La banane, espèce en voie d’extinction


Il existe plus de 1 000 variétés de banane, mais c’est la Cavendish est la plus consommée au monde. Malheureusement, avec les méthodes actuelles, elle serait en danger de disparaître à cause de maladie.
Nuage


La banane, espèce en voie d’extinction

Adieu, jolie Cavendish. | Mike Dorner via Unsplash

Adieu, jolie Cavendish. | Mike Dorner via Unsplash

Repéré par Ines Clivio

Repéré sur HuffPost

Adeptes de la crêpe Nutella-banane, prenez garde. La banane telle que nous la connaissons est sur le point de disparaître et c’est de notre faute.

C’est le premier fruit consommé au monde, et comme il pousse rarement des bananiers dans les campagnes françaises, on l’importe (en masse). Côte d’Ivoire, Équateur, Costa Rica, Inde, Philippines… Ça fait beaucoup de bananes dans le monde. A priori, pas de quoi s’inquiéter. Sauf que toutes ces bananes sont en fait une seule et même banane. Elle s’appelle la Cavendish et si cette variété disparaît, ce sont toutes les bananes de notre consommation qui s’en vont avec elle.

Une seule variété importée

La Cavendish n’est pas la seule banane au monde. En tout, il existe plus de 1.000 variétés. Mais celle qu’on importe dans tous les pays occidentaux, c’est elle –et à l’échelle globale, elle représente tout de même près de la moitié de la production. Qu’elle soit bio ou pas, sa composition génétique ne change pas. Pire, puisqu’elle a trois chromosomes, elle ne peut pas s’adapter génétiquement aux modifications de son environnement telles que les épidémies. Autrement dit, si une banane Cavendish a une maladie, toute l’espèce dans les plantations du monde entier se retrouve menacée. Et c’est précisément ce qui est en train de se passer.

Deux fléaux pèsent sur cette variété. Le premier, la cercosporiose noire, est une maladie provoquée par un champignon, qui réduit les rendements de 30 à 50%. Le deuxième est plus grave: il s’agit d’une mutation d’un champignon qui avait déjà exterminé toutes les bananes de nos grands-parents, les bananes Gros Michel, dans les années 1950. La fusariose, elle, détruit complètement les plants de banane en quelques mois, et empêche de replanter quoi que ce soit pendant des décennies. Pour l’instant cantonnée aux pays asiatiques, il suffit qu’elle atteigne les Caraïbes et l’Amérique latine pour que la Cavendish soit condamnée.

Des épidémies, il y en a toujours eues, la preuve avec la Famine de la pomme de terre en Irlande au XIXe siècle. Néanmoins, celles-ci préoccupent encore plus les agronomes, qui ont constaté que le risque d’infection avait augmenté de 44% depuis les années 1960. En cause: l’augmentation des températures qui forment des conditions d’humidité plus propices au développement du champignon.

Impasse de la banane

L’uniformité des bananes Cavendish a fait son succès: toutes mûrissaient, répondaient aux pesticides, évoluaient de la même façon. C’est maintenant dans sa diversité génétique que réside la rédemption de la banane.

Une des solutions ne fait pas l’unanimité. Si les outils actuels du génie génétique sont suffisamment puissants pour déceler quel gène est affecté par l’une ou l’autre des maladies et par quoi le remplacer, qui veut d’une super-banane transgénique? Il y a bien sûr des techniques de plus en plus développées, en particulier l’édition du génome (ou CRISPR) qui introduit de nouveaux caractères végétaux en réécrivant directement le code génétique des plantes. Mais le débat d’opinion fait obstacle.

La culture étagée (plusieurs cultures en même temps) couplée à une rotation des cultures (plusieurs culture qui se suivent) pourrait aussi améliorer la résistance des bananes à plus long terme que les OGM.

Pour être sauvée, la banane devra dans tous les cas sortir d’une monoculture intensive. Et pour cela, il nous faudra accepter qu’un fruit qui vient de l’autre côté de la planète coûte un peu plus d’un euro le kilo.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Comment on apprend la propreté aux enfants à travers le monde


Les bébés sont propres surtout vers 3 ans, quoique certains le sont plus tôt. On utilise des couches jetables ou lavables. Ailleurs, dans le monde, cela peut être différents dépendant du contexte économique, tradition, travail, disponibilité des couches… Quelle méthode est le mieux ? Des culottes avec une fente ? Des lavements peu après la naissance pour que les bébés soient propres au moins à 2 ans ?
Nuage

 

Comment on apprend la propreté aux enfants à travers le monde

 


Potty training | David D via Flickr CC License by

Potty training | David D via Flickr CC License by

Alma Gottlieb

Couches, pots et pantalons fendus, à deux ans ou dès la naissance, il existe plus d’une voie pour éduquer son enfant à être propre.

Un enfant de deux ans est-il trop jeune pour apprendre à faire ses besoins sur le pot? Pour la plupart des petits, c’est effectivement trop tôt. En particulier pour les garçons. C’est en tous cas ce que les pédiatres américains répondraient à cette question. Aujourd’hui, seul un enfant américain sur deux peut se passer de couches à l’âge de trois ans.

Si elles lisaient cela, les grands-mères chinoises seraient effarées, et diraient probablement qu’à l’aide des «pantalons fendus», la plupart des enfants peuvent être propres dès l’âge deux ans. Ce vêtement traditionnel est en effet pourvu d’une ouverture sur la couture de l’entrejambe, qui permet aux enfants d’uriner et de déféquer à leur guise sans souiller leurs vêtements. C’est le vêtement de prédilection de tous les petits Chinois qui vivent à la campagne.

Pas de modèle unique pour élever un enfant

Quand il s’agit d’évoquer les différentes méthodes d’entraînement à la propreté (et bien d’autres sujets concernant l’éducation des enfants), chacun a tendance à présenter son choix comme la seule option valable.

De nos jours, les parents sont confrontés à des conseils soi-disant fondés scientifiquement et présentés comme pertinents pour tous les enfants, même lorsque les différentes stratégies en question sont en conflit direct les unes avec les autres. Avec plus de 2.000 livres de conseils parentaux imprimés en anglais et pléthore de blogs sur l’éducation des enfants –il existe même une parodie du genre–, on comprend aisément pourquoi beaucoup de parents se sentent perdus quant à la façon d’élever leurs enfants.

En tant qu’anthropologue, j’étudie depuis 25 ans les pratiques liées à l’éducation des enfants dans le monde. Ayant vécu avec mon mari (l’écrivain Philip Graham) dans de petits villages de la forêt tropicale d’Afrique de l’Ouest pendant de longues périodes, je suis convaincue que nous, humains, sommes une espèce résiliente, capable de prospérer dans une foule de contextes différents.

La découverte de l’incroyable diversité des façons d’élever les enfants à travers le monde nous a incités à repenser et à modifier certaines des pratiques d’éducation des enfants de notre propre famille (autour du partage du lit, de l’indépendance et des tâches ménagères, par exemple).

Qu’on se le dise: il n’existe pas de modèle unique qui conviendrait à tous les parents du monde pour élever ses enfants. Pour diffuser ce message, mes collègues et moi-même avons écrit un essai intitulé «A World of Babies: Imagined Childcare Guides for Eight Societies», fondé sur nos études ethnographiques de terrain au long cours en Israël et dans les territoires palestiniens, en Chine, au Portugal, au Pérou, au Danemark, en Côte d’Ivoire, en passant par une communauté somalo-américaine de Minneapolis.

En détaillant les multiples solutions apportées aux défis quotidiens auxquels sont confrontés les parents du monde entier, nous espérons montrer qu’il existe plus d’une voie pour élever un enfant adapté à la vie en société –et permettre aux parents angoissés de se détendre!

Apprendre la propreté dès la naissance?

Alors, pourquoi les parents choisissent-ils une pratique éducative donnée plutôt qu’une autre? Souvent, c’est pour des raisons qui ont trait à l’argent et la disponibilité des produits. Étudions le cas de l’apprentissage de la propreté.

En Côte d’Ivoire, les mères Beng commencent à «entraîner» les intestins de leurs nourrissons quelques jours après leur naissance. Elles administrent en effet des lavements aux bébés deux fois par jour, à partir du jour où le cordon ombilical desséché du nouveau-né tombe. Avec cette pratique, au bout de quelques mois seulement, l’enfant ne défèque plus du tout en journée.

Comment expliquer une telle pratique, apparemment extrême? D’une part, les couches jetables ne sont pas disponibles dans les villages Beng –comme dans la plupart des pays du Sud. Et même si elles étaient vendues sur les marchés locaux, peu de familles pourraient se les acheter, dans des régions où l’on vit de l’agriculture de subsistance.

Rappelons aussi que pour la planète, les couches jetables posent problème, étant le troisième plus grand article de consommation dans les décharges, tandis leur production nécessite quelque 7 milliards de gallons de pétrole chaque année.

Mais la disponibilité et le coût des couches n’expliquent pas tout. La vie professionnelle et les valeurs d’une société donnée sont aussi des facteurs déterminants dans les choix des parents.

En Côte d’Ivoire (comme ailleurs en Afrique subsaharienne), les bébés Beng passent la plupart de leurs journées au dos de quelqu’un. Souvent, cette personne n’est pas la mère, puisqu’elle travaille dans les champs pour nourrir sa famille nombreuse. La société Beng (contrairement à la société chinoise traditionnelle) qualifie aussi tous les excréments (y compris ceux des bébés) de sales, et la pensée d’un bébé qui défèque sur le dos de quelqu’un produit du dégoût.

Compte tenu de l’attitude locale vis-à-vis des excréments, aucune baby-sitter ne s’occuperait d’un enfant susceptible de déféquer sur son dos quand elle le porte. Par conséquent, commencer un apprentissage de la propreté dès la naissance permet d’aider les mères à continuer de travailler aux champs. En ce sens, l’apprentissage précoce de la propreté favorise un approvisionnement alimentaire adéquat pour la famille de la mère.

Un observateur occidental pourrait frémir d’horreur à l’évocation de cette pratique, imaginant qu’il s’agit d’un traumatisme précoce pour l’enfant, qui en gardera forcément des séquelles émotionnelles. Mais, si l’on fait abstraction des ravages de la pauvreté qui peuvent mettre en péril leur santé et réduire les opportunités éducatives et économiques, ces bébés très tôt entraînés à la propreté semblent devenir des adultes aussi heureux et adaptés à la vie en société que les enfants qui portent des couches.

Le rôle du contexte culturel

Par rapport à ce qui la motive, cette pratique n’est pourtant pas si aussi exotique qu’elle y paraît de prime abord à un lecteur non-Beng.

Aux États-Unis et en Europe, le travail des femmes peut également dicter le calendrier d’entraînement au pot, mais avec un démarrage plus tardif. Beaucoup de crèches n’acceptent que les enfants complètement propres. Si une mère qui travaille manque d’options pour faire garder son enfant à domicile, elle peut s’efforcer de former son tout-petit à la propreté le plus tôt possible, afin de retourner travailler à plein temps.

Pour les mères au foyer ou les mères qui travaillent et dont les parents vivent suffisamment près pour prendre soin de leur enfant, différents contextes peuvent présider aux décisions en matière d’apprentissage de la propreté. Dans les territoires palestiniens, par exemple, de nombreuses femmes commencent à apprendre la propreté à leur enfant dès l’âge de 14 ou 15 mois. Ce n’est possible que parce qu’elles ne travaillent pas à l’extérieur de la maison; elles ont le temps. Une Palestinienne qui travaille commencera cet apprentissage plus tard, peut-être vers l’âge de deux ans. Comme les femmes de la famille élargie hamula») s’occupent de l’enfant pendant que la mère travaille, il n’y a pas de nécessité à commencer plus tôt l’apprentissage de la propreté.

Quand on prend la peine d’explorer le contexte local de la vie quotidienne des gens, certaines pratiques qui peuvent nous sembler exotiques, voire abusives –pantalons fendus, lavements infantiles– semblent soudain moins étranges.

Ouvrir l’esprit de nouveaux parents inquiets à d’autres manières d’élever des enfants peut apaiser leur angoisse de «mal faire» et de nuire à l’avenir de leur enfant. En réalité, il existe de nombreuses «bonnes façons» d’élever un enfant.

http://www.slate.fr/

Arnaques par internet: des victimes y ont laissé leur peau


Nous sommes plusieurs à être méfiant devant certaines attrapes-nigaud sur internet, mais malheureusement dès que les gens touchent aux émotions, certains sont plus fragiles. Des personnes de l’autre bout du monde arrivent à mettre des gens d’ailleurs dans une situation de honte, une honte qui peut devenir tragiquement mortelle
Nuage

 

Arnaques par internet: des victimes y ont laissé leur peau

 

Arnaques par internet: des victimes y ont laissé leur peau

Photo Fotolia

Denis Therriault

 

Êtes-vous de ceux qui jugent les victimes d’arnaque par internet, qui se demandent comment on peut se faire prendre par ces arnaqueurs qui piègent des Québécois à partir de cafés internet en Côte d’Ivoire, de l’autre côté de l’Atlantique?

L’équipe de l’émission J.E. a enquêté sur le phénomène et démontre combien l’expérience est dévastatrice pour les victimes.

Michaël Houle, un jeune dans la vingtaine, n’hésite pas à parler des effets dévastateurs d’une arnaque sentimentale qui lui a coûté 8000 $, qui a failli le tuer. Il donne des conférences dans l’espoir de prévenir le plus de monde possible.

«Je me retenais pour ne pas me suicider. Si j’avais eu un moyen pour me suicider rapidement, je l’aurais fait. Un fusil ou quelque chose d’autre, je l’aurais fait», a confié à J.E. Michaël Houle.

Sa mère, Claire Royer a même écrit un livre où elle raconte le cyberdrame vécu par son fils.

«Ça a l’air bien, on tue du monde à distance. On met ça sur le dos de la dépression, ce sont des gens vulnérables, on les juge, on les oublie», a-t-elle dit.

L’été dernier, Le Journal de Montréal rapportait l’histoire de Maxime Forgue qui s’est suicidé à la suite d’une telle arnaque. En lisant cette histoire, Claire Royer a vécu de fortes émotions.

«Je ne peux pas oublier Maxime, dit-elle. Maxime avait 19 ans mon fils en avait 20.»

Mort de honte

Renée Roussel a été la première coroner au Québec à identifier formellement les arnaques de Côte d’Ivoire comme étant à l’origine de suicides. Elle parle notamment du cas d’un Gaspésien de 67 ans et de celui d’un jeune dans la vingtaine du Bas-Saint-Laurent. Les deux s’étaient dévêtus devant la webcam croyant avoir affaire à une jeune femme. Ils n’ont pu résister à l’intense tentative d’extorsion qui s’en est suivie.

«On touche à quelque chose de tabou, le sexe. Quand ça te touche personnellement dans des choses de cet ordre-là, les gens sont extrêmement vulnérables, a indiqué Renée Roussel. Le pire c’est qu’on ne peut rien faire contre les arnaqueurs ivoiriens, car il n’y a pas d’entente de réciprocité entre les deux pays. On ne peut pas poursuivre l’investigation là bas ni même faire extrader les gens.»

Questionné sur les efforts mis par la Côte d’Ivoire pour contrer les arnaqueurs, N’Goran Kouame, ambassadeur de ce pays au Canada, dit que des lois sévères ont été adoptées, mais qu’il ne peut y avoir un policier derrière chaque ivoirien. Il recommande aux Canadiens de ne pas envoyer d’argent en Côte d’Ivoire, cela encourage les arnaqueurs, dit-il.

http://fr.canoe.ca

Piégé sur le web il s’enlève la vie


Une arnaque de la Côte d’Ivoire, s’est soldée par un suicide, à cause de la honte que cela a ressenti un jeune homme. Même si c’est la pire gaffe que vous avez faite sur Internet, le mieux est de communiqué avec la police et de ne jamais payer au chantage. Mais, la prévention est le meilleur atout que ce soit dans le courriel ou dans les réseaux sociaux
Nuage

 

Piégé sur le web il s’enlève la vie

 

Internet Web Cam on PC

photo courtoisie

Camille Laurin-Desjardins

 

Victime de 19 ans d’une arnaque venue de Côte d’Ivoire

 

Un jeune homme de 19 ans qui s’est senti pris au piège après avoir été victime d’un leurre informatique s’est tragiquement enlevé la vie. Ses parents, qui nagent dans l’incompréhension, n’ont rien su de son désarroi, jusqu’à ce qu’ils le retrouvent pendu dans le cabanon.

«Maxime n’était pas une personne suicidaire, il aimait tellement la vie… Tout est allé tellement vite, ç’a chaviré en un instant», raconte sa mère, Lise Thivierge, qui a du mal à croire que son garçon n’est plus là.

Maxime Forgues avait 19 ans. Il revenait tout juste à la résidence familiale, à Saint-Vallier, dans la région de Québec, pour passer l’été. Le 31 mai, il s’est enlevé la vie, après avoir été victime d’un nouveau type de fraude ivoirienne (plusieurs des fraudeurs agissent à partir de la Côte d’Ivoire) qui frappe la province et qui inquiète la Sûreté du Québec.

Fausse jeune fille

Les arnaqueurs envoient une demande d’amitié sur Facebook à un jeune homme, avec une photo de jeune fille.

«La “fille” a demandé au jeune homme de se déshabiller et de se filmer en train de faire des gestes à caractère obscène», explique l’enquêteur de la SQ Pierre Samson.

Ensuite, les arnaqueurs lui ont renvoyé la vidéo en disant que la jeune fille sur la photo était mineure, et ont demandé un montant d’argent, sans quoi ils allaient envoyer cette vidéo à tous ses contacts. Selon Lise Thivierge, les fraudeurs auraient réclamé 4000 $ à son fils.

«Le jeune a paniqué, continue M. Samson. On a trouvé la vidéo dans son ordinateur.»

La famille de Maxime est dévastée, n’ayant vu aucun signe avant-coureur.

«Il était très vulnérable, explique sa mère, la voix chevrotante. Il venait de finir sa session, et il était exténué.»

La veille du drame, Maxime écoutait la télé avec ses parents. Puis, il s’est installé devant son ordinateur.

«Le samedi matin, je me suis levée à 5 h, et il était dans le sous-sol, à l’ordinateur. J’ai trouvé ça bizarre, c’est très inhabituel. Il m’a dit: “J’avais besoin d’aller voir quelque chose sur l’ordi”.»

Anéanti

Ce n’est qu’en début de soirée que Mme Thivierge a découvert le corps, avec son mari. Par la suite, le frère aîné de Maxime a trouvé des messages de menaces dans son téléphone. Et un homme a appelé sur son cellulaire en demandant de l’argent.

«Je suis dévastée. J’ai de la colère en moi, mais surtout de la tristesse.»

«Il était très brillant, très allumé, ajoute-t-elle, précisant que son fils étudiait en informatique. Je ne comprends pas qu’il se soit laissé entraîner là-dedans. Il a été pris dans un engrenage.»

Maxime était un jeune homme très réservé, qui ne lui parlait pas de ses problèmes.

«Il fallait souvent lui tirer les vers du nez», dit sa mère.

Elle est effondrée de constater que son garçon ait gardé toute cette angoisse pour lui.

«Il s’est senti complètement anéanti. Il était trop fier, trop orgueilleux. Il ne pouvait pas envisager d’affronter le regard des autres, j’imagine. Pourtant, nous ne l’aurions pas jugé», lance-t-elle, des sanglots dans la voix.

«Je suis désolé d’avoir déçu mes amis et ma famille», disait un mot que la famille de Maxime a retrouvé dans son ordinateur.

Mme Thivierge espère que la mort de son fils pourra sensibiliser les jeunes et les amener à davantage de prudence en ligne, car la réputation peut être détruite en un instant.

«C’est important de ne pas accepter des gens qu’on ne connaît pas sur Facebook», dit-elle.

Les réseaux sociaux sont une bombe à retardement

La puissance des médias sociaux est telle qu’elle a dépassé les internautes. Cette véritable bombe à retardement doit être mieux contrôlée pour éviter que d’autres cas semblables se produisent, croient des psychologues.

«C’est même étonnant que nous n’ayons pas vu plus de cas comme ça, déplore la psychologue Diane Thibodeau. Il est plus que temps que nous ayons une grande réflexion sur nos réseaux sociaux.»

Les médias sociaux comme Facebook jouent beaucoup sur l’identité de ses utilisateurs, particulièrement les jeunes.

Honte

Et ils créent une «fausse intimité» en quelques secondes, nous pous-sant à faire des gestes que nous ne ferions jamais en public, explique la psychologue.

Maxime Forgues, 19 ans, a eu peur que cette identité soit révélée; cette honte et cette humiliation l’auraient donc poussé à commettre l’irréparable.

«Je disparais, puisque je ne peux pas faire disparaître les preuves, image Mme Thibodeau. C’est là qu’on entre dans une rage meurtrière ou suicidaire.»

La honte est un puissant déclencheur, surtout chez les jeunes, pour qui l’approbation sociale est si importante.

«Le sentiment de honte, d’humiliation et la crainte du rejet sont une triade qu’on retrouve souvent comme déclencheur du suicide», indique Gaëtan Roussy, psychologue et responsable du Comité de la prévention du suicide de l’Association des psychologues du Québec.

Difficile d’en parler

Et la capacité de faire face à cette honte ou à cette attaque varie chez chaque individu, ajoute Mme Thibodeau.

Maxime Forgues était un garçon réservé, qui ne parlait pas beaucoup, selon sa mère, qui regrette que son fils n’ait parlé de sa détresse à personne.

«Ce n’est pas facile de déceler des signes avant-coureurs dans ce genre de situation, reconnaît M. Roussy. Surtout si le jeune ne communique pas facilement.»

Si c’est le cas, le psychologue recommande aux parents de fixer un moment chaque semaine, par exemple, où les familles peuvent faire le point et communiquer.

«Ça peut être simplement de prendre quelques minutes pour demander: “Comment ça va? As-tu des préoccupations? As-tu besoin de moi?”»

Si vous avez besoin d’aide pour vous ou un de vos proches, contactez le 1 866 APPELLE.

Une fraude courante et dure à contrer

Il est très difficile de coffrer les responsables du type de fraude dont a été victime Maxime Forgues puisqu’elle est très souvent commise outre-mer.

«C’est le crime organisé en Côte d’Ivoire, explique Pierre Samson, enquêteur de la Sûreté du Québec. Ils sont plusieurs à œuvrer dans des cafés Internet pendant une heure. C’est très dur de les retracer, d’autant plus qu’il n’y a pas une bonne collaboration avec les enquêteurs là-bas.»

La police se sent donc souvent impuissante face à ce genre d’arnaque, qui est très répandue au Québec.

«La meilleure chose qu’on puisse faire, c’est de la prévention», dit M. Samson.

Contacter la police

Seulement dans la MRC de Bellechasse, où habitait Maxime, l’enquêteur estime que la SQ a environ une quinzaine de dossiers semblables. Et c’est sans compter tous les cas qui ne sont jamais dénoncés puisque les victimes ont trop honte.

«Nous avons eu un dossier quasi similaire quelques jours auparavant. L’homme a porté plainte et nous sommes en train d’étudier ça», déplore-t-il.

Mais c’est la première fois que l’arnaque se solde de façon aussi tragique, par un suicide, constate la SQ.

«Il ne faut pas embarquer dans ces pièges-là. Dans le moindre doute, il faut contacter la police tout de suite», affirme-t-il.

Ne pas payer

Car même si la victime donne un montant d’argent, espérant ainsi avoir la paix, les fraudeurs en demandent toujours plus.

«Ça n’arrête jamais, ajoute l’enquêteur. J’ai vu une madame qui a “réhypothéqué” sa maison, parce qu’elle s’est fait arnaquer par un faux prince charmant.»

Certaines arnaques peuvent durer très longtemps.

«Les victimes ont toujours l’espoir de se refaire. Une dame qui a porté plainte continuait d’envoyer de l’argent à un homme qui lui avait fait croire qu’il viendrait la rejoindre. Il lui disait qu’il lui manquait un petit montant pour payer telle ou telle chose, et qu’ensuite il pourrait tout lui rembourser. Le montant s’élevait à plus de 250 000 $.»

http://www.journaldequebec.com

La sextorsion, l’arnaque de l’heure


Je ne sais pas quelle idée stupide que des gens vont accepter de se déshabiller devant un écran d’ordinateur pour une personne qui souvent ne connait même pas. Le sexetorsion semble choisir les victimes chez les hommes pour ensuite les faire chanter en demandant de l’argent tout en menaçant de faire diffuser une vidéo d’eux dans une situation humiliante, et pouvant même les accuser a tord de pédophile s’ils ne paient pas. Et comme il est facile d’accuser un homme de pédophile et détruire la vie d’une personne a tord, le piège est bien rôdé
Nuage

 

La sextorsion, l’arnaque de l’heure

 

Des dizaines de victimes de sextorsion - toutes... (PHOTO ANNE GAUTHIER, LA PRESSE)

Des dizaines de victimes de sextorsion – toutes des hommes – ont été recensées ces derniers mois dans la grande région montréalaise, selon les policiers de plusieurs territoires interrogés.

PHOTO ANNE GAUTHIER, LA PRESSE

HUGO MEUNIER
La Presse

Utiliser le sexe pour faire chanter une victime constitue une des arnaques de l’heure en matière d’hameçonnage informatique. Plusieurs corps policiers s’inquiètent d’une récente recrudescence des cas.

Des dizaines de victimes de sextorsion – tous des hommes – ont été recensées ces derniers mois dans la grande région montréalaise, selon les policiers de plusieurs territoires interrogés. Il s’agirait selon eux d’une infime fraction des fraudes commises.

L’escroquerie est simple: vous rencontrez une jeune et jolie femme sur des sites de rencontre, notamment le site populaire Badoo et même Facebook. Elle vous invite alors à poursuivre la conversation dans l’intimité, devant des webcams sur des plates-formes comme MSN ou Skype. Les échanges virtuels dévient rapidement vers le sexe. La jeune femme commence alors un striptease ou entreprend de se caresser en vous encourageant à en faire autant. Après quelques minutes, surprise! La jeune femme vous apprend que vous venez d’être filmé à votre insu. On vous ordonne d’aller sur le champ verser de l’argent via des entreprises de transfert de fonds comme Western Union ou Moneygram, faute de quoi on menace de partager la vidéo compromettante sur des sites comme YouTube, de même qu’à vos contacts de divers réseaux sociaux comme Facebook.

La piste des responsables de cette arnaque informatique remonte à la Côte d’Ivoire (dans la ville d’Abidjan), là où les victimes doivent envoyer l’argent extorqué. Ils sont pratiquement impossibles à épingler et les policiers doivent se résigner à un rôle préventif.

Quelques adresses IP d’ordinateurs utilisés par des jeunes femmes ont pour leur part été découvertes en France et en Belgique.

Les échanges avec les victimes québécoises se font au clavier seulement et en français.

Les policiers sont par ailleurs unanimes: les filles utilisées pour appâter les victimes ne sont qu’un maillon d’un réseau plus vaste, structuré et surtout lucratif. Seulement sur le territoire de Laval, où 13 dossiers ont été répertoriés depuis décembre, les montants extorqués varient de 150 $ à 3800 $. Les sommes sont d’abord exigées en euros, avant d’être révisées en devises canadiennes.

Pour toucher de l’argent, les escrocs semblent même prêts à négocier, constate le sergent Franco Di Genova, de la police de Laval.

«Une de nos victimes s’est fait demander 500 $, il a plaidé n’avoir que 150 $, le montant finalement envoyé.»

Les victimes recensées à Laval se sont fait arnaquer entre le 19 décembre et le 21 mai derniers. Elles ont de 20 ans à 73 ans, mais la plupart sont dans la vingtaine. Deux d’entre elles ont envoyé paître les fraudeurs. La police ignore si les extorqueurs ont mis leur menace à exécution.

À l’échelle mondiale, le fléau est tel que même le FBI a récemment lancé un message de prévention sur son site.

«Les victimes se font aussi pirater leur ordinateur, puisque les escrocs énumèrent les noms de leurs proches, à qui on menace d’envoyer la vidéo embarrassante, explique le sergent. Nos enquêteurs disent que ce n’est que la pointe de l’iceberg. Que les victimes peuvent être trop gênées pour porter plainte à la police».

Les plaintes augmentent

Autre signe que la sextorsion est en vogue, la Sûreté du Québec (SQ) avait justement médiatisé en octobre dernier une stratégie de prévention.

«On avait alors une vingtaine de victimes au Québec», mentionne la sergente Joyce Kemp.

La SQ invite les internautes à s’assurer de l’identité de leur interlocuteur sur les réseaux sociaux et à ne jamais tenir pour acquis le caractère privé d’une conversation sur l’internet.

Les Montréalais tombent également dans le piège. Leur service de police observe une hausse marquée des plaintes, soit une cinquantaine entre janvier 2012 et le 3 juin dernier et plusieurs dossiers s’accumulent depuis avril dernier. «Avant cette date, nous n’avions qu’environ une ou deux plaintes par mois», rapporte-t-on au Service de police de la Ville de Montréal(SPVM).

Même phénomène du côté de Longueuil, où la police a enregistré une dizaine de plaintes depuis le début de l’année.

«Faute de moyens, nos enquêtes n’aboutissent pas jusqu’en Côte d’Ivoire. Mais 10 cas, c’est quand même pas mal pour notre territoire», reconnaît l’agent Jean-Pierre Voutsinos.

La sextorsion est à prendre très au sérieux, ajoute le sergent Di Genova. «Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de drame, mais on sait que cette arnaque a déjà causé un suicide en Europe», note le policier.

Après vérification, un jeune Breton de 18 ans s’est en effet enlevé la vie il y a quelques mois à Brest, victime de sextorsion.

«J’ai une vidéo de toi. Si tu ne me donnes pas 200 euros, je vais détruire ta vie», lui avait écrit la maître chanteuse, dont l’adresse IP avait été localisée à Abidjan.

***

«Sur le coup, j’ai paniqué!»

Victime de sextorsion, un Lavallois de 24 ans raconte l’avoir échappé belle, après avoir été hameçonné par une belle jeune femme, en mars dernier, sur le site de rencontre Badoo.

«Elle m’a proposé d’aller discuter sur MSN et d’ouvrir nos webcams. Elle m’a demandé de faire des choses», explique le jeune homme, sous le couvert de l’anonymat. «Elle a dit: « Tu me montres quelque chose et ensuite, je te montre quelque chose. » Elle insistait. J’ai dit: « Toi d’abord. »»

La jeune femme a alors commencé à se dévêtir et se caresser, imitée par le Lavallois. Le piège s’est vite refermé.

«Ils ont menacé d’envoyer la vidéo à ma famille et sur YouTube. Ils avaient les noms de mes contacts Facebook.»

Les escrocs avaient bel et bien l’intention de diffuser la vidéo sur YouTube, puisque le Lavallois a reçu le lien en privé.

Le titre qui coiffait la vidéo:

«Regardez ce pédophile se branler devant une fillette de 12 ans.»

Par chance, le Lavallois est parvenu in extremis à faire retirer la vidéo avant sa diffusion, en la signalant à YouTube comme contenu explicite.

«Sur le coup, j’ai paniqué. J’ai peut-être fait une niaiserie, mais de là à mériter quelque chose comme ça…»

Le Lavallois est convaincu que les vrais responsables de l’escroquerie utilisent des images préenregistrées de filles glanées sur des sites porno, puisqu’un de ses amis a failli se faire prendre par la même fille après sa mésaventure.

Le manège était identique, seul le nom de la fille était différent.

«Ne faites rien devant une webcam, même si c’est votre meilleure amie. On ne sait jamais qui est derrière ça», prévient le jeune homme.

«Ils m’ont demandé 15 000 $, j’ai dit ne pas avoir d’argent. Ils m’ont répondu: «Arrange-toi, on te donne 24heures!»

***

D’autres visages de l’extorsion

La ruse Justin Bieber

L’Américain Christopher Park Gunn a récemment été condamné à 35 ans de prison pour de la sextorsion sur des mineures. Pour arriver à ses fins, l’homme prétendait être le chanteur Justin Bieber et proposait à ses jeunes victimes des billets de concert en échange de photos suggestives. Par ailleurs, un Californien de 27 ans risque pour sa part une peine de 105 ans de prison pour avoir fait chanter pas moins de 350 femmes. Gary Kazaryan piratait les comptes Facebook de ses victimes en quête de photos compromettantes. L’escroc menaçait ensuite de rendre les clichés publics si les victimes ne se pliaient pas à ses caprices.

Côte d’Ivoire: terreau fertile de l’extorsion

Une riche héritière qui vous propose des sommes colossales provenant de l’industrie du diamant? Une jeune femme se déshabille devant vous et vous propose d’en faire autant? Plusieurs arnaques semblent remonter jusqu’à la Côte d’Ivoire, visiblement un terreau fertile pour l’extorsion informatique. Nous avons demandé pourquoi au spécialiste des nouvelles technologies et médias sociaux Carl Charest.

«En fait, c’est la mafia russe qui serait derrière ça et la Côte d’Ivoire serait un endroit facile pour encaisser l’argent», explique-t-il.

 Une grande portion de l’argent récoltée par la mafia russe proviendrait d’ailleurs de l’extorsion informatique tous azimuts.

«C’est plus simple et efficace que la drogue. Tu engages des hackers qui font tout le travail. La sextorsion n’est qu’une façon parmi tant d’autres», résume M. Charest.

L’affaire Lesiewicz

Le cas le plus célèbre de sextorsion au Québec est sans doute celui impliquant le cyberprédateur montréalais Daniel Lesiewicz, condamné en 2011 à 12 ans de prison pour avoir piégé quelque 200 adolescentes et jeunes femmes de 2006 à 2008. L’homme d’une trentaine d’années repérait ses victimes en s’introduisant par leur liste de contacts MSN. Sous de fausses identités, il les incitait ensuite à se déshabiller devant la caméra. Il exigeait par la suite un spectacle érotique en ligne, faute de quoi il menaçait de diffuser la vidéo sur le web. Lesiewicz a plaidé coupable à 91 chefs d’accusations liées à la pornographie et à l’extorsion.

***

Les conseils du FBI

1. Ne tenez pas pour acquis que votre disque antivirus vous protège contre les escroqueries.

2. Fermez votre ordinateur lorsque vous ne l’utilisez pas.

3. Fermez votre webcam lorsque vous ne l’utilisez pas.

4. N’ouvrez pas de pièce jointe sans d’abord vérifier la provenance de l’envoi.

5. Soyez suspicieux. Si vous recevez un message avec une pièce jointe de votre mère à 3 h du matin, il est possible que le message ne soit pas vraiment de votre mère.

6. Si votre ordinateur a été piraté et que vous avez des menaces d’extorsion, n’hésitez pas à en faire part à vos parents ou à la police.

Source: Site du FBI, janvier 2013

***

La sextorsion par corps policiers

Montréal: 46 CAS entre janvier 2012 et le 3 juin 2013

Laval: 13 CAS depuis décembre 2012

Longueuil: 10 CAS environ depuis janvier 2013

SQ: 20 CAS depuis octobre 2012

http://www.lapresse.ca

Delson ► Arnaquée de 39 000 $ par un «ami» Facebook


Encore une personne qui s’est fait avoir avec une relation virtuelle promettant mer et monde, cela lui a coûter cher. Heureusement, un chat échaudée craint l’eau chaude, elle ne s’est pas affaire deux fois quand elle a vue qu’on essayait de la frauder encore une fois et a préférer se référer à la Sureté du Québec. Ca prouve une chose peut importe l’âge, les la cybercriminalité vise toute personne naïve
Nuage

 

Delson ► Arnaquée de 39 000 $ par un «ami» Facebook

 

Arnaquée de 39 000 $ par un «ami» Facebook

Crédit photo : AFP

Par Hélène Gingras | Agence QMI

Une résidante de Delson, en Montérégie, a été victime d’une fraude de près de 39 000 $ après s’être fait un nouvel «ami» sur Facebook. Et ça aurait pu être encore plus.

La dame dans la soixantaine a déclaré à la Régie de police Roussillon avoir été victime d’une «arnaque amoureuse». Le fraudeur a abusé de sa naïveté, de ses sentiments et de ses croyances en Dieu, selon elle.

Entre l’espace d’un mois, entre la fin juillet et la fin août, la victime a signé cinq chèques à ce supposé ami et huit à la réceptionniste de l’hôtel où il affirmait séjourner, en Côte d’Ivoire.

La dame, qui a épuisé toutes ses économies et hypothéqué et sa sécurité financière pour les années à venir, ne s’est rendue compte qu’après-coup qu’elle avait été piégée.

«J’avais confiance en lui. Je trouvais que son histoire était plausible», a-t-elle confié à la police, il y a quelques jours.

Longue correspondance

C’est par l’entremise d’une personne qu’elle connaissait que la résidante de Delson est devenue amie Facebook, à la mi-juin, avec un prétendu architecte belge. Celui-ci affirmait devoir se rendre en Côte d’Ivoire pour finaliser un projet de construction d’hôpital.

Un mois et demi plus tard, il lui a raconté s’être fait voler son passeport, son argent et ses documents. Il lui a alors demandé environ 1000$, une somme qu’elle lui a fait parvenir.

Son «ami» aurait continué d’éprouver divers ennuis par la suite, l’invitant à lui envoyer d’autres chèques. Certains étaient faits au nom de la réceptionniste de l’hôtel et envoyés au Mali, sous prétexte qu’il ne pouvait pas les récupérer autrement parce qu’il n’avait pas de papiers d’identité.

Lorsque la victime n’a plus eu d’argent à lui donner, à la fin août, son ami a insisté pour qu’elle en trouve. Ils sont restés amis Facebook et ont continué à échanger jusqu’au début décembre. Il l’a finalement supprimée de ses contacts il y a quelques jours.

Plainte à la police

La victime a eu un appel d’une agence privée en cybercriminalité oeuvrant en Côte d’Ivoire.

L’Organisation internationale des procédures criminelles savait tout de la fraude et promettait de la dédommager pour une somme de plus de 58 000$.

Après avoir échangé avec la supposée agence par courriel, la victime a soupçonné une seconde fraude malgré l’apparence professionnelle de la correspondance. On lui réclamait 3700$ pour s’acquitter de différents frais de justice.

La dame a porté plainte à la police. Le dossier devait être confié à la Sûreté du Québec.

http://tvanouvelles.ca