Un «vaccin» pour s’immuniser contre les fausses nouvelles


Un « vaccin psychologique » contre la désinformation serait possible, dans le même sens qu’un vaccin contre une maladie. Chose certaine, c’est que la désinformation fait beaucoup de tort
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Un «vaccin» pour s’immuniser contre les fausses nouvelles

 

Pour étudier les fausses nouvelles, les chercheurs ont... (PHOTO THINKSTOCK)

Pour étudier les fausses nouvelles, les chercheurs ont demandé à plus de 2000 Américains d’estimer l’ampleur du consensus scientifique sur l’idée que l’être humain est responsable du réchauffement climatique. Puis ils se sont amusés à faire bouger l’aiguille des participants en les bombardant de toutes sortes d’énoncés.

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PHILIPPE MERCURE
La Presse

 

L’expression « fausse nouvelle » est sur toutes les lèvres, y compris celles de Donald Trump. Et comme on dit souvent que les fausses rumeurs sont virales, des chercheurs ont voulu vérifier si on peut s’en immuniser avec un « vaccin » – un avertissement servi en petite dose qui augmente la résistance à la désinformation. Résultat : testé aux États-Unis, le vaccin fonctionne autant chez les démocrates que chez les républicains.

Explications.

La thèse est pour le moins audacieuse : si les fausses nouvelles se propagent comme des virus qui déclenchent des épidémies, on peut les atténuer avec des vaccins. C’est pourtant ce que vient de démontrer un groupe de chercheurs dans un article scientifique brûlant d’actualité.

«En médecine, la résistance à un virus peut être conférée en exposant quelqu’un à une version atténuée du virus. […] La théorie psychosociale de l’inoculation d’attitude suit une logique similaire», expliquent des scientifiques des universités Cambridge, Yale et George Mason (Virginie) dans une étude publiée dans le journal sérieux Global Challenges.

Ces mots savants veulent dire une chose simple : en exposant des gens à de petites doses de fausses informations, puis en déboulonnant ces faussetés, il est possible de réduire l’influence des fausses nouvelles.

«Il y aura toujours des gens qui résistent complètement au changement, admet Sander van der Linden, professeur adjoint en psychologie sociale à l’Université Cambridge et premier auteur de l’étude, dans un article publié par l’institution. Mais nous tendons à montrer qu’il y a moyen de changer la façon de penser de la plupart des autres, ne serait-ce qu’un peu.»

La découverte risque de susciter un intérêt considérable au moment où les fausses nouvelles sont sur toutes les lèvres. Facebook est accusé d’en véhiculer et a promis de les combattre, et plusieurs experts estiment qu’elles ont contribué à l’élection de Donald Trump. Le nouveau président américain a lui-même retourné l’expression contre certains médias lors de sa première conférence de presse.

Un sujet chaud

Pour étudier les fausses nouvelles, les chercheurs ont choisi un sujet particulièrement chaud qui polarise les Américains : les changements climatiques. Ils ont demandé à plus de 2000 Américains d’estimer, en pourcentage, l’ampleur du consensus scientifique sur l’idée que l’être humain est responsable du réchauffement climatique. Puis ils se sont amusés à faire bouger l’aiguille des participants en les bombardant de toutes sortes d’énoncés.

Premier constat : les convictions des gens sont modifiables. En présentant la vérité aux participants (soit que 97% des experts sur le climat jugent qu’un réchauffement est en cours et que l’être humain en est responsable), les chercheurs ont observé que les participants changent leur pourcentage à la hausse. Lorsqu’on leur sert plutôt un énoncé faux affirmant qu’il n’existe aucun consensus scientifique sur le rôle de l’être humain dans le réchauffement climatique, ils revoient leur pourcentage à la baisse.

Et si on leur balance coup sur coup les énoncés vrai et faux? Les deux se neutralisent et la perception des participants demeure inchangée, ce qui montre tout le pouvoir des fausses nouvelles. Pire : dans cette situation, les électeurs qui se définissent comme républicains rajustent leur pourcentage à la baisse, ce qui indique qu’ils ont été plus réceptifs à la fausse information qu’à la vraie.

«Il est dérangeant de penser que la désinformation est si puissante dans nos sociétés», commente Sander van der Linden dans l’article publié par Cambridge.

Exposer pour immuniser

Ensuite, les chercheurs ont sorti leurs «vaccins». Ils ont «attaqué» les convictions initiales des participants en leur disant que «certains groupes ayant des motivations politiques utilisent des tactiques trompeuses pour convaincre le public qu’il existe une forte dissension parmi les scientifiques». Puis ils ont rectifié les faits en affirmant qu’une telle dissension n’existe pas.

Les scientifiques ont aussi mis au point une version élaborée du «vaccin». Par des sondages, ils ont découvert que la fausseté la plus populaire auprès des participants provient d’un projet appelé Oregon Petition. Ce groupe prétend avoir recueilli les signatures de 31 000 scientifiques américains affirmant que le CO2 dégagé par l’homme ne joue aucun rôle dans le réchauffement du climat.

Les chercheurs ont ensuite attaqué spécifiquement cette pétition. Ils ont montré aux participants que certaines signatures sont frauduleuses (Charles Darwin et des filles des Spice Girls y figurent) et que moins de 1% des signataires possèdent une formation en science du climat.

Donner de tels avertissements aurait pu braquer les participants les plus convaincus et alimenter les théories du complot. Or, ce ne fut pas le cas. Comme un vaccin qui stimule le système sans l’attaquer vraiment, les deux formes de «vaccins psychologiques» se sont avérées efficaces.

Lorsqu’ils étaient présentés avant la fausse information, les vaccins ont réduit la portée de celle-ci. En moyenne, les participants ont modifié leur opinion de 6,5 points de pourcentage en faveur du consensus scientifique.

«Nous avons découvert que les messages d’inoculation étaient aussi efficaces à modifier les opinions des républicains et des indépendants que des démocrates dans une direction compatible avec les conclusions de la science du climat», précise Sander van der Linden.

Les chercheurs concluent leur article en avançant que communiquer certains faits, comme le haut niveau de convergence des experts sur les questions climatiques, peut s’avérer efficace pour dépolariser les débats publics. Chose certaine, plusieurs seront rassurés de savoir qu’en cette ère qu’on dit «post-factuelle», dire la vérité peut encore contribuer à modifier les opinions.

http://www.lapresse.ca/

Cette marque de bijoux a personnalisé la commande d’Ivanka Trump


Je trouve cela tellement génial comme réaction à une commande de Ivanha Trump sur Internet pour un bijou. C’est très poli et tout en vendant leur bijou à la fille de Donald Trump, les responsables affirment clairement leur position politique
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Cette marque de bijoux a personnalisé la commande d’Ivanka Trump

 

Ivanka, la fille de Donald Trump, a pris une place si importante dans la campagne de son père que certains se demandent même si ce ne serait pas elle la véritable first ladydu milliardaire. Un engagement politique qui suit la femme d’affaires de 34 ans partout, même quand il s’agit de commander des bijoux sur Internet.

Une marque new-yorkaise a reçu une commande de la fille du candidat républicain et en a profité pour faire passer un message. Mercredi, les deux fondatrices de la marque indépendante Lady Grey ont publié sur Instagram le petit mot manuscrit qu’elles ont inclus dans le colis à destination d’Ivanka Trump.

« Chère Ivanka,

Merci beaucoup pour votre commande en ligne! Nous sommes heureuses de vous annoncer que les recettes de cette vente ont été généreusement données au American Immigration Council, à l’organisation Everytown pour le contrôle des armes à feu, et à la campagne d’Hillary Clinton. Nous espérons que vous aimerez votre nouveau bijou d’oreille Lady Grey. »

« Même si on était flatté de recevoir une commande d’Ivanka Trump, nos positions sociales et politiques sont à l’opposé de celles de la campagne de Donald Trump, a indiqué une porte parole de la marque au Huffington Post américain. Quand on a reçu la commande, on s’est immédiatement senti obligé de donner l’argent à quelques organisations qui sont plus en accord avec nos convictions. »

« [Nous] pensons que tout le monde peut avoir une influence, petite ou grande, en soutenant activement les causes en lesquelles ils croient » ajoute-t’elle.

Le bijou en question est un « ear cuff », un bijou d’oreille qui se met autour du lobe supérieur, qui existe en version dorée ou argentée.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

L’incroyable histoire de jumeaux élevés dans des familles juive et nazie


L’environnement d’une personne peut jouer beaucoup sur les convictions d’une personne même chez les jumeaux élevés séparément. Ceux-ci par contre, ne peuvent nier ce qu’ils sont avec leurs qualités et leurs défauts tellement que les similitudes sont grandes
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L’incroyable histoire de jumeaux élevés dans des familles juive et nazie

 

Les deux frères dans un documentaire | Capture d'écran Youtube

Les deux frères dans un documentaire | Capture d’écran Youtube

Repéré par Lorenzo Calligarot

Séparés à 6 mois, Jack Yufe et Oskar Stohr ont grandi dans un environnement avec des convictions diamétralement opposées. Dix-huit ans après son frère, le premier vient de décéder.

Ils s’appellaient Jack Yufe et Oskar Stohr. Et ces deux jumeaux ont eu un parcours de vie absolument incroyable qui a fasciné de nombreux chercheurs, comme le rapporte le Washington Post. Nés d’un père juif et d’une mère catholique en 1933 à Port-d’Espagne, la capitale de Trinité-et-Tobago, ils sont séparés à l’âge de 6 mois. Jack, qui vient tout juste de décéder à l’âge de 82 ans, grandit à Trinidad, où il est né, puis au Venezuela avec une tante survivante du camp de Dachau. Oskar, qui mourra d’un cancer en 1997, s’envole lui pour l’Allemagne avec sa mère. Le pays est alors plongé dans le nazisme et la famille s’accommode des valeurs véhiculées alors, le petit Jack allant même jusqu’à s’engager dans les jeunesses hitlériennes.

Après un séjour en Israël, Jack, devenu officier de la marine israélienne, décide alors de rendre visite à son frère allemand en 1954. Le rendez-vous est pris dans une gare allemande. À 21 ans, les deux jeunes hommes se retrouvent et partagent: les mêmes vêtements, la même façon de parler, de marcher, le même genre de blagues et les mêmes goûts culinaires. Élevés dans des familles avec des convictions complétement différentes, ils servent à des scientifiques à étuider la gémellité, comme l’explique Nancy Segal, professeur de psychologie à l’université de Fullerton:

«Ils sont un excellent exemple de la façon dont des jumeaux, élevés dans des environnements très différents, peuvent finir par se ressembler néanmoins.»

«Une relation amour-haine»

Il n’aime pourtant pas se ressembler autant et ressentent de la méfiance l’un envers l’autre. Ils se séparent froidement et ne se reverront que vingt-cinq ans plus tard. Ils entretiendront alors une vraie relation, mêlée de complicité et d’incompatibilité, notamment sur le conflit israélo-palestinien. La femme de Jack racontera plus tard à l’Associated Press:

«Ils avaient une relation incroyable, ce que j’appellerais une relation amour-haine. Ils ont été fascinés par l’un par l’autre, fascinés par leurs similitudes, intrigués que les pires traits qu’ils ont vus en eux-mêmes soient reflétés dans l’autre. Ils étaient colériques, irascibles et impatients, mais leurs familles les aimaient.»

Lorsqu’Oskar décède en 1997, Jack décide de ne pas se rendre à son enterrement«de peur de déranger sa famille en raison de leur similarité physique»,explique le Washington Post.

Lundi 9 novembre, c’est Jack donc qui meurt, rapporte le Los Angeles Times.

 

Leur histoire à fait, l’objet de plusieurs documentaires et reste un des meilleurs exemples pour illustrer les ressemblances entre jumeaux.

http://www.slate.fr/

Communiquer sans juger


Quand nous émettons une opinion, cela généralement est axé sur nos valeurs, par contre, la façon que nous voulons émettre ces même valeurs a plus effet d’un discours moralisateur ..enfin pas toujours heureusement. Par contre pour plusieurs sujets il me semble difficile de ne pas être moralisateur sur des sujets chauds
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Communiquer sans juger

 

 

« Un des modes de communication qui coupent la vie est le recours à des jugements moralisateurs envers l’autre. »

 

Il est important de ne pas confondre jugements de valeur et jugements moralisateurs.

Nous portons tous les jugements de valeur sur les qualités auxquelles nous attachons de l’importance dans notre vie : nous pouvons par exemple tenir pour essentielles l’honnêteté, la liberté ou la paix.

Les jugements de valeur reflètent nos convictions sur  la façon de servir au mieux la vie. Nous portons des jugements moralisateurs sur les gens et les comportements qui ne sont pas dans la lignée de nos jugements de valeur.

Nous disons ainsi : « la violence est un mal. Les gens qui tuent sont mauvais.» Si nous avions été élevés dans la langue du cœur, nous aurions appris à exprimer directement nos besoins et valeurs, plutôt que d’attribuer des torts à autrui lorsque ces valeurs et besoins ne sont pas satisfaits.

Nous pourrions par exemple reformuler la phrase : « Je redoute l’usage de la violence pour résoudre les conflits. Je tiens à résoudre les conflits humains par d’autres moyens. »

Marshall B. Rosenberg