Climat: quel rôle pour les consommateurs ?


On demande avec raison aux entreprises et aux gouvernements d’agir, car il y a urgence pour la planète. Mais nous en temps que consommateur nous avons aussi des responsabilités pour faire la différence. La façon de voyager, nos choix alimentaires, nos déplacements, il y a une multitude de choses que nous devons faire. Pas demain, mais maintenant.
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Climat: quel rôle pour les consommateurs ?

 

À qui revient la responsabilité de combattre les changements climatiques ? Aux... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE)

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PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

 

JEAN-BENOIT LEGAULT
La Presse Canadienne
Montréal

À qui revient la responsabilité de combattre les changements climatiques ? Aux gouvernements ? Aux entreprises ?

Oui, mais aussi aux consommateurs, préviennent les auteurs d’une vaste étude européenne publiée par Energy Research and Social Science.

À eux seuls, disent-ils, les ménages sont à l’origine de 70 % des émissions de gaz à effet de serre. Avec quelques changements, les consommateurs seraient en mesure de contribuer à près de la moitié de la réduction nécessaire des émissions polluantes pour limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius, tel que prévu par l’Accord de Paris.

L’auteur principal de cette étude, le chercheur français Ghislain Dubois, a accordé une entrevue à La Presse canadienne.

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On demande souvent aux gouvernements et aux entreprises de régler les changements climatiques. On s’intéresse moins à ce que les individus peuvent faire.

C’est vrai qu’on dit souvent qu’il suffit de donner un prix du carbone, de mettre une taxe, ou de faire une loi sur les constructeurs automobiles, ou alors on dit que la technologie va régler les choses, par exemple pour améliorer les émissions des voitures, mais on ne pense pas du tout qu’il y a un levier très important du point de vue de la consommation. Des petits changements, comme une conduite plus souple qui émet moins de CO2, jusqu’à des changements plus drastiques, qui peuvent aller jusqu’à abandonner sa voiture […], on a un levier très fort.

Qu’avez-vous trouvé pendant votre enquête ?

Nous avons enquêté un peu moins de 400 ménages dans quatre pays (européens, NDLR), et ces ménages comprenaient très bien cette contrainte carbone quand elle leur était expliquée, et ils arrivaient à penser en termes de budget carbone : est-ce que je choisis de manger moins de viande rouge, mais je continue à prendre l’avion de temps en temps, est-ce que j’arrête l’avion, mais dans ce cas-là je peux continuer à utiliser ma voiture ? Ils avaient une vraie aisance […] à réfléchir comme ça. Deuxièmement, quand on demande aux gens […] ce qu’ils seraient prêts à faire si le monde devait réduire ses émissions de 50 %, spontanément ils font des choix qui arrivent jusqu’à 25 %.

Donc, si les consommateurs s’y mettaient, ils seraient en mesure d’avoir un impact considérable.

Ce sont deux facettes du même problème. On peut demander aux constructeurs automobiles de produire des voitures moins émettrices de CO2, mais du point de vue de la consommation, il faut que les consommateurs achètent ces voitures moins polluantes. Le ménage influence par son acte de consommation entre 50 % et 60 % des émissions de CO2, donc c’est un levier très important qui est complètement négligé par le GIEC, la Convention des Nations unies pour le changement climatique, etc. Le monde de la recherche est très dominé par l’économie […] et par la technologie pour capturer et stocker (le CO2), développer des énergies renouvelables […] alors que ce levier de mode de vie est peut-être plus rapidement actionnable que des techniques qu’on n’a pas encore.

Est-ce que les consommateurs sont pleinement conscients de l’impact qu’ils peuvent avoir, ou bien ont-ils un sentiment d’impuissance et ils s’en remettent aux gouvernements et aux entreprises ?

C’est un peu comme la corruption. Les gens dénoncent la corruption des hommes politiques, mais de leur côté ils travaillent au noir. On est dans le même bateau, c’est un problème commun qu’il faut résoudre, mais il y a un report de responsabilité les uns pour les autres […] mais il va falloir trouver d’autres leviers d’action, et un bon levier est notamment la consommation.

Est-ce qu’on pourrait dire que les consommateurs sont prêts à s’impliquer, mais qu’ils manquent de ressources pour le faire ?

Alors globalement, ils sont prêts à faire leur part, si les autres le font – ils disent qu’être tout seul à le faire, ce serait un peu vain – mais si c’est un effort collectif, ils sont prêts à le faire – mais, ce qui est un peu plus délicat, ils disent, « s’il y avait urgence, s’il fallait vraiment le faire ». On sait qu’il faut vraiment le faire, mais les gens ne se rendent pas compte aujourd’hui des impacts. Au fur et à mesure que les impacts deviendront de plus en plus visibles, les gens seront de plus en plus prêts à accepter des solutions. Le problème c’est qu’on voudrait qu’ils les acceptent tout de suite, pour éviter des impacts dramatiques dans 30 ou 40 ans. Et là il y a un « gap » entre la perception qu’ils ont de l’urgence des problèmes et leur volonté d’agir. C’est un peu le constat global.

Est-ce qu’il y a des secteurs dans lesquels les consommateurs semblent plus prêts à bouger ?

En ce qui concerne l’habitat, les gens sont prêts, mais on manque d’offres. Sur la viande rouge, qui est très émettrice de gaz à effet de serre, les mentalités sont assez prêtes pour des raisons de régime et de santé, mais dans des pays d’élevage comme la France et l’Argentine, (ce serait plus compliqué). Le sujet le plus difficile est le transport. Soit parce que les gens sont un peu coincés dans une mobilité subie, par exemple pour leurs trajets domicile-travail […]. Encore plus en Amérique du Nord, où les villes sont très étalées et très dépendantes de la voiture. […] C’est difficile de pousser les gens à prendre le transport en commun quand les villes ne sont pas faites pour ça. Le gros point de blocage est le transport aérien, nous n’en sommes vraiment qu’au début de la sensibilisation. Il y a une vraie schizophrénie : il y a des gens qui font des efforts dans tous les domaines […] mais qui ne sont pas prêts à renoncer à leurs voyages en avion.

Donc les consommateurs ne saisissent pas pleinement l’urgence de la situation ?

C’est ce que les psychologues appellent une dissonance cognitive. D’un côté on est de plus en plus conscients qu’il y a urgence, que le climat va se dégrader, que nos vies vont changer, donc qu’il y a urgence à agir. De l’autre, il y a une volonté de consommation qui est à la fois individuelle et collective […] et l’individu est très partagé entre les deux. L’information qu’on reçoit façonne […] notre façon de consommer. Un quotidien danois vient de repenser complètement sa rubrique voyage du week-end (pour arrêter) de faire la promotion de l’avion long-courrier et plutôt faire la promotion du tourisme de proximité. J’aimerais que des leaders d’opinion voyagent en train. […] J’aimerais que Brad Pitt voyage en train de temps en temps dans ses films (rires).

https://www.lapresse.ca/

Le paiement mobile : une mine d’or pour le commerçant


Personnellement, je ne paie pas avec mon téléphone, et a lire ce billet, je ne suis pas prête à faire ce choix.
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Le paiement mobile : une mine d’or pour le commerçant

 

Une femme paie son cappuccino avec son téléphone intelligent.

Une femme paie son cappuccino avec son téléphone intelligent.   Photo : iStock / DragonImages

Rapide et simple, en plus de permettre d’accumuler des points et des récompenses, le paiement par téléphone intelligent est très pratique pour le consommateur. Mais attention, les avantages sont encore plus nombreux pour les marchands. Annik Krams-Bélanger, d’Option consommateur, nous met en garde contre l’étendue des données recueillies par ces applications.

Les politiques de confidentialité : difficiles à comprendre et à trouver

Ces conditions d’utilisation sont de plus en plus exhaustives et utilisent de très petits caractères, ce qui n’est pas vraiment adapté aux petits écrans . Elles sont souvent cachées, manquent de clarté, comportent certaines omissions sur les renseignements recueillis et leur confidentialité.

Des applications gourmandes d’informations

Le commerçant doit obligatoirement informer l’utilisateur des données qui seront recueillies sur lui et de l’usage qui en sera fait. Annik Krams-Bélanger s’est penchée sur une quarantaine de politiques de confidentialité et considère que certaines d’entre elles sont inquiétantes, car elles recensent bien plus d’informations que nécessaire qui sont, dans certains cas, partagées avec un tiers pour des fins de marketing.

Par exemple, une chaîne de café recense vos nom, nom d’utilisateur, mot de passe, courriel, numéro de téléphone, renseignements financiers, date de naissance, ville de naissance… à l’achat d’un simple café

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http://ici.radio-canada.ca/

AUSTRALIE Des frais de 5 $… pour regarder les produits


Si les magasins de chez nous commencent a vouloir faire payer pour du lèche-vitrine .. surement qu’il ira a sa perte … Je trouve que c’est un très mauvais moyens pour attirer la clientèle et pour faire face a la concurrence
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AUSTRALIE

Des frais de 5 $… pour regarder les produits

 

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Le magasin situé à Brisbane, en Australie, a fait savoir à sa clientèle qu’elle n’est pas la bienvenue si elle n’achète pas de produits.

RISBANE – Les clients d’un magasin australien ont eu toute une surprise récemment alors qu’ils ont dû payer pour uniquement regarder la marchandise.

Le magasin situé à Brisbane, en Australie, a fait savoir à sa clientèle qu’elle n’est pas la bienvenue si elle n’achète pas de produits. Dans un message affiché à l’entrée du magasin, il est écrit

 «Ce magasin demande des frais de 5 $ par personne pour ceux qui ne font que regarder la marchandise. Les frais réclamés seront déduits lorsque des achats seront effectués».

Par cette mesure, le propriétaire du magasin souhaite éloigner les consommateurs qui ne font que flâner ou regarder les produits pour ensuite les acheter ailleurs.

Selon une récente étude d’IBM, près de 50 % des consommateurs qui achètent sur internet font d’abord une visite dans un magasin pour s’informer du prix et du détail du produit qu’ils souhaitent acheter.

Par exemple, les gens essayent le produit dans un magasin et ensuite, il l’achète sur des sites internet comme Amazon parce que, la plupart du temps, il est moins cher.

Des magasins comme Best Buy et Target ont déjà pris des mesures pour rivaliser avec la concurrence venant d’internet. Les détaillants vendent certains de leurs produits au même prix affiché par des magasins virtuels si le client en fournit la preuve.

http://www.journaldemontreal.com

Un guide sur les allergies pour les restaurateurs


Ceux qui ont des allergies alimentaires savent quel aliment évité, mais c’est un vrai casse-tête quand ils vont au restaurant, a l’épicerie etc .. Souvent, la cause d’allergie n’est pas dans l’aliment mais une contamination croisée comme par exemple un muffin aux bleuets qui a touché a un biscuit aux arachides et c’est le drame
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Un guide sur les allergies pour les restaurateurs

Un guide sur les allergies pour les restaurateurs

La Presse Canadienne

TORONTO – L’Association canadienne des restaurateurs et des services alimentaires (ACRSA) lance un nouveau guide pour aider les restaurateurs à améliorer leurs connaissances des allergies alimentaires et à mieux protéger les consommateurs.

«Les allergies alimentaires: guide à l’intention des restaurateurs» a été créé par l’ACRSA en collaboration avec Anaphylaxie Canada.

L’anaphylaxie est une réaction allergique extrême et potentiellement mortelle qui peut se produire dans les secondes ou les minutes suivant le contact avec un allergène.

Afin de rappeler les risques que courent les personnes susceptibles de subir un choc anaphylactique, le guide raconte l’histoire de Sabrina Shannon, une adolescente de 13 ans décédée en 2003 après avoir mangé de la nourriture servie à la cafétéria de son école.

Une enquête du coroner a déterminé qu’une protéine du lait était probablement à l’origine de la réaction allergique de Sabrina, et a avancé que les frites qu’avait mangées la jeune fille avaient été contaminées par un produit laitier présent sur les pinces utilisées pour le service.

Trois ans après sa mort, l’Ontario a adopté un projet de loi connu sous le nom de «loi Sabrina» afin de prévenir les chocs anaphylactiques dans les écoles publiques.

Selon Garth Whyte, président et chef de la direction de l’ACRSA, le cas de Sabrina illustre bien à quel point l’anaphylaxie peut être dangereuse.

«Il y a quelques générations, ce n’était pas fréquent. Mais c’est de plus en plus un problème. Et quand cela arrive à une jeune personne, ça nous touche encore plus. Ça montre que nous devons être conscients que ça existe et que nous devons agir de manière responsable», a-t-il indiqué.

M. Whyte assure que la sécurité alimentaire est l’une des priorités de son association et de ses quelque 30 000 membres. L’ACRSA comprend autant des établissements de restauration rapide que des restaurants gastronomiques, des traiteurs, des bars et des entreprises qui fournissent les services alimentaires dans les hôpitaux et les écoles.

Le fait que les consommateurs soient de plus en plus au courant des risques inhérents aux allergies alimentaires ainsi qu’à l’intolérance au gluten et au lactose rend nécessaire de mieux informer les personnes qui préparent et servent des repas, a ajouté le grand patron de l’ACRSA.

En plus de citer les aliments connus pour provoquer des réactions allergiques, comme les oeufs, le lait, les noix, les crustacés et les mollusques, le guide donne également les autres noms que peuvent porter ces allergènes.

Le document insiste aussi sur l’importance de gérer les risques en obtenant des fournisseurs la liste complète des ingrédients entrant dans la composition de leurs produits, en évitant les substitutions de plats qui n’apparaissent pas sur le menu, et en faisant preuve de vigilance par rapport aux risques de contamination.

«Je crois que l’étape suivante est de communiquer efficacement avec les clients, d’afficher les listes, de demander au chef cuisinier et au gérant de discuter des choix les plus sécuritaires, et de préparer un plan d’urgence, parce qu’on ne peut jamais tout prévoir», indique Garth Whyte.

«Mais dans le fond, on revient toujours aux clients: il faut qu’on les informe de ce qu’il y a dans leur nourriture.»

http://actualites.ca.msn.com

L’angoisse du surendettement: solutions pour s’en sortir


Je suis une anti carte de crédit, (Je n’en ai pas et je n’en veux pas)  mais sachant qu’il est difficile pour certaines choses de ne pas avoir de crédit (maison, automobile … par exemple) il est important de comprendre l’importance d’un budget et si jamais le crédit donne des maux de tête .. il y a peut-être quelques trucs qui pourraient aider a régularisé la situation
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L’angoisse du surendettement: solutions pour s’en sortir

 

surendettement

Photo :iStockphoto.com

 

Catherine Crépeau

En ne faisant que le paiement minium sur votre carte de crédit, savez-vous combien de temps il vous faudra pour rembourser une dette de 10 000$? Plus de 50 ans! Et si vous ne pouviez plus payer? Pour prévenir les situations critiques et éviter le surendettement, voici des trucs et conseils simples mais efficaces.

Sommes-nous surendettés?

La tentation est forte de vivre à crédit. Qui attend encore d’avoir l’argent en poche pour se payer une télévision à écran plat ou des vacances à Cuba? L’endettement est pratiquement devenu un mode de vie, si on en croit les chiffres de Statistique Canada. Au milieu des années 80, le taux d’endettement par rapport au revenu disponible se situait autour de 70%. Il a grimpé à plus 148% au troisième trimestre de 2010, comparativement à 144% un an plus tôt. La dette moyenne par foyer s’élève maintenant à plus de 96 000$ en incluant les prêts hypothécaires et les cartes de crédit.

Il est certain que les gouvernements peuvent jouer un rôle dans l’encadrement du crédit, mais c’est d’abord aux consommateurs de se préoccuper de leur niveau d’endettement. Gail Vaz-Oxlade, spécialiste en finances personnelles et animatrice de la téléréalité Til Debt Do Us Part (Jusqu’à ce que la dette nous sépare, en français) diffusée sur les chaînes Slice et Global TV, le dit crument: sortir de l’endettement est un exercice difficile qui demande de la ténacité et de la persévérance. Si vous n’êtes pas prêts à y mettre les efforts, allez magasiner!

Êtes-vous surendetté?
Avant de s’angoisser avec vos finances, il faut savoir ce que veut dire être endetté ou surendetté. Le
Bureau du surintendant des faillites du Canada et les Associations coopératives d’économie familiale (ACEF)ont compilé quelques signes avant-coureurs:

•Vous dépensez toujours plus que ne vous le permet votre budget
•Vous utilisez vos cartes de crédit par nécessité
•Vous ne payez que les frais minimum exigés sur vos cartes de crédit sur une période de plusieurs mois ou vous êtes incapable de payer ces frais minimaux
•Vous devez réduire les dépenses courantes comme les vêtements et la nourriture
•Vous devez emprunter de l’argent pour joindre les deux bouts entre vos payes
•Vous songez à un deuxième emploi pour équilibrer votre budget
•Les créanciers vous pressent de les rembourser, vous menacent de poursuite ou de faire saisir vos biens
(voiture, meuble)
•Votre salaire a été saisi pour payer des dettes impayées;
•Les compagnies de services publics (
téléphone, électricité…) coupent leurs services parce que vous ne payez pas vos factures.

Trucs et astuces pour mettre fin à l’endettement
L’alarme sonne pour vous? Il est temps d’analyser rigoureusement votre situation financière. Dans son livre Zéro dette pour la vie, Gail Vaz-Oxlade suggère de dresser une liste de toutes vos dépenses sur une période de 6 à 12 mois pour savoir où disparaît votre argent. Tout doit être noté. Du petit café du matin payé comptant aux frais d’intérêt et de services imposés par votre institution financière.

Le réveil peut être brutal, prévient l’auteure. Mais ce n’est pas une raison pour abandonner, soutiennent les conseillers des ACEF. Au contraire. Plusieurs solutions sont à envisager:

•Réaménager son budget (réduire nos dépenses en fonction de nos besoins)
•Dresser une liste de priorités (rembourser ses dettes dans l’ordre en commençant par celles qui sont accompagnées des taux d’intérêt les plus élevés)
•Négocier avec ses créanciers (on peut faire baisser le taux d’intérêt de
nos cartes de crédit, moyennant des frais annuels)
•Vendre des biens

Ces mesures sont souvent suffisantes pour se remettre à flots. À la condition de conserver de bonnes habitudes budgétaires.

Si ce n’est pas le cas, la consolidation de dettes permet de regrouper vos dettes en un seul emprunt. Votre institution financière vous octroie un prêt pour couvrir toutes vos dettes et se charge de les rembourser. Vous n’avez qu’un seul paiement mensuel à faire, à un taux d’intérêt moins élevé que celui des cartes de crédit. Au Québec, vous pouvez aussi faire un dépôt volontaire si des créanciers menacent de saisir vos biens ou votre salaire. Vous pouvez alors rembourser vos dettes par le biais du tribunal.

La méthode de Gail Vaz-Oxlade
Gail Vaz-Oxlade a élaboré une méthode basée sur la discipline et la capacité d’établir des priorités. Dans son émission, sa méthode de gestion de budget prévoit les étapes suivantes:

•Établir quel est votre revenu et quelles sont vos dépenses fixes (loyer, hypothèque, hydro…)
•Se payer en premier, c’est-à-dire prévoir de l’épargne systématique, un compte épargne (5 à 10% de votre revenu doit être mis de côté) et un fonds d’urgence.
•Rembourser vos dettes de consommation selon un plan établi, idéalement, sur une période de trois ans.
•Établir quelles sont vos dépenses variables
(nourriture, loisirs, transport, vêtements, etc.) avec l’argent qui vous reste.

Sa façon de gérer les finances des familles invitées à son émission est draconienne. Après avoir analysé leur situation financière, elle fait disparaître le plastique (cartes de crédits et débits) et met les familles au régime «cash». On quitte le virtuel pour entrer dans le concret. Les participants doivent réapprendre à utiliser de l’argent comptant pour leurs dépenses variables. Ceci leur permet de prendre conscience de l’argent qu’ils peuvent effectivement dépenser et ainsi reprendre progressivement le contrôle de leurs finances.

Les pots Mason à la rescousse!
À la base de la méthode: les pots Mason. Gail Vaz-Oxlade suggère d’utiliser des pots
(ou des enveloppes) avec de l’argent comptant à l’intérieur pour couvrir les dépenses (variables) de la semaine. Pas de cartes de débit, ni de cartes de crédit. On note toutes les dépenses par catégories dans un cartable au fur et à mesure. Quand le bocal est vide, on arrête de dépenser. Évidemment, pour savoir combien d’argent mettre dans chaque pot, il faut avoir fait l’exercice du budget. Et s’engager à le respecter! Ce qui n’est pas facile, admet l’experte en finance personnelle. Mais le jeu en vaut la chandelle, assure-t-elle.

Si vous vous sentez coincé financièrement ou que vous avez du mal à savoir comment dépenser les revenus dont vous disposez, vous pouvez consulter l’ACEF de votre région. Les ACEF du Québec offrent gratuitement des ateliers sur le crédit, sur le budget ainsi qu’un service de consultation personnalisé.

Pour en savoir plus, on lit: Zéro dette pour la vie, Gail Vaz-Oxlade, Transcontinental, 2011, 240 pages.

Vous pouvez visionner les émissions de Gail Vaz-Oxlade sur le sitehttp://www.slice.ca/. Choisissez le menu vidéo en haut de la page, puis «Til Debt» sur le menu de gauche.

La version originale de cet article a été publiée sur vitamagazine.ca

http://www.coupdepouce.com

Combien vaut la nature?


Mettre la nature en vente ..donner des droits de propriété pour protéger l’écosystème. Mettre un prix sur la nature qui en fait n’appartient a personne et appartient a tout le monde ..En fait … nous ne seront jamais propriétaire seulement des locataires .. et quel piètre locataires sommes nous !!! Non mais qu’est-ce qu’ils font dans leur conférence .. ils savent les enjeux, la situation, mais ils sont toujours a donner des solutions mais pour agir  par exemple non !!!  ils complique plus que résoudre  et cela fini par le néant … rien n’est fait ou presque
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Combien vaut la nature?

 

La pollinisation par les abeilles vaudrait environ 190... (PHOTO ROLAND WEIHRAUCH, AFP)

La pollinisation par les abeilles vaudrait environ 190 milliards de dollars par an.

PHOTO ROLAND WEIHRAUCH, AFP

MARIETTE LE ROUX
Agence France-Presse
Hyderabad, Inde

Agriculteurs ou consommateurs devraient-ils payer pour les services de pollinisation rendus par les abeilles ou pour la pluie en forêt tropicale? Apparemment incongrues, ces questions se posent à l’occasion de la conférence de l’ONU sur la biodiversité en Inde.

« Les services rendus n’ont pas de prix associé, ils ne sont donc pas comptabilisés », constate Neville Ash, directeur de la section biodiversité du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Les discussions internationales menées depuis 20 ans pour endiguer l’érosion toujours plus rapide de la biodiversité peinent à se concrétiser en engagements sonnants et trébuchants pour la nature. Ces questions de gros sous sont au coeur de la conférence de Hyderabad (sud), où 160 pays sont réunis jusqu’à vendredi.

L’une des approches en vogue ces dernières années consiste à mettre un « prix » sur les services jusqu’ici rendus « gratuitement » par les écosystèmes. Il s’agit, selon ses promoteurs, de permettre à la biodiversité de trouver une place dans les « business plans » des entreprises ou les budgets gouvernementaux.

L’économiste indien Pavan Sukhdev, auteur d’un célèbre rapport finalisé en 2010, a largement contribué à imposer cette idée selon lui incontournable.

« Pour faire comprendre aux décideurs à quel point la biodiversité est importante, vous devez leur montrer la valeur en dollars des services fournis par les écosystèmes que leur économie est en train de perdre à cause de leur mauvaise gestion ou de la disparition de la biodiversité », explique-t-il à l’AFP.

L’une des rares tentatives pour chiffrer la valeur totale des services rendus par l’ensemble de la nature, en 1997, avait abouti au chiffre faramineux de 33 000 milliards de dollars annuels. Soit près du double du PIB mondial à cette date. L’étude avait suscité des doutes et même des moqueries.

Depuis, des études plus ciblées ont été menées, pour évaluer la valeur de la pollinisation par les abeilles (environ 190 milliards de dollars par an) ou de la protection contre les tempêtes fournie par les mangroves (jusqu’à 1000 dollars par hectare et par an).

Une nouvelle étude publiée la semaine dernière estime que 4 milliards de dollars par an sont nécessaires pour réduire le risque d’extinction de toutes les espèces menacées et 76 autres milliards pour bien gérer les sites terrestres importants pour la biodiversité.

« Des coûts très faibles par rapport aux coûts de l’inaction », assure son auteur, Donal McCarthy, économiste pour l’ONG BirdLife International.

Selon lui, cette somme ne représente que de 1 à 4 % de la valeur des services rendus par les écosystèmes perdus.

Bien que régulièrement contestée, cette approche semble de mieux en mieux acceptée.

Mais que faire de tous ces chiffres?

« L’évaluation seule n’est pas suffisante », rappelle Nathaniel Carroll, chef du programme biodiversité à Forest Trends, une organisation à but non lucratif basée à Washington qui promeut des outils de protection de la forêt basés « sur le marché ».

« Chacun devrait payer pour sa dépendance, son utilisation et ses impacts sur la biodiversité s’il souhaite que ça continue à être disponible », dit-il.

Faut-il un marché de la biodiversité à la manière de celui existant en Europe pour le carbone et visant à permettre des réductions d’émissions de CO2? Faut-il des taxes, des redevances ou des systèmes de facturation de « services »?

Pour Dominic Moran, professeur en économie de l’environnement au Rural College d’Écosse, l’instauration de droits de propriété pourrait être une solution.

« Si les ressources sont confiées à des communautés ou à des pays en particulier qui en seraient les propriétaires, ils auraient alors le droit de les facturer », estime-t-il. « Ce serait aussi une incitation à gérer durablement ces ressources sur le long terme ».

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Le spectre de la faillite Le commun des mortels de plus en plus endetté


«’Mais aujourd’hui, curieusement, c’est Monsieur et Madame Tout-le-monde qui font des faillites.» Ben oui .. Ce n’est pas surprenant, les compagnies de crédits envoient des publicités pour avoir une carte… et ils insistent !!! par courrier, courriel, a la télé, revue, internet et pire par téléphone  et ils veulent que les jeunes en soient dépendants .. Alors après ils disent que les gens ne savent pas gérer .. Un chausson avec ça ? Moi je suis anti-carte de crédit mais le pire certains services ou produits te demande une carte de crédit sinon tu ne peux rien faire
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Le spectre de la faillite

Le commun des mortels de plus en plus endetté

 

Le commun des mortels de plus en plus endetté

Crédit photo : archives Reuters

Par Nicolas Lachance | Agence QMI

L’accessibilité croissante au crédit a comme conséquence que plus personne n’est à l’abri d’une faillite.

«Des gens qui profitent du système, il y en aura toujours», signale André Champagne, syndic chez Raymond Chabot Grant Thornton. «Mais aujourd’hui, curieusement, c’est Monsieur et Madame Tout-le-monde qui font des faillites.»

Les principaux faillis sont des gens qui se lancent en affaires et qui manquent leur coup.

« Ce sont, la plupart du temps, des gens talentueux, mais qui ont manqué de chance », explique M. Champagne.

Jeunes, vieux et professionnels

Toutefois, les premières faillites se font maintenant plus tôt dans une vie.

«On a des jeunes qui ont accès facilement au crédit. Ils ne savent pas gérer ça et ils viennent nous voir pour faire faillite à 20 ans.»

Les personnes à la retraite sont aussi plus vulnérables et enclines à consulter un syndic qu’avant.

«Il y a des personnes âgées qui ont toujours vécu avec des marges de crédit et qui font faillite à 60, 65, 70 et 75 ans», fait savoir le syndic. «J’ai même pris comme client, cette année, des gens de 84 et 85 ans.»

Reste que n’importe qui, peu importe le salaire, est susceptible de faire faillite.

« Il y a des fonctionnaires, des policiers… des gens avec des emplois stables qui abusent du crédit », mentionne M. Champagne.

Pourquoi?

 

«Ca commence toujours par une sollicitation pour une carte de crédit», convient-il.

Selon lui, le crédit donne une fausse impression de richesse et de liberté.

«Tu vois que c’est le fun et que tu peux utiliser du crédit et que tu peux aller au resto.»

Le problème, selon ce dernier, c’est que certains consommateurs ont du mal à se discipliner, car les compagnies de crédits offrent toujours plus de possibilités à leurs clients.

Cercle vicieux

Le syndic affirme que ce rythme de vie risque vite de se transformer en cercle vicieux.

«Tu payes la carte, mais tu gardes la carte de crédit. Tranquillement, trois ans, quatre ans, cinq ans, six ans avec plusieurs cartes de crédit. À un moment donné, tu prends Visa pour payer Mastercard et tu prends AméricanExpress pour payer Mastercard.»

Selon M. Champagne, une fois pris dans cet engrenage, il est fort possible de perdre totalement le contrôle.

«Comme mon client type, tu te ramasses avec 25 000 $ de dettes attribuées aux cartes de crédit. En prime, ils ont une petite marge de crédit et un petit prêt accord D pour s’acheter une télé», donne-t-il en exemple.

De plus, lorsqu’arrive le temps des impôts, les personnes ne sont plus capables de payer.

«Tu gagnes 40 000 $ net par année et tu dois, en termes de crédit, une année complète, dit-il. Et là, tu consultes un syndic.»

http://tvanouvelles.ca