La phobie des craquements de chips


Souffrir de mésophonie, la peur de certains bruits ne doit pas être évident à vivre dans ce monde que le bruit est constant ou presque. C’est tout le corps qui réagit face aux bruits qui engendrent l’anxiété et la colère
Nuage

 

La phobie des craquements de chips

 

Pourquoi ne supporte-t-on pas d’entendre un voisin manger ? Une zone cérébrale allergique au bruit en serait la cause.

Sébastien Bohler

Vous faites peut-être partie des personnes qui ne supportent pas d’entendre quelqu’un mâchonner des chips à côté de vous. Ou alors vous détestez un grincement de porte, des bruits de pas dans le couloir… Ce syndrome porte le nom de misophonie et se traduit par une réaction de colère et d’anxiété associée à certains bruits.

Une étude d’imagerie cérébrale vient de révéler que chez les personnes misophones, une zone du cerveau appelée cortex insulaire antérieur s’active excessivement à l’écoute de ces sons. Impliquée dans la perception de l’intérieur du corps (viscères, muscles, tendons), cette zone entre en communication avec des zones émotionnelles à l’avant du cerveau, comme l’amygdale ou le cortex préfrontal ventromédian, créant une réaction corporelle et émotionnelle exacerbée, notamment une hausse du rythme cardiaque. A l’écoute d’un sachet de chips qui s’ouvre, c’est alors tout le corps qui entre en ébullition.

http://www.pourlascience.fr/

Manger trop gras trop jeune nuit au cerveau


Des très mauvaises habitudes alimentaires peuvent affecter de beaucoup le cerveau en pleine croissance. C’est le cas pour les régimes fort en gras. Cela affecterait des fonctions cognitives tel que la mémoire, l’adaptation, etc. et ferait vieillir le cerveau plus vite
Nuage

 

Manger trop gras trop jeune nuit au cerveau

 

Double ration de frites pour personne | amslerPIX via Flickr CC License by

Double ration de frites pour personne | amslerPIX via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

Donner énormément de lipides au cortex préfrontal en développement, c’est risquer de se retrouver, au sortir de l’adolescence, avec une cervelle de vieillard.

Adopter un régime extrêmement riche en graisses avant l’adolescence semble perturber le développement du cortex préfrontal, une zone du cerveau abritant parmi nos fonctions cognitives les plus élevées. Cette conclusion est celle d’une étude menée sur des souris, mais selon les quatorze chercheurs internationaux qui l’ont rendue possible, le phénomène s’applique a priori aux humains, au vu des nombreux points communs structurels et fonctionnels entre notre cerveau et celui des rongeurs.

Les structures neuronales les plus affectées par l’excès de gras relèvent des «fonctions exécutives» du cerveau, fondamentales pour notre capacité d’adaptation –la mémoire, la planification, le contrôle de l’attention et des impulsions en font partie, entre autres.

Et chez l’humain, à la différence de la souris, le cortex préfrontal qui les abrite exige un temps de maturation beaucoup plus long, ce qui laisse entendre que des orgies de lipides pourraient avoir des conséquences encore plus dommageables sur notre espèce –le risque étant de se retrouver, à la sortie de l’adolescence, avec un cerveau comparable à celui d’une personne très âgée et atteinte de démence sénile. Des dommages qui auront toutes les chances d’être irréversibles.

Gare aux vrais excès

Là où on peut encore se rassurer, c’est sur le concept «d’extrêmement riche en graisses», car le gavage en lipides, et notamment en graisses saturées, des souris juvéniles correspondait à plus de 60% de leurs calories quotidiennes.

«Même si vous mangez une fois par semaine au fast-food, il est peu probable que vous couriez un risque», résume Urs Meyer, professeur de pharmacologie et auteur principal de l’étude.

Ce qui ne veut pas dire que ses recherches soient anodines: les conséquences cognitives du surplus de gras apparaissaient bien avant que les souris aient commencé à grossir. Après quatre semaines, les troubles s’étaient installés, accompagnés d’une obésité sévère et d’autres problèmes métaboliques. Sans oublier que ces turbulences touchaient des structures et des fonctions cérébrales analogues chez les souris et chez les humains.

http://www.slate.fr/

Pourquoi certains arrivent à contrôler leurs rêves (et d’autres non)


Comment de rêves que nous aimerions prendre le contrôle et donner une histoire plus agréable. Certains le peuvent du moins pour quelques rêves.
Nuage

 

Pourquoi certains arrivent à contrôler leurs rêves (et d’autres non)

Inception © Kobal / The Picture Desk / AFP

Inception © Kobal / The Picture Desk / AFP

Par Lise Loumé

Des chercheurs allemands viennent de découvrir l’existence d’une zone cérébrale anormalement développée chez les « rêveurs lucides ».

RÉALITÉ. Prendre conscience de son rêve au moment même où il se déroule et le contrôler : c’est la prouesse que réussissait Dom Cobb, personnage principal du film Inception (sorti en 2010) et interprété par Leonardo DiCaprio. Mais cette aptitude à faire des rêves dits « lucides » ne relève pas seulement de la fiction. Elle a été prouvée scientifiquement dans les années 1970 grâce à l’enregistrement de signaux envoyés volontairement par les sujets depuis l’état de rêve : les mouvements des yeux. Pourtant, on ignore encore les phénomènes cérébraux à l’origine de cette aptitude.

Le cortex préfrontal anormalement développé chez les « rêveurs lucides »

Ce mystère pourrait être en partie résolu grâce aux travaux de neurologues de l’Institut Max Planck, en Allemagne, publiés dans The Journal of Neuroscience. Ils viennent de découvrir l’existence, chez les « rêveurs lucides », d’une zone du cerveau anormalement développée : il s’agit du cortex préfrontal antérieur, une petite zone située sur le devant du crâne et au-dessus des yeux (voir image ci-dessous). Or cette région du cerveau est particulièrement impliquée dans notre aptitude à avoir conscience de nous-même (de nos pensées, de nos émotions…) et à contrôler nos impulsions.

Les rêveurs lucides possèdent un cortex préfrontal plus étendu que les autres personnes. (© MPI for Human Development)

Une question se pose alors : y a-t-il un lien entre l’aptitude à faire des « rêves lucides » et la conscience de soi ? Pour le savoir, les chercheurs ont soumis 62 volontaires, dont la moitié était des « rêveurs lucides », à un test permettant de stimuler l’aptitude à la conscience de soi. Ils ont observé leur activité cérébrale par imagerie à résonance magnétique fonctionnelle. Selon leurs résultats, le cortex préfrontal antérieur des « rêveurs lucides », en plus d’être anormalement développé, est aussi plus actif que chez les personnes incapables de faire ces types de rêve. Ce qui signifie qu’avoir une forte conscience de soi permettrait de faire des rêves lucides.

FRÉQUENCE. La plupart des « rêveurs lucides » ne parviennent pas à contrôler leurs rêves chaque nuit mais seulement plusieurs fois par an, expliquent les chercheurs.

« De nombreux forums et blogs sur internet fournissent des instructions et conseils pour y parvenir », précisent-ils.

Selon une étude publiée en mai 2014, l’induction d’un courant électrique lors du sommeil paradoxal (la période durant laquelle l’activité électrique du cerveau est proche de celle de l’éveil) pourrait permettre à un individu d’influer sur le déroulement de ses songes nocturnes.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-vous ► Est-il possible de survivre si l’on n’a pas de cerveau ?


Qui aurait cru, mais cette fois-ci, je suis vraiment étonnée et pour être certaines que ce billet ne soit pas une blague, j’ai vérifié ailleurs et oui, cela arrive et a une vie tout à fait normale, C’est vraiment étrange !
Nuage

 

Est-il possible de survivre si l’on n’a pas de cerveau ?

 

On peut vivre sans cerveau ? Oui, répondront tout à trac certaines personnes agacées par un membre de leur entourage…

Mais soyons sérieux : est-il réellement possible de se passer de ses deux hémisphères et de raisonner normalement  ?

Oui, répondent les neurologues. Les cas authentifiés de personnes ayant réussi à vivre sans cerveau ou avec un encéphale réduit à quia s’accumulent depuis près d’un siècle.

En 1980, le neurologue John Lorber de l’Université de Sheffield, Yorkshire, décrit le cas d’un de ses patients, venu consulter pour un trouble mineur. Le patient était un jeune doctorant en mathématiques, élève brillant et sympathique. Il lui avait été adressé par un collègue préoccupé par la taille de sa tête, un peu plus grosse que la normale. L’examen CAT-Scan révéla que le jeune homme était pour ainsi dire dépourvu de cerveau, son encéphale étant réduit à une pellicule de moins d’un millimètre de tissu cérébral recouvrant le sommet de sa mœlle épinière. Depuis sa naissance, cet étudiant souffrait d’hydrocéphalie (rétention de liquide cérébro-spinal dans la cavité crânienne), ce qui avait affecté le développement de son cerveau mais pas de son intelligence. Il mena d’ailleurs une vie tout à fait normale et continua d’accumuler les honneurs en mathématiques.

Ce cas étonnant est loin d’être isolé : le professeur Lorber répertoria au cours de sa carrière plusieurs centaines de cas de personnes ayant des hémisphères cérébraux quasi-inexistants mais qui se comportaient comme des individus intelligents et normaux. Certains d’entre eux, qu’il décrit comme n’ayant « aucun cerveau discernable », obtenaient néanmoins des résultats allant jusqu’à 130 aux tests ordinaires de Q.I.

En 1914, on rapporte le cas d’un homme de 62 ans, brutalement emporté par une crise épileptiforme. L’autopsie révéla qu’à la suite d’une blessure à la tête survenue un an plus tôt, un vaste abcès purulent s’était développé dans son crâne. Son cerveau était réduit littéralement à l’état de bouillie, sans que ses fonctions en aient été affectées. Il avait vécu jusqu’à la fin sans souffrances, et sans modifications de son comportement.

À Marseille en 2003, l’IRM et le scanner d’un homme de 44 ans à l’intelligence à peine plus basse que la moyenne (75 de Q.I.) ont montré qu’il vivait sans cerveau. Une boîte crânienne aussi complètement vide serait en principe celle d’une personne démente ou grabataire. Cependant, ce fonctionnaire père de famille n’a rencontré aucun problème particulier au cours de sa scolarité ou dans ses relations sociales.

Brain of a white collar worker

Pour certains, l’existence de redondances de fonctions dans le cerveau suffirait à expliquer la compensation de l’absence des deux hémisphères. Cependant, les recherches récentes vont à l’encontre de cette hypothèse, car elles mettent en évidence la très grande spécialisation des zones cérébrales – les zones motrices et le cortex visuel, par exemple, semblent être des zones bien délimitées et très spécifiques.

Les observations du professeur Lorber ont aussi servi à montrer que la mémoire reste un mystère complet. On supposait au début que la mémoire avait une zone dédiée dans le cerveau, comme dans un ordinateur. Mais les recherches n’ont pas réussi à prouver que la mémoire était située dans un secteur particulier. Comme le disait un neurologue : « la mémoire est partout dans le cerveau et nulle part. »

Pour certains, la mémoire est partout et le cerveau nulle part…

Désormais, vous y réfléchirez à deux fois avant de déclarer : « J’ai un trou… ! »

http://omnilogie.fr/

Quand le cerveau n’a rien de musical


C’est rare, mais certaines personnes ont de la difficulté a chanté une chanson ou de reconnaitre une musique. La science a réussi a mieux comprendre ce problème et peut-être un éventuel traitement
Nuage

 

Quand le cerveau n’a rien de musical

 

Un homme chante 

Photo :  iStockphoto

Vos talents de chanteurs sont la risée de votre cercle d’amis? Vous êtes incapable de reconnaître des mélodies pourtant très familières?

Vous souffrez peut-être d’amusie congénitale, un trouble caractérisé par des compétences musicales diminuées qui frappe de 2 % à 4 % de la population.

Une personne qui souffre d’amusie est incapable de saisir le rythme, la mélodie ou les accords d’une musique. Certaines d’entre elles affirment ressentir la musique comme une langue étrangère ou comme un simple bruit.

L’amusie n’est due à aucun problème auditif ou psychologique et ne semble pas liée à d’autres troubles neurologiques.

Les bases neuronales de ce déficit se précisent depuis quelques années. Des chercheurs français de l’Université Claude Bernard Lyon 1 ont découvert que les personnes amusiques présentaient un traitement altéré de l’information musicale dans deux régions cérébrales :

  • le cortex auditif;
  • le cortex frontal, surtout dans l’hémisphère cérébral droit.

Selon la chercheuse Barbara Tillmann et ses collègues, ces altérations semblent liées à des anomalies anatomiques dans ces mêmes cortex.

Ainsi, par rapport aux personnes non-amusiques, leur activité cérébrale est retardée et diminuée dans ces aires spécifiques au moment de l’encodage des notes musicales. Ces anomalies surviennent dès 100 millisecondes après le début d’une note.

Le recours à l’imagerie par résonance magnétique confirme une observation anatomique réalisée par les chercheurs : chez les personnes amusiques, au niveau du cortex frontal inférieur, on trouve un excès de matière grise accompagné d’un déficit en matière blanche, dont l’un des constituants essentiels est la myéline. Celle-ci entoure et protège les axones des neurones, permettant au signal nerveux de se propager rapidement.

De plus, les chercheurs ont aussi observé des anomalies anatomiques dans le cortex auditif.

Ces informations renforcent l’hypothèse selon laquelle l’amusie serait due à un dysfonctionnement de la communication entre le cortex auditif et le cortex frontal.

L’amusie serait ainsi liée à un traitement neuronal déficitaire dès les toutes premières étapes du traitement d’un son dans le système nerveux auditif.

Un programme de réhabilitation de ces difficultés musicales qui cible les étapes précoces du traitement des sons par le cerveau et de leur mémorisation pourrait éventuellement être mis au point.

Le détail de leurs travaux est publié dans la revue Brain.

De précédents travaux ont montré que les personnes amusiques présentent une grande difficulté à percevoir la hauteur des notes, c’est-à-dire leur caractère grave ou aigu. De plus, même si elles retiennent tout à fait normalement des suites de mots, elles mémorisent difficilement des suites de notes.

Le saviez-vous?
Dans les années 1990, la neuropsychologue Isabelle Peretz et ses collègues de l’Université de Montréal ont conçu une batterie de tests qui permet d’évaluer l’amusie.

http://www.radio-canada.ca

INSOLITE : UN SCANNER DU CERVEAU POUR DÉTECTER LES CRIMINELS RÉCIDIVISTES


Savoir repérer les criminels récidivistes est-ce possible … ?? Il semble que oui, mais pas encore très fiable. Par contre, ne serais-ce pas un moyen pour étiqueter encore plus les gens ?
Nuage

 

INSOLITE : UN SCANNER DU CERVEAU POUR DÉTECTER LES CRIMINELS RÉCIDIVISTES

 

  • Insolite : un scanner du cerveau pour détecter les criminels récidivistes
  • G3R1 – Fotolia.com

  • Arrêtera-t-on un jour repérer un criminel avant qu’il ne passe à l’acte ? Le scénario adapté sur grand écran pourrait bien devenir réalité avec la découverte d’un neuroscientifique américain.

 

Kent Kiehl, neuroscientifique au Mind Research Network au Nouveau Mexique pense avoir déniché une piste sérieuse pour prévenir la récidive chez les criminels. La méthode qu’il a expérimentée avec son équipe sur 96 détenus serait d’ores et déjà fonctionnelle, assure le scientifique. De quoi s’agit-il ? Non pas d’une boule de cristal mais d’un scanner.

« Pour la première fois les IRM (imagerie par résonance magnétique) du cerveau seraient capables de repérer les récidivistes », exulte le scientifique, cité par le site Wired.

Le test mis au point par les chercheurs américains cible l’impulsivité du patient.

Au cours de l’expérience les 96 criminels ont dû appuyer sur un bouton dès que la lettre X apparaissait sur un écran, mais devaient s’abstenir lorsque la lettre K était affichée. Le test était truqué de façon à ce que la lettre X apparaisse dans la plupart des cas. En mettant ces détenus à l’épreuve, les chercheurs voulaient analyser l’activité du cortex cingulaire antérieur, une région du cerveau qui contrôle l’impulsivité. Il est ressorti que les détenus dont l’activité du cortex cingulaire antérieur était la plus faible ont moins réussi l’exercice que les autres. Ces détenus pourraient donc moins contrôler leur impulsivité.

Cette hypothèse a été confirmée quatre ans après la sortie de prison de ces criminels. Ceux qui avaient un cortex cingulaire antérieur moins actif ont eu de fois plus risques de récidiver que les autres.

Reste que se pose la question de la fiabilité du système. Pour le Dr Pardini, de l’université de Pittsburgh, il serait facile de duper la machine :

« Si le criminel bouge la tête pendant l’IRM, les résultats seraient inutilisables ».

Se tromper volontairement au test pourrait aussi fausser les données. Autant de ruses sur lesquelles la science va devoir se pencher.

http://www.topsante.com

Quand l’hippocampe et le cortex se parlent


Le cerveau est complexe et il reste encore beaucoup a découvrir si ce n’est que comprendre la schizophrénie, les dépressions et autres problèmes de comportement .. Cette nouvelle compréhension entre l’hippocampe et le cortex frontal permettra une nouvelle approche de certaines maladies mentales
Nuage

 

Quand l’hippocampe et le cortex se parlent

 

Représentation du cerveau humain

Représentation du cerveau humain  Photo :  iStockphoto

Deux structures du cerveau que l’on pensait jusqu’à aujourd’hui indépendantes l’une de l’autre seraient en fait interreliées.

La Pr Yogita Chudasama et ses collègues de l’Université McGill ont découvert en effet l’existence d’une interaction déterminante entre l’hippocampe, qui joue un rôle primordial dans les processus de mémorisation, et le cortex préfrontal, qui participe à la prise de décisions et à l’inhibition des comportements inappropriés.

« Nous avions toujours cru que l’hippocampe et le cortex préfrontal fonctionnaient de façon indépendante. Les résultats de notre plus récente étude indiquent qu’il en est autrement. » Yogita Chudasama

L’existence d’une interaction entre l’hippocampe et le cortex préfrontal laisse donc à penser que les circuits cérébraux ne sont pas indépendants, mais qu’ils sont liés entre eux et fonctionnent comme un système.

Ces travaux menés sur des rats jettent ainsi un nouvel éclairage sur les mécanismes neurologiques qui interviennent dans les déficits sociaux et cognitifs observés en présence de troubles cérébraux et comportementaux. Ils pourraient donc, éventuellement, permettre de mieux traiter la schizophrénie et la dépression.

Le détail de cette étude est publié dans le Journal of Neuroscience.

http://www.radio-canada.ca

Des lésions qui empêchent de comprendre les émotions


Vous imaginez ne pas être en mesure de décodé le visage d’une personne ? Ne pas comprendre les émotions qu’un visage exprime, comme la colère, la tristesse, etc .. ? Cela peut entrainer bien des conflits voir même se faire traiter de sans coeur, de froideur … Ce problème est physique car c’est quelque chose dans le cerveau qui est défectueux ..
Nuage

 

Des lésions qui empêchent de comprendre les émotions

© Shutterstock / Agence QMI

MONTRÉAL – Les lésions dans le cortex préfrontal, une zone du cerveau, empêchent de déceler ou de distinguer les émotions qui passent dans les expressions du visage des autres.

Des chercheurs en neuropsychologie de l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal, le Neuro de l’Université McGill, ont découvert que deux zones du cortex préfrontal sont cruciales pour déceler ou distinguer les émotions des expressions du visage.

La Dre Lesley Fellows, chercheuse principale, et son équipe, ont examiné un large échantillon de personnes ayant des lésions à diverses régions du cortex préfrontal. Les résultats ont permis de tirer des conclusions à propos de deux sous-régions du cortex préfrontal peu étudiées jusqu’à maintenant.

«Les patients ayant une atteinte au cortex préfrontal ventromédian avaient du mal à distinguer une expression faciale neutre. Les patients ayant une atteinte au cortex préfrontal gauche pouvaient reconnaître la présence d’une émotion dans l’expression, sans pour autant arriver à démêler les différentes émotions», a expliqué la Dre Fellows.

Les résultats de cette recherche pourraient permettre de comprendre certaines difficultés du comportement social que l’on observe dans les cas de maladies neuropsychiatriques, comme certaines formes de démence, d’autisme, ou celles qui se manifestent après un traumatisme cérébral.

Les conclusions de ces travaux ont été publiées dans la revue Cerebral Cortex.

http://sante.canoe.com/

Méditer, c’est santé!


Nous avons une zone du cerveau qui se complait dans le mystique, que ce soit la prière, profonde ou la méditation comme les bouddhistes. Mais encore faut-il savoir prendre le temps de s’arrêter et de se concentrer pour méditer car la méditation peut aider a la santé physique et mentale alors pourquoi pas apprendre une technique qui nous aiderait dans notre quotidien
Nuage

 

Méditer, c’est santé!

 

Méditer, c'est santé!

Photo fournie par http://www.coupdepouce.com©

Décrocher du quotidien, faire le vide dans notre esprit et oublier les tracas… Tentant? C’est ce que la méditation permet de faire.

Quand on a en tête les moines bouddhistes qui restent immobiles pendant des heures, la méditation peut sembler intimidante. Elle repose pourtant sur un principe fort simple: mettre nos pensées en veilleuse par le biais de différentes techniques de concentration ou d’introspection, dans un but de relaxation, de sérénité et de bien-être général. En pratiquant la méditation, on prend peu à peu conscience de ce qui se passe en nous et autour de nous, sans jugement ni charge émotive.

«Méditer, c’est être totalement investie dans le moment présent, pas dans les réflexions passées ou futures. Au fond, c’est avoir conscience d’être, tout simplement», résume Manon Arcand, psychothérapeute de formation et auteure de S’initier à la méditation , qui pratique la méditation depuis plus de 15 ans.

Un exercice simple, mais pas toujours facile dans un monde où la performance et l’action sont les valeurs prédominantes! Ceux qui le pratiquent disent pourtant avoir constaté assez rapidement ses effets bénéfiques sur leur santé. De plus en plus de recherches médicales leur donnent raison.

Des effets tangibles
Selon le psychologue Alain Rioux, qui s’est penché sur les études réalisées sur les effets de la méditation, c’est seulement depuis une quarantaine d’années que les chercheurs en psychologie et en psychiatrie s’y intéressent sérieusement. La majorité des recherches ont d’abord montré les effets positifs de la méditation sur le stress: diminution du rythme cardiaque, de la pression artérielle, du taux de cortisol dans le sang (l’une des hormones du stress), de la température du corps et des tensions en général. Les sujets testés ont eu de meilleures réactions face aux agents stressants, une plus grande tolérance à la douleur (diminution des maux de tête, par exemple) et une amélioration de l’acuité visuelle ou du sommeil (meilleure qualité de sommeil, notamment).

«En méditant, on apprend à relâcher notre corps et notre esprit», explique le Dr Robert Béliveau, qui s’intéresse à la lutte contre le stress et qui donne des cours de méditation à Montréal.

La méditation met en veilleuse le système nerveux sympathique, dont le rôle est de nous préparer à l’action physique et mentale en cas de stress. Or, quand il est trop en éveil, on se trouve perpétuellement agitée. En même temps, elle active le système nerveux para-sympathique, qui, au contraire, sert à ralentir nos fonctions vitales pour économiser nos énergies au lieu de les gaspiller.

Deux études américaines réalisées ces deux dernières années, l’une menée par un professeur de psychologie et de psychiatrie de l’Université de Wisconsin-Madison et l’autre à l’Université Harvard de Boston, vont même plus loin. La première révèle qu’un programme de quelques semaines de méditation peut avoir des effets positifs et durables sur notre système immunitaire, notamment sur le développement d’anticorps. La seconde, réalisée avec des personnes qui pratiquaient la méditation depuis plusieurs années, tend à montrer qu’elle peut ralentir les effets du vieillissement cérébral. Elle amènerait dans certaines zones du cerveau, notamment le cortex, des changements qui contribuent à ce ralentissement. Concrètement, cela se traduit entre autres par une amélioration de la tension artérielle, de la vision et de l’audition.

Enfin, plusieurs études ont également montré que la méditation peut avoir un effet sur le plan psychologique. Elle nous aide à développer notre concentration, notre créativité et notre intuition. Elle nous amène à être plus à l’écoute de ce que l’on ressent et de ce qui est bénéfique ou négatif pour nous. En s’exerçant à observer nos pensées sans les laisser nous envahir, on est moins portée à l’autocritique et on évite de se concentrer sur nos difficultés. Bref, on apprend à lâcher prise.

Tentée par l’expérience?
Non seulement la méditation est bonne pour la santé, mais elle est aussi très simple à pratiquer. On respire, on se concentre et on essaie de vider notre esprit. Pas besoin de mise en scène élaborée ou de théorie compliquée! Tout ce dont on a besoin, c’est d’un moment de tranquillité. Voici quelques conseils pour en tirer le meilleur profit.
 
• On trouve un moment de la journée où on ne sera pas dérangée: le soir, quand la famille est couchée, le matin avant qu’elle se réveille ou aux heures creuses dans un parc si on préfère être dehors.

• On s’assoit en tailleur sur un coussin large et confortable (on peut aussi placer un coussin sous chaque genou pour être plus à l’aise).

•On garde le dos droit, mais pas rigide. On peut s’aider d’une image mentale pour maintenir la position de façon confortable. On imagine qu’on est un arbre bien planté dans le sol mais dont les branches bougent au gré du vent; il n’est pas figé dans le paysage mais vivant.

•On commence par des séances d’environ 15 minutes par jour. C’est suffisant pour ressentir les bienfaits de la méditation dès les premières semaines. On évite toutefois de regarder l’heure sans arrêt pour ne pas se déconcentrer. Avec la pratique, on trouvera la durée idéale pour décrocher, que ce soit 10 ou 20 minutes.

•On s’exerce. On aura sans doute du mal à rester concentrée au début, et c’est normal. Ce n’est qu’en pratiquant la méditation avec régularité et persévérance qu’on parviendra à décrocher. Plus tard, si on veut aller plus loin, on pourra se joindre à un groupe de méditation.

«C’est un bon moyen de réaliser qu’on n’est pas seule à être très agitée de l’intérieur! assure le Dr Béliveau. L’apprentissage est plus facile quand on voit le groupe cheminer dans la même direction.»

5 façons de découvrir la méditation

1. Se concentrer sur un objet
On choisit un objet apaisant et peu chargé de signification: une fleur, une petite fontaine, une chandelle, etc. Confortablement installée, on s’exerce à porter toute notre attention vers cet objet, comme si rien d’autre n’avait d’importance. Si notre esprit vagabonde, on le ramène vers l’objet de notre concentration, sans s’énerver. On peut s’aider en lui parlant:

«OK, tu as repris le dessus, tu m’entraînes vers d’autres préoccupations, mais, tranquillement, je vais t’amener à lâcher prise parce que, pour l’instant, seul ce moment compte.»

Si on préfère, on peut faire le même exercice en se concentrant sur une musique douce.
 
2. Écouter notre respiration
On répète dans notre tête: «J’inspire, je me calme, j’expire, je souris.» On respire profondément en gonflant notre ventre pour détendre le diaphragme et les muscles abdominaux. En expirant, on fait un «demi-sourire», sans tension
(un peu comme celui des représentations de Bouddha). On porte attention au souffle dans notre poitrine, au rythme de notre respiration, à notre coeur qui bat, en ne pensant à rien d’autre.
 
3. Répéter un mantra
On choisit un son à répéter tout au long de la méditation: cela peut être un mot vide de sens, une prière ou un son profond et lent, comme «om». En répétant lentement ce son, on se concentre sur les vibrations ressenties dans notre corps
(comme on sentirait les vibrations des cordes d’un instrument de musique). Si notre voix manque d’assurance au début, on s’exerce à la rendre plus fluide. En même temps, on garde une respiration profonde et calme.
 
4. Regarder filer nos pensées
Un exercice pour apprendre à ne pas se laisser dominer par nos pensées: on imagine qu’elles sont des feuilles d’automne qui tombent dans un cours d’eau qui les emmène doucement au loin. Lorsqu’une pensée se forme dans notre tête, on en prend note, puis on la laisse s’envoler sans s’attacher à elle.
 
5. Marcher lentement
Si on a du mal à rester immobile, on peut méditer en marchant tranquillement en forêt, sur la plage ou même autour d’une pièce. On respire profondément et on porte attention à chacun de nos pas, aux mouvements de notre corps, à nos bras qui se balancent, au vent dans nos cheveux si on est dehors. On marche comme si on imprimait les semelles de nos chaussures dans le sol, sans s’arrêter à un décor en particulier. On essaie seulement de s’identifier au mouvement, de visualiser les courants d’air que l’on traverse, comme s’ils se matérialisaient

http://www.coupdepouce.com

Les dyslexiques découperaient trop finement les sons de la parole


Une étude sur les dyslexiques qui se veut a mon avis prometteur, du moins pour mieux comprendre les difficultés qu’ils doivent surmonter
Nuage

Les dyslexiques découperaient trop finement les sons de la parole

Photos.com

Agence France-Presse
Paris

Les dyslexiques découpent les sons de la parole si finement, un peu comme s’ils percevaient la moitié d’un «fe» ou un quart de «me», qu’ils ont ensuite des difficultés à les associer aux lettres de l’écrit, selon une étude publiée par des chercheurs de l’Inserm* et du CNRS**.

La dyslexie se manifeste chez un enfant, après le début de l’apprentissage de la lecture, par l’absence de maîtrise des correspondances entre les graphèmes et les phonèmes.

Qu’est que la moitié d’un «fe»?

«On a du mal à se l’imaginer» quand on n’est pas du tout dyslexique, reconnaît Anne-Lise Giraud (Inserm, Ecole normale supérieure, Paris).

«On associe un son de parole qui s’appelle un phonème à un graphème qui grosso modo est une lettre», précise cette chercheuse du Laboratoire de neurosciences cognitives.

Chez les dyslexiques, la représentation mentale des sons de la parole n’aurait pas «le même format que chez les sujets normo-lecteurs», ceux qui savent faire la correspondance, explique à l’AFP la neurobiologiste.

«Ils découpent tellement finement les sons qu’ils ne peuvent pas les associer aux graphèmes», résume-t-elle. C’est ce que nos recherches «tendent à prouver», dit-elle voulant rester prudente après la publication cette semaine des résultats de son équipe dans la revue scientifique Neuron.

Associer la lettre «t» au son «te», pour «un normo-lecteur c’est facile, puisqu’il qu’il a déjà dans sa tête quelque chose qui est au bon format», ajoute-t-elle.

«Les bébés qui sont capables de distinguer des  »allophones » – des unités légèrement en dessous des phonèmes – perdent cette capacité au fur et à mesure qu’ils sont exposés à un langage maternel, mais justement les dyslexiques auraient comme une persistance d’un mode de découpage en dessous du phonème», dit-elle.

En partant de cette hypothèse, Mme Giraud et ses collègues ont enregistré l’activité cérébrale de 44 adultes, dont 23 dyslexiques, grâce à la magnétoencéphalographie (MEG), en étudiant leur réponse à un bruit modulé en amplitude dont le rythme variait de 10 à 80 hertz.

«On a enregistré la capacité des réseaux de neurones du cortex auditif à se caler en phase sur des rythmes qui sont contenus dans les sons», indique Mme Giraud.

Les résultats montrent qu’une seule anomalie dans le cortex auditif serait à l’origine des trois facettes principales de la dyslexie: difficulté à manipuler mentalement les sons de la parole et à mémoriser une liste de mots à court terme, ralentissement de la capacité à nommer rapidement des séries d’images.

Les dyslexiques auraient une «sensibilité réduite» pour les sons modulés autour de 30 hertz, ce qui correspond à «un déficit» dans le découpage des phonèmes. Pour la mémoire, il s’agit plutôt «d’une hyper-rapidité» du découpage de la parole «autour de 60 hertz», relève la neurobiologiste.

«Si les dyslexiques découpent de façon plus fine, ils font davantage de petits paquets et ça encombre leur mémoire à court terme», explique-t-elle, précisant que ces résultats permettent de «faire un lien» avec la génétique : des anomalies génétiques affectent la bonne configuration des réseaux corticaux chez les dyslexiques.

_______

* Inserm: Institut national de la santé et de la recherche médicale (France)

** CNRS: Centre national de la recherche scientifique (France)

http://www.cyberpresse.ca