L’univers fascinant de l’astronomie chinoise


Quand nous entendons parler de nébuleuses, comètes, étoiles, c’est souvent par des scientifiques de la NASA ou par l’agence spatiale européenne. Il y a aussi dans l’histoire spatiale des manuscrits dans certaines civilisations. La Chine est un bel exemple à savoir en astronomie. Grâce à leurs observations qu’ils ont notées sur des manuscrits au cours des millénaires. Aujourd’hui, il est remarquable de voir autant de précisions sur les supernovae, la nébuleuse du Crabe. Ils ont même noté les 29 passages depuis l’an -240 à nos jours la comète de Halley, ainsi qu’-200 av J.C, ils savaient que le Soleil avait des taches.
Nuage


L’univers fascinant de l’astronomie chinoise avec Jean-Marc Bonnet-Bidaud


Floriane Boyer

Rédactrice

L’astrophysicien Jean-Marc Bonnet-Bidaud nous emmène à la découverte des trésors longtemps ignorés de l’astronomie chinoise, riche de plusieurs millénaires, marquée par une rigueur scientifique avant-gardiste et des observations minutieuses des évènements astronomiques les plus remarquables. Encore aujourd’hui, ces données profitent à notre compréhension de l’univers..

Pour Jean-Marc Bonnet-Bidaud, astrophysicien au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), tout a commencé avec la fin cataclysmique des étoiles : les supernovae. De ces spectaculaires explosions d’astres mourants ne subsiste qu’une nébuleuse de gaz, appelée rémanent, formant un cocon en expansion autour d’un noyau très dense. Mais au départ, les supernovae figurent parmi les phénomènes les plus violents et lumineux de l’univers, tant et si bien que depuis la Terre, elles peuvent paraître telles de nouvelles étoiles brillant durant des mois, voire des années. Ce sont les mystérieuses « étoiles invitées », décrites depuis déjà plus de 3.000 ans par les astronomes chinois. 

Grâce à un partenariat entre le CEA et la Chine, Jean-Marc Bonnet-Bidaud s’est rendu dans un laboratoire de Pékin pendant un an, à la fin des années 1980. Cette première immersion dans la culture de l’Empire du milieu aura le goût d’une révélation, avec la découverte de la richesse vertigineuse de l’héritage chinois en matière d’astronomie, encore trop largement dédaignée de nos jours.

Jean-Marc Bonnet-Bidaud est astrophysicien au Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), également historien des sciences et vulgarisateur scientifique à ses heures. © Jean-Marc Bonnet-Bidaud

Jean-Marc Bonnet-Bidaud est astrophysicien au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), également historien des sciences et vulgarisateur scientifique à ses heures. © Jean-Marc Bonnet-Bidaud

De cette expérience naîtra l’ouvrage 4.000 ans d’astronomie chinoise : les officiers célestes (2017), retraçant l’histoire de cette discipline commencée vingt siècles avant notre ère, jalonnée par des découvertes capitales, faites souvent avec beaucoup d’avance par rapport à la civilisation européenne. Jean-Marc Bonnet-Bidaud revient pour nous sur sa passionnante exploration de l’astronomie chinoise.

La nébuleuse du Crabe : première plongée dans l’astronomie chinoise

Mon travail a été d’essayer de retrouver les restes d’explosions d’étoiles. Quand j’ai commencé, il y a une trentaine d’années, on en connaissait à peu près cent. Maintenant, on en compte des milliers. Quelques-unes ont explosé durant les 2.000 dernières années. Donc à certaines époques, elles ont été observées par les civilisations humaines.

Une civilisation sans pareil dans le monde

Une des plus importantes nébuleuses qui a été décelée était la nébuleuse du Crabe. Or, le texte le plus précis décrivant cette explosion était un manuscrit chinois de 1054. La première surprise pour moi était que des gens l’avaient vue dans le ciel et l’avaient noté, cela suffisamment précisément pour que je puisse m’en servir presque mille ans après. Ils donnaient la date, la durée(deux ans) et la luminosité (aussi brillant que Vénus). Cela nous permet de reconstituer aujourd’hui ce qui s’est passé, la température du gaz, le temps pris pour refroidir, la quantité de matière éjectée, la puissance de l’explosion.

L'explosion d'une étoile massive (supernova), apparaissant telle une nouvelle étoile (étoile invitée ou guest star, en anglais) dans le ciel le 4 juillet 1054, a été consignée dans les archives d'astronomie chinoises (passages indiqués par les traits rouges). © DP

L’explosion d’une étoile massive (supernova), apparaissant telle une nouvelle étoile (étoile invitée ou guest star, en anglais) dans le ciel le 4 juillet 1054, a été consignée dans les archives d’astronomie chinoises (passages indiqués par les traits rouges). © DP

Une de mes découvertes fut qu’il ne s’agissait pas d’une observation isolée, d’une coïncidence. Non seulement les astronomes chinois ont observé le ciel, mais cela en continuité pendant 2.000 ans (début de la dynastie des Han à maintenant) et ils ont tout noté, de manière très scientifique. C’est une civilisation sans pareil dans le monde. Aucun autre pays n’a des écrits pendant aussi longtemps. Les civilisations astronomiques n’ont duré que quelques centaines d’années (sauf peut-être la civilisation égyptienne mais il reste malheureusement peu de traces). 

Reconstitution de la supernova observée en 1054 par des astronomes chinois qui donna naissance à la somptueuse nébuleuse du Crabe telle que nous la voyons aujourd’hui, avec en son centre, le pulsar restant de l’explosion de l’étoile. © bonnetbidaud.tv

Supernovae, comètes, taches solaires : trois grandes découvertes

J’ai voulu sélectionner pour l’ouvrage les objets qui ont encore une importance aujourd’hui dans la science moderne, où les données chinoises peuvent encore être utilisées. Parmi ces objets, il y a bien sûr les supernovae. Après avoir catalogué tout ce qu’ont dit les chinois [sur les étoiles invitées], nous pouvons pointer nos satellites [dans la direction indiquée] et dans de multiples cas nous avons pu retrouver les restes de l’explosion. À l’aide de ces nébuleuses, on a compris toute la vie des étoiles et leur importance pour la composition de l’univers. Encore tout dernièrement, on a redécouvert des nébuleuses correspondant à des textes chinois.

Ensuite, les astronomes chinois notaient tout sur les comètes (trajectoire, forme, etc.). On a retrouvé dans les chroniques les 29 passages [sans exception] de la comète de Halley depuis l’an -240 à nos jours. On s’est alors rendu compte que son orbite n’est pas régulière et qu’il n’est pas toujours simple de reconstituer la trajectoire des comètes.

Catalogue des comètes daté du IIème siècle av. J.-C. (dynastie des Han), décrivant la diversité des formes du noyau et des queues. © DP

Catalogue des comètes daté du IIème siècle av. J.-C. (dynastie des Han), décrivant la diversité des formes du noyau et des queues. © DP

Les astronomes chinois ont aussi été les premiers à remarquer que le Soleil avait des taches (dès -200 av. J.-C.). Grâce à leurs archives, nous avons vu pu confirmer que les cycles de l’activité solaire sur onze ans existaient déjà depuis 2.000 ans. En Europe, on ne pouvait remonter que 400 ans en arrière [observations de Galilée et d’autres astronomes].

Une contribution passée sous silence en Occident

Le problème, c’est que nous sommes restés imperméables à tout cela en Europe. C’est une erreur idéologique, historique et scientifique. Il faut qu’on fasse l’effort de s’informer et de restituer le fait qu’ailleurs dans le monde des choses scientifiques importantes ont été réalisées.

On gagnerait à élargir notre point de vue

Je m’aperçois qu’il y a un mode de pensée oriental très différent du mode occidental. Nous sommes satisfaits de notre méthode, qu’on peut qualifier d’analytique et de théorique, consistant à démonter toute la machine pour regarder comment chaque pièce fonctionne. Mais à la fin, les choses sont tellement séparées les unes des autres qu’on ne comprend plus leur relation et le fonctionnement global. En Orient, ils ont une méthode analogique et empirique : en observant un objet et en le comparant à d’autres, ils cherchent à comprendre le fonctionnement interne de la machine sans avoir à faire l’inventaire de ce qui est à l’intérieur.

Le saviez-vous ?

En tant que « fils du ciel », l’empereur chinois devait connaître tout ce qui se passait dans le ciel. Un intérêt particulier était porté aux phénomènes inhabituels ou transitoires, d’où l’observation minutieuse des « étoiles invitées », alors qu’en Europe, la « sphère céleste » a longtemps était considérée comme un ouvrage divin immuable. 


Quelle place pour la Chine sur la scène spatiale internationale ?

À l’heure actuelle, la science moderne se heurte à des murs. On a l’impression qu’on gagnerait à élargir notre point de vue. Il y a forcément beaucoup de choses à apprendre d’une autre culture, surtout la culture chinoise qui est globale et multimillénaire. 

Je pense que les Chinois ont déjà fait des choses intéressantes. Ils ont envoyé le premier Chinois dans l’espace [Yang Liwei en 2003], ils ont fait une station spatiale orbitale [Tiangong 1 en 2011], ils ont déposé un rover sur la Lune [Chang’e 3 en 2013], puis sur la face cachée [Chang’e 4 en 2019]. Et ils vont ramener des échantillons lunaires [Chang’e 5, lancement prévu fin 2019], ils vont marcher sur la Lune [ambition dès 2030]… Pour l’instant, ils font de la science importée de l’extérieur et ils le font très bien. À terme, je souhaite, qu’ils apportent leur pierre à l’édifice en nous disant :

« Mais nous, on ne se pose pas les mêmes questions que vous ».

Si on est intelligent, on a tout intérêt à collaborer avec la Chine, car elle nous servira de locomotive.

Jean-Marc Bonnet-Bidaud a étudié la plus ancienne carte céleste qui nous soit parvenue, produite en Chine entre 649 et 684 ap. J.-C. Appelée carte céleste de Dunhuang, elle a été tracée « de façon scientifique, avec une projection simple », mais cela fait des astronomes chinois de vrais précurseurs en matière de cartes d'étoiles. Elle contient quelque 1.300 étoiles. Cette carte apparaît sur la couverture de l'ouvrage 4.000 ans d'astronomie chinoise. © DP

Jean-Marc Bonnet-Bidaud a étudié la plus ancienne carte céleste qui nous soit parvenue, produite en Chine entre 649 et 684 ap. J.-C. Appelée carte céleste de Dunhuang, elle a été tracée « de façon scientifique, avec une projection simple », mais cela fait des astronomes chinois de vrais précurseurs en matière de cartes d’étoiles. Elle contient quelque 1.300 étoiles. Cette carte apparaît sur la couverture de l’ouvrage 4.000 ans d’astronomie chinoise. © DP

Les Chinois sont-ils conscients de leur richesse ?

Non, pas tout à fait. Ils ont un peu oublié leur culture, comme nous oublions la nôtre. Moi, petit Européen qui n’y connaissait pas grand-chose, je me suis demandé comment allaient réagir les Chinois [par rapport à l’ouvrage]. Mais – et j’en suis très honoré – ils ont apprécié ma présentation synthétique. À leur demande, le livre va être traduit et je serai en Chine au mois de septembre pour former des étudiants à une approche moderne de l’histoire des sciences. Ils se rendent déjà compte qu’il est important de raccorder toutes leurs découvertes actuelles à leur culture ancienne profonde et si particulière en astronomie.

Un satellite franco-chinois, une nouvelle astrophysique de laboratoire et autres projets

La médiation scientifique m’a amené à réfléchir à d’autres domaines, comme la cosmologie. Je prépare un livre avec Thomas Lepelletier, où je tente d’expliquer pourquoi on est incapable de produire un modèle [de l’univers] qui marche.

Être au démarrage de quelque chose qui va révolutionner l’astrophysique est assez excitant

Je prépare aussi un autre ouvrage sur les grandes découvertes chinoises, hors de l’astronomie, ayant irrigué la civilisation européenne (par exemple, l’étrier, la poudre à canon ou encore la boussole). Je travaille également sur un satellite gamma franco-chinois nommé SVOM (Space-based multi-band astronomical Variable Objects Monitor) pour regarder les explosions d’étoiles.

Le satellite Space-based multi-band astronomical Variable Objects Monitor (SVOM) va étudier les sursauts gamma émis notamment lors des explosions d'étoiles massives. Il sera lancé fin 2021 ou début 2022. © Cnes, CNSA

Le satellite Space-based multi-band astronomical Variable Objects Monitor (SVOM) va étudier les sursauts gamma émis notamment lors des explosions d’étoiles massives. Il sera lancé fin 2021 ou début 2022. © Cnes, CNSA

Nous sommes aussi en train de monter un projet très prometteur sur une astrophysique en laboratoire. On s’est aperçu qu’on pouvait produire avec les lasers les plus puissants des conditions équivalentes à celles autour des étoiles. Comme on a vu émerger l’astrophysique des simulations numériques, dans le futur on verra apparaître de véritables expériences astrophysiques, comme faire des étoiles en laboratoire ! Être au démarrage de quelque chose qui va révolutionner l’astrophysique est assez excitant.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Découvertes archéologiques insolites


L’archéologie est un domaine passionnant, et d’ailleurs, plusieurs sujets présentés ici ont déjà été présenté sur mon blog.
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Découvertes archéologiques insolites

 

En fouillant, les archéologues trouvent des trésors fascinants qui permettent d’en apprendre davantage sur les habitudes de vie des autres époques. Voici 10 découvertes archéologiques qui font réfléchir sur les comportements des humains dans le passé.

Mystérieux alignement de pierres au Pérou

 Découvertes archéologiques insolites

Parfois, les scientifiques font des découvertes partielles extraordinaires en soi, qui font partie d’un univers dont ils ne possèdent pas la clé. C’est le cas pour cet alignement de pierres d’environ 500 mètres qui mène à la pyramide de Cerro del Gentil dans le sud du Pérou. La particularité de ces deux lignes de pierres est frappante lors du solstice d’hiver.

Il y a des centaines d’années, les pierres et le soleil semblaient alignés pour encadrer la pyramide de lumière (voir la modélisation 3D ci-dessus). Jusqu’ici, les chercheurs ont trouvé une cinquantaine d’alignements semblables dans un endroit plat et sec près d’une pyramide. On croit qu’ils pourraient avoir une signification cosmologique pour ceux qui habitaient ici, mais on ne sait pas exactement pour quelles raisons ils existent.

(Crédit: Laura Griffin)

Squelettes d’un couple enterré main dans la main

Quoi de plus romantique qu’un couple qui meurt en même temps et se fait enterrer dans une double tombe main dans la main? C’est le cas de cet homme et de cette femme découverts à Cluj-Napoca, la capitale de la Transylvanie dont la double tombe remonte au Moyen Âge.

Selon Adrian Rusu, de l’Institut d’archéologie et d’histoire de l’art de Cluj-Napoca,

« C’est un mystère – et cela est rare pour ces sépultures à l’époque. Nous pouvons voir que l’homme avait subi une grave blessure qui l’a laissé avec une fracture de la hanche qui est probablement à l’origine de sa mort. En raison du fait que la jeune femme est manifestement morte en même temps et qu’elle était probablement en bonne santé, nous supposons qu’elle est morte le cœur brisé par la perte de son partenaire ».

La thèse du suicide de la femme est peu plausible, car si tel avait été le cas, comme le suicide était considéré comme un péché on ne l’aurait pas enterrée dans un lieu saint.

(Crédit : ablogabouthistory.com)

Ata

Ces restes momifiés d’une quinzaine de centimètres appartiennent-ils à un extraterrestre, un animal, un humain ou est-ce un canular? La diffusion du documentaire Sirius en avril dernier à Hollywood fait la lumière sur la véritable histoire de cette créature surnommée « Ata », découverte dans le désert d’Atacama au Chili il y a 10 ans. Les résultats obtenus montrent qu’il s’agirait d’un humain.

« C’est en tout cas plus proche de l’Homme que du chimpanzé. La créature est âgée de 6 à 8 ans. De toute évidence, elle respirait, elle mangeait et son métabolisme fonctionnait. Ce qui nous amène à nous demander quelle était sa taille à la naissance », a annoncé Garry Nolan, directeur du département des cellules souches à l’école de médecine de l’université de Stanford en Californie.

(Crédit : You Tube / Film Sirius)

L’anneau de J.R.R. Tolkien

Un anneau confectionné au 4e siècle trouvé dans un champ en 1785, près d’une ancienne ville romaine, pourrait être l’inspiration à l’origine de la rédaction de Bilbo le Hobbit et la trilogie du Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien. Cet anneau sur lequel est gravé une représentation de la déesse Vénus et l’inscription « Senicianus vit bien en Dieu » est exposé en Angleterre. Avant la rédaction des populaires romans, un archéologue britannique a fait appel à Tolkien pour faire la lumière sur la connexion entre cet anneau et une tablette retrouvée dans un temple faisant état d’un vol et d’une malédiction.

(Crédit: Photo National Trust)

Porte des Enfers

Et si la porte des enfers était située au sud-ouest de la Turquie sur la cité antique d’Hiérapolis? Parfois la réalité dépasse la fiction et c’est peut-être ce qui s’est passé avec cette porte située à quelques pas du temple d’Apollon dont il ne reste aujourd’hui que des ruines. En regardant la reconstitution de Francesco D’Andria, responsable de l’équipe à l’origine de la découverte, on aperçoit à droite l’entrée vers les Enfers. En fait, cette porte est une faille géologique de laquelle s’échappe du dioxyde de carbone. Cette grotte est un phénomène naturel rare, mais on en retrouve d’autres ailleurs.

(Crédit : Francesco D’Andria)

Photographies de Louis Riel

On a retrouvé des photos de Louis Riel, chef du peuple métis dans les Prairies canadiennes et fondateur de la province du Manitoba, prises dans les années 1860-70 lors d’une vente aux enchères en Australie. Ces photos ont été réalisées selon la technique carte de visite brevetée à Paris en 1854.

« Il s’agirait d’un des plus anciens tirages de cette image connue qui aurait été prise par le photographe Ryder Larsen en 1869 », affirme Shelley Sweeney de l’Université du Manitoba.

(Crédit : University of Manitoba)

Cannibalisme en 1609

Les rudes hivers des années 1600 auraient contraint des gens de Jamestown en Virginie à commettre l’impensable. Lors d’une fouille, on a retrouvé des os de chevaux, de chiens et de chat consommés lors de l’hiver 1609. Plus récemment, on a découvert quelque chose de bien plus horrible que de manger un chat : une jeune anglaise d’environ 14 ans aurait servi de repas à d’autres humains.

A-t-elle été assassinée ou est-elle morte de causes naturelles? On cherche toujours la réponse et bien d’autres sur les circonstances qui ont poussé des humains à manger une humaine… Une équipe d’archéologues va poursuivre la fouille à la recherche d’autres organes qui pourraient nous aider à en apprendre davantage sur les conditions rencontrées par certains des premiers colons européens du pays.

(Crédit : ablogabouthistory.com)

Des sacrifices humains au Mexique

Les restes d’un temple récemment découvert dans la vallée d’Oaxaca, au Mexique, suggèrent que des prêtres auraient commis des sacrifices humains. On est encore loin de pouvoir prouver cette hypothèse hors de tout doute, mais les chercheurs ont découvert une dent humaine et ce qui pourrait être une partie d’un os humain dans l’une des salles du temple contenant des restes de sacrifices d’animaux. Des lames et des lances retrouvées au même endroit suggèrent que les prêtres étaient engagés dans un rituel de sacrifices des animaux. Impossible de dire avec certitude si les restes humains faisaient partie de la pratique de sacrifices ou non.

(Crédit : DNews)

Exorcisme d’un vampire

Quel est le meilleur moyen d’empêcher un vampire de mordre? Lui insérer une brique dans la bouche! Matteo Borrini se considère très chanceux d’avoir découvert un vampire lors de ses fouilles sur l’île de Lazzaretto Nuovo près de Venise. Au Moyen Âge, on croyait fermement que les vampires existaient, car on comprenait mal le processus de décomposition des corps.

Lorsque l’estomac se décompose, il libère un fluide qui peut ressembler à du sang. Ce dernier sort parfois  du nez et de la bouche du défunt. À l’époque comme on rouvrait régulièrement les tombes pour y mettre de nouveaux corps, on croyait que le liquide qui s’échappait des corps provenait des victimes des vampires. Ainsi, pour les empêcher de sévir, on leur insérait une brique dans la bouche.

(Crédit : National Geographic)

Pierres décoratives aux dents

Les rappeurs qui se croient avant-gardistes avec leurs dents en or seront surpris d’apprendre que l’ornementation des dents avec des pierres précieuses ou semi-précieuses existe chez les Amérindiens depuis environ 2 500 ans.

Des milliers de dents de la collection de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire du Mexique ont été examinées. La plupart des dents décorées appartenaient à des hommes. Les résultats de l’étude montrent que la parure ne servait pas à différencier les classes sociales, mais tout simplement à décorer la bouche. Il s’agit là du début de la dentisterie.

(Crédit : National Geographic)

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Observation des premières secousses du Big Bang


L’espace, la cosmologie, le Big Bang, m’épatent, je suis toujours sidérée des découvertes que l’homme réussit à faire en regardant vers les étoiles. Ce que je trouve encore plus époustouflant tout en étant incompréhensible pour moi, c’est que notre présent reçoit des signaux venus tout droit du passé. Un écho jaillissant de la genèse de la création de l’Univers. N’est-ce pas fantastique ???
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Observation des premières secousses du Big Bang

 

Observation des premières secousses du Big Bang

Photo Fotolia

WASHINGTON – Des physiciens américains ont révélé lundi la première détection directe des ondes gravitationnelles primordiales, les toutes premières secousses du Big Bang qui ont marqué la naissance de l’Univers, une avancée majeure en physique.

L’existence de ces ondulations de l’espace-temps, premier écho du Big Bang, prévues dans la théorie de la relativité d’Albert Einstein, témoignent de l’expansion extrêmement rapide de l’univers dans la première fraction de seconde de son existence, une phase appelée l’inflation cosmique.

«La détection de ce signal est l’un des objectifs les plus importants en cosmologie aujourd’hui et résulte d’un énorme travail mené par un grand nombre de chercheurs», a souligné John Kovac, professeur d’astronomie et de physique au Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics (CfA), responsable de l’équipe de recherche BICEP2 qui a fait cette découverte.

«C’était comme chercher une aiguille dans une botte de foin mais à la place nous avons découvert un pied-de-biche», a dit le physicien Clem Pryke de l’université du Minnesota, co-leader de l’équipe.

Pour le physicien théoricien Avi Loeb, de l’Université de Harvard, cette avancée «apporte un nouvel éclairage sur certaines des questions les plus fondamentales à savoir pourquoi nous existons et comment a commencé l’univers».

«Non seulement ces résultats sont la preuve irréfutable de l’inflation cosmique mais ils nous informent aussi du moment de cette expansion rapide de l’univers et de la puissance de ce phénomène», explique-t-il.

Cette percée en cosmologie a résulté d’observations, avec le télescope BICEP2 situé dans l’Antarctique, du fond diffus cosmologique, un faible rayonnement laissé par le Big Bang.

De minuscules fluctuations fournissent des indices de l’univers dans sa toute première enfance. Ainsi de petites différences de températures à travers le ciel révèlent où le cosmos était plus dense et où se sont formées des galaxies et des amas galactiques, expliquent ces scientifiques.

http://fr.canoe.ca/

L’astrophysicien Stephen Hawking défie la science


Une maladie rare et très handicapante physiquement n’altère pas nécessairement l’intelligence. Même si je ne suis pas d’accord avec certaines des affirmations de Monsieur Stephen Hawking, cependant j’admire sa ténacité, son implication scientifique et ce malgré que son corps est très limité
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L’astrophysicien Stephen Hawking défie la science

L’astrophysicien britannique Stephen Hawking dans son bureau de l’Université de Cambridge.

Photo: AFP/London Science Museum

Agence France-Presse
Londres

L’astrophysicien britannique et auteur à succès Stephen Hawking, à qui les médecins n’avaient donné que quelques années à vivre quand il avait 21 ans, fête ses 70 ans dimanche, une vie entière consacrée à décoder le cosmos malgré son très lourd handicap physique.

Stephen Hawking, qui a vendu son best-seller Une brève histoire du temps à plusieurs millions d’exemplaires, n’est pas dupe.

«Je suis certain que mon handicap a un rapport avec ma célébrité», estime-t-il sur son site internet.

«Les gens sont fascinés par le contraste entre mes capacités physiques très limitées et la nature extrêmement étendue de l’univers que j’étudie», ajoute le scientifique cloué dans un fauteuil et contraint de s’exprimer via un ordinateur d’où s’élève une voix métallique.

Au début des années 60, alors qu’il étudie à Oxford, le jeune Hawking constate «qu’il semble devenir de plus en plus maladroit et tombe une ou deux fois sans raison apparente», raconte-t-il.

Après une batterie de tests, il apprend qu’il est atteint d’une maladie incurable, plus tard diagnostiquée comme la maladie de Charcot.

«Elle allait probablement me tuer en quelques années. C’était un peu le choc», se souvient-il.

Il n’a alors que 21 ans et étudie la cosmologie et la relativité à Cambridge.

«Je me suis mis à écouter du Wagner, mais les articles qui disent que je buvais trop est une exagération (…). Avant ma maladie, la vie m’ennuyait. (…) Soudain j’ai réalisé qu’il y avait plein de choses qui valaient la peine», poursuit-il.

La majorité des personnes diagnostiquées avec la maladie de Charcot, une maladie dégénérative paralysante, «vivent moins de cinq ans (…). Le fait que Stephen Hawking ait vécu avec la maladie pendant près de 50 ans en fait quelqu’un d’exceptionnel», estime Brian Dickie de l’association britannique des maladies neuro-dégénératives.

«Cependant sa renommée ne doit pas éclipser ses contributions physiques (…) car il a sans aucun doute fait plus que quiconque depuis Einstein pour améliorer le savoir sur la gravité», insiste Martin Rees, ancien président de la Royal Society, qui participera dimanche à Cambridge à une conférence en l’honneur de Stephen Hawking.

«Le grand moment "eureka" de Stephen est quand il a découvert un lien fondamental et inattendu entre la gravité et la théorie quantique (physique de l’extrêmement petit)», ajoute-t-il.

L’astrophysicien, né le 8 janvier 1942, soit 300 ans après la mort de l’un des pères de l’astronomie moderne Galilée, a réalisé des travaux sur l’expansion de l’univers, les trous noirs et la théorie de la relativité.

Dans son dernier livre «Y a-t-il un architecte dans l’univers», il démonte la théorie d’Isaac en affirmant que l’univers n’a pas eu besoin de Dieu pour être créé.

Soucieux de vulgariser ses théories complexes, il a rencontré un succès planétaire avec «Une brève histoire du temps: du Big Bang aux trous noirs» publié en 1988 aux États-Unis.

Sa notoriété lui a valu d’apparaître dans le dessin animé The Simpsons: «Votre théorie sur un univers en forme de doughnut est fascinante, Homer. Je vais peut-être vous la voler!», lance le personnage de Stephen Hawking.

Inondé de questions pour son 70e anniversaire, l’astrophysicien a estimé que

«la plus grande découverte scientifique de tous les temps» serait de détecter une vie extra-terrestre.

«S’ils décidaient de nous rendre visite, le résultat serait similaire à l’arrivée des Européens en Amérique. Ça ne s’est pas bien fini pour les Indiens», a-t-il cependant souligné dans un enregistrement diffusé vendredi par la BBC.

Mais interrogé par le magazine New Scientist sur ce qui occupait le plus son esprit, l’éminent scientifique a répondu:

«Les femmes. Elles sont un mystère total.»

http://www.cyberpresse.ca