Difficile de perdre du poids avec un faible revenu


Je suis un peu surprise des conclusions de cette étude. Je crois que oui, les gens ont faibles revenu, on peine à faire des bons choix et manque d’activité physique. Cependant, je pense, que la principale raison serait plus le coût du panier d’épicerie. Faire des choix serait plus de la quantité pour l’argent allouer à l’épicerie et l’impression d’être rassasié que la qualité et l’option des bons aliments
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Difficile de perdre du poids avec un faible revenu

 

Difficile de perdre du poids avec un faible revenu

Il peut être difficile de bien se nourrir. Photo Fotolia

Les personnes moins nanties ont plus de difficulté à perdre du poids que les plus riches, selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université Concordia, à Montréal.

La situation est d’autant plus préoccupante que l’on sait que ce sont ceux qui vivent sous le seuil de la pauvreté qui sont les plus susceptibles d’être en surpoids ou obèses.

«Les recommandations nationales sur les moyens à prendre pour perdre du poids sont peut-être trop éloignées des préoccupations des gens qui peinent à joindre les deux bouts», a constaté Lisa Kakinami, auteure principale de l’étude.

Ainsi, plutôt que de changer leurs habitudes alimentaires ou de faire régulièrement de l’exercice, les personnes à faible revenu ont tendance à choisir la facilité et à prendre des pilules amaigrissantes. Les résultats de l’étude, qui analyse les données recueillies auprès de 8800 Américains, indiquent que la préférence va aux méthodes qui procurent le sentiment d’un résultat immédiat, même si elles ne fonctionnent pas à long terme ou qu’elles finissent par être nocives.

En revanche, «les ménages aux revenus les plus élevés ont davantage tendance à réduire leur apport en gras et en sucre, à faire de l’exercice ou à boire beaucoup d’eau que ceux dont le revenu est faible», a affirmé la chercheuse.

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue scientifique American Journal of Preventive Medicine.

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Le coût du panier augmente


Enfin ils reconnaissent que ca coute plus cher manger sainement, et que pour un célibataire c’est aussi plus cher, alors profitons des prix abordable des fruits et légumes de saison, car la facture continue toujours de grimper et notre portefeuille a s’amincir
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Le coût du panier augmente

Épicerie - Le coût du panier augmente

Le coût du panier de provisions nutritif hebdomadaire a fait un bond de 8,91 $ au cours de la dernière année à Montréal.

© Archives

Cédérick Caron
Le Journal de Montréal

Le coût du panier de provisions nutritif a encore augmenté par rapport à l’an dernier. Le seul point positif est que les récoltes automnales auront eu pour effet de faire légèrement diminuer son prix pour quelques semaines encore, selon une étude du Dispensaire diététique de Montréal (DDM) qui sera publiée prochainement et dont le Journal a obtenu copie

«C’est un résultat auquel nous nous attendions», indique Jackie Demers, diététiste au DDM.

Selon les données recueillies au cours du dernier mois, il en coûte 7,42 $ par jour pour nourrir un membre d’une famille de deux adultes et deux adolescents si le ménage se fie au panier de provisions nutritif du DDM. Cela représente une facture hebdomadaire d’épicerie de 207,76 $. À pareille date l’an dernier l’addition s’élevait à 198,80 $.

Par contre, en mai dernier, la même famille type qui se procurait les mêmes produits devait débourser 209,72 $.

Le DDM explique qu’il faut majorer ce coût de 20 % pour les célibataires, de 10 % pour les couples et de 5 % pour les familles qui compte trois membres.

Répit automnal

Mme Demers explique que les consommateurs peuvent bénéficier d’un certain répit sur la facture d’épicerie à la fin de l’été et au début de l’automne puisque les fruits et les légumes du Québec sont moins dispendieux en raison des coûts de transport qui sont plus faibles.

«C’est le bon moment pour faire des provisions et transformer les fruits et les légumes de saison en conserves, par exemple», souligne Mme Demers.

Le panier de provisions nutritif DDM est composé de 69 aliments dont le prix est vérifié trois fois (janvier, mai et septembre) par année.

Dispendieux de manger sainement

Selon l’étude La santé est-elle au menu des Montréalais? qui a dressé un portrait de la consommation alimentaire des habitants de la métropole entre 2002 et 2007, «plus la scolarité ou le revenu augmente, plus les Montréalais sont susceptibles de consommer des fruits et des légumes cinq fois et plus par jour».

Mme Demers confirme aussi que plus le revenu familial est faible, plus il est difficile de manger sainement.

Généralement, la famille moyenne utilisera environ 22 % de ses revenus pour l’alimentation. Par contre, selon Mme Demers cette part s’élève à environ 34 % pour une famille bénéficiant de l’aide sociale.

Selon les données de 2010 de Moisson Montréal, 140 000 personnes bénéficient des services d’organismes de dépannage alimentaire. Cela représente une augmentation de 22 % par rapport à l’an dernier.

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HABITUDES ALIMENTAIRES DES MONTRÉALAIS

PRODUITS LAITIERS:

À peine 40 % consomment du lait et du fromage deux fois par jour ou plus.

FRUITS ET LÉGUMES:

Seulement 30 % des habitants de la métropole consomment des fruits et des légumes cinq fois et plus par jour.

25 % des hommes et 34 % des femmes consomment la portion recommandée par le guide alimentaire canadien.

SOURCE: AGENCE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DE MONTRÉAL

Trucs et astuces

Économiser en faisant son épicerie n’est pas sorcier si l’on en croit la diététiste Jackie Demers, mais cela nécessite tout de même un peu d’entraînement.

Cette dernière suggère de ne pas aller au marché quand on a faim et de suivre à la lettre la liste rédigée préalablement.

«Ce qui coûte le plus cher, ce sont les pertes», explique Mme Demers qui suggère de faire congeler les restes pour d’éventuels repas et d’éviter les achats superflus.

Il est aussi important de savoir cuisiner pour pouvoir transformer les aliments de base et ainsi économiser. Par exemple, faire ses propres biscuits.

Économie de taille

Bien que, dans la plupart des cas, il soit vrai qu’on réalise des économies en achetant en grande quantité, il existe des exceptions.

«Le yogourt est un bon exemple. Les contenants individuels sont plus économiques», précise Mme Demers.

Le meilleur indice reste souvent l’indice du coût à l’unité, au 100 g ou au 100 ml, qui est inscrit dans le haut des étiquettes de prix collées sur les tablettes.

Elle invite les consommateurs à consulter les tableaux de valeur nutritive qui sont «une bonne façon de comparer les produits».

Elle suggère aussi d’autres astuces:

Remplacer la viande par des légumineuses.

Acheter des fruits et des légumes congelés lorsque ce n’est pas la saison.

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