Les microbilles en plastique de vos produits de soin finissent dans les océans


8000 milliards de microbilles à tous les jours issues des cosmétiques et autres produits qui prennent la direction des océans, rivières, lacs et par l’entremise des poissons peuvent se retrouver dans nos assiettes
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Les microbilles en plastique de vos produits de soin finissent dans les océans

 

Un petit gommage ce week-end? Votre peau vous en remercie. Les cellules mortes à sa surface sont éliminées, elle est plus douce et elle respire mieux. Mais dans cette affaire, d’autres sont moins contents : les océans, les lacs, les rivières et les poissons. Les petites billes qui se trouvent dans les exfoliants sont en effet, bien souvent, en plastique. Trop petites pour être filtrées, elles finissent leur vie dans l’océan.

Un mouvement de défiance envers ces microbilles qui se trouvent dans les produits cosmétiques se fait de plus en plus fort. Certains états des États-Unis et provinces du Canada, notamment, les ont déjà interdites.

Ces microbilles ne sévissent pas uniquement dans les produits exfoliants pour le visage ou le corps. Elles se trouvent également dans certains shampoings, dentifrices, savons et produits ménagers.

Le matériau incriminé s’appelle le polyéthylène. Ce polymère de synthèse compose notamment les sacs plastiques, qu’on n’aurait pas idée de jeter dans les océans.

micro billes plastique

Rien que dans l’État de New York, 19 tonnes de microbilles seraient rejetées dans les conduits tous les ans, selon les recherches de Sherri Mason, qui étudie les microbilles à la State University of New York. Au Royaume-Uni, 16 à 86 tonnes de microplastique provenant des exfoliants pour le visage seraient rejetés dans les eaux tous les ans.

8000 milliards de microbilles par jour

Selon une récente étude publiée dans la revue Environmental Science & Technology, plus de 8000 milliards de microbilles s’invitent dans les habitats aquatiques… chaque jour. Cela vous semble beaucoup?

L’association Surfrider Foundation explique pourtant sur son site qu’« un seul tube de ces cosmétiques, soin visage ou dentifrice, peut en contenir des milliers ».

En plus des petites billes que vous pouvez voir et sentir, des centaines d’autres sont invisibles à l’œil nu.

“La plupart des gens qui utilisent ces exfoliants pour le visage, gels douche, savons, cosmétiques, n’ont pas la moindre idée qu’il y a du plastique dans les produits qu’ils utilisent », explique Sherri Mason sur Public Radio International, un grand réseau de radiodiffusion américain. « Les consommateurs utilisent ces produits, lavent leur visage, ouvrent le robinet et ne réalisent pas qu’ils sont en fait en train de libérer du plastique dans l’environnement », ajoute-t-elle.

Leur petitesse les empêche d’être filtrées lors de leur passage en usine de traitement des eaux usées. Problème: une fois en mer, ces microparticules ont un comportement un peu particulier.

Elles permettent aux microbes de se déplacer dans les océans

« Elles jouent un rôle de transport des contaminants, comme un buvard », explique auHuffPost François Galgani, chercheur à l’Ifremer. « Ces billes de plastique servent de support à des espèces, qui peuvent se propager d’un bout à l’autre de la planète », détaille-t-il.

Ces espèces peuvent être des microbes qui, lorsqu’ils arrivent dans un milieu inconnu, peuvent déséquilibrer la faune et la flore locale, et contaminent plages et fonds marins.

Les microbilles peuvent également être ingérées par les organismes vivant dans les océans ou les lacs, poissons, baleines, plancton, etc. Selon une étude publiée dans la revue Archives of Environmental Contamination and Toxicology, un petit saumon de la Colombie Britannique, pourrait en ingurgiter de deux à sept par jour. Inutile de préciser que, par conséquent, ces microbilles peuvent se retrouver directement dans nos assiettes. Qui plus est, lorsque celles-ci se dégradent, elles peuvent libérer des substances chimiques qui sont des perturbateurs endocriniens.

Mais, tempère François Galgani, « les organismes les rejettent et les prédateurs ne les avalent pas ».

Les microbilles contribuent à la pollution des océans, qui sont déjà envahis par le plastique. Rien qu’en 2010, 8 millions de tonnes de plastique ont fini leur vie dans les océans. Cette quantité pourrait être décuplée d’ici à 10 ans. Au total, plus de 269 000 tonnes de déchets plastiques flotteraient à leur surface.

micro billes plastique

Certains États ont d’ores et déjà pris les devants pour limiter la casse. Le gouvernement canadien a annoncé en juillet dernier sa volonté d’interdire les microbilles de plastique dans les cosmétiques. Il les a également ajoutées à la liste nationale des substances toxiques.

Marques et États contre les microplastiques

Aux États-Unis, l’Illinois a été le premier à décider de les interdire en 2014, avec la coopération des industries cosmétiques. En septembre dernier, c’est la Californie qui a sauté le pas, en votant l’interdiction de la vente des microbilles à partir de 2020.D’autres États, dont le plus récent est celui de New York, ont annoncé qu’ils allaient prendre des mesures pour interdire ou limiter les microbilles.

Leur effet dévastateur avait été rappelé par les Nations Unies dans leur rapport annuel pour l’environnement (PNUE) en 2014. Cette année, elles se sont prononcées pour son interdiction.

Côté marques, Unilever s’est engagée en 2012 à bannir le plastique de ses produits.Selon le Time, L’Oréal aurait aussi commencé à prendre ses distances avec les microbilles. The Body Shop, Hema, Lush, sont autant de sociétés qui ont déclaré avoir arrêté l’utilisation des microplastiques.

En France, la Fédération des entreprises de la beauté (Febea) a affirmé à Libération que les sociétés cosmétiques « cherchent d’autres solutions. Parmi celles-ci, on pense à des billes de bois, qui présentent des inconvénients, comme la porosité, mais constituent l’une des pistes de recherche sérieuses« .

Une application pour les éviter

En attendant que les grandes sociétés arrêtent de produire des cosmétiques constitués de microbilles, une application nommée beatthemicrobeads (combattez les microbilles), créée par deux ONG néerlandaises en 2012, permet de scanner les produits et de détecter la présence de celles-ci.

Comme l’explique l’association Surfrider Foundation, dès qu’il y a écrit « polyéthylène » dans la liste des composants d’un produit, vous pouvez être sûr qu’il s’agit de microbilles.

Plus respectueux de l’environnement, des cosmétiques constitués de produits naturels existent sur le marché. À la place des microbilles en plastique? Des noyaux d’abricot, de la pierre ponce, du sel marin ou encore des éclats de fruits à coque.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Les origines des cosmétiques


Le maquillage qui majoritairement utilisé par les femmes n’a pas toujours été le cas, car ce sont les hommes de la préhistoire qui avaient commencé à se parer de couleurs. À toutes les époques chacun avait sa propre mixtures qui aujourd’hui nous ferait lever le nez du moins pour certaines préparations
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Les origines des cosmétiques

 

egyptienne-fardee 

Etymologiquement, le terme « cosmétique » est dérivé du grec kosmêtikos, parure, dérivé de kosmos, harmonie ou ordre. Il est passé dans le français en 1555 sous forme d’adjectif avant d’être utilisé comme substantif.[1] En revanche, le mot fard vient de l’italien farda qui signifie crachat. Bref, une signification bien moins flatteuse. Il semblerait que cela vient du fait que les femmes mêlaient leur salive avec le mercure qui entrait dans le composition du rouge.

L’art de se peinturlurer le visage et le corps est pratiquement apparu avec l’homme. Déjà, les hommes de Néandertal avaient l’habitude de badigeonner d’ocre rouge les ossements des morts. On peut donc imaginer qu’ils s’en servaient également de leur vivant.

L’Egypte ancienne

La femme égyptienne se fardait les joues et les lèvres en rouge. On a, en effet, retrouvé des traces de pigments rouges sur des palettes. De même, les sculptures antiques nous montrent des visages aux yeux soulignés de fard. Les fards noirs étaient pour la plupart à base de plomb, parfois composés à partir d’oxydes de manganèse, de noir de carbone, de composés d’antimoine. Les égyptiens appliquaient également un fard vert (à base de malachite verte) sur les cils et les sourcils et sur la paupière inférieure.

Sous l’Ancien Empire, ils l’appliquaient sous les yeux. Le turquoise, les argiles rouges, ou les violettes mélangées avec des oxydes de cuivre ou de fer, permettent d’obtenir de nouvelles nuances, très prisées. L’ajout de poudres blanches, telle la cérusite, permettait aux Egyptiens de créer une gamme de  produits du gris clair au noir dont les textures étaient modifiées par l’addition de graisses.

La blancheur du teint s’obtenait alors par l’application d’une pommade à base d’albâtre et de lait d’ânesse. Tel fut également le cas dans la Rome antique. Des emplâtres de beauté à base de cervelles de tortue, de suie, de fente d’ibis délayés dans du lait d’ânesse pouvaient également être utilisés.

Les cheveux, les mains et les ongles étaient teints au henné. Les huiles et les graisses parfumées appliquées sur la peau servaient essentiellement à la protéger. Les hommes et les femmes portaient sur la tête des cônes parfumés.

Les Egyptiens prenaient grand soin de leur corps. Ils se lavaient plusieurs fois par jour, se frictionnaient avec des onguents à base de térébenthine, d’encens, de parfum et de graisses. Pour raffermir les chairs, ils se servaient de poudre d’albâtre, de natron[2], de sel nordique et de miel.

La Grèce antique

Les Grecs quant à elles s’enduisaient les lèvres de miel et s’appliquaient des crèmes animales à base d’excréments de taureau et de brebis mélangés à du suif. La poudre d’ocre était également en usage dans la Crète ancienne.

Le mode imposait un teint aussi blanc que possible. Aussi cherchait-on à effacer tâches de rousseur et autres tâches brunes du visage.

Néanmoins, elles n’utilisaient pas les fards avec la même profusion que les femmes d’Egypte. La tenue vestimentaire, la coiffure, les bijoux a une importance toute aussi grande. En revanche les bains sont utilisés abondamment.

L’Empire romain

Les femmes romaines se peignaient les lèvres en vermillon et s’enduisaient le visage de poudre de craie ou de céruse. La pâleur est de rigueur.

Mais Martial remarque déjà que « la craie dont se sert Fabulla craint la pluie ; et la céruse dont se sert Sabella, le soleil » [3].

 Les joues étaient illuminées par des fards rouges. Horace raconte qu’à Rome, on en utilisait trois nuances :

le minium, le carmin et une « certaine substance extraite du crocodile »[4].

Elles se servaient d’antimoine pour colorer leurs paupières. Elles noircissaient leurs sourcils avec un pâte d’œufs et de fourmis ou de mouches. Elles teignaient leurs cheveux en noir ou les décoloraient en restant plusieurs heures dans les solarium. Elles cherchaient alors à imiter les blondes captives grecques.

Au Ier siècle, Néron et sa femme Poppée éclaircissaient leur peau avec de la céruse et de la craie, soulignaient leurs yeux au khôl et rehaussaient leur teint et leurs lèvres avec du rouge.

Quant au cérat de Galien, dont la formule originale contient de la cire d’abeille, de l’huile d’amande douce, du borate de sodium ainsi que de l’eau de rose, on le connaît encore aujourd’hui sous le nom de cold cream

Les Gaulois, quant à eux,  utilisaient les cendres végétales comme savon et connaissaient déjà les poudres, les onguents, les pommades, les infusions, les huiles, les baumes, les lotions dans lesquels ils intégraient comme ingrédients l’iris, le mélilot, la myrrhe, le safran, le styrax, le miel et le vin.

Ce serait même eux qui auraient inventé la pommade, dont les premières étaient à base de pommes d’où le nom, et le savon

« Il paraît parfaitement démontré, d’après ce que dit Pline, que c’est aux Gaulois, nos ancêtres, que doit revenir l’honneur de l’invention du savon » [5].

La craie et la céruse servaient de fond de teint. Les lésions inesthétiques étaient alors camouflées.

Le Moyen-âge

Si les bains étaient en faveur dans l’Antiquité grecque ou romaine, ils disparaissent avec le Moyen âge. On se contente généralement de passer un peu d’eau sur le visage et de masquer la crasse en blanchissant la figure et en se parfumant à l’ambre, au musc, au jasmin, à la cannelle, la rose ou la lavande.

Les Croisades et les routes des épices font découvrir les parfums à l’Occident médiéval. Le premier traité à ce sujet, œuvre du chimiste français Arnaud de Villeneuve, n’a paru qu’aux environs de 1311. Mais l’« art de la distillation » daterait de plus de trois mille ans, et l’on pense que les Perses l’auraient découvert pour fabriquer l’eau de rose.

En 1190 Philippe Auguste reconnaît la corporation des gantiers-parfumeurs et accorde alors aux maîtres gantiers le privilège exclusif de vendre cuirs et de «préparer parfums, crèmes et onguents»…

Du Moyen âge à la fin du XVIIe siècle, seuls les apothicaires préparaient et vendaient des eaux de senteur et des poudres parfumées, ce qu’a confirmé un édit de 1631.

Bibliographie :

ALBERT, Catherine, Hygiène et soins : évolution des produits cosmétiques de l’Antiquité à nos jours, Thèse pour le diplôme d’état en pharmacie, Université Clermont I, 1994

BEN YTZHAK, Lydia, Petite histoire du maquillage, Stock, 2004

JAMES, Constantin, Toilette d’une romaine au temps d’Auguste et conseil à une parisienne sur les cosmétiques, Garnier frères, 1879

DE ROECK-HOLTZHAUER, Yannick,  La cosmétologie à travers les âges in Revue d’histoire de la pharmacie, t. XXXV, n°279 p. 397 à 399

LANOE, Catherine, La Poudre et le fard : une histoire des cosmétiques de la Renaissance aux Lumières, Champ Vallon, 2008

VIGARELLO, George, Histoire de la beauté, Le corps et l’art d’embellir de la renaissance à nos jours, Seuil, 2004

[1] Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française, Paris, 1998

[2] Le natron est un minéral composé de carbonate de sodium hydraté, de formule Na2CO3·10H2O, ainsi qu’une roche évaporitique contenant principalement du carbonate de sodium et du bicarbonate de sodium et permet d’obtenir le carbonate de soude et le bicarbonate de soude ou hydrogénocarbonate de sodium. Il se présente sous la forme d’une substance blanche

[3] Constantin James, Toilette d’une romaine au temps d’Auguste et conseil à une parisienne sur les cosmétiques, p. 47

[4] ID, ibid, p. 49

[5] Constantin James, Toilette d’une romaine au temps d’Auguste et conseil à une parisienne sur les cosmétiques, p. 10

http://www.pure-beaute.fr/

Hoax Des cadavres chinois recyclés en produits cosmétiques pour l’Europe


Correction : Un ami de WordPress m’a averti que c,est un hoax  Normalement quand c,est trop bizarre, je vérifie mais j’ai baissé ma garde http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/tissus-humains-pour-produits-cosmetiques

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Des cadavres chinois recyclés en produits cosmétiques pour l’Europe


© Thinkstock

Publié par Aurélie Ngambi

Cette révélation fait froid dans le dos, tant elle paraît surréaliste. Selon une récente enquête, des cadavres chinois exécutés, servent à fabriquer des produits de beauté pour l’Europe.

Le journal anglais The Guardian a lâché une bombe ce mercredi 6 mars. Lors d’une enquête sur l’industrie cosmétique, les journalistes ont fait une découverte qui remettra sans aucun doute, le monde de l’esthétique en question. Certaines entreprises chinoises prélèvent la peau des condamnés à mort exécutés, afin de fabriquer des produits de beauté destinés au marché européen. Alors interviewés, des employés d’une compagnie chinoise concernée, qualifient ses pratiques de « traditionnelles ». Elles consistent à récupérer le collagène que l’on trouve en grande quantité dans les os, la peau et les tendons. Une fois retirée, la substance est exportée en Europe, où elle est utilisée à des fins esthétiques.

Ces mêmes salariés précisent que la récolte de « la peau des exécutés et des fœtus avortés » demeure chose commune en Chine. Ils sont souvent « rachetés par des sociétés de biotechnologie ».

 En Europe, le marché de l’industrie cosmétique et de la chirurgie esthétique reste très peu réglementé. Malgré des contrôles obligatoires dans l’Union Européenne, ces produits importés ne sont soumis à aucune charte. Alors que le Royaume-Uni s’inquiète des répercussions éthiques et sanitaires sur la population, le gouvernement chinois réfute ces accusations. Ce scandale, qui n’a pas fini de faire parler de lui, pourrait concerner des millions de citoyens…

http://www.aufeminin.com/

Le fleuve menacé par le plastique


Alors que des matières plastiques se retrouvent dans les eaux pouvant formé des iles, voilà qui des microbilles s’ajoutent à cette pollution. Ces microbilles proviennent de produits que nous utilisons a tous les jours. C’est décevant comment nous détériorons la nature et parfois sans le savoir et risquant ainsi aussi la mort de millions animaux
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Le fleuve menacé par le plastique

 

Photo :  Beat the microbead

Un texte de Francine Plourde

Une équipe de chercheurs de l’Université McGill a découvert une nouvelle source de pollution dans le fleuve Saint-Laurent : des microbilles de plastique. Les chercheurs en ont trouvé en grande concentration dans les sédiments de notre grand fleuve.

Ces microbilles, aussi petites qu’un grain de sable, proviennent de produits cosmétiques comme les dentifrices, les démaquillants ou les exfoliants. Leur petite taille leur permet de passer à travers les filtres de nos usines d’épuration des eaux pour s’écouler directement dans nos rivières et dans le fleuve. Le problème existe aussi dans les Grands Lacs.

On pensait que ces microbilles ne faisaient que flotter dans le courant jusque vers la mer, mais ce que l’équipe de McGill a découvert, c’est qu’elles s’accumulent dans les sédiments.

Cette étude a été menée par Rowshyra Castañeda, biologiste diplômée de la Faculté des sciences de McGill. Elle a examiné des sédiments provenant de 10 endroits du Saint-Laurent entre le lac Saint-François et la ville de Québec.

Des microbilles de plastiques Photo :  5Gyres

Ces microbilles peuvent être prises pour de la nourriture par les organismes qui vivent dans le fond du Saint-Laurent et qui sont ensuite mangés par les poissons, estime le biologiste de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski, Philippe Archambault. De plus, des polluants chimiques comme les BPC s’y collent, les rendant encore plus toxiques. Le biologiste s’inquiète de leur présence en si grand nombre.

Ces microbilles s’ajoutent à la pollution par le plastique dans les océans. Les bouteilles, les sacs, les contenants en tout genre, même les briquets et les jouets se retrouvent dans les cours d’eau qui se déversent dans les océans. Ils s’accumulent en raison des courants giratoires, pour former ce qu’on appelle les gyres, sorte de gigantesques îles flottantes. Les plastiques polluent aussi les littoraux, en quantité presque aussi importante qu’au large.

La communauté scientifique estime que ces plastiques tuent environ 1,5 million d’animaux marins chaque année.

Les oiseaux, les tortues, les baleines, les phoques et les poissons mangent le plastique et meurent de malnutrition, ou encore ils s’emmêlent dans des sacs ou des filaments de plastique et meurent étouffés. Avec le temps, les objets en plastique se dégradent aussi en particules fines.

Quoi qu’il en soit, des organismes environnementaux ont lancé la campagne Beat the microbeads pour lutter contre la pollution des microbilles plastique provenant de l’industrie cosmétique.

Suite aux pressions de ces organismes, des fabricants comme Unilever, L’Oréal, Colgate Palmolive, Johnson & Johnson et Procter & Gamble ont promis de cesser d’en mettre dans leurs produits à plus ou moins longue échéance.

L’alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent presse les gouvernements canadien et américain d’agir pour sauvegarder cette réserve d’eau douce qui fournit de l’eau potable à 40 millions de personnes.

Cinq États américains, surtout situés autour des Grands Lacs, sont en voie d’adopter une loi interdisant les microbilles dans les cosmétiques. En Illinois, la loi est adoptée, mais elle entrera en vigueur en 2019. Même l’État fédéral des États-Unis a son projet de loi, le Microbeads free water act, qui a été déposé au Congrès américain en juin dernier.

Mais il y a fort à faire pour sauver les eaux du plastique, car seulement 5 % du plastique produit dans le monde est actuellement recyclé. Le reste se retrouve dans les décharges ou dans l’environnement.

http://ici.radio-canada.ca

Colorations, vernis à ongles, cosmétiques : sont-ils néfastes pour la santé ?


Les produits de beauté sont un domaine très rentable surtout chez la femme. Mais tous ces produits, ne sont pas tous sans danger. Certains ont des produits chimiques qui peuvent aggraver l’état de santé de la personne qui les utilisent
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Colorations, vernis à ongles, cosmétiques : sont-ils néfastes pour la santé ?

 

L’utilisation des colorations, des vernis à ongles et des cosmétiques est généralisée : presque 90 % des Québécoises et des Françaises se maquillent chaque matin. Certains des produits utilisés sont cependant soupçonnés d’être néfastes pour la santé…

Les colorations pour cheveux : un danger ?

Les colorations pour cheveux : un danger ?

Le métier de coiffeur est considéré comme métier à risque. Les recherches de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont prouvé que l’utilisation constante de produits chimiques colorants peut être responsable de cas de cancer ou de plusieurs autres problèmes de santé comme l’asthme ou les allergies cutanées. Les résidus chimiques en suspension dans l’air des salons de coiffure peuvent être responsables de nausées, de céphalées et même de migraines. Ces effets peuvent être ressentis suite à une exposition prolongées à ces produits.

Les teintures sont irritantes pour les cheveux puisqu’elles en modifient chimiquement les composantes, ce qui les rend plus faibles. Il est donc important de bien hydrater sa chevelure après l’avoir colorée. Les colorations utilisées dans les salons de coiffure sont moins dommageables que celles disponibles en pharmacie, car les produits qu’elles contiennent sont généralement de qualité supérieure. De plus, ayant reçu une formation dans le domaine, les coiffeurs professionnels sont plus aptes à choisir le produit qui convient le mieux à un type de cheveu en particulier.

Le vernis à ongles : un ennemi haut en couleur ?

Le vernis à ongles : un ennemi haut en couleur ?

Les vernis à ongles contiennent beaucoup d’agents chimiques dangereux pour la santé. Ces substances peuvent causer de l’asthme, des dermatites, et même le cancer du sein. Le dibcétylphtalae, contenu dans la majorité des vernis, est un perturbateur endocrinien (= perturbe la distribution des hormones dans le corps). Les vernis à ongles contiennent également du toluène (neurotoxique), du formaldéhyde (une substance cancérigène) et du xylène. La combinaison de ces produits peut avoir des impacts importants sur la santé des consommatrices.

Il est donc important de choisir un vernis à ongles à base d’eau, qui contient l’inscription « four free » (« sans les quatre ») sur l’étiquette. Cette appellation certifie que le produit ne contient aucune des 4 substances dangereuses mentionnées précédemment. Les vernis de la marque Dior sont connus pour être composés de ces substances. En revanche, des marques comme Suncoate, (fabrication au Canada), No miss nail polish, So bio étic ou encore, Santé Naturkosmetik produisent des vernis non toxiques.

Les cosmétiques : attention aux parabènes !

Les cosmétiques : attention aux parabènes !

Mascaras, crayons pour les yeux et pour les lèvres, ombres à paupières, fonds de teint, crèmes pour le visage ou pour le corps… Les cosmétiques proposent un large éventail de produits. Ils sont souvent sans risques majeurs pour la santé, mais il faut prêter une attention particulière à deux composantes : les parabènes et l’alcool.

Les parabènes (= esters de l’acide para-hydroxybenzoïque) ont été reconnus comme étant cancérigènes et allergènes. Une accumulation de ces substances dans le tissu mammaire peut causer le cancer du sein. Ces matières sont facilement absorbables, leur incidence est donc directe. L’alcool, quant à lui, fragilise la peau et la rend davantage vulnérable. Si on veut consommer de manière responsable, il est conseillé de bien lire les étiquettes lors de l’achat de produits de beauté.

L’alternative : opter pour des colorations semi-permanentes ou à base de produits naturels

L'alternative : opter pour des colorations semi-permanentes ou à base de produits naturels

Les colorations semi-permanentes sont une alternative aux teintures classiques car elles contiennent moins d’agents chimiques irritants. Elles ne modifient pas la structure du cheveu et ne nécessitent pas de décoloration préalable. Cependant, elles doivent être répétées plus souvent et ne masquent pas les cheveux blancs. Dans tous les cas, certaines composantes des teintures sont à éviter comme l’ammoniac, le paraphénylène diamine et le formaldéhyde.

Plusieurs produits naturels peuvent être utilisés en remplacement des teintures chimiques comme le henné. Les résultats peuvent toutefois s’avérer décevants car il est difficile d’obtenir une couleur précise comme avec les autres colorations. Une contre-indication importante est à retenir : après l’utilisation du henné, il est strictement déconseillé d’utiliser une teinture chimique, car cela risque de brûler le cheveu. Les conseils d’un coiffeur professionnel sont essentiels et importants avant d’envisager tout type de traitements. Il est également à noter que les colorations sont déconseillées aux femmes enceintes.

Si vous utilisez des teintures à la maison, un test peut être effectué afin de prévenir les réactions indésirables. Premièrement, il faut bien nettoyer une petite surface de peau à l’intérieur de l’avant-bras. Ensuite, on doit y appliquer une faible quantité du produit et le laisser sécher. Si après 24 heures aucune sensation d’irritation ou de démangeaisons n’a été ressentie et qu’aucune rougeur n’est apparue, les risques de faire une réaction allergique sont nettement bas.

http://www.passeportsante.net/

Des perturbateurs endocriniens dans près de 40% des produits de beauté


Étant donner que le marché cosmétique est un marché très lucratif, il me semble qu’on s’attend a des produits de qualité et non des produits qui nous rendent plus malade
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Des perturbateurs endocriniens dans près de 40% des produits de beauté

 

Les produits labellisés bio semblent largement épargnés par... (Photos.com)

Les produits labellisés bio semblent largement épargnés par le phénomène selon l’étude qui n’a retrouvé un PE que dans 1,3% d’entre eux.

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Agence France-Presse

Près de 40% des produits d’hygiène et de beauté contiennent au moins un perturbateur endocrinien (PE), selon une étude rendue publique vendredi à Paris.

Selon cette étude réalisée sur une base de 15 000 produits de beauté-hygiène par l’institut indépendant de notation Noteo, les vernis à ongles arrivent en tête (74% d’entre eux contiennent au moins un PE) devant les fonds de teint (71%), les produits de maquillage pour les yeux (51%), les démaquillants (43%), les rouges à lèvres (40%), les soins du visage (38%) les déodorants (36%), les dentifrices (30%) et les shampoings (24%).

Les perturbateurs endocriniens se définissent comme des substances chimiques interférant avec la régulation hormonale des êtres vivants et sont susceptibles de provoquer, même à très faibles doses, une grande variété d’effets, notamment sur le développement physiologique des individus exposés pendant la période intra-utérine.

Ils sont notamment suspectés d’avoir un impact sur la fertilité et d’être liés à l’augmentation du nombre de cancers dits hormono-dépendants, principalement ceux du sein et de la prostate.

On en trouve dans les produits d’hygiène, mais également dans les contenants alimentaires.

Parmi les PE les plus fréquemment utilisés dans les produits d’hygiène-beauté, on trouve les parabènes (23%) et le cyclopentasiloxane (15%), le triclosan n’étant présent que dans 1,3% des produits.

«On trouve souvent plusieurs de ces substances dans un même produit» souligne Baptiste Marty, le président fondateur de Noteo qui appelle le gouvernement français à interdire leur usage dans les produits du quotidien.

Les produits labellisés bio semblent largement épargnés par le phénomène selon l’étude qui n’a retrouvé un PE que dans 1,3% d’entre eux, essentiellement le cinnamal que l’on retrouve naturellement dans certaines huiles essentielles (cannelle, jacinthe, patchouli).

Selon le toxicologue et «lanceur d’alerte» André Cicolella, qui préside le Réseau environnement santé (RES), quelque 870 PE ont d’ores et déjà été identifiés parmi les 143 000 substances présentes sur le marché aujourd’hui, mais leur nombre réel pourrait être «beaucoup plus important».

La mobilisation autour de l’un d’entre eux, le bisphenol A (PBA), une substance présente principalement dans les plastiques, a abouti à l’interdiction de ce perturbateur dans les biberons en Europe en 2011. Cette interdiction a été étendue par la France le 1er janvier dernier à tous les contenants alimentaires destinés aux enfants de 0 à 3 ans et s’appliquera à tous les contenants alimentaires à partir de juillet 2015.

Noteo est un site qui évalue des dizaines de milliers de produits du quotidien selon quatre critères: santé, environnement, social et budget. Il est accessible sur internet (www.noteo.info) et applis mobiles.

http://www.lapresse.ca/

Ce qui se cache dans votre urine


Avec une meilleure connaissance, ce qui compose l’urine, car l’urine vient de dévoiler des tas de secrets aux chercheurs, il sera probablement suffisant dans un avenir rapprocher, un test d’urine pour remplacer les tests sanguins et peut-être même des biopsies
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Ce qui se cache dans votre urine

 

Un médecin regarde un échantillon d'urine 

Photo :  iStockphoto

Pas moins de 3079 substances chimiques (métabolites) peuvent être détectées dans l’urine humaine, ont établi des chercheurs de l’Université de l’Alberta.

De ce nombre, 72 sont produites par les bactéries, 1453 par le corps lui-même et 2282 proviennent de l’alimentation, des médicaments, des cosmétiques et de l’exposition à l’environnement. Certaines d’entre elles peuvent provenir de plus d’un groupe.

Le Dr David Wishart et ses collègues estiment que leurs travaux réalisés sur sept ans auront des retombées en médecine, en nutrition et pour les tests antidrogue et environnementaux.

« L’urine est un fluide biologique incroyablement complexe. Nous n’avions aucune idée du nombre de composés qui finissent dans les toilettes! »— David Wishart

Le saviez-vous? Considérée comme un déchet biologique, l’urine contient des produits de dégradation métabolique d’aliments, de boissons, de médicaments, de contaminants environnementaux et des déchets de l’organisme.

La liste complète des métabolites qui peuvent être détectés dans l’urine humaine est maintenant accessible sur Internet. Elles incluent des hormones, des vitamines et de nombreuses autres molécules.

À ce jour, la médecine répertoriait environ 80 composants chimiques dans l’urine.

Notion à revoir

Les chercheurs ont également constaté que plus de 480 composés présents dans l’urine ne sont pas détectés dans le sang, ce qui est contraire à l’idée généralement admise en médecine que la composition de l’urine est à l’image de celle du sang.

« Le fait que tant de composés soient uniques à l’urine tient probablement de l’excellent travail réalisé par les reins dans la filtration du sang. »— Auteurs

Cette même équipe canadienne avait déjà réalisé, en 2008 et 2011, l’analyse des composants chimiques du fluide céphalorachidien et celle du sang en 2011.

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue PLOS ONE pensent que cette meilleure compréhension de ce qui compose l’urine pourrait éventuellement mener au remplacement de tests sanguins et même de biopsies, par la simple analyse d’échantillons d’urine.

Le saviez-vous? Le corps humain produit quotidiennement entre 1,5 et 2 litres d’urine.

http://www.radio-canada.ca

Parole d’enfant ► Crème anti-ride


Oh la, Mélodie ne sera jamais une porte parole pour des cosmectiques anti-rides
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Crème anti-ride

 

« Mélodie (4 ans) me regarde…

 – « C’est quoi tu fais mamie? »

« Je mets de la crème sur mon visage parce que ma peau est vieille et qu’elle a besoin de soin ».

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Perturbateurs endocriniens: l’ONU sonne l’alarme


Ce n’est pas vraiment une surprise, sauf qu’il semble que cela fait longtemps que certains groupes de personnes alertent la population. Maintenant nous en subissons les conséquences
Nuage

 

Perturbateurs endocriniens: l’ONU sonne l’alarme

 

Les perturbateurs endocriniens peuvent contribuer à plusieurs types... (PHOTO  DAMIAN DOVARGANES, AP/PC)

Les perturbateurs endocriniens peuvent contribuer à plusieurs types de pathologies, comme «la cryptorchidie (absence d’un ou des deux testicules dans le scrotum) chez le jeune garçon, du cancer du sein chez la femme, du cancer de la prostate, de troubles du développement du système nerveux (…) chez l’enfant, ainsi que du cancer de la thyroïde».

PHOTO DAMIAN DOVARGANES, AP/PC

Agence France-Presse
Nairobi

De nombreuses substances chimiques, dont les effets perturbateurs sur le système endocrinien pourraient favoriser l’émergence de cancers ou de troubles du système nerveux, doivent faire l’objet de recherches approfondies, plaident deux agences de l’ONU dans un rapport publié mardi.

Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) mettent en évidence les risques que représentent ces substances, appelées perturbateurs endocriniens, quand elles pénètrent dans l’environnement.

Certains perturbateurs endocriniens sont naturels alors que d’autres, présents dans les pesticides, les appareils électroniques, les produits d’hygiène personnelle et les cosmétiques, sont synthétiques, souligne l’étude.

«Près de 800 substances chimiques sont reconnues ou suspectées d’interférer avec les récepteurs hormonaux et avec la synthèse ou la conversion des hormones», soulignent les agences.

«Toutefois, seule une petite fraction de ces substances ont été étudiées par des tests à même d’identifier leurs effets perturbateurs», ajoutent-elles.

Ces perturbateurs chimiques entrent dans l’environnement «principalement par le biais des effluents industriels et urbains, le ruissellement des terres agricoles et l’incinération et le rejet des déchets» et l’être humain y est exposé via la nourriture, la poussière, l’eau ou quand il inhale du gaz ou des particules présents dans l’air.

Ils peuvent contribuer à plusieurs types de pathologies, comme «la cryptorchidie (absence d’un ou des deux testicules dans le scrotum) chez le jeune garçon, du cancer du sein chez la femme, du cancer de la prostate, de troubles du développement du système nerveux (…) chez l’enfant, ainsi que du cancer de la thyroïde», selon les agences de l’ONU.

Dans certains pays, jusqu’à 40% des jeunes hommes ont un sperme de mauvaise qualité, ce qui altère leur capacité à concevoir un enfant, souligne par exemple le rapport, qui rappelle aussi que «le taux global de cancers liés au système endocrinien a augmenté sur les 40 à 50 dernières années».

Pour autant, soulignent l’OMS et le PNUE, les connaissances encore «très lacunaires» ne permettent pas de connaître précisément le rôle des perturbateurs chimiques dans l’augmentation de ce type de pathologies, d’autres facteurs environnementaux ou «non génétiques», comme l’âge et la nutrition, pouvant aussi jouer.

«Nous devons mener d’urgence davantage de recherches», conclut dans un communiqué le Dr María Neira, directeur du département santé publique et environnement de l’OMS.

http://www.lapresse.ca