Le Saviez-Vous ► Science décalée : l’étonnante histoire des contes, multimillénaire, retracée par la phylogénie


Si vous croyez que les histoires qu’on raconte à nos enfants et petits-enfants sont imaginés il y a 2 ou 3 siècles, sachez que plusieurs contes sont beaucoup plus vieux. Il semble en effet, que parmi ces histoires, date bien avant la langue écrite, pouvant aller jusqu’à l’âge de bronze. Elles seraient transmissent de générations.
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Science décalée : l’étonnante histoire des contes, multimillénaire, retracée par la phylogénie

 

Marie-Céline Ray

Journaliste

 

La Belle et la Bête aurait environ 4.000 ans, Jacques et le Haricot magique, 5.000 et la légende de Faust 6.000 ans : les contes célèbres, toujours populaires et stars des dessins animés, auraient traversé les millénaires et les cultures, d’après une étude phylogénétique, parue en 2016.

Il était une fois, il y a très très très longtemps… C’est peut-être ainsi que devraient commencer certains contes populaires. Au 19e siècle, Wilhelm Grimm pensait déjà que beaucoup d’histoires qu’il avait popularisées étaient plus anciennes que les langues indo-européennes. D’autres les voyaient plus récentes, car il leur semblait improbable que ces histoires se soient transmises sur autant de générations sans support écrit. Mais une recherche suggère qu’un certain nombre de contes existaient dans les traditions orales indo-européennes bien avant qu’ils soient écrits, donnant ainsi raison à Grimm.

En utilisant des méthodes de phylogénétique habituellement employées par les biologistes de l’évolution, pour décrire les liens entre les espèces, Jamshid Tehrani, un anthropologue de l’université de Durham, et Sara Graca Da Silva de la nouvelle université de Lisbonne, ont étudié les liens entre des histoires du monde entier. Leur étude est paru dans Royal Society Open Science. L’objectif était de trouver les origines des contes.

Les contes se sont transmis à la fois verticalement dans les populations ancestrales, des parents aux enfants, mais aussi horizontalement, entre sociétés contemporaines. Dans leur article, les chercheurs montrent que les traditions orales des contes trouvent probablement leur origine bien avant l’émergence de la littérature, comme l’explique Sara Graca Da Silva.

« Certaines de ces histoires remontent beaucoup plus loin que les premiers enregistrements littéraires, et bien plus loin que la mythologie classique – certaines versions de ces histoires apparaissent dans des textes latins et grecs -, mais nos résultats suggèrent qu’ils sont beaucoup plus vieux que cela. »

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Des histoires racontées dans une langue indo-européenne disparue

Par exemple, des contes comme La Belle et la Bête ou Le nain Tracassin, populaire en Allemagne, remonteraient à plusieurs milliers d’années, même avant l’apparition des langues comme l’anglais ou le français. Ces deux contes ont été écrits aux 17e et 18e siècles et ont des équivalents dans la mythologie grecque et romaine. Mais la reconstruction de l’arbre des contes montre qu’ils sont encore plus anciens.

Le nain Tracassin est un des contes de Grimm et possède de nombreuses variantes. Au Royaume-Uni, il s’appelle Tom Tit Tot et, en France, il est aussi connu sous le nom d’Outroupistache. Tracassin apparaît dans Shrek 4 où il est l’un des principaux personnages. La Belle et la Bête a été écrit pour la première fois par l’auteure française Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve et sa version a ensuite été reprise par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Ces contes auraient en réalité environ 4.000 ans.

Jacques et le Haricot magique, quant à lui, trouve ses racines dans un groupe d’histoires regroupées autour du thème d’un garçon qui vole le trésor d’un ogre. Cette histoire aurait environ 5.000 ans. Plus vieux encore : Le Forgeron et le diable, qui raconte l’histoire d’un forgeron qui vend son âme en faisant un pacte avec le diable pour acquérir des pouvoirs surnaturels. Ce thème faustien remonterait à 6.000 ans, c’est-à-dire l’âge de bronze.

Pour Jamshid Tehrani, « nous estimons qu’il est assez remarquable que ces histoires aient survécu sans être écrites. Elles étaient racontées même avant que l’anglais, le français et l’italien existent. Elles ont probablement été dites dans une langue indo-européenne éteinte ».

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► « La belle et la bête » aurait 4 000 ans


Si vous croyez que les contes qu’on raconte aux enfants datant de quelques siècles, ce n’est pas le cas, certains ont été racontés oralement dans une langue indo-européenne éteinte, bien avant la langue écrite. Et pourtant, elles sont parvenues jusqu’à nous et nous les partageons encore avec nos enfants et petits-enfants
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« La belle et la bête » aurait 4 000 ans

 

La Belle et la Bête aurait environ 4.000 ans, Jacques et le Haricot magique, 5.000 et la légende de Faust 6.000 ans : les contes célèbres, toujours populaires et stars des dessins animés, auraient traversé les millénaires et les cultures, d’après une étude phylogénétique.

Il était une fois, il y a très très très longtemps… C’est peut-être ainsi que devraient commencer certains contes populaires. Au 19e siècle, Wilhelm Grimm pensait déjà que beaucoup d’histoires qu’il avait popularisées étaient plus anciennes que les langues indo-européennes. D’autres les voyaient plus récentes, car il leur semblait improbable que ces histoires se soient transmises sur autant de générations sans support écrit. Mais une recherche suggère qu’un certain nombre de contes existaient dans les traditions orales indo-européennes bien avant qu’ils soient écrits, donnant ainsi raison à Grimm.

En utilisant des méthodes de phylogénétique habituellement employées par les biologistes de l’évolution, pour décrire les liens entre les espèces, Jamshid Tehrani, un anthropologue de l’université de Durham, et Sara Graca Da Silva de la nouvelle université de Lisbonne, ont étudié les liens entre des histoires du monde entier. Leur étude est paru dans Royal Society Open Science. L’objectif était de trouver les origines des contes.

Les contes se sont transmis à la fois verticalement dans les populations ancestrales, des parents aux enfants, mais aussi horizontalement, entre sociétés contemporaines. Dans leur article, les chercheurs montrent que les traditions orales des contes trouvent probablement leur origine bien avant l’émergence de la littérature, comme l’explique Sara Graca Da Silva.

 « Certaines de ces histoires remontent beaucoup plus loin que les premiers enregistrements littéraires, et bien plus loin que la mythologie classique – certaines versions de ces histoires apparaissent dans des textes latins et grecs -, mais nos résultats suggèrent qu’ils sont beaucoup plus vieux que cela. »

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Des histoires racontées dans une langue indo-européenne disparue

Par exemple, des contes comme La Belle et la Bête ou Le nain Tracassin, populaire en Allemagne, remonteraient à plusieurs milliers d’années, même avant l’apparition des langues comme l’anglais ou le français. Ces deux contes ont été écrits aux 17e et 18e siècles et ont des équivalents dans la mythologie grecque et romaine. Mais la reconstruction de l’arbre des contes montre qu’ils sont encore plus anciens.

Le nain Tracassin est un des contes de Grimm et possède de nombreuses variantes. Au Royaume-Uni, il s’appelle Tom Tit Tot, et en France on le trouve aussi sous le nom d’Outroupistache. Tracassin apparaît dans Shrek 4 où il est l’un des principaux personnages. La Belle et la Bête a été écrit pour la première fois par l’auteure française Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve et sa version a ensuite été reprise par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Ces contes auraient en réalité environ 4.000 ans.

Jacques et le Haricot magique, quant à lui, trouve ses racines dans un groupe d’histoires regroupées autour du thème d’un garçon qui vole le trésor d’un ogre. Cette histoire aurait environ 5.000 ans. Plus vieux encore : Le Forgeron et le diable, qui raconte l’histoire d’un forgeron qui vend son âme en faisant un pacte avec le diable pour acquérir des pouvoirs surnaturels. Ce thème faustien remonterait à 6.000 ans, c’est-à-dire l’âge de bronze.

Pour Jamshid Tehrani, « nous estimons qu’il est assez remarquable que ces histoires aient survécu sans être écrites. Elles étaient racontées même avant que l’anglais, le français et l’italien existent. Elles ont probablement été dites dans une langue indo-européenne éteinte ».

http://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Des contes de notre enfance transmis depuis des millénaires


Des contes que nous connaissons tel que la Belle et la Bête, Jacques et le Haricot magique et bien d’autres ont été transmis bien avant la littérature. Ces contes ont été racontés de génération en génération oralement dans une langue aujourd’hui disparue. Ces histoires peuvent dater de plus de 4 000 ans voir même à l’âge de bronze
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Des contes de notre enfance transmis depuis des millénaires

 

Marie-Céline Jacquier, Futura-Sciences

 

Il était une fois, il y a très très très longtemps… C’est peut-être ainsi que devraient commencer certains contes populaires. Au 19e siècle, Wilhelm Grimm pensait déjà que beaucoup d’histoires qu’il avait popularisées étaient plus anciennes que les langues indo-européennes. D’autres les voyaient plus récentes, car il leur semblait improbable que ces histoires se soient transmises sur autant de générations sans support écrit. Mais une recherche suggère qu’un certain nombre de contes existaient dans les traditions orales indo-européennes bien avant qu’ils soient écrits, donnant ainsi raison à Grimm.

En utilisant des méthodes de phylogénétique habituellement employées par les biologistes de l’évolution, pour décrire les liens entre les espèces, Jamshid Tehrani, un anthropologue de l’université de Durham, et Sara Graca Da Silva de la nouvelle université de Lisbonne, ont étudié les liens entre des histoires du monde entier. Leur étude est paru dans Royal Society Open Science. L’objectif était de trouver les origines des contes.

Les contes se sont transmis à la fois verticalement dans les populations ancestrales, des parents aux enfants, mais aussi horizontalement, entre sociétés contemporaines. Dans leur article, les chercheurs montrent que les traditions orales des contes trouvent probablement leur origine bien avant l’émergence de la littérature, comme l’explique Sara Graca Da Silva : 

« Certaines de ces histoires remontent beaucoup plus loin que les premiers enregistrements littéraires, et bien plus loin que la mythologie classique – certaines versions de ces histoires apparaissent dans des textes latins et grecs -, mais nos résultats suggèrent qu’ils sont beaucoup plus vieux que cela. »

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Jacques et le Haricot magique trouve son origine dans un groupe d’histoires racontant qu’un petit garçon a volé le trésor d’un ogre. © Kletr, Shutterstock

Des histoires racontées dans une langue indo-européenne disparue

Par exemple, des contes comme La Belle et la Bête ou Le nain Tracassin, populaire en Allemagne, remonteraient à plusieurs milliers d’années, même avant l’apparition des langues comme l’anglais ou le français. Ces deux contes ont été écrits au 17e et au 18e siècles et ont des équivalents dans la mythologie grecque et romaine. Mais la reconstruction de l’arbre des contes montre qu’ils sont encore plus anciens.

Le nain Tracassin est un des contes de Grimm et possède de nombreuses variantes. Au Royaume-Uni, il s’appelle Tom Tit Tot, et en France on le trouve aussi sous le nom d’Outroupistache. Tracassin apparaît dans Shrek 4 où il est l’un des principaux personnages. La Belle et la Bête a été écrit pour la première fois par l’auteure française Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve et sa version a ensuite été reprise par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont. Ces contes auraient en réalité environ 4.000 ans.

Jacques et le Haricot magique, quant à lui, trouve ses racines dans un groupe d’histoires regroupées autour du thème d’un garçon qui vole le trésor d’un ogre. Cette histoire aurait environ 5.000 ans. Plus vieux encore : Le Forgeron et le diable, qui raconte l’histoire d’un forgeron qui vend son âme en faisant un pacte avec le diable pour acquérir des pouvoirs surnaturels. Ce thème faustien remonterait à 6.000 ans, à l’âge de bronze.

Pour Jamshid Tehrani, « nous estimons qu’il est assez remarquable que ces histoires aient survécu sans être écrites. Elles étaient racontées même avant que l’anglais, le français et l’italien existent. Elles ont probablement été dites dans une langue indo-européenne éteinte. »

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Enfant : à quoi servent les contes ?


Les contes sont importants pour les enfants, la petite histoire avant d’aller dormir fait partie des routines de bien des enfants. Que ce soit de soit une méchante sorcière, un dragon cracheur de feu, le loup qui veut manger les 3 petits cochons, tout cela peut aider l’enfant à faire face à ses peurs et ses difficultés
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Enfant : à quoi servent les contes ?

 

 

Evgeny Atamanenko/shutterstock.com

Evgeny Atamanenko/shutterstock.com

 

A l’heure des tablettes numériques et autres jeux vidéos, nos enfants continuent de garder une affection toute particulière pour les histoires du soir, en particulier, les contes. Mais comment expliquer que Blanche-neige ou Boucle d’or fascinent autant nos bambins ? Sans doute parce qu’ils racontent beaucoup plus qu’ils n’en ont l’air.

Petit Poucet, Petit chaperon rouge, Trois petits cochons… Nous avons tous été bercés par ces histoires. Et nous perpétuons la tradition avec nos propres enfants. Les héros y sont confrontés à leurs premières expériences de vie. La valeur initiatrice des contes agit alors sur l’imagination de nos tout-petits.

Ainsi, l’enfant a besoin d’être instruit symboliquement sur la manière dont il peut régler ses problèmes. Et plus le personnage principal de l’histoire est « simple », plus l’enfant se reconnaîtra en lui. D’où l’intérêt de choisir des livres adaptés à chaque âge.

Les Trois petits cochons par exemple nous enseignent que la vie ne doit pas être prise à la légère. Boucle d’Or de son côté nous montre la difficulté de grandir, de ne plus être un bébé et pas encore un adulte…

Matérialiser les peurs

Dans « Elever son enfant », le Pr Marcel Rufo cite Bruno Bettelheim, auteur de la Psychanalyse des contes de fées.

Selon lui, « lire des contes, c’est dévoiler les peurs et les rêves communs à tous les enfants de la terre. Ces histoires révèlent un monde merveilleux où tout est possible, où les bons ont le dessus sur les méchants, les petits sur les grands, les faibles sur les forts ».

En fait, la ruse, la gentillesse et l’intelligence viennent à bout de toutes les difficultés.

Entre les loups et les sorcières, les contes aident aussi à matérialiser les peurs. Ils font espérer aux plus petits que les mauvais moments ne sont que passagers, une transition vers un avenir meilleur.

Comprendre le message

De façon plus concrète, pour remplir ses fonctions, l’histoire ne doit jamais être ennuyeuse. Par ailleurs, si le vocabulaire vous semble trop complexe, adaptez-le et posez des questions à votre bambin pour vous assurer qu’il comprend bien. Au fur et à mesure, vous apprendrez à connaître ses besoins et ses goûts. Si la lecture est interactive, l’enfant éprouvera le besoin de se confier, de raconter ce qui le tourmente…

Source : Elever son enfant du Pr Marcel Rufo et Christine Schilte Hachette famille, 719 pages

https://destinationsante.com

Parole d’enfant ► Trouver son prince


Ah les contes de fées, cela fait rêver les enfants, heureusement que maman est un exemple d’une femme de carrière
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Trouver son prince

Maman raconte :

Ana finis d’écouter le dessin animé Aladin
Elle me dit tristement

– Mais maman, moi, je ne sais pas comment trouver un prince

Pour la consoler, on lui a dit que Pascal et moi, on allait faire passer des entrevues et des examens pour lui trouver un prince

Ana-Jézabelle, 4 ans/ 31 janvier 2016

Certains contes de fées remonteraient à la Préhistoire


Est-ce que certains contes ont pour leur origine l’Âge de bronze ? Possible, mais peut-être difficile à être totalement sûr. Cependant, certains des contes que l’on raconte à nos enfants sont transmit par des traditions orales dans divers pays et leur origine pourraient être plus anciens que l’on croit
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Certains contes de fées remonteraient à la Préhistoire

 

Illustration du conte de "La Belle et La Bête", par Walter Crane, en 1874. CREDIT: Walter Crane

Illustration du conte de « La Belle et La Bête », par Walter Crane, en 1874. CREDIT: Walter Crane

Par Bernadette Arnaud

L’étude phylogénétique de plusieurs contes populaires suggère que leur origine serait beaucoup plus ancienne que l’on imaginait.

ÉTUDE. Barbe bleue, Peau d’Ane… Les contes de fées ne s’adressent pas qu’aux enfants. Ils intéressent aussi les scientifiques. Et deux chercheurs ont eu l’idée de rechercher l’origine de ces récits merveilleux peuplés d’êtres surnaturels. Résultat : certaines fables remonteraient… à l’Age du Bronze ! La Belle et la Bête pourrait ainsi être née il y a 4000 ans, alors que le thème de Faust,présent dans Le forgeron et le diable, de Hans-Christian Andersen, serait vieux de 6000 ans. C’est du moins la conclusion d’une étude publiée dans The Royal Society Open Science par deux anthropologues, Sara Graça da Silva, de l’université de Lisbonne (Portugal), et Jamshid J.Tehrani, de l’université de Durham (Angleterre).

Les chercheurs ont fait appel aux méthodes statistiques et phylogénétiques comparatives habituellement utilisées en biologie de l’évolution pour analyser les relations existant entre des contes. Ils ont ainsi réunis 275 contes qu’ils ont réduit à 76 structures de base – certains contes n’étant que des variantes – dont ils ont étudié l’évolution au sein des langues indo-européennes. Les deux spécialistes sont ainsi parvenus, en construisant un arbre des contes, à établir que plusieurs d’entre eux, issus de lointaines traditions orales, étaient bien antérieurs aux époques supposées de leur apparition dans la littérature, à savoir généralement l’époque de la Renaissance au 16e siècle. Les chercheurs rappellent d’ailleurs que les frères Grimm, auteurs de nombreux contes au 19e siècle, étaient eux-mêmes convaincus des origines proto-indo-européennes de certaines fables traditionnelles allemandes qu’ils avaient compilées.

Une méthodologie qui pose problème

Un résultat qui laisse cependant l’historien Jean-Paul Demoule sceptique, non sur les datations mais sur la méthodologie.

« L’idée qu’il existe des thèmes narratifs anciens plongeant dans la préhistoire est tout à fait acceptable, tout comme le fait que ces contes se transmettent de génération en génération. Toutefois, la structure généalogique n’est pas la seule possible », explique le professeur de protohistoire européenne à l’université de Paris 1 et à l’Institut universitaire de France.

« Avoir imposé une structure arborescente pour classer des contes les uns par rapport aux autres, en estimant ensuite la durée de chaque branche, sans expliquer quel a été le moyen de mesure utilisé, pose problème. Même en génétique cela reste discuté », poursuit Jean-Paul Demoule.

PRÉCÉDENT. Faisant référence à une étude antérieure de 2013, le chercheur affirme que les résultats obtenus par une autre équipe nuancent fortement les propos de Sara Graça da Silva et Jamshid J.Tehrani.

En classant 700 variantes du conte Les Fées, de Charles Perrault, retrouvées dans la plupart des langues indo-européennes « et » non-indo-européennes (basque, turc, estonien, finnois, ou langues finno-ougriennes de Russie), cette autre recherche a abouti à la création d’un graphique d’où ont émergé cinq grands groupes correspondant à cinq grandes zones géographiques.

« Si les contes se sont transmis de génération en génération, on voit bien qu’ils circulaient aussi dans tous les sens dans l’étroite péninsule européenne », ajoute Jean-Paul Demoule.

« Le raisonnement des deux auteurs, qui a consisté à ne prendre que des contes dans des langues indo-européennes peut avoir constitué un biais », ajoute-t-il.

« Ces contes n’existent pas que dans les langues indo-européennes, ils existent aussi ailleurs. Analyser tous les contes connus, dans toutes les langues de l’Europe est un travail qui reste à faire », conclut le protohistorien.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Conte de fée


Et pourquoi pas, les contes sont un voyage dans l’imaginaire et laissent la créativité de l’enfant à poursuivre ses propres rêves
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Conte de fée

 

 

Si vous voulez que vos enfants soient intelligents, lisez-leur des contes de fée. Si vous voulez qu’ils soient plus intelligents, lisez-leur plus de contes de fée.

Albert Einstein

Le Saviez-Vous ►10 faits historiques sur le café


Le monde devait être bien triste sans café. Il semblerait que sa consistance était plus ou moins boueuse dans ses débuts, mais sa popularité a permis d’améliorer le goût pour être servi à toutes les tables
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10 faits historiques sur le café

 

(Source)

16/01/2015 | PAR EVELYNE FERRON

Saviez-vous que le café a toute une histoire, liée tant aux puissants sultans ottomans qu’à la papauté? Voici en rafale 10 faits sur l’histoire du café!

1- Les premiers plants de café viendraient de l’Éthiopie

Le café vient d’un arbuste appelé coffea arabica et il serait très possiblement d’origine des montagnes éthiopiennes et aurait été introduit par le commerce au Yémen entre le 5e et 14e siècle. C’est au Yémen qu’on en fit la première culture intensive.

2- L’histoire du café est liée à la prière

En effet, parce qu’il gardait éveillé, les moines soufis de la Mecque en consommaient pour garder l’esprit alerte lors des prières de minuit, contribuant ainsi à le populariser dans le monde arabe.

3- Le café était un substitut de l’alcool à la Mecque

(Source)

Comme l’alcool est prohibé par l’Islam, les habitants de la Mecque buvaient du café pour ses propriétés toniques et revigorantes. Les premières maisons de cafés de l’Histoire auraient donc été ouvertes dans cette ville, où les hommes pouvaient se rassembler pour discuter.

4- Le café est associé aux contes des Mille et unes nuits

(Source)

C’est à Istanbul qu’on retrouvait le plus grand nombre de maisons de cafés aux 15e et 16e siècles, où les hommes en consommaient, parfois avec une pipe d’opium, pour éveiller leur esprit et déclamer ensuite des poèmes ou des contes. Certains contes des Mille et unes nuits tireraient ainsi leur origine de ces lieux!

5- Un Pape a béni le café:

(Source)

Les Européens ont découvert le café tant par les marchands de Venise, le port de Marseille que l’exploration hollandaise de l’Afrique. Le café turc, noir et très épais, était comparé à de la boue aux 16e-17e siècles. Lorsque le Pape Clément VIII a goûté ce breuvage vers 1600, il l’a apprécié et l’a béni pour le déclaré « chrétien », disant qu’il serait dommage de le laisser à ceux qu’ils appelaient les « Infidèles » à l’époque.

6- Le café a séduit les dames de la cour de Louis XIV

C’est par l’ambassadeur de l’Empire ottoman à la cour de France en 1669, Soleiman Aga, que les Français ont découvert le café. Ce dernier aurait fait servir le breuvage aux dames de la cour par des esclaves noirs beaux et bien vêtus, présenté dans de jolies tasses de porcelaine et accompagné d’un carré de sucre. Les nobles dames ont par la suite affirmé que cette mixture étrange avait la propriété de faire battre leur cœur plus vite, le rendant ainsi très populaire!

7- Les Italiens ont inventé le café filtre

Les Européens ont eu de la difficulté avec l’amertume du café turc et selon toute vraisemblance, les Italiens ont été les premiers à penser filtrer le breuvage vers le 17e siècle.

8- Les Viennois auraient quant à eux inventé le café Mocha

(Source)

Les Autrichiens ont découvert le café par l’entremise de leurs voisins turcs et c’est à Vienne qu’on ouvrit les premiers cafés au 17e siècle et qu’on commença à l’agrémenter de lait, de crème ou de chocolat, créant ainsi l’ancêtre du mocha, qui tire son nom du port du même nom au Yémen.

9- Le plus ancien café de Paris est le Procope

Ouvert en 1686 par un Sicilien fauché, le Procope a lancé la mode des cafés parisiens où les hommes ont commencé à prendre le petit-déjeuner en buvant un café accompagné d’une pâtisserie.

Graduellement, ce café et ses successeurs sont devenus des lieux de rencontre des « beaux esprits » et donc de discussions animées. Diderot aurait même rédigé certains articles de son Encyclopédie au Procope, qui existe encore aujourd’hui!

10- Les cafés parisiens sont liés à la Révolution française:

Au 18e siècle, à l’aube de la Révolution française, on dénombrait plus de 2000 cafés à Paris seulement. Ces lieux permettaient les discussions philosophiques et politiques entre gens de différentes classes sociales, à l’abri de la classe dirigeante. Considérés comme des lieux de liberté, ils ont vu naître plusieurs idées révolutionnaires!

En voilà des anecdotes à utiliser lors de vos conversations autour de la machine à café! 

http://www.historiatv.com/

Le Saviez-Vous ► Star Trek : pourquoi M. Spock a-t-il des oreilles pointues?


Les oreilles pointues de M. Spock n’étaient pas un accessoire pris par hasard. Ils étaient une suite du folklore américain. L’acteur a dû malgré lui, endurer le rituel de la pose de ses oreilles qui comme effets spéciaux étaient un accessoire peu couteux et donnait l’effet d’être un vulcain au regard inquiétant tout en l’humanisant
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Star Trek : pourquoi M. Spock a-t-il des oreilles pointues?

 

Pour M. Spock, le producteur Gene Roddenberry imagine des oreilles pointues afin de conserver au personnage un aspect inquiétant. Entre l’elfe des contes et légendes et le grand méchant loup. Effet frisson garanti.

LE SCAN TÉLÉ – L’acteur américain décédé à l’âge de 83 ans d’une maladie pulmonaire s’était rendu célèbre grâce à ces deux appendices étranges. En voici les origines.

Les oreilles pointues de M. Spock font partie intégrante de la mythologie de Star Trek au même titre que le fameux salut vulcain imaginé par le regretté Leonard Nimoy, décédé le 27 février 2015 à l’âge de 83 ans, des suites d’un insuffisance pulmonaire à Los Angeles.

Mais quel mystère se cache derrière ces appendices auditifs étranges? Quelles sont exactement les origines de ces célèbres oreilles? Bref, pourquoi M. Spock a-t-il des oreilles pointues? Tout cela remonte au début des années 60.

En 1963 pour être précis, Gene Roddenberry, ancien pilote de bombardier qui avait participé à la guerre du Pacifique imagine la série Star Trek. À côté du fougueux capitaine James T.Kirk (incarné par William Shatner), il adjoint un personnage appelé Spock qui dans la première version du scénario est un martien aux cheveux rouges. Les producteurs de la NBC le forcent rapidement à humaniser cet extraterrestre débarqué de la planète Vulcain.

Roddenberry optempère. Mais il tient à garder au personnage un côté singulier. Les oreilles pointues sont un des gadgets de l’époque qui fleurissent dans les show télévisés comme La Quatrième dimension (The Twilight Zone) dès lors qu’il s’agit de représenter un extraterrestre, un monstre venu d’aillleurs. Il s’agit en quelque sorte d’une convention.

Dans le folklore américain, ainsi que dans les contes et légendes, et plus précisément à l’époque de Halloween, les vampires et les elfes malfaisants arborent ce genre d’oreilles démesurées qui rappellent le grand méchant loup. On se souvient encore de la comptine:

«Que vous avez de grandes oreilles , mère grand». «C’est pour mieux t’écouter, mon enfant», répond le loup à l’intérieur de son déguisement.

Un aspect inquiétant

Pour Spock, Gene Roddenberry choisit des oreilles pointues afin de conserver au personnage un aspect inquiétant. Techniquement, cela ne coûte pas cher. Et visuellement, l’effet d’étrangeté est garanti. C’est le concepteur d’effets spéciaux Fred Phillips qui se charge de la création de ces oreilles vulcaines.

Au départ, Leonard Nimoy n’apprécie pas la pose quotidienne de ces deux morceaux de plastique qu’on lui colle avant chaque tournage. Roddenberry lui promet même de trouver une astuce de scénario pour les lui raboter au fil des épisodes… Ce qui ne sera jamais le cas.

Plus récemment, lors d’une interview survenue à l’occasion de la sortie de Star Trek Into Darknesssorti en 2013, Leonard Nimoy était revenu sur cette fameuse paire d’oreilles qui aura fait sa gloire au même titre que ses pyjamas bleus et sa frange d’empereur romain.

Nimoy ne s’était pas fait tirer l’oreille pour raconter une anecdote assez peu connue des «Trekkies»:

«À l’époque où je jouais dans la série Star Trek, s’était-il souvenu. Et un petit gars des effets spéciaux avait cru bon me faire une blague. Il avait changé la colle qui servait à fixer mes oreilles de Spock contre de la super glue. À la fin de la journée, impossible de retirer ces prothèses en pointe. Je suis donc reparti chez moi avec. En espérant pouvoir les décoller sous une douche brûlante. C’est finalement ce qui s’est passé, grâce notamment à l’aide de ma femme qui a frotté durant des heures. Dans les années 60, nous utilisions des maquillages et des colles plutôt rudimentaires. Nous étions des pionniers! C’est pour ça qu’au fil des épisodes, j’ai développé toutes sortes d’allergies cutanées.»

http://tvmag.lefigaro.fr/