En Afrique du Sud, une grand-mère marathonienne de 85 ans affole les chronos


Voilà un bon exemple d’une femme atteint d’ostéoporose a choisi que son corps n’était pas fini. À 78 ans, elle a commencé à courir avec beaucoup de difficulté au début. Elle a même fait un parcours de 21 kilomètres en 2h05. Preuve que l’âge ne devrait pas être un obstacle
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En Afrique du Sud, une grand-mère marathonienne de 85 ans affole les chronos

 

Deirdre Larkin, 85 ans, lors d’un entraînement, le 14 juin 2017 à Johannesbourg GULSHAN KHAN  /  AFP

D’une foulée alerte, casquette vissée sur d’impeccables cheveux blancs, Deirdre Larkin s’élance pour 8 kilomètres d’entraînement dans les faubourgs de Johannesburg. A 85 ans, cette ex-pianiste de concert venue sur le tard à la course à pied boucle le semi-marathon en à peine deux heures.

« Avant mes 78 ans, la dernière fois que j’avais couru, c’était au lycée et j’étais vraiment nulle », raconte-t-elle à l’AFP devant les 500 médailles qui recouvrent le mur d’une petite pièce exclusivement dédiée à ses exploits sportifs.

A côté des distinctions, quelques coupures de presse et des diplômes glanés dans diverses courses confirment la notoriété naissante de cette grand-mère marathonienne. Selfies avec des enfants, encouragements d’autres coureurs: Deirdre est devenue une attraction des courses sur lesquelles elle s’aligne.

« Les gens, quand ils me doublent – car il y en a quand même beaucoup qui me doublent – me saluent! Ils me disent +hé, c’est vous qu’on a vue à la télévision+. Mais on ne parle pas longtemps car on doit garder notre souffle », a expliqué Deirdre Larkin à l’AFP après un 10 km couru à Pretoria début juin.

« C’est très inspirant de voir quelqu’un de si vieux courir comme ça. J’espère courir et être en forme jusqu’à mes 90 ans! », s’amuse Andisiwe Matshoba, un trentenaire qui a disputé la même course.

Rien ne prédestinait pourtant cette pianiste britannique, arrivée en Afrique du Sud en 1970, à collectionner les breloques.

Au début des années 2000, son médecin lui diagnostique de l’ostéoporose contre laquelle médicaments, injections et même yoga n’ont aucun effet.

Routine d’athlète

En 2010, un de ses quatre enfants revient brièvement vivre avec elle dans sa maison de Randburg, un quartier des classes moyennes de Johannesburg.

« Mon fils courait trois fois par semaine. Je me suis dit que j’allais l’accompagner. Au début, je courais trois foulées et je m’arrêtais pour marcher trois pas », se souvient-elle.

En sept ans, ses progrès sont fulgurants: en avril dernier, elle a même été invitée à une course à Genève, « un merveilleux souvenir avec 10 km le long du lac Léman ».

Il faut dire que Deirdre s’impose une routine digne d’un athlète de haut niveau: pas de sucre, pas de sel, pas de café et un réveil chaque matin à 5h pour aller s’entraîner.

Résultat, elle a bouclé l’an dernier 65 courses dont plusieurs semi-marathons. Avec à la clé un record du monde dans la catégorie des plus de 80 ans sur les 21 kilomètres, en 2h05.

« A chaque fois que je finis une course, je n’arrive pas à croire que je l’ai fait. Mais le lendemain, mon corps est là pour me le rappeler! », assure Deirdre Larkin, l’oeil pétillant.

« Mon sang circule plus vite dans mes veines, je sens tous mes muscles, je ne pouvais pas imaginer que j’en avais autant. Je me sens en vie, j’ai bien plus d’énergie », poursuit-elle d’une voix aussi rapide que sa foulée.

Une fois la matinée terminée, Deirdre ne fait pas la sieste pour autant. Tous les après-midis, elle se rend au volant de sa petite voiture jaune dans un lycée privé du nord de la ville pour donner des cours de piano.

‘L’âge n’est qu’un chiffre’

Toujours chaussée de ses Nike rose et bleues, elle a à peine troqué son short pour un pantalon qu’on la retrouve, baguette à la main, battant la mesure aux côtés d’une élève. Directive, elle ne laisse passer aucune erreur mais sait féliciter son élève du jour pour ses progrès.

« Après les leçons, je suis épuisée. Mais quand je vois Deirdre, cela me rappelle que je peux accomplir ce que je veux dans la vie, car elle défie le destin », s’enthousiasme son élève Vuyo Tshwele, 17 ans, entre deux gammes.

« C’est une sacrée inspiration pour moi, ça prouve que l’âge n’est qu’un chiffre. La plupart des gens pensent qu’ils sont trop vieux pour faire plein de choses et elle, à 85 ans, elle court plus vite que des gens de mon âge », ajoute l’adolescente.

Au total, une trentaine d’élèves passent chaque semaine devant ses yeux experts pour améliorer leurs arpèges.

En septembre, Deirdre Larkin fêtera ses 86 ans. Pas question pour autant d’envisager de ralentir la cadence.

« Je peux imaginer une vie sans courir. Mais ce serait comme une mort lente. Je continuerai de courir tant que je le pourrai. Même sur une seule jambe, je suis sûre que je pourrai y arriver ».

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La bigorexie, cette étrange addiction au sport


On nous dit de faire du sport pour être en santé, ce qui est vrai. Cependant, des personnes ont des addictions au sport amateur et peuvent donc, avoir des problèmes physiques en essayant à d’aller au-delà de leurs forces
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La bigorexie, cette étrange addiction au sport

 

Êtes-vous atteint de bigorexie ? Si le sport est devenu une obsession, que vous pouvez courir jusqu’à épuisement, quitte à risquer une déchirure musculaire, vous êtes peut-être concerné par cette addiction récemment reconnue par l’OMS.

15 % des sportifs amateurs concernés

La bigorexie est un mot encore peu utilisé dans le langage courant, et pour cause : cette maladie, qui se caractérise par une addiction au sport, n’a été reconnue que très récemment par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). À l’heure où l’activité sportive est recommandée par toutes les autorités sanitaires et médicales pour prolonger l’espérance de vie et lutter contre de nombreuses maladies, il semblerait que certains soient devenus accros à leur dose quotidienne de sport.

Cette addiction concernerait aujourd’hui environ 15 % des sportifs amateurs qui s’adonnent à un exercice physique quotidien. Tous les sports ne semblent pas concernés, puisqu’on rencontrerait davantage de bigorexiques dans les milieux du culturisme et de la course à pieds.

Le déni, caractéristique de la bigorexie

Comment définir cette forme d’addiction ?

Pour Laurent Karila, porte-parole de l’association SOS Addictions, « on parle de bigorexie surtout quand il y a une perte de temps, de contrôle, qui est considérable et qu’il y a des conséquences derrière. Il n’y a pas forcément de consensus sur le temps, mais c’est sur une année de pratique sportive excessive au moins ».

« On devient malade ou addict lorsqu’on utilise un produit ou qu’on adopte un comportement pour ne pas souffrir », explique-t-il pour le quotidien l’Équipe.

Les principaux risques d’une telle addiction sont avant tout physiques. Les personnes atteintes de bigorexie chercheront sans cesse à dépasser leurs limites, jusqu’à l’épuisement. Les fractures, déchirures musculaires ou même AVC sont des risques non-négligeables de ce type de syndrome. Pour en guérir, les concernés doivent avant tout avoir conscience de leur état – le déni étant caractéristique de la bigorexie  –, avant d’entamer une démarche thérapeutique qui ne se fera pas sans consultation d’un psychologue ou d’un médecin addictologue.

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