La phobie des craquements de chips


Souffrir de mésophonie, la peur de certains bruits ne doit pas être évident à vivre dans ce monde que le bruit est constant ou presque. C’est tout le corps qui réagit face aux bruits qui engendrent l’anxiété et la colère
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La phobie des craquements de chips

 

Pourquoi ne supporte-t-on pas d’entendre un voisin manger ? Une zone cérébrale allergique au bruit en serait la cause.

Sébastien Bohler

Vous faites peut-être partie des personnes qui ne supportent pas d’entendre quelqu’un mâchonner des chips à côté de vous. Ou alors vous détestez un grincement de porte, des bruits de pas dans le couloir… Ce syndrome porte le nom de misophonie et se traduit par une réaction de colère et d’anxiété associée à certains bruits.

Une étude d’imagerie cérébrale vient de révéler que chez les personnes misophones, une zone du cerveau appelée cortex insulaire antérieur s’active excessivement à l’écoute de ces sons. Impliquée dans la perception de l’intérieur du corps (viscères, muscles, tendons), cette zone entre en communication avec des zones émotionnelles à l’avant du cerveau, comme l’amygdale ou le cortex préfrontal ventromédian, créant une réaction corporelle et émotionnelle exacerbée, notamment une hausse du rythme cardiaque. A l’écoute d’un sachet de chips qui s’ouvre, c’est alors tout le corps qui entre en ébullition.

http://www.pourlascience.fr/

Quand l’hippocampe et le cortex se parlent


Le cerveau est complexe et il reste encore beaucoup a découvrir si ce n’est que comprendre la schizophrénie, les dépressions et autres problèmes de comportement .. Cette nouvelle compréhension entre l’hippocampe et le cortex frontal permettra une nouvelle approche de certaines maladies mentales
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Quand l’hippocampe et le cortex se parlent

 

Représentation du cerveau humain

Représentation du cerveau humain  Photo :  iStockphoto

Deux structures du cerveau que l’on pensait jusqu’à aujourd’hui indépendantes l’une de l’autre seraient en fait interreliées.

La Pr Yogita Chudasama et ses collègues de l’Université McGill ont découvert en effet l’existence d’une interaction déterminante entre l’hippocampe, qui joue un rôle primordial dans les processus de mémorisation, et le cortex préfrontal, qui participe à la prise de décisions et à l’inhibition des comportements inappropriés.

« Nous avions toujours cru que l’hippocampe et le cortex préfrontal fonctionnaient de façon indépendante. Les résultats de notre plus récente étude indiquent qu’il en est autrement. » Yogita Chudasama

L’existence d’une interaction entre l’hippocampe et le cortex préfrontal laisse donc à penser que les circuits cérébraux ne sont pas indépendants, mais qu’ils sont liés entre eux et fonctionnent comme un système.

Ces travaux menés sur des rats jettent ainsi un nouvel éclairage sur les mécanismes neurologiques qui interviennent dans les déficits sociaux et cognitifs observés en présence de troubles cérébraux et comportementaux. Ils pourraient donc, éventuellement, permettre de mieux traiter la schizophrénie et la dépression.

Le détail de cette étude est publié dans le Journal of Neuroscience.

http://www.radio-canada.ca