlébite. Autrement dit : un caillot se trouve peut-être en train de migrer vers le cœur et les poumons, ce qui peut entraîner une embolie pulmonaire…

 

Constipation soudaine

Une constipation soudaine ne correspondant pas au rythme intestinal habituel (attention : tout le monde ne va pas à la selle chaque jour), peut être le symptôme d’une occlusion intestinale – motif d’hospitalisation très fréquent en France.

Avec l’arrêt du transit, les matières s’accumulent, distendent l’intestin et provoquent des douleurs abdominales violentes et des vomissements.

C’est une urgence… d’autant qu’une péritonite, voire une tumeur du côlon, peuvent être en cause.

Saignements vaginaux

Après la ménopause, des saignements vaginaux doivent être pris très au sérieux. Ils peuvent être le signe éventuel d’un cancer. On a trop souvent tendance à croire que de petites coupures sont en cause ou que quelque chose ne va pas au niveau des urines… mais il faut absolument consulter !

Des saignements post-ménopausiques signalent généralement la présence d’une tumeur au niveau de l’utérus… Tumeur qui, aujourd’hui, se soigne plutôt bien si elle est prise en charge dès son apparition.

Selles de couleur inhabituelle

Des selles de couleur noire doivent donner lieu à une consultation. Elles peuvent indiquer la présence d’une hémorragie liée à un ulcère de l’estomac ou dans le tube digestif. Il faut voir au plus vite un médecin car il est indispensable de stopper les saignements et de vérifier qu’un cancer n’est pas en cause.

Attention : la couleur des selles change en fonction de l’alimentation. Elles peuvent être très foncées, mais ce qui doit inquiéter, c’est une couleur goudron !

Maux de tête et raideur de la nuque

Des maux de tête accompagnés d’une raideur de la nuque et de fièvre (plus de 38,5 °C) sont les symptômes d’une affection redoutable, fulgurante et parfois mortelle… la méningite.

Il est souvent difficile de bien évaluer ses signes. Sachez cependant que ne pas pouvoir poser son menton sur sa poitrine est un symptôme à prendre au sérieux ! Dans ce cas, un traitement antibiotique en urgence s’impose afin d’éradiquer la bactérie responsable, avant qu’elle ne se propage à l’ensemble des méninges et du cerveau.

Gonflement du visage

Le gonflement rapide des tissus du visage, du pourtour de la bouche, de la langue ou de la gorge durant quelques minutes, voire durant plusieurs heures, doit donner lieu à une consultation médicale immédiate.

Il peut s’agir d’un oedème de Quincke, occasionné par une allergie à certains médicaments par exemple, et pouvant conduire à l’étouffement.

Il faut réagir au plus vite !

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9 conseils pour faire face aux crampes musculaires


Des crampes sont généralement douloureuses ça vient tout d’un coup, souvent sans prévenir. Il est possible de les éviter, mais il se peut qu’une consultation médicale soit nécessaire
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9 conseils pour faire face aux crampes musculaires

Qui n’a jamais été brutalement interrompu en marchant ou même en pleine nuit par une douleur dans le mollet? Les crampes sont bénignes mais peuvent vite devenir handicapantes. Que faire pour les prévenir mais aussi que faire lorsqu’elles sont déjà là?

Les crampes: d’où ça vient?

C’est quoi: des contractions musculaires soudaines et douloureuses, qui se manifestent pendant un effort ou au repos, principalement au niveau des mollets et des cuisses.

Les causes:  elles font suite à un effort physique important, un manque d’échauffement, d’hydratation et d’oligo-éléments (calcium, magnésium, potassium…), un problème de posture (chaussures inadaptées, maintien d’une position anormale…), une surcharge de toxines dans le corps, une mauvaise circulation veineuse…

Le déclenchement: lorsque le muscle se contracte, des échanges de sels minéraux se produisent. Une perturbation de ces échanges mais aussi l’accumulation d’acide lactique et de toxines dans le muscle le rigidifient et la crampe survient.

Ce qu’il faut éviter

Le froid, notamment chez les nageurs en eau froide. Il diminue la circulation sanguine et prive le muscle d’oxygène, créant un effet d’anaérobie et l’accumulation d’acide lactique. Cela induit une fatigue et la survenue de crampes.

Les efforts trop intenses et prolongés et le surmenage physique ont un effet similaire.

La chaleur humide, surtout chez le sportif et le travailleur manuel de force qui ne pensent pas toujours à se réhydrater.

La prise excessive de café, thé, alcool, tabac, de boissons énergisantes qui retarde l’élimination des toxines. Toutes les boissons à base de caféine déshydratent.

La prise de médicaments comme les anti-cholestérol, anti-asthmatiques, diurétiques, laxatifs, traitements contre le cancer.

Bien s’hydrater

Pour prévenir les crampes, il est indispensable de bien boire, au moins 1,5l par jour.

Pourquoi: quand le muscle est mal hydraté, il se ‘dessèche’, n’a plus accès à une partie des sels minéraux dont il a besoin (potassium, magnésium, calcium…) et se contracte brutalement.

Quand on fait du sport: le corps élimine beaucoup d’eau et de sels minéraux par la sueur. Il est alors important de boire régulièrement avant, pendant et après l’effort au moins un litre supplémentaire. Buvez de préférence par petites gorgées toutes les 20 minutes.

Attention: en favorisant leur élimination, certains médicaments comme les diurétiques ou laxatifs provoquent un déséquilibre en sels minéraux... et c’est la crampe.

Les aliments anti-crampes

Buvez de l’eau riche en magnésium (Hépar…) qui participe à la relaxation des muscles. Vous le retrouvez aussi en bonne quantité dans les lentilles, légumes verts et secs, céréales complètes, chocolat noir.

Pensez aussi aux jus de fruits frais qui facilitent l’élimination des toxines dans l’organisme, surtout si vous faites du sport.

Mangez du miel riche en sels minéraux à raison de 3 c. à soupe/jour sous la forme qui vous convient (tartines…).

Pensez à tous les produits laitiers, aux fruits secs riches en calcium et potassium (abricots…) et consommez 1 banane/jour*.

A consommer avec modération: les viandes rouges, les abats et les charcuteries riches en azote, des toxines difficiles à éliminer par l’organisme.

A faire quand on fait du sport

Etirez-vous avant et après l’effort 10min avec des rotations du tronc, en levant lesjambes et en pliant les genoux.

Boire régulièrement avant, pendant et après l’effort par petites gorgées toutes les 20min.

N’allez pas au-delà de vos capacités physiques. Si vous sentez que votre corps ne suit plus, cessez l’entraînement.

Bien choisir son matériel et sa tenue de sport. Une selle trop basse sur un vélo, une raquette avec un manche trop petit entraînent un mauvais positionnement et des crampes.  Des baskets mal compensées, des chaussures de marche trop serrées… ont le même effet. Sans oublier qu’une tenue de sport doit être protectrice face au froid et à l’humidité. Couvrez-vous au moins pendant l’échauffement.

Homéopathie: ce qui marche

Pour prévenir: Si vous avez tendance à avoir des crampes régulièrement, le traitement de fond en homéopathie est: Cuprum metallicum 15CH et Magnesia phosphorica 7CH. 5 granules de chaque matin et soir pendant au moins 3 mois.

Au moment de la crampe: Prendre 5 granules de Cuprum metallicum 5CH toutes les 10 minutes la première heure puis 5 granules 3 fois/jour pendant 2 ou 3 jours.

Un conseil: en cas de crampes fréquentes, une consultation médicale s’impose.

Les gestes à tenir en cas de crampes

Arrêtez tout effort. Asseyez ou allongez vous.

Etirez le muscle contracté: allongez-vous, attrapez vos orteils et tirez votre jambe (avec le muscle contracté) vers vous. Poussez le pied vers le haut. Vous pouvez utiliser une serviette pour le faire.

Cet étirement doit être lent, progressif, doux et maintenu quelques minutes. A recommencer jusqu’à la disparition de la crampe.

Massez avec douceur le muscle. Vous pouvez compléter ce geste avec un baume comme Décontractil® ou Algipan® ou de l’huile d’arnica.

Buvez de l’eau minéralisée (Hépar par exemple riche en magnésium) et sucrée.

Appliquez des compresses chaudes sur le muscle contracté.

Pourquoi des crampes la nuit?

Au repos, les toxines accumulées dans le sang stagnent et peuvent déclencher une crampe au niveau du mollet ou du pied.

Elles seraient provoquées par une insuffisance veineuse, une grossesse, des rhumatismes, un manque de calcium, potassium et magnésium, un diabète…

En prévention: relevez le bas de votre lit en y glissant un coussin. Buvez suffisamment d’eau avant de vous coucher. Prenez 5 granules au coucher de Cuprum metallicum 5CH pendant 3 mois.

Remède de grand-mère: placez et laissez un savon de Marseille au fond du lit. Les scientifiques ne savent pas vraiment pourquoi, mais ça marche! Une hypothèse serait que le savon de Marseille est élaboré à base de potasse et qu’il y aurait un échange d’ions de potassium avec la peau.

Les personnes âgées très touchées

Les personnes âgées sont plus facilement sujettes aux crampes. Elles peuvent survenir de jour comme de nuit sans raison évidente.

Les possibles causes: un manque d’hydratation car elles ont tendance à ‘oublier’ de boire, ou une mauvaise alimentation (manque de sels minéraux, notamment potassium, calcium, magnésium).

Un problème médical. En cas de crampes répétées, il est préférable de s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une raison de santé, comme une hypokaliémie (perte de potassium en excès) fréquente avec l’âge, une importante insuffisance veineuse, une artérite des membres inférieurs, des problèmes rhumatismaux, un diabète

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Remerciements au Docteur Patrick BACQUAERT, Médecin Chef de l’IRBMS

Institut régional du bien-être, de la médecine et du sport

Publié par Florence Massin, journaliste santé et validé par Dr Patrick Bacquaert, médecin chef de l’Institut régional du bien-être, de la médecine et du sport

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Parkinson : les signes qui doivent alerter


La maladie de Parkinson évolue lentement, mais sûrement. Des symptômes apparaissent des années avant que soit diagnostiqué cette maladie. Cependant, ces mêmes symptômes peuvent ne pas être la maladie de Parkinson, d’ou l’importance d’en parler avec son médecin
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Parkinson : les signes qui doivent alerter

La maladie de Parkinson débute une dizaine d’années avant que les premiers troubles moteurs apparaissent et que le diagnostic soit posé. Pendant cette période, certains signes prémonitoires peuvent se manifester. Trouble du transit, du sommeil, douleurs… Voici ceux qui doivent vous alerter !

Une constipation sévère

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« Avant l’éclosion des troubles moteurs* caractéristiques de la maladie de Parkinson, il y a des troubles non-moteurs qui peuvent suggérer la maladie comme par exemple une constipation sévère », explique le Pr Pierre Cesaro, chef du service Neurologie à l’hôpital Henri Mondor (Créteil).

Une étude américaine menée sur 7000 personnes suivies pendant 24 ans a d’ailleurs démontré que les sujets allant à la selle moins d’une fois par jour avait un risque 2,7 fois plus élevé de développer la maladie, comparé à ceux y allant une fois par jour. Et 4 fois plus élevé par rapport à ceux y allant deux fois par jour. La constipation serait liée à un ralentissement des mouvements intestinaux, allant de pair avec les lenteurs de l’organisme caractéristiques de la maladie de Parkinson.

Ce qui doit vous alerter : Une constipation sévère ne doit pas être négligée. Elle peut être liée à une maladie de Parkinson ou à d’autres affections.

Que faire ? La constipation se définit par un nombre de défécations inférieur ou égal à trois par semaine. Si vous êtes concerné(e) et que cela est gênant, parlez-en à votre médecin traitant.

Un sommeil agité

Un sommeil agité peut être un signe précoce d’une maladie de Parkinson. D’après les recherches du Dr Ronald Postuma (Montréal), 50% des personnes atteintes d’un trouble du sommeil paradoxal* les amenant à extérioriser leurs rêves, risquent de développer la maladie de Parkinson. Les troubles du sommeil peuvent se manifester suite à l’atteinte du système nerveux central (cerveau).

Ce qui doit vous alerter :

« La personne a des rêves agités, bouge, crie », explique le Pr Cesaro, neurologue. Elle peut donner des coups de poing, des coups de pieds. « Des épisodes d’endormissement dans la journée peuvent aussi faire partie des signes annonciateurs », poursuit le Pr Rascol, neurologue. 

Que faire ? Les symptômes décrits ci-dessus peuvent alerter d’un déficit en dopamine donc d’une maladie de Parkinson à venir. Mais pas seulement. Il peut s’agir d’une autre affection. Dans tous les cas, parlez-en à un médecin.

*Période du sommeil associée au rêve. Ce trouble augmente après 60 ans.

Des douleurs aux articulations

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Des douleurs rhumatismales peuvent faire partis des premiers signes de la maladie de Parkinson. On ne fait pas toujours le lien puisqu’elles se manifestent souvent avec l’âge donc on y voit plus un vieillissement naturel qu’une maladie neuro-dégénérative. Pourtant !

Ce qui doit vous alerter : Selon l’association France Parkinson, ces douleurs apparaissent souvent le long de la colonne vertébrale et aux articulations.

Que faire ? En parler avec son médecin traitant est comme toujours l’indication première. Les rhumatismes ne cachent pas forcément une maladie parkinsonienne.

Une baisse de l’odorat

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« Une baisse de l’odorat peut révéler précocement une maladie de Parkinson », indique le Pr Pierre Cesaro, neurologue.

Cela pourrait être lié à un dérèglement au niveau du système nerveux central dans le cerveau. En 2008, des chercheurs japonais ont suivi 2267 hommes et se sont rendus compte que ceux ayant les plus bas score au test d’odorat avaient plus de risque de développer la maladie de Parkinson (1).

Ce qui doit vous alerter : Une diminution de la perception des odeurs peut faire suite à une maladie de Parkinson. Ce n’est pas le cas pour tous les Parkinsoniens et inversement toutes les personnes concernées par une perte de l’odorat ne vont pas développer cette maladie.

Que faire ? Si vous vous rendez compte que votre odorat défaille, parlez-en à votre médecin.

(1) Ross, G., Annals of Neurology, février 2008.

Une dépression

« Il y a 5 ans, j’ai fait une dépression, je ne savais pas pourquoi, je n’avais aucune raison d’en faire ».

 Aujourd’hui, cette personne a la maladie de Parkinson. Selon l’associationFrance Parkinson, un quart des Parkinsoniens souffrirait de dépression avant que le diagnostic de la maladie ne soit posée.

« C’est un symptôme non moteur qui fait parti d’une première phase précoce de la maladie », confirme le Pr Olivier Rascol, neurologue.

Pourquoi ? La dopamine, qui diminue en cas de Parkinson entre en jeu dans la régulation de l’humeur, du tonus psychique et du plaisir.

Ce qui doit vous alerter : Fatigue, anxiété, troubles du sommeil… Plusieurs symptômes peuvent évoquer une dépression.

Que faire ? Si vous pensez présenter des symptômes dépressifs, parlez-en à un médecin. Ce n’est pas forcément un signe précoce de Parkinson. Il peut s’agir d’autres affections. Dans tous les cas, il faut une prise en charge.

A noter : Même si aucun traitement ne peut, à ce jour, retarder l’évolution de la maladie de Parkinson, les spécialistes œuvrent dans ce sens. En étant suivi précocement, vous les aidez dans leurs recherches.

Des crampes et des raideurs

Un des trois symptômes moteurs caractéristiques de la maladie de Parkinson est une tension excessive des muscles (ou « hypertonie »).

Ce qui doit vous alerter :

« Il y a une augmentation du tonus musculaire. Quelques fois, cela peut se traduire par des crampes et des raideurs », explique le Pr Olivier Rascol, neurologue.

Le symptôme est aussi visible à la posture de la personne : crispée, voutée en avant et tête baissée.

Que faire ? En cas de doute, consultez votre médecin si vous présentez ce symptôme. Il ne s’agit pas forcément d’une maladie de Parkinson mais il faut en être sûr(e).

A noter :

« L’augmentation de la rigidité musculaire n’est pas le premier symptôme dont se plaignent les Parkinsoniens. Ce sont d’abord les tremblements et la lenteur des gestes », précise le Pr Rascol.

Des tremblements au repos

Le tremblement est un signe moteur caractéristique de la maladie de Parkinson (même si toutes les personnes atteintes n’en présentent pas). Pourquoi ? Parce qu’en cas de maladie de Parkinson, certains  neurones du cerveau, qui fabriquent la dopamine se « suicident ». Or, cette substance chimique entre dans la fonction des mouvements du corps. Quand on en a moins, des troubles de la motricité apparaissent. C’est le cas avec le tremblement.

Ce qui doit vous alerter :

 « Les tremblements se manifestent au repos et surtout au niveau des extrémités (main, poignet, doigt) », explique le Pr Pierre Césaro, neurologue. « Mais ils peuvent parfois se manifester au niveau des lèvres, comme chez Yasser Arafat. »

Autres caractéristiques : le tremblement disparaît généralement pendant le sommeil et réapparaît au réveil, il est assez régulier et plutôt ample. Au début de la maladie, le tremblement ne concerne souvent qu’un seul côté du corps.

Que faire ? Si vous présentez les symptômes décrits ci-dessus, parlez-en à votre médecin. Des tremblements peuvent cacher une maladie de Parkinson (même très précocément) ou d’autres affections. Dans tous les cas, ne le négligez pas.

A savoir :

« Un vieillissement réussi ne comporte pas de tremblements », rappelle le Pr Olivier Rascol, neurologue.

Une lenteur dans les gestes

Autre signe moteur majeur de la maladie parkinsonienne : les lenteurs*. Il s’agit comme pour les tremblements d’une dysfonction motrice liée à une perte cérébrale en dopamine. Le symptôme est plus ou moins handicapant selon les personnes et selon le stade de la maladie.  Avec le temps, il est associé à un risque élevé de chutes.

Ce qui doit vous alerter :

 « Il y a une lenteur dans les gestes, un retard à l’allumage, le temps de réaction est augmenté » explique le Pr Cesaro, neurologue.

« Les gens font des choses avec difficulté, ils ont notamment une marche lente avec des pas petits » ajoute le Pr Olivier Rascol, neurologue.

Ces lenteurs sont souvent associées à la fatigue et  des engourdissements.

Que faire ? Si vous présentez le symptôme décrit ci-dessus, parlez-en à votre médecin.

« Le diagnostic de la maladie parkinsonienne se base sur une lenteur du geste associée à des tremblements ou une rigidité musculaire », indique le Pr Cesaro.

Il se confirme devant l’efficacité des médicaments donnés (ex : Levodopa).

*Les lenteurs sont appelées aussi « akinésie » ou « bradykinésie« . L’akinésie désigne la difficulté à initier des mouvements. Elle peut parfois, chez le parkinsonien précoce, se traduire par le fait d’écrire de plus en plus petit. La bradykinésie caractérise la lenteur inégale des mouvements.

Parkinson : une évolution lente

La maladie de Parkinson évolue très lentement. Les premiers signes peuvent se manifester 10 à 15 ans avant que le diagnostic ne soit posé et les plus graves complications amenant à un handicap sévère se manifester 10 à 20 ans après le diagnostic.

Entre les deux, des traitements existent pour accompagner la personne malade.

« On sait corriger le manque de dopamine par des médicaments comme la Lévodopa® », cite par exemple le Pr Pierre Cesaro. 

Des molécules mimant l’action de la dopamine peuvent aussi être utilisées.

« Elles marchent un peu moins bien mais permettent un traitement plus continu et peuvent retarder l’arrivée de certains symptômes », poursuit notre interlocuteur.

Quand le handicap devient très lourd et que les médicaments ne suffisent plus, la chirurgie peut être employée. C’est la neurostimulation.

« Plus de 3000 patients sont implantés en France ce qui réduit de 50% la consommation de médicaments par jour », témoigne le Pr Cesaro.

A noter : L’évolution de la maladie et la réussite des traitements dépendent de chaque personne.

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