Un coupe-faim pour diminuer les piqûres de moustiques


On sait que des insecticides sont utilisés pour tuer les moustiques, on parle aussi de modification génétiques pour éliminer les moustiques. Ces méthodes ont des conséquences. Les chercheurs ont trouvé une nouvelle méthode, grâce a des molécules qui ont un impact sur l’alimentation comme chez les humains. Alors, il y a les coupes-faim et ce qui est remarquable, c’est que cela fonctionne, les moustiques ne sont pas assoiffés de sang. pour un certains temps.  Le hic, c’est le coût, et qu’il ne faut pas que cela touche d’autres insectes pollinisateurs.
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Un coupe-faim pour diminuer les piqûres de moustiques

 

L'anophèle peut transmettre le parasite causant la malaria

L’anophèle peut transmettre le parasite causant la malaria Photo: La Presse canadienne / AP Photo/CDC, University of Notre Dame, James Gathany

Renaud Manuguerra-Gagné

Les piqûres de moustiques sont responsables de la dispersion de nombreuses maladies humaines. Pour en diminuer le nombre, des chercheurs américains ont trouvé une solution étonnamment simple : faire perdre à ces insectes le goût du sang en leur coupant l’appétit.

Les moustiques sont des chasseurs redoutables, capables de détecter la présence d’êtres humains par le CO2 qu’ils expirent à des distances pouvant aller jusqu’à 50 mètres. Or, le danger que représentent ces insectes dépasse largement les gouttes de sang qu’ils nous subtilisent.

Les moustiques transportent des maladies responsables de la mort de millions de personnes chaque année. La malaria, par exemple, a été transmise à 219 millions de personnes en 2017, parmi lesquelles 435 000 en sont mortes, selon l’Organisation mondiale de la santé.

Plusieurs chercheurs tentent de trouver un moyen d’éliminer des moustiques porteurs de maladies dangereuses avec des méthodes allant de nouveaux insecticides jusqu’à l’élimination de certaines espèces par modifications génétiques.

Or, ces méthodes comportent aussi leurs lots de problèmes, poussant certains scientifiques à s’intéresser à des tactiques moins destructrices. Pour des chercheurs américainsde l’Université Rockefeller, ces méthodes pourraient reposer sur le contrôle de l’appétit, méthode qui, lors de leur plus récente étude, s’est avérée particulièrement efficace.

Régime forcé

Chez les moustiques, les femelles piquent des animaux uniquement au moment où elles doivent pondre des œufs. En dehors de ces périodes, elles obtiennent leur énergie d’autres sources telles que le nectar. Une fois qu’elles ont obtenu leur repas de sang, elles perdent tout intérêt pour leurs proies pendant plusieurs jours, et ce, même s’il vient à en passer une directement à leur portée.

Plusieurs études ont montré que ce comportement était régulé par un neuropeptide, une molécule permettant le transfert et la régulation d’information entre les neurones.

L’une de ces molécules, le neuropeptide Y, se retrouve chez un grand nombre d’espèces animales, dont les moustiques et les humains, et joue plusieurs rôles dans le système nerveux, dont celui de réguler la prise de nourriture.

Or, il existe déjà plusieurs médicaments « coupe-faim » commercialisés par diverses compagnies pharmaceutiques et dont le mécanisme d’action cible le neuropeptide Y chez les humains.

En introduisait ces coupe-faim dans l’eau de colonies de moustiques Aedes aegypti, responsables de la propagation de plusieurs maladies humaines, les chercheurs de l’Université Rockefeller ont rapidement constaté que ces insectes perdaient tout intérêt pour les humains, comme s’ils avaient déjà eu droit à leur repas de sang.

Coupe-faim sur mesure

Même si cette première observation était intéressante, il fallait aussi comprendre le mécanisme exact de cette réaction.

Les humains ne possèdent que quatre variantes de neuropeptides Y, mais Aedes aegypti en possède 49. Pour ne cibler que ces insectes et éviter de répandre un médicament pouvant aussi agir sur les humains, il était crucial de connaître son fonctionnement.

En observant quelle variante était affectée par le médicament, l’équipe a repéré une protéine, NPYLR7, qui s’est avérée la seule responsable de l’effet coupe-faim observé chez les moustiques.

Forts de cette information, les chercheurs sont alors partis à la recherche d’une molécule capable d’agir exclusivement sur ce neuropeptide sans avoir d’effet sur ceux qu’on retrouve chez les humains.

Finalement, ils ont identifié six de ces molécules. Bien qu’épandre ces produits dès aujourd’hui permettrait d’arrêter les piqûres de moustiques pendant quelques jours, il reste énormément de problèmes à surmonter avant qu’une telle distribution soit envisagée.

Par exemple, il est très important de s’assurer que seuls les moustiques entrent en contact avec le produit, et qu’il n’affecte pas d’autres insectes pollinisateurs. De plus, les chercheurs ont remarqué que seules les fortes doses de ces molécules avaient un effet; cette condition rendrait ce type d’intervention beaucoup trop coûteux pour être utile à l’heure actuelle.

La méthode a toutefois l’avantage de ne pas entraîner la mort d’insectes à grande échelle, comme ce serait le cas lors d’utilisation d’insecticides, évitant ainsi des répercussions inattendues pour le reste de la chaîne alimentaire.

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Le café au beurre, la tendance coupe-faim qui fait fureur aux Etats-Unis


Un coupe-faim au petit-déjeuner ? Ce n’est pas vraiment le moment. Et personnellement, je ne gaspillerais pas un bon café en y mettant du beurre. Seul un nuage de lait a le droit de se glisser dans ma tasse caféinée. Désolée mais je ne crois pas du tout que ce soit bon pour la santé
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Le café au beurre, la tendance coupe-faim qui fait fureur aux Etats-Unis

 

Un expresso./Photo d’illustration

Envie d’un expresso ? Prenez plutôt un bulletproof coffee, ou café pare-balles en français. Ce café dans lequel on verse du beurre est en passe de devenir la nouvelle tendance Outre-Atlantique. Couper la sensation de faim, décupler la concentration… Ses effets seraient bénéfiques pour notre corps et notre esprit.

Satiété garantie

Wall Street et la Silicon Valley ont d’ores et déjà adopté cette boisson originale au petit-déjeuner. Le principe est de conjuguer l’effet stimulant de la caféine et celui rassasiant du beurre. Il ne faut toutefois pas miser sur n’importe quel beurre : il doit être sans sel et fait à partir de lait d’animaux nourris à l’herbe.

Des preuves scientifiques

Ca n’a pas l’air très appétissant, mais son créateur, l’entrepreneur Dave Asprey, affirme que les résultats sont au rendez-vous.

« Quand on mélange du café pauvre en toxines avec du beurre et des huiles TCM, le beurre neutralise la sensation de faim tout en apportant au cerveau ce dont il a besoin, y compris les micronutriments », a-t-il expliqué lors d’une interview à Fox News.

Il n’y a plus qu’à se laisser tenter…

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