Représentation du cosmos : qu’est-ce que le disque de Nebra ?



Le disque de Nebra trouvé par des chasseurs de trésor en Allemagne a été longtemps caché car il a été vendu sur le marché noir. Heureusement, ce disque et ainsi que le site d’où il vient est maintenant connu des archéologues. Le disque de Nebra fait de bronze et d’or datant entre 1600 et 1560 av J.-C. serait la plus ancienne reproduction du cosmos.

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Représentation du cosmos : qu’est-ce que le disque de Nebra ?

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| Dbachmann/Wikimédia

Thomas Boisson

L’Homme a tout d’abord été terrifié par le ciel, avant d’en être fasciné. Ainsi, non seulement a-t-il tourné sa tête vers la voûte céleste, mais il en a également produit des représentations qui ont survécu jusqu’à aujourd’hui. C’est notamment le cas du disque céleste de Nebra, considéré actuellement comme la plus ancienne représentation concrète du cosmos connue dans le monde.

En juillet 1999, les chasseurs de trésor Henry Westphal et Mario Renner fouillent illégalement une zone située à Nebra-sur-Unstrut (Allemagne) à l’aide de détecteurs de métaux. Ils découvrent alors un disque de bronze de 2 kg et d’environ 30 cm de diamètre, recouvert d’une patine bleu-vert et de symboles en or incrustés à sa surface. Au cours de l’excavation, ils endommagent une partie du disque et du site où il se trouve

Connaissant la nature illicite de leur découverte, ils vendent l’objet au marché noir de Cologne. Le disque transitera ainsi de propriétaire en propriétaire, jusqu’à ce qu’en 2001 son existence soit rendue publique. C’est alors qu’en 2002, l’archéologue d’état Harald Meller s’empare du disque au cours d’une perquisition policière menée dans la ville de Bâle (Suisse). En guise de pardon, les deux délinquants conduisent les autorités sur le site de leur trouvaille.

Ce dernier, un site préhistorique habité au Néolithique, situé à 60 km de Leipzig, entoure le sommet d’une colline dans la forêt de Ziegelroda, elle-même contenant un millier de tumulus datés de la même période. Sur place, les archéologues découvrent de nombreux autres objets, constituant un véritable dépôt culturel. Ces derniers, et le disque, sont aujourd’hui conservés au Musée régional de la préhistoire de Hall (Allemagne).

Une représentation de la voûte céleste

Le disque est une plaque circulaire dans laquelle plusieurs symboles en or sont incrustés. Le rond plein est interprété comme étant le Soleil ou la pleine Lune. Le croissant comme étant la Lune ou le Soleil lors d’une éclipse. Les 32 points sont des étoiles ; le groupe de 7 points représentant certainement la constellation des Pléiades.

disque nebra

Photo du disque de Nebra, au musée Pergamon de Berlin. Crédits : Anagoria

Les deux arcs de chaque côté couvrent un angle de 82°, indiquant la position du Soleil (couchant ou levant) lors des solstices d’été et d’hiver à la latitude du lieu de découverte. Un arc est également présent en bas du disque, représentant soit la Voie lactée, soit une barque (ou char) solaire — c’est-à-dire un élément symbolique lié à la course du Soleil. Pour finir, le tour du disque est composé de 39 trous dont la signification est encore inconnue.

Disque de Nebra : une encyclopédie astronomique de l’Âge du Bronze

L’objet aurait pu avoir une signification religieuse, mais il s’agit plus probablement d’un objet possédant une fonctionnalité astronomique et visant à perpétuer les connaissances relatives au ciel.

L’angle couvert part les deux arcs latéraux permet d’imaginer une utilisation horizontale du disque afin de repérer les positions du Soleil lors des équinoxes. Tandis que le groupe de 7 points représentant les Pléiades aurait pu jouer un rôle important pour les semailles (les Pléiades accompagnant la nouvelle Lune lors de cette saison).

utilisation disque nebra

Les arcs latéraux permettent d’imaginer une utilisation du disque consistant à repérer les positions du Soleil lors des équinoxes. Crédits : Rainer Zenz

Les 32 étoiles auraient également une signification importante, car la nouvelle Lune apparaissait aux côtés des Pléiades 32 jours après le début de l’année. Et 32 années solaires correspondent à 33 années lunaires (32 points-étoiles + le rond plein), permettant d’établir un cycle rythmant les activités saisonnières en fonction des phases de la Lune. Le disque de Nebra serait ainsi une sorte d’encyclopédie astronomique concentrant tout le savoir des populations européennes de l’Âge du Bronze à cette époque.

objets site nebra


Le disque a été retrouvé au milieu de nombreux autres objets datant de l’Âge du Bronze, sur le site de Nebra. Crédits : Dbachmann

La datation du disque a été effectuée conjointement avec celles des autres objets trouvés à ses côtés, principalement des épées, des haches et des bracelets. Une analyse au carbone 14 a placé l’âge du disque entre 1600 et 1560 av J.-C. Tandis qu’une analyse par fluorescence aux rayons X a permis de déterminer l’origine des matériaux : la rivière Carnon (Angleterre) pour l’or et la ville de Bischofshofen (Autriche) pour le cuivre. Le disque est ainsi considéré comme la plus ancienne représentation du cosmos jusqu’à présent.

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Les radiations cosmiques nocives pour le cerveau des astronautes


Pauvres souris ! Ce qu’elles doivent endurer pour perfectionner les voyages dans l’espace. Aller sur Mars, faut vraiment être courageux, car pour le moment, d’après les études, il semble bien qu’ils n’iront pas bien loin sans qu’ils soient condamnés
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Les radiations cosmiques nocives pour le cerveau des astronautes

 

L'exposition à des radiations, comme celles rayonnant dans le cosmos, qui... (PHOTO ARCHIVES REUTERS/NASA)

PHOTO ARCHIVES REUTERS/NASA

Agence France-Presse
WASHINGTON

L’exposition à des radiations, comme celles rayonnant dans le cosmos, qui bombarderont les astronautes lors de longs voyages spatiaux, vers Mars par exemple, endommage le système nerveux central et entraîne des déficiences cognitives permanentes, selon des expériences sur des souris.

«Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les astronautes qui effectueront un voyage de deux à trois ans aller-retour vers Mars», a commenté Charles Limoli, de l’Université de Californie à Irvine, principal auteur de cette recherche publiée vendredi dans la revue américaine Science Advances.

«La baisse des capacités de travail, les déficits de mémoire et des pertes de connaissance ainsi que les difficultés de concentration pendant des vols dans l’espace pourraient affecter des activités essentielles de la mission», explique-t-il, ajoutant que «ces radiations cosmiques pourraient altérer les capacités cognitives des astronautes pendant toute leur vie».

Pour cette recherche les scientifiques ont soumis des souris à des radiations de particules à haute énergie au Laboratoire national de Brookhaven (New York).

Ils ont constaté que ces radiations ont provoqué une inflammation dans le cerveau des rongeurs qui perturbait la transmission des signaux nerveux.

Des scanneurs ont révélé comment le réseau de communications du cerveau a été altéré par des réductions de la structure des neurones.

Des altérations des synapses, qui relient les neurones, combinées à d’autres changements structurels, ont interféré avec la capacité des cellules nerveuses de transmettre efficacement les signaux électrochimiques, expliquent les chercheurs.

Ces phénomènes ont correspondu à une baisse des performances à différents tests d’évaluation de la capacité d’apprentissage et de mémoriser.

Bien que de tels déficits cognitifs chez des astronautes ne se manifesteraient pas avant plusieurs mois, la durée d’une mission vers Mars serait suffisante pour que de tels symptômes apparaissent, selon le Dr Limoli.

Mais, explique-t-il, les astronautes dans la Station spatiale internationale (ISS), qui font des séjours de six mois, ne sont pas exposés à une aussi grande intensité car ils sont protégés par la magnétosphère terrestre. L’avant-poste orbital évolue entre 350 et 400 km d’altitude.

Les particules formant les rayons cosmiques sont des reliquats d’anciennes supernovas, gigantesques explosions marquant la mort d’une étoile.

Les travaux du Dr Limoli font partie du programme de recherche de la NASA sur les effets des séjours spatiaux prolongés sur les humains en vue de préparer les futures missions habitées vers Mars.

Une des solutions serait que les engins spatiaux comprennent des zones de protection renforcée contre les rayonnements cosmiques notamment les lieux de repos, indiquent les chercheurs.

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Espace: Après Hubble, il y aura le téléscope Webb


Le télescope Hubble nous as ébahi de voir une partie de la splendeur de l’Univers, alors le télescope Webb serait encore plus puissant pour s’approcher de la Genèse de l’Univers, pouvant voir au delà des nuages cosmiques. Imaginez si nous pouvons voir le passé de l’espace, alors nous avons en quelque sorte une machine pour remonter le temps … Mais cet aspect du passé est quand même difficile à concevoir pour la plupart d’entre nous
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Espace: Après Hubble, il y aura le téléscope Webb

 

Le télescope spatial James Webb sera lancé en 2018, affirme la NASA, qui a retardé sa mise en orbite à quelques reprises depuis quelques années. Ce nouvel instrument d’observation sera 100 fois plus puissant que Hubble et permettra de remonter le temps jusqu’à la genèse de l’Univers et des premières galaxies.

Selon l’astronome Mark Clampin, Webb pourra remonter jusqu’à au moins 300 millions d’années après le big bang, qui a donné naissance à l’Univers il y a 13,8 milliards d’années. Il sera ainsi possible d’observer les toutes premières étoiles et galaxies qui sont apparues.

Il permettra ainsi de nous rapprocher bien plus près de la naissance de l’Univers que Hubble, lancé il y a 25 ans et qui restera en activité jusqu’à ce qu’il ait des ennuis techniques.

« Webb représente une très grande percée comparativement à Hubble avec notamment un miroir principal trois fois plus grand (6,5 mètres de diamètre) et la capacité d’observer dans l’infrarouge pour discerner les objets les plus éloignés aujourd’hui invisibles. » — Mark Clampin, NASA

Webb pourra voir 70 % plus de lumière que Hubble.

Il pourra ainsi voir à travers les nuages de gaz et de poussières cosmiques, pour pénétrer dans les endroits les plus lointains et cachés du cosmos.

Et les exoplanètes

Ce télescope devrait aussi faire avancer les recherches sur les exoplanètes, en orbite autour d’étoiles dans notre galaxie, la Voie lactée, grâce à des capteurs et à des équipements capables d’analyser leur atmosphère pour en comprendre la composition.

Actuellement, plus de 5000 de ces planètes ont été détectées. Parmi elles, certaines ont une taille proche de celle de la Terre, sont potentiellement habitables, ni trop chaudes ni trop froides, où l’eau pourrait exister à l’état liquide, et donc abriter de la vie.

Au final, Webb pourrait permettre de faire des progrès importants dans la recherche pour la vie dans l’Univers, car il est suffisamment puissant pour détecter des biosignatures dans l’atmosphère de ces planètes. Il s’agit de molécules d’eau et d’oxygène et peut-être même de pollution de civilisations extraterrestres.

Ce télescope sera placé à 1,5 million de kilomètres de la Terre. Hubble est en orbite à 570 km de la Terre.

webb

Les ingénieurs de la NASA mènent une série de tests avec les miroirs, les quatre caméras et spectromètres et d’autres éléments du télescope pour être certains de leur capacité à bien fonctionner dans le vide de l’espace et à très basse température.

Les agences spatiales européenne et canadienne participent aussi au projet.

Le saviez-vous?

Pesant 6,4 tonnes et d’un coût de 8,8 milliards de dollars, le télescope Webb sera lancé par une fusée Ariane V de l’Agence spatiale européenne depuis le centre de Kourou, en Guyane française.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Il y a 25 ans, Hubble


25 ans déjà que le télescope spatial a été mis en fonction dans l’espace qui a ouvert une grande fenêtre ouverte pour découvrir des images époustouflantes Hubble a permis au commun des mortels d’être spectateur de la majestuosité de l’Univers
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Il y a 25 ans, Hubble

 

Le télescope Hubble

Photo :  NASA

Hubble, le premier télescope spatial qui a bouleversé l’astronomie et notre vision de l’Univers en dévoilant des images saisissantes de celui-ci, célèbre son 25e anniversaire dans l’espace.

Le 24 avril 1990, les astronautes à bord de la navette Discovery mettent en orbite le télescope spatial dans l’espoir de connaître un peu plus l’Univers qui nous entoure. L’appareil, de la taille d’un petit camion, est placé à 559 km de la Terre à l’aide du bras canadien.

« Hubble a changé la façon dont l’humanité regarde l’Univers et y voit sa place […] Ce télescope nous a montré que le cosmos a changé au cours du temps, que les étoiles produisent tous les éléments nécessaires à la vie, à la formation des planètes. » Jennifer Wiseman, astronome au Centre Goddard

Les « Piliers de la création »

Les « Piliers de la création » Photo :  NASA

L’Univers selon Hubble

Hubble est devenu un incontournable en astronomie : il a recueilli plus de 1 200 000 images de plus de 45 000 objets du cosmos, pour ainsi faire avancer nos connaissances astronomiques comme aucun autre instrument ne l’a fait jusqu’à maintenant.

Les observations de Hubble ont amené de spectaculaires percées scientifiques et des découvertes de première importance. Elles ont ainsi permis aux scientifiques :

  • de situer la formation de l’Univers à 13,8 milliards d’années en arrière;
  • de confirmer l’existence de la matière sombre;
  • de confirmer l’accélération de l’expansion de l’Univers;
  • de mieux connaître les planètes du système solaire, notamment Saturne et Jupiter;
  • de mieux comprendre la naissance et la mort des étoiles;
  • d’observer de lointaines galaxies;
  • de confirmer partiellement la théorie selon laquelle la plupart des galaxies contiennent un trou noir en leur centre;
  • de voir la comète Shoemaker-Levy 9 frapper Jupiter;
  • de montrer que le processus de formation des systèmes planétaires est commun dans notre galaxie;
  • de détecter la première molécule organique dans l’atmosphère d’une planète en orbite autour d’une étoile lointaine dans notre galaxie;
  • de rédiger plus de 12 500 articles scientifiques

Image composite des galaxies des Antennes

Les galaxies des Antennes sont en fait deux galaxies extrêmement déformées qui sont en collision Photo :  NASA

Déception initiale

Le projet Hubble n’avait pourtant pas connu un départ canon. D’abord, en 1986, son lancement avait été retardé à la suite de la catastrophe de la navette Challenger. Le télescope de 11 tonnes et 13,2 mètres de long sera finalement mis en orbite en 1990 lors de la mission STS-31.

Puis, mauvaise surprise : les images qu’il transmet sont floues et n’atteignent pas la résolution prévue en raison d’un problème technique, qui sera réparé lors de la première mission d’entretien, en décembre 1993.

Ce n’est qu’en janvier de l’année suivante que la NASA considère que la mission est un succès. Elle publie alors les premières images claires qui redéfiniront notre compréhension de l’Univers.

Hubble devient alors une véritable machine à remonter le temps et à explorer les profondeurs de l’espace, et a commencé à transmettre des images stupéfiantes de supernovas, explosions cataclysmiques marquant la mort d’une étoile, ainsi que d’autres corps célestes.

L’une des photos les plus emblématiques de Hubble, aux allures bibliques, est celle de gigantesques colonnes de gaz et de poussières interstellaires situées à 6500 années-lumière de la Terre dans la nébuleuse de l’Aigle baptisé les « Piliers de la création ».

« Hubble a joué un rôle majeur pour susciter chez tous les habitants de cette planète de l’émerveillement pour cet Univers dans lequel nous vivons. » Jennifer Wiseman

La réparation du télescope Hubble.

La réparation du télescope Hubble. Photo :  NASA

Jennifer Wiseman est convaincue que Hubble a encore de belles années devant lui, étant dans un parfait état de marche depuis son dernier entretien par des astronautes de la navette Atlantis en mai 2009.

Depuis cette date, le télescope est doté de deux nouveaux instruments capables de remonter jusqu’à 600 à 500 millions d’années après le big bang, qui a marqué la naissance de l’Univers.

La galaxie 5584 photographiée par le télescope Hubble

La galaxie 5584 photographiée par le télescope Hubble Photo :  NASA, ESA, A. Riess (STScI/JHU), L. Macri (Texas A&M University), Hubble Heritage Team (STScI/AURA)

Les images spectaculaires de Hubble, qualifiées par le critique d’art britannique Jonathan Jones « d’oeuvres d’art flamboyantes les plus magnifiques de notre temps », ont pénétré la culture populaire.

Il devrait coexister avec son successeur, le télescope spatial à infrarouge James Webb, cent fois plus puissant, qui doit être lancé en 2018. Pour l’astronome Matt Greenhouse de la NASA, Webb pourrait lui aussi révolutionner l’astronomie.

La nébuleuse NGC 2818 

Photo :  Hubble/Zoltan G. Levay

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Le signal venu de l’espace qui aurait pu changer la civilisation humaine


En 1977, le Wow signal s’est fait entendre quelque part dans le cosmos, un endroit qui n’aurait pas d’étoile. Est-ce une intelligence artificielle, une civilisation qui comme nous cherche la vie ailleurs où encore un signal terrestre qui s’est réfléchi dans l’espace ? Pour le moment, personne n’a de réponse. Mais je me demande, si le film Contact avec Jodie Foster, réalisé aussi en 1977 par Robert Zemeckis n’a pas trouvé sa muse dans ce signal détecté en Ohio aux États-Unis
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Le signal venu de l’espace qui aurait pu changer la civilisation humaine

 

Le Wow signal

par Eric Leser

Quinze août 1977, un radio télescope de l’Ohio appelé la grande oreille (Big Ear) enregistre une onde radio qui semble venir de quelque part dans la constellation du Sagittaire à 1420 MHz, la fréquence de vibration de l’hydrogène, la molécule la plus commune dans l’univers. C’est exactement le signal que tous les chercheurs d’un signe d’une vie intelligente extraterrestre attendait. Le signal est si fort qu’il dépasse les capacités du système d’enregistrement de Big Ear.

Cette incroyable histoire est racontée en détail comme jamais auparavant par Daily Galaxy. Trois nuits plus tard, le 18 août, l’astronome Jerry Ehman est assis devant sa table de cuisine parcourant une épaisse liasse de feuilles imprimées générées par ordinateur constituées de chiffres et d’espaces. Tout à coup, il repère au milieu d’une feuille une suite étrange qui se lit de haut en bas: «6EQUJ5» (voir la photo ci-dessus).

Ce petit morceau de papier mal imprimé avec la note «Wow» de Jerry Ehman «représente ce que plusieurs personnes estiment être la meilleure preuve de l’existence d’un signal artificiel, intentionnel et émanant d’une intelligence venant des profondeurs du cosmos» explique Caleb Scharf, directeur du Centre d’Astrobiologie de l’Université de Columbia.

Le signal occupe une seule gamme d’onde étroite. Tous les autres signaux contiennent du bruit et débordent sur d’autres gammes d’onde. Jusqu’à aujourd’hui, nous ne connaissons pas de phénomène cosmique qui puisse générer un tel signal.

L’équipe de Big Ear a exploré toutes les possibilités: transmissions militaires, réflexions terrestres de signaux venant de satellites, émissions naturelles d’étoiles. Mais rien ne correspond. Et plus étonnant encore, le signal provient d’une zone de l’espace où il n’y a pas d’étoiles. A croire que le signal provient d’un vaisseau traversant l’univers à la recherche de signes de vie intelligente.

«6EQUJ5 signifie sur le relevé de Big Ear une soudaine pulsation d’onde radio», écrit Caleb Scharf dans son dernier livre, The Copernicus Complex: Our Cosmic Significance in a Universe of Planets and Probabilities («Le complexe de Copernic: notre signification cosmique dans une univers de planètes et de probabilités»).

«D’habitude, le signal faible d’une onde naturelle se traduit par des blancs et des chiffres comme 1, 2 ou 3. Mais si le signal devient fort, l’ordinateur passe alors aux lettres et quand il atteint U cela signifie que l’émission est trente fois plus forte que le rayonnement cosmique habituel. Cette émission a été captée 72 secondes, c’est-à-dire tout simplement le temps pendant lequel Big Ear se focalise sur une région de l’espace. Elle est aussi exactement à la fréquence atomique de l’hydrogène. Elle n’est jamais réapparue…».

Les chercheurs de l’Université de l’Ohio se sont demandés s’il s’agissait du premier contact de l’homme avec une intelligence extraterrestre. Ils ont sans cesse pointé leur radio télescope vers la même région de l’espace dans les mois qui ont suivi et ont continué depuis. Rien. Et même si plusieurs faits troublants indiquent un signal provenant d’une intelligence extraterrestre, Jerry Ehman a fini par renoncer.

«Nous aurions dû le recevoir à nouveau quand nous l’avons cherché 50 fois. Cela laisse penser que c’est simplement un signal terrestre qui a été réfléchi par un débris dans l’espace»

 Nous ne le saurons peut-être, sans doute, jamais.

«Si ces civilisations extarterrestres sont là – et nous ne savons pas qu’elles y sont – celles qui se trouvent dans des systèmes solaires qui se trouvent proches du plan de l’orbite terrestre autour du soleil seront les plus incitées à tenter de nous envoyer des signaux de communication. Parce que ces civilisations ont surement détecté notre passage devant la surface du soleil ce qui leur permet de déduire que nous sommes dans une zone habitable où l’eau liquide est stable», explique Richard Conn Henry, de la Johns Hopkins University. «Avec une analyse spectroscopique de notre atmosphère, ils sauront qu’il y a de la vie sur terre.»

Richard Conn Henry estime que si des civilisations intelligentes existent dans notre galaxie, ce qui est en terme statistique est extrêmement probable:

«un des facteurs critiques est depuis combien de temps cette civilisation existe et combien de temps elle existera – et cela concerne aussi la notre. Si, comme nous l’espérons, la réponse est plusieurs millions d’années, même si elles sont assez rares, celles qui sont dans notre plan d’orbite auront découvert notre existence. Elles sauront que la vie existe sur la terre et auront la patience d’envoyer dans notre direction des signaux facilement détectables radios ou optiques dans notre direction… ». 

Et ce contact ne peut que se produire. Les recherches au cours des deux dernières décennies ont montré qu’il existe des milliards de planètes dans la Voie Lactée qui peuvent abriter des formes de vie, même très différentes et très extrêmes selon nos critères.

La vie doit donc être extrêmement répandue dans notre galaxie. Il faut juste être patient car même à la vitesse de la lumière les ondes radio peuvent mettre des millions d’années à nous parvenir.

«Mais où sont-ils?» s’interrogeait déjà il y 70 ans Enrico Fermi l’un des plus grands physiciens de l’histoire. Ils sont sans doute là, mais très loin…

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La NASA dévoile d’incroyables images de l’univers


Nous sommes a une belle époque pour avoir ce privilège de voir l’espace dans ses plus beaux atours et ce même si nous ne sommes de minuscule petit point sur Terre
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La NASA dévoile d’incroyables images de l’univers

 

Pour accompagner la sortie de la nouvelle série documentaire de la Fox, la NASA offre des photos inédites du cosmos dans toute sa splendeur et son immensité.

« Cosmos : the SpaceTime Odyssey « , lancé le 9 mars en simultanée sur 10 chaînes de la 21st Century Fox est une série documentaire qui promet d’être impressionnante. Et pour cause, elle vous plonge dans l’univers cosmique afin de mieux comprendre les lois de la nature, de l’espace et du temps.

Pour accompagner le lancement de la nouvelle série, la NASA a créé un compte Flickr rempli de clichés tous aussi incroyables les uns que les autres. Cerise sur le gâteau, ces photos à couper le souffle sont en majorité inédites !  Nombre d’entre elles ont directement inspiré les images de la série.

Ces photographies sont à la fois magnifiques et effrayantes, on vous laisse juger !

L’impressionnante Nébuleuse de Carina.

The Dwarf Galaxy, entourée de jeunes étoiles et nuages de gaz. La NASA en fait un « laboratoire » idéal pour étudier l’évolution et la création des étoiles.

La nébuleuse de la Lyre ou de l’anneau sous son plus beau jour, vue par le télescope spatial Hubble.

En rouge, on aperçoit une tempête sur le pôle nord de Saturne, impressionnant !

Une galaxie spirale avec ses disques d’étoiles et ses trainées de poussière.

Voici la nébuleuse du crabe, qui n’est autre que les reste d’une supernova.

La nébuleuse de Horsehead photographiée par Hubble.

© Flickr – NASA

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Des astronomes dans le coeur d’une étoile juste avant son explosion


Je suis toujours épaté que nous pouvons voir au présent ce qui s’est passé il y a des centaines d’années juste en levant les yeux.
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Des astronomes dans le coeur d’une étoile juste avant son explosion

 

Depuis l'explosion de Cassiopée, il y a 343... (Photo: AFP)

Depuis l’explosion de Cassiopée, il y a 343 ans, ses débris se sont dispersés sur environ 10 années lumière dans le cosmos, amplifiant les caractéristiques de ce cataclysme stellaire que nous pouvons ainsi observer depuis la terre.

PHOTO: AFP

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

Des scientifiques ont pour la première fois pénétré dans le coeur d’une étoile quelques minutes avant son explosion, commençant à lever le voile sur un des plus grands mystères de l’astronomie à l’origine de la matière et de la vie.

Ces observations produites grâce au télescope NuSTAR à rayons X lancé par la NASA en 2012, ont permis de recréer la carte des ondes de choc qui ont probablement entraîné la fin d’une étoile en 1671 pour donner naissance à la supernova Cassiopée –qui se trouve à 11 000 années-lumière de la Terre.

Les restes de cette étoile ont été dans le passé photographiés par de nombreux télescopes, optiques, à infrarouge et à rayons X, mais ces dernières images sont sans précédent, expliquent les auteurs de cette découverte publiée dans la revue britannique Nature.

Elles révèlent comment les débris stellaires entrent en collision dans l’onde de choc avec le gaz et la poussière environnantes et s’échauffent dans ce processus.

Le télescope NuStar a pu ainsi recréer la première carte d’émissions de rayons X à haute énergie provenant des matériaux créés dans le coeur même de l’étoile qui explose, précisent-ils. L’énergie libérée repousse les couches extérieures de l’étoile et les débris sont projetés à plus de 5000 kilomètres/seconde partout dans le cosmos.

«Cette observation est l’une des percées les plus importantes en astrophysique à haute énergie depuis des décennies», a estimé Steven Boggs, professeur de physique à l’Université Berkeley en Californie, un des co-auteurs de ces travaux.

«Nous sommes de la poussière d’étoile»

«Maintenant que nous pouvons voir les matériaux radioactifs nous avons une vue plus complète que jamais auparavant de ce qui se passe au coeur de l’explosion», a expliqué lors d’une conférence de presse téléphonique Brian Grefenstette, un astronome de l’Institut de technologie de Californie.

Ces données vont aider les astronomes à élaborer des modèles sur ordinateurs en trois dimensions d’explosion d’étoile et aider à comprendre ensuite certaines des caractéristiques mystérieuses des supernovas, selon ces scientifiques.

«Les supernovas produisent et éjectent dans le cosmos la plupart des éléments qui sont importants pour la vie telle que nous la connaissons», a relevé Alex Filippenko, professeur d’astronomie à Berkeley, qui n’a pas participé à cette recherche.

Selon lui ces résultats sont «emballants car pour la première fois nous avons des informations sur ce qui se passe dans ces explosions et où ces différents éléments de la matière sont formés», a-t-il dit.

«Comprendre le mécanisme de l’explosion d’une étoile est fondamental pour essayer de savoir d’où nous venons et remonter aux origines de tous les matériaux qui nous entourent comme le carbone, le fer, le calcium…», a dit Brian Grefenstette ajoutant: «Nous sommes en fait de la poussière d’étoile».

«Le noyau radioactif agit comme une sonde des explosions des supernovas ce qui nous permet de voir directement les densités et les températures dans ces processus nucléaires auxquels nous n’avons pas accès dans des laboratoires terrestres», a expliqué Stephen Boggs.

Depuis l’explosion de Cassiopée, il y a 343 ans, ses débris se sont dispersés sur environ 10 années lumière dans le cosmos, amplifiant les caractéristiques de ce cataclysme stellaire que nous pouvons ainsi observer depuis la terre, notent ces astronomes.

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