Quand le spray nasal devient une drogue


On ne parle pas ici des sprays d’eau salée, mais des sprays qui sont conçu comme décongestionnant. Adolescente, je l’ai utilisée avec succès, mais après en avoir parlé à mon père, lui, il a exagéré a du arrêter et a connu une petite période de désagrément. Comme tout médicament, il est important de lire les indications.
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Quand le spray nasal devient une drogue

 

© DR..

Charlotte Costenoble

Une réalité pour de nombreuses personnes.

Avoir le nez bouché est si désagréable qu’on s’oriente rapidement vers un spray (ou gouttes) décongestionnant. Une pulvérisation et déjà la sensation de confort s’installe, on respire enfin! Il suffit que le rhume persiste un peu plus longtemps que d’habitude et, sans s’en rendre vraiment compte, on dépasse la limite. On continue à employer ce spray miraculeux qui ne fait, finalement, que soulager un symptôme. L’usage de ces sprays décongestionnants est limité dans le temps. Classiquement, la posologie est de 2 à 3 pulvérisations par jour, maximum une semaine d’utilisation.

Rhinite médicamenteuse

La dépendance aux sprays décongestionnants pour le nez porte un nom: la rhinite médicamenteuse. Le mécanisme de cette pathologie est simple. En cas d’usage prolongé des sprays décongestionnants, la muqueuse nasale s’altère. L’inflammation, le gonflement de la muqueuse et la diminution des fonctions essentielles (mouvements ciliaires et sécrétion de mucus) s’installent rapidement. Le nez se bouche à cause de l’usage excessif du produit. Si on arrête le traitement d’un coup, après une utilisation prolongée, un effet « rebond » apparaît. Les vaisseaux sanguins se dilatent donnant la sensation d’un nez bouché… le nez « en redemande ».

Enfin, un effet de « tolérance » s’installe: il est nécessaire d’augmenter les doses du produit pour obtenir un effet équivalent, c’est l’accoutumance. Un cercle vicieux se crée et il est très difficile d’en sortir! Mieux vaut donc prévenir que guérir. Respecter scrupuleusement la limite d’utilisation de ces produits est donc une recommandation à suivre à la lettre.

L’accoutumance n’est pas le seul effet secondaire

En plus de cet effet néfaste, l’usage prolongé des décongestionnants peut avoir d’importants retentissements sur la santé: hypertension, troubles du rythme cardiaque, convulsions, agitation,… Ces médicaments, bien qu’ayant un effet plutôt local, passent inévitablement dans le sang (via les vaisseaux sanguins de la muqueuse nasale). Une raison de plus de bien observer la posologie de ces médicaments.

Comment venir à bout de la dépendance?

Tout dépend de quand date la dépendance. Si vous avez exagéré avec les gouttes ou le spray et que ça dure depuis quelques semaines, arrêtez tout de suite d’employer ces médicaments. Il faudra sans doute deux à trois jours d’adaptation pendant lesquels votre nez sera bouché mais la situation redeviendra rapidement normale. Les sprays d’eau de mer peuvent vous aider à passer le cap et à débarrasser vos narines des mucosités résiduelles. Si par contre, votre dépendance dure depuis quelques années, parlez-en à votre médecin traitant. Il établira avec vous un « plan d’attaque » pour vous permettre de tenir le coup et de vous en débarrasser définitivement.

https://www.7sur7.be/

Au Pérou, une école fermée une semaine à cause d’une planche de Ouija


Je considère que ce jeu est plus susceptible d’atteindre des gens qui donnent un certain pouvoir. Dans le sens, qu’ils sont plus susceptibles d’être influencés ce côté mystérieux. Je pense donc que ces jeunes ont eu une réaction en chaîne. Ok, je n’ai jamais essayé cette planche, faut dire qu’une seule fois, je voulais l’essayer avec mon petit frère, mais mon père nous a surpris a eu une réaction qui m’a vraiment surprise. Il a pris le jeu, a donner un coup de hache et l’a mit dans le feu
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Au Pérou, une école fermée une semaine à cause d’une planche de Ouija

 

par  Laura Boudoux

Convulsions, hurlements gutturaux et spasmes les clouant au sol : 27 élèves ont été retrouvés dans un état second, dans l’une des classes de leur collège de San José, au Pérou. Ce qui a été prononcé comme étant un « phénomène d’hystérie collective » a été déclenché par une séance de Ouija organisée le 17 septembre 2018, rapporte le média local RPP.

La planche aurait été apportée au collège par la fille d’une professeure, qui possédait également un livre de magie noire. Ce sont les cris et les pleurs des élèves qui ont alerté les enseignants, contraints de fermer l’établissement jusqu’au 24 septembre.

Venus récupérer leurs enfants, dont les paroles étaient encore incompréhensibles, les parents d’élèves ont eu deux types de réactions. Certains les ont ainsi emmenés dans différentes églises évangéliques, persuadés que les ados étaient possédés par des forces maléfiques. D’autres ont préféré se diriger vers l’hôpital le plus proche, croyant plutôt à un phénomène d’hystérie collective. Une vidéo troublante de l’une des étudiantes a depuis été publiée. Prise de spasmes, en pleurs, la jeune fille crie et articule difficilement ces quelques mots : « Tout est de ta faute ! »

En 2009, le ministère de la Santé péruvien alertait déjà les parents sur les potentiels effets nocifs des jeux autour du Ouija. Hystérie, schizophrénie, ou encore troubles psychotiques pourraient ainsi toucher 

« le public le plus sensible à ce jeu : les adolescents », comme l’assurait Freddy Vásquez, alors directeur du centre national de prévention contre le suicide.

Les mineurs seraient plus facilement sujets aux transes, qui peuvent les faire entrer dans une distorsion de la réalité, les conduisant même parfois à des comportements suicidaires, expliquait le site La República. Au collège de San José, la vie a repris son cours et tous les élèves touchés par l’affaire ont repris le chemin de l’école.

Sources : RPP / La República

https://www.ulyces.co/

Des sons aigus causeraient des convulsions chez les vieux chats


C’est la première fois que j’entends parler de ce genre de convulsions chez les vieux chats. Ces crises d’épilepsie réflexe seraient surtout chez les vieux chats birman mais peut toucher n’importe quel chat de race ou non.
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Des sons aigus causeraient des convulsions chez les vieux chats

 

Ils ont déterminé que ce syndrome se produisait... (Photo AP)

Ils ont déterminé que ce syndrome se produisait chez des chats avec et sans pédigrée. Parmi les félins de race, le chat birman paraît être de loin le plus touché.

PHOTO AP

Agence France-Presse
WASHINGTON

Une enquête internationale a déterminé que certains sons aigus comme le crissement d’une feuille d’aluminium ou le tintement d’une cuillère contre un bol de céramique semblent provoquer des convulsions surtout chez les vieux chats.

Cette recherche a été entreprise par des vétérinaires spécialistes en neurologie au Royaume Uni et aux États-Unis à la demande du groupe caritatif «International Cat Care».

«Nous avons reçu des centaines de réponses de partout dans le monde de personnes ayant remarqué que leur chat avaient des convulsions déclenchées par certains types de sons», écrivent les auteurs de cette recherche publiée lundi dans le Journal of Feline Medicine and Surgery.

Ces propriétaires de chats ont également indiqué que leurs vétérinaires n’avaient aucune information au sujet de ce trouble et le plus souvent ne pensaient pas qu’un son puisse provoquer des convulsions.

Au terme de cette enquête, ces chercheurs dont Mark Lowrie et Laurent Garosi du centre de soins vétérinaires Davies Veterinary Specialists à Londres ont conclu que ce syndrome était une réalité. Ils ont compilé et examiné des informations provenant de 96 cas, analysant le type et la durée des convulsions et les sons les ayant déclenchées chez ces chats.

Ainsi certains de ces félins souffrent bien de crise d’épilepsie réflexe provoquée par des sons, un phénomène également connu chez les humains.

Ces chats perdent conscience avec un raidissement du corps et sont agités de mouvements réflexe souvent pendant plusieurs minutes.

Ces vétérinaires ont baptisé ce nouveau syndrome d’épilepsie réflexe féline audiogénique (FARS).

Ils ont déterminé que ce syndrome se produisait chez des chats avec et sans pédigrée. Parmi les félins de race, le chat birman paraît être de loin le plus touché. Ce syndrome affecte également davantage les plus vieux chats âgés en moyenne de 15 ans.

Les sons qui provoquent le plus souvent ce syndrome sont le crissement d’une feuille de métal (79 cas), le tintement d’une cuillère de métal frappant un bol en céramique (72 cas), le froissement d’une feuille de papier ou d’un sac en plastique (71 cas), le bruit fait en tappant sur un clavier d’ordinateur (61 cas), le bruit des pièces de monnaie ou des clés qui se heurtent (59 cas), frapper un clou avec un marteau (38 cas) et même le claquement de la langue du propiétaire du chat (24 cas).

Ces chercheurs précisent que des recherches sont en cours pour déterminer l’origine génétique de ce trouble ainsi que sur un traitement. Mais l’anti-épileptique Keppra (lévétiracetam) paraît très efficace  précisent-ils.

http://www.lapresse.ca/

3 conseils pour savoir comment réagir face à une crise d’épilepsie


Quand une personne a une crise d’épilepsie devant vous, il est important de laisser faire ses mouvements, en s’assurant de faire le nécessaire pour établir un périmètre de sécurité et d’appeler les urgences
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3 conseils pour savoir comment réagir face à une crise d’épilepsie

 

Une crise épileptique est l’apparition d’une décharge électrique d’un groupe de neurones. Photo : CRICM – Plateau MEG/EEG – INSERM U975

► Laissez la personne respirer

La première chose à faire face à quelqu’un qui tombe et a des convulsions, explique à metronews le docteur Vincent Roubeau, du service de neurologie du groupe hospitalier Paris-Saint-Joseph, c’est de dégager de l’espace autour de cette personne. Pour la laisser respirer d’abord.

« Si possible, desserrez ses vêtements, sa cravate s’il en a une, ouvrez le col de sa chemise, afin qu’il ait un maximum d’air. »

Il s’agit aussi de « sécuriser le périmètre » : puisque cet individu se met à faire des mouvements convulsifs qu’il ne contrôle pas, il peut donc se blesser. Il est donc important d’enlever tout ce qui est tranchant autour. Pensez à retirer ses lunettes s’il en porte.

Vous chercherez aussi, si la configuration le permet, à protéger sa tête, « en glissant un pull ou une veste en dessous ».

► N’empêchez pas ses mouvements

Le deuxième conseil, c’est d’attendre que la crise se passe, même si la personne s’est cognée et a une blessure de type hémorragique. Vous vous en occuperez plus tard. Surtout, ne tentez pas de maintenir la personne pour l’empêcher de se cogner ou faire passer la crise.

« On peut déboîter l’épaule en souhaitant bien faire. »

Il n’est pas non plus question d’introduire quelque chose dans la bouche de la personne en crise pour empêcher que sa langue retombe et qu’elle ne l’étouffe.

« Il est dangereux d’obstruer les voies respiratoires. » En outre, le malade peut se retrouver avec des dents cassées puisque, encore une fois, il ne contrôle pas ses mouvements. Quant à vous, « c’est le meilleur moyen de vous faire mordre les doigts puisque le patient peut se mettre à serrer les dents ».

► Appelez les urgences

Cette phase de tremblements, dite clonique, ne dure que quelques secondes.

Pendant ce temps, appelez le 15.(911au Canada) Puis la personne revient progressivement à elle, « elle est souvent confuse ou somnolente, sa respiration peut être ample et bruyante, gênée par une sécrétion bronchique et salivaire excessive ».

Il vous faut alors la mettre sur le côté, en position latérale de sécurité. L’objectif : qu’elle ne s’étouffe pas avec ses sécrétions à cause d’une hypotonie généralisée (diminution du tonus musculaire).

Ne lui donnez pas non plus à boire.

« Les muscles ont été tellement sollicités que la fonction de déglutition peut être altérée. Le risque, c’est la fausse route. »

En revanche, si la personne s’est blessée en tombant, c’est le moment de faire un bandage et de mettre en pratique les leçons de premiers secours.

http://www.metronews.fr

Le Saviez-Vous ► 1518, STRASBOURG ENTRE DANS LA DANSE…


Une très curieuse épidémie a sévi en 1815. Une danse, les gens semblaient danser jusqu’à épuisement. Certains sont même morts. Les causes semblent obscures et encore aujourd’hui, il semble que personne ne peut donner une explication logique a cette épidémie a Strasbourg
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1518, STRASBOURG ENTRE DANS LA DANSE…

Ni une fable, ni une légende. Mais un fait historique, documenté et avéré. Durant l’été 1518, une épidémie de danse frappe Strasbourg : pendant des jours, des centaines de quidams se mettent à remuer du popotin, certains jusqu’à la mort. Un phénomène mystérieux, qui reste encore largement inexpliqué.

14 juillet 1518, Strasbourg. Dame Troffea danse frénétiquement dans les rues de la ville. Secouée de convulsions, elle s’agite en rythme, et rien ne semble pouvoir l’apaiser. Au bout de plusieurs heures de danse endiablée, elle s’écroule à bout de force dans les bras de son mari consterné. Le lendemain, dès son réveil, Frau1Troffea reprend sa danse furieuse, sous le regard amusé des passants. Au bout du second jour, ses pieds abimés saignent, et la fatigue rend ses mouvements extrêmement violents et désordonnés. Le troisième jour, le bruit s’est répandu : la danse de Frau Troffea attire une foule nombreuse. Suivant l’impulsion, quelques badauds entrent en transe, accompagnant la danseuse. Au fil des jours, l’épidémie se propage : de trente danseurs convulsionnaires fin juillet, on passe à une centaine au début du mois d’août. Un mois plus tard, près de 400 personnes sont touchées par cette « manie dansante 2 » !

Le spectacle donné quotidiennement par ces danseurs frénétiques est proprement terrifiant. Les traits du visage crispés, ils crient de douleur et appellent à l’aide, mais semblent incapables de cesser de danser. Même ceux qui, épuisés, sont tombés à terre, continuent de se tortiller sans fin. Les chairs meurtries des pieds des danseurs saignent abondamment et dévoilent parfois les tendons et les articulations. Dès la première semaine du phénomène, on compte déjà des morts, emportés par une fatigue excessive ou par un arrêt cardiaque. Au plus fort de l’épidémie, au mois d’août, un chroniqueur parle de quinze morts par jour3, sans préciser toutefois si Frau Troffea fait partie des victimes.JPEG - 131.5 ko

 

Pieter Breughel, « Pèlerinage des épileptiques à Molenbeek-Saint-Jean » (1564)

Dès les premiers décès, les autorités strasbourgeoises font appel aux meilleurs médecins de la ville afin de découvrir les causes de la « manie dansante » et d’y trouver un remède. Après avoir écarté une origine astrologique du phénomène (mauvais alignement des planètes), les savants préfèrent en revenir à la médecine d’Hippocrate et de Claude Galien, et attribuer la frénésie des danseurs à un excès de « sang chaud ». Selon eux, le seul moyen de conjurer la malédiction serait de s’assurer que les personnes atteintes continuent de danser.

Respectant les prescriptions des médecins, le Conseil de la ville ordonne qu’on libère la Halle aux tanneurs et la Halle aux charpentiers, afin que les danseurs jouissent de suffisamment d’espace. Avec l’afflux de nouvelles victimes, la place venant à manquer, plusieurs estrades sont érigées dans la ville. Les bourgmestres engagent des joueurs de tambour et de viole pour accompagner et encourager les possédés à se défouler jusqu’à l’évanouissement. Enfin, on fournit aux danseurs nourriture et boisson pour qu’ils n’aient aucune raison d’être distraits de leur frénésie. Cette dernière mesure provoque d’ailleurs de nombreuses querelles, car des indigents simulent la folie pour bénéficier de repas gratuits.

Malgré ces mesures, la contagion s’étend. Alors que plusieurs centaines de personnes sont atteintes par la « manie dansante », le Conseil doit admettre l’échec de sa politique. L’hypothèse du « sang chaud » ayant fait long feu, on cherche une nouvelle théorie pouvant expliquer le mal qui touche de plus en plus de Strasbourgeois. Après bien des débats entre érudits, l’épidémie est imputée à saint Guy, personnage ambivalent : capable de soigner, mais aussi de causer des troubles nerveux. Guy aurait ainsi voulu châtier les habitants de Strasbourg en raison de leurs péchés, de leur attachement aux choses matérielles.

Pour apaiser la colère du saint et aider les danseurs à retrouver leur état normal, le Conseil impose alors une période de contrition et de pénitence. Il promulgue un arrêté qui interdit à toute personne de danser jusqu’à la date du 29 septembre (à l’exception des fêtes de mariage, à condition de ne pas utiliser de tambours !) sous peine d’une forte amende de 30 shillings. Il fait aussi fermer les maisons closes et les établissements de jeu. Enfin, des artisans fabriquent un cierge géant à l’effigie de saint Guy, qui sera brûlé lors d’une messe extraordinaire dite en son honneur à la Cathédrale.

Les danseurs en transe, eux, sont installés de force dans des charriots et amenés au bourg de Saverne, à une journée de route de Strasbourg, dans une chapelle troglodyte dédiée au saint guérisseur. Sur place, chacun reçoit une petite croix et des chaussures rouges, bénies au nom de saint Guy. Si le protocole peut sembler étrange, toutes les chroniques s’accordent cependant : le remède s’avère efficace, l’épidémie prend fin suite à cette pénitence.

Cinq cents ans après les faits, les historiens et les médecins n’ont pas trouvé d’explication convaincante à l’épidémie de danse de 1518. Un temps, l’hypothèse d’une contamination à l’ergot du seigle a été privilégiée. L’ergotisme est un empoisonnement causé par l’ingestion d’un champignon qui infecte le seigle, provoquant chez la victime des crises de convulsions et des spasmes douloureux, ainsi que des hallucinations proches de celles suscitées par le LSD 4. Séduisante au premier abord, l’hypothèse ne tient pas : les convulsions engendrées par l’ergotisme ne ressemblent pas à la danse décrite par les chroniques. De plus, ce mal diminue l’afflux sanguin vers les membres, ce qui rendrait biologiquement impossible le fait de danser plusieurs jours d’affilée.

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« La Manie Dansante », selon Hendrick Hondius (1642) – d’après Pieter Brueghel

Dans un récent ouvrage 5 l’historien John Waller avance une autre explication. Selon lui, l’épidémie aurait été causée par une forme de psychose collective, due aux conditions matérielles très difficiles et aux angoisses d’ordre religieux que connaissent alors les Strasbourgeois.

Une conjonction tout à fait spectaculaire d’événements néfastes touche en effet la région au début du XVIe siècle. Les épidémies, d’abord, frappent à nouveau, alors que le pays avait été plutôt épargné depuis la Grande Peste 6. La syphilis, inconnue jusqu’ici, fait son apparition à Strasbourg, apportée par des mercenaires de retour des guerres d’Italie. Vient aussi la terrifiante suette anglaise7 qui touche la ville en 1517, entraînant ses victimes dans la tombe en moins de deux jours. En sus du trouble propagé par ces maladies, le spectre de la famine gagne Strasbourg juste avant la « manie dansante ». De 1515 à 1517, sécheresse, grands froids et inondations s’enchaînent, laissant derrière eux des récoltes calamiteuses. Dernière cause de peur collective, les Turcs, maîtres de Constantinople, étendent leur empire vers le cœur de l’Europe. Toutes les croisades lancées contre eux par les nations chrétiennes ont jusqu’ici échoué, et l’armée ottomane semble plus que jamais invincible.

Cette série funeste entretient un climat de terreur chronique chez les Strasbourgeois et les pousse à croire que Dieu les a abandonnés, les punissant pour leurs péchés. Selon John Waller, c’est donc l’extrême détresse psychologique des habitants qui serait responsable de cette psychose collective, prenant la forme saugrenue d’une épidémie de danse.

La « manie dansante » de 1518 n’est pas un événement isolé : des épisodes semblables ont émaillé l’histoire de la vallée du Rhin et de la Meuse. Des phénomènes similaires, non moins inexplicables, ont aussi été recensés sur d’autres continents et à une autre époque. Comme le ramanenjana, cette danse contagieuse qui a secoué Madagascar en mars 1863. Ou plus récemment en Tanzanie, en 1962, ce fou rire incontrôlable qui s’est propagé dans quatorze écoles de la région de Bukoba, entraînant leur fermeture pendant six mois. Mais la danse initiée par Frau Truffea reste sans doute le plus beau spécimen de transe collective de l’histoire. Et la toute première free party française.

1 Soit « dame » en allemand.

2 À l’époque, les habitants ont appelé l’épidémietanzplage peste dansante ») ou tanzwut danse enragée »). C’est Parcelse, illustre médecin suisse de la Renaissance, qui popularisera le terme de Choreomanie, c’est à dire « manie dansante ».

3 Le chroniqueur en question était le marchand Wilhelm Rem, in Chronica newer geschichte.

4 L’ergotisme pourrait avoir été responsable d’un épisode d’hallucinations de masse à Pont Saint-Esprit en 1951.

5 John Waller, A Time to Dance, a Time to Die : The Extraordinary Story of the Dancing Plague of 1518(Icon Books, 2008).

6 La Grande Peste, ou peste noire, a frappé l’Europe entre 1347 et 1352, faisant environ 25 millions de victimes.

7 Maladie virulente, la suette anglaise a touché l’Angleterre à la fin du XVe siècle, avant de frapper, sous forme d’épidémies récurrentes, le reste de l’Europe au cours de la première moitié du XVIe.

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Mon chien a des crises d’épilepsie/ Que faire en cas de crise d’épilepsie ?


L’épilepsie est une maladie sournoise que déjà chez l’être humain, il n’est pas toujours facile a gérer, il faut savoir qu’il existe aussi des crises épilepsie chez le chien.
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Mon chien a des crises d’épilepsie

Les crises d’épilepsie chez le chien sont très impressionnantes. Le propriétaire ne sait plus ce qu’il doit faire. La crise dure de quelques secondes à plusieurs minutes. Souvent, elle est précédée par un temps pendant lequel le chien paraît perdu.

Le chien se cache ou divague sans but précis, puis il perd conscience, tombe sur le sol et montre des convulsions, des signes de pédalage ; souvent, il urine et défèque. Sa mâchoire claque et la salive s’écoule. Petit à petit, les convulsions diminuent d’intensité puis disparaissent, et le chien reprend un état tout à fait normal, presque comme si rien ne s’était passé. Parfois, il a l’air un peu hébété

La crise se déclenche par une stimulation anormale d’une zone du cerveau. Les causes de crises sont nombreuses. Les inflammations de l’encéphale, ou encéphalites, peuvent être à l’origine de crises d’épilepsie. De la même manière, les tumeurs du cerveau peuvent être mises en cause. Certaines maladies générales stimulent le cerveau et déclenchent une crise.

Lorsqu’on ne peut pas déterminer une cause connue, on dit qu’il s’agit d’une épilepsie essentielle. L’épilepsie essentielle apparaît toujours avant l’âge de trois ans.

Les cas de crises d’épilepsie chez les chiens sont rares mais certaines races sont prédisposées. Les symptômes des crises sont toujours identiques et surviennent à intervalles précis.

Le virus de la rage et la maladie de Carré attaquent le système nerveux central, et peuvent être à l’origine de crises. Les ascaris peuvent se loger dans le cerveau et provoquer des crises. À la suite d’un traumatisme crânien, le chien peut présenter des crises, car les zones de cicatrisation cérébrale peuvent devenir le siège de déclenchement de crises. Un événement générateur de stress va favoriser le déclenchement de la crise ; par exemple, la visite chez le vétérinaire, la venue d’un nouvel animal…

À l’origine de ces symptômes impressionnants, on peut aussi trouver des troubles métaboliques : par exemple, une hypocalcémie (diminution du calcium dans le sang) – fréquente chez les chiennes allaitantes – ou une hypoglycémie (diminution du sucre dans le sang). On peut également trouver une insuffisance rénale, ou une pathologie du foie (encéphalopathie hépatique).

Lorsque le chien est présenté au vétérinaire, la crise est passée. Il faut donc que le propriétaire puisse rapporter au vétérinaire le plus d’informations possible sur la crise et son déclenchement : le chien a-t-il souvent des crises ? À quel âge a-t-il eu sa première crise ? Quel temps sépare deux crises ? …

Le vétérinaire effectue un examen complet du système nerveux, et envisage un examen sanguin, une radiographie du crâne, éventuellement un scanner, etc. Vous l’avez compris, les crises d’épilepsie ne sont pas simples à diagnostiquer et les causes sont nombreuses, parfois banales et sans gravité, parfois sérieuses et graves.

Pour traiter, il faut évidemment supprimer la cause que l’on aura identifiée. S’il s’agit d’épilepsie essentielle, le traitement ne sera mis en place que si la fréquence des crises est importante. On peut l’envisager à partir d’une crise par mois, et plus. Le traitement est assez lourd, puisqu’il faut administrer quotidiennement au chien des médicaments pendant toute sa vie. Il est possible d’apprendre à détecter le déclenchement d’une crise. Il faut alors parler au chien et le rassurer.

Il faut l’installer au calme et à l’obscurité, à l’abri de tout objet qui pourrait le blesser. On peut également agir pendant une crise en injectant par voie intramusculaire, intraveineuse ou rectale, des anticonvulsivants. Il vous faudra apprendre à vivre avec votre chien épileptique, qui peut avoir une vie normale en suivant un traitement.

Que faire en cas de crise d’épilepsie du chien ?

Comme les humains, les chiens peuvent être victimes de crises d’épilepsie. Une situation extrêmement angoissante pour les maîtres, qui bien souvent ne savent pas comment réagir face à ces crises impressionnantes.

Si celles-ci sont heureusement rares, bien que certaines races de chiens y soient prédisposées, il est bon de connaître les réflexes à avoir. Que faire lorsqu’un chien fait une crise d’épilepsie ?

1. Pas de panique !

Une crise d’épilepsie ne dure jamais très longtemps (quelques secondes à quelques minutes), mais n’en est pas moins impressionnante, et semble durer des heures. Plus facile à dire qu’à faire, il est important de garder son calme, afin de ne pas aggraver la situation.

2. Eloigner les meubles et objets

Pensez à éloigner les objets dans lesquels le chien risque de se cogner pendant les convulsions. Si vous en avez le temps, glissez également un coussin sous votre animal avant qu’il ne tombe à terre.

3. Eteindre les lumières, couper le son

Tout bruit et toute lumière risquant d’aggraver la situation doivent être évités. Si la télévision ou la radio est allumée, éteignez-la, de même que les lumières trop vives et éblouissantes.

4. Laisser le chien seul

Après la crise, le chien demeurera perdu, désorienté, pendant un petit moment (une vingtaine de minutes environ). Si vous avez d’autres animaux, ou des enfants, il est donc préférable de ne pas les laisser dans la même pièce.

5. Bien surveiller le chien

Il est important de garder un oeil sur votre animal pendant les heures qui suivent la crise, et de le laisser se reposer. Rassurez-le autant que vous le pouvez.

Si cette crise était la première, consultez votre vétérinaire pour qu’il puisse examiner votre animal, déterminer le type d’épilepsie dont il souffre, et éventuellement lui prescrire un traitement.

Virus de la rage, maladie de Carré, hypocalcémie, insuffisance rénale, pathologie du foie… L’épilepsie peut être engendrée par diverses causes, plus ou moins graves. Pour soigner le chien, il faudra donc commencer par éliminer l’origine de la maladie.

Lorsque l’origine des crises n’est connue, on parle d’épilepsie essentielle. Celle-ci apparaît avant les 3 ans du chien, et son traitement, mis en place lorsque les crises sont fréquentes, est lourd. Des médicaments devront en effet être administrés à l’animal chaque jour, et ce tout au long de sa vie.

http://wamiz.com

10 ALIMENTS À NE JAMAIS DONNER À VOTRE ANIMAL DE COMPAGNIE


Avant on ne se souciaient pas vraiment de ce qu’on donnait comme nourriture aux animaux, mais la médecine vétérinaire a évolué et a pu déceler certains problèmes de santé chez l’animal qui sont relier a une alimentation qui ne sont pas adapté pour eux ..
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10 ALIMENTS À NE JAMAIS DONNER À VOTRE ANIMAL DE COMPAGNIE

 

Par Corinna vanGerwen

La plupart des personnes qui ont un chat ou un chien savent que le chocolat est toxique pour eux, mais d’autres aliments peuvent aussi leur faire du tort. En voici justement dix.

1. Raisins

Crédit photo: Thinkstock

Raisin frais, raisin sec ou raisin de Corinthe peuvent être dangereux pour vos animaux de compagnie.

« Même une petite quantité—un seul raisin—peut entraîner une insuffisance rénale aigüe chez les chats et les chiens, » déclare le docteur Lloyd Keddie, président de l’Association canadienne des médecins vétérinaires.

2. Les aliments crus

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Les aliments crus comportent un risque de salmonelle et de bactéries E. coli. Le risque est plus grand si vous avez de jeunes enfants ou si vous vivez avec des personnes âgées ou d’autres qui ont un système immunitaire affaibli ; la bactérie peut en effet passer de l’animal à l’humain et inversement.

3. Les oignons, la ciboulette et l’ail

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Les oignons, la ciboulette et l’ail peuvent causer de l’anémie—insuffisance de globules rouges—chez les chats et les chiens. Mais si votre animal de compagnie en a consommé une petite quantité et est rapidement soigné, tout dommage causé aux globules rouges est généralement réversible.

4. Les boissons alcoolisées

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Les boissons alcoolisées, comme la bière, le vin et l’alcool, ont le même effet sur les animaux que sur nous : ils entrainent des vertiges, un manque de coordination et même une intoxication alcoolique.

5. La pâte à la levure

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La pâte à la levure peut se dilater dans l’estomac de votre animal de compagnie et lui valoir un étirement de l’abdomen et de graves douleurs. Et si elle fermente, la levure peut aussi causer une intoxication à l’alcool.

6. Les os de poulet

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Les os de poulet éclatent quand ils se brisent et les fragments peuvent perforer le larynx, l’œsophage et l’estomac de votre animal de compagnie.

7. Xylitol

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La gomme, les pastilles de menthe pour l’haleine et les pâtes dentifrices qui renferment du xylitol (un succédané du sucre) entrainent chez les chiens un dégagement excessif d’insuline qui provoque un niveau insuffisant de sucre sanguin

« Une petite quantité peut avoir des effets secondaires graves et provoquer de la faiblesse et même des convulsions, » déclare le docteur Keddie.

Le xylitol ne semble pas incommoder les chats, mais gardez les aliments qui en contiennent hors de la portée des chiens et des chats pour ne courir aucun risque

8. Poisson et boeuf

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Certains aliments, comme le poisson et le bœuf, renferment une protéine qui peut causer des démangeaisons dermatologiques chez les chats qui y sont allergiques. Chez les chiens, le gras animal peut avoir ces conséquences ; il peut provoquer de la pancréatite, qu’on reconnaît à un manque d’appétit, des vomissements fréquents et une sensibilité abdominale.

9. Café, thé, sodas

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Le café, le thé, les sodas et d’autres aliments et boissons contenant de la caféine augmentent le rythme cardiaque et créent de l’anxiété chez les chats et les chiens.

10. Les noix de macadamia

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Les noix de macadamia peuvent provoquer de la faiblesse, de la dépression, des vomissements et des tremblements chez les chiens.

Gardez ces aliments hors de leur portée et assurez-vous de mettre vos déchets et votre compost dans des contenants bien fermés. Ne laissez pas votre sac à main sur le parquet ; il pourrait s’y trouver de la gomme ou des friandises que vos animaux découvriront inévitablement. Si vous soupçonnez que votre animal de compagnie a mangé quelque chose qui peut lui être dommageable, appelez immédiatement le vétérinaire. Ayez sous la main tous les renseignements nécessaires, y compris ce qu’il a consommé et en quelle quantité, et le poids normal de votre animal.

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