Un animal peut-il se suicider?


Chez les animaux, et même des formes de vie simple semblent se donner la mort pour une raison ou une autre. Peut-on parler de suicide tout comme chez les êtres humains ?
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Un animal peut-il se suicider?

 

Des baleines échouées sur la plage de Farewell Spit, en Nouvelle Zélande - REUTERS/Handout

Des baleines échouées sur la plage de Farewell Spit, en Nouvelle Zélande – REUTERS/Handout

Brian Palmer

Des centaines de baleines qui s’échouent, des canards et des chiens qui se noient volontairement, des vaches qui se jettent du haut de falaises… Est-ce une manière de mettre fin à leurs jours?

On ne sait pas au juste ce qui pousse les baleines à s’échouer, mais selon une théorie, lorsqu’un individu malade se dirige vers la côte pour y mourir, les autres le suivent. Le suicide existerait-il dans le règne animal?

En quelque sorte. Les cas d’animaux au comportement autodestructeur sont légion. Outre les baleines qui s’échouent, on a vu des canards et des chiens se noyer volontairement, des vaches se jeter du haut de falaises ou encore des rats-taupes nus (tout comme certains insectes) quitter leur colonie avant de mourir lorsqu’ils étaient atteints d’une maladie contagieuse. On peut cependant difficilement établir un parallèle entre ces comportements et le suicide à proprement parler. Car le suicide implique un ensemble de capacités cognitives très complexes.

«Conscience de sa propre existence»

Il faut en effet avoir conscience de sa propre existence, être à même de se projeter dans l’avenir et comprendre qu’une action précise entraînera sa mort. Il semblerait que certains animaux aient une partie de ces capacités. Les dauphins, de nombreuses espèces de primates, les pies et les éléphants sont capables de reconnaître leur reflet dans un miroir, ce qui tend à indiquer une certaine conscience de soi. On sait par ailleurs que d’autres animaux savent faire semblant lorsqu’ils jouent, ce qui implique qu’ils peuvent imaginer des mondes différents de celui dans lequel ils évoluent. Pour autant, on ignore s’il existe des animaux capables d’associer ces différentes capacités pour en arriver à se suicider, comme c’est le cas chez l’homme.

D’après un article publié en 2010 par Edmund Ramsden, les scientifiques de l’époque victorienne se passionnaient tout particulièrement pour cette question. Les sociétés humaines cherchaient à trouver la preuve que les animaux éprouvaient des émotions proches des nôtres, et les cas de suicide chez les animaux venaient étayer cette théorie.

C’est ainsi qu’à partir de 1845, des articles sur ce thème se sont multipliés dans la presse. On a ainsi rapporté le cas d’un chien de race terre-neuve qui s’était, à plusieurs reprises, jeté à l’eau, restant immobile et «gardant obstinément la tête sous l’eau pendant quelques minutes». D’autres chiens se seraient noyés ou laissés mourir de faim après la disparition de leur maître.

Un cerf se serait jeté dans le vide pour ne pas être rattrapé par des chiens de chasse. Un canard se serait noyé après la mort de son partenaire. On pensait également que les scorpions se piquaient eux-mêmes s’ils se retrouvaient prisonniers des flammes. Les chercheurs se sont alors lancés dans un débat passionné, mais resté stérile, sur la question de savoir si ces comportements relevaient du suicide. (Sauf pour le cas des scorpions qui sont immunisés contre leur propre venin, ce qui règle la question.)

«Difficile de déterminer si on peut réellement parler de suicide»

Même quand les scientifiques peuvent expliquer le processus neurobiologique qui sous-tend le comportement autodestructeur d’un animal, il reste difficile de déterminer si on peut réellement parler de suicide. Le toxoplasma gondii est un parasite qui touche le cerveau des rongeurs et induit chez eux une attirance envers leur ennemi mortel, le chat. On serait dès lors tenté de conclure que ce type de «suicide» chez les rats n’a rien à voir avec les comportements observés chez l’homme. Mais certains éléments semblent indiquer que cette infection pourrait également jouer un rôle dans le suicide humain.

Dans le cadre d’une étude menée en 2009 sur des patients souffrant de troubles récurrents de l’humeur, les chercheurs de l’université du Maryland ont découvert que ceux qui présentaient de forts taux d’anticorps destinés à lutter contre le toxoplasma gondii étaient plus susceptibles d’avoir fait des tentatives de suicide. Précisons toutefois que cette étude reste préliminaire et qu’aucune relation de cause à effet n’a été clairement établie.

Quelle que soit la motivation qui y préside, l’autodestruction semble exister jusque dans les formes de vie les plus simples. Des algues unicellulaires lancent un processus de mort cellulaire programmée lorsqu’elles sont exposées à un stress qu’elles seraient pourtant tout à fait capables de surmonter. Des chercheurs ont récemment découvert que le «suicide» de certaines cellules favorisait la croissance des cellules survivantes. A l’instar des rats-taupes infectés ou des abeilles qui quittent la colonie pour éviter une épidémie, ces algues meurent pour le bien de la communauté.

Brian Palmer

Traduit par Micha Cziffra

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Si vous étiez un éléphant…


Qu’est-ce qui fait avoir conscience de soi et des autres ? Est-ce une caractéristique qui appartient seulement aux êtres humains ? Un exemple parmi les animaux qui prouvent que nous ne sommes pas les seuls à avoir une conscience est l’éléphant tout comme d’autres animaux
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Si vous étiez un éléphant…

 

Elephant | Daniel Ramirez via Flickr CC License by

Elephant | Daniel Ramirez via Flickr CC License by

Repéré par Camille Desmaison-Fernandez

Vous auriez une conscience, autant qu’un être humain.

Si vous étiez un éléphant, vous auriez «une main à deux doigts» accrochée au visage. Aussi sensible que des organes génitaux, elle pourrait tout de même vous permettre de briser un mur, de déterminer un danger immédiat ou une menace potentielle, de prévoir la météo, de prendre du plaisir.

Si vous étiez un éléphant qui habite en ville, les bruits des véhicules vous chatouilleraient les pieds et le dos, par ricochet. La ville serait bien trop petite pour vous. Vous auriez envie de vous enfuir vers les plaines.

Si vous étiez un éléphant, votre système politique serait dirigé par des vieilles femmes, nommées pour leur connaissance du monde, et sages, parce que désintéressées par la hiérarchie. Si vous étiez un mâle, vous vogueriez au gré des groupes familiaux ou batifoleriez avec vos congénères célibataires. Votre fonction serait seulement d’inséminer. Le gouvernement serait l’affaire des femmes.

Si vous étiez un éléphant, vous aimeriez vivre en communauté. Basé sur un altruisme réciproque, la vie en communauté serait plus par amour pour les autres éléphants que par intérêt. Vous seriez même prêt à mourir pour préserver un de vos membres.

Prise de conscience

 

S’il l’écrivain Charles Foster procède à cet exercice d’identification des humains aux éléphants, c’est parce qu’il veut dénoncer le «mensonge anthropocentrique» des humains.

En étudiant les comportements des animaux, il veut prouver que les éléphants ont une conscience. Une conscience d’eux-mêmes, bien distincte des autres. L’écologiste américaine Carl Safina explique qu’un éléphant peut comprendre et caractériser la relation de deux autres éléphants, qu’il s’agisse d’un lien de parenté ou d’une simple amitié.

Ce constat implique donc que le premier éléphant doit avoir un conscience de lui-même, être capable de se mettre à la place d’un autre éléphant, et de se construire face au concept de relation d’un tiers.

«Peut-être les éléphants s’expliquent-ils le monde en formulant, en évaluant et en sélectionnant des propositions –une faculté que nous avons tendance à considérer comme étant uniquement la nôtre», explique Charles Foster.

Il ajoute :

«C’est une erreur de supposer que pour avoir un esprit, il faut en avoir un comme les esprits humains.»

L’auteur explique que vous et l’éléphant avez un matériel neurologique très proche, et des esprits similaires. Demandez à un éléphant (via «un orchestre chromatique de sons et de plus de 100 mouvements distincts du corps») s’il saigne lorsqu’il est piqué. Demandez lui s’il ressent le plaisir, la colère, le stress. Vous verrez, il vous ressemble plus que vous le pensez.

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La grande erreur de notre temps


Victor Hugo avait bien raison. Il est vrai qu’avec tout ce qu’on a et ce qu’on nous offre promettant un certain bonheur, nous avons une vie matérielle, certains s’accommodent avec peu et alors que d’autres, en veut toujours plus s’ils avaient plus d’argent. Pourtant, ce genre de bonheur est utopique, ce bonheur ne peut que se trouver en nous en travaillant notre bien-être intérieur
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La grande erreur de notre temps

 

 

 » La grande erreur de notre temps, cela a été de pencher, je dis même de courber, l’esprit des hommes vers la recherche du bien être matériel.

Il faut relever l’esprit de l’homme, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le désintéressé et le grand.

C’est là et seulement là, que vous trouverez la paix de l’homme avec lui même et par conséquent avec la société. « 

Victor Hugo

La maladie qui vous cache la moitié du monde


Une maladie bien étrange que la négligence spatiale unilatérale. Je l’avais déjà vue dans une télé-série, mais c’est beaucoup plus complexe que je pensais. Le cerveau fonctionne bien dans l’analyse de qui se passe à gauche des personnes qui sont atteintes, mais il est incapable de donner l’information à la conscience. Les exemples de la petite maison sont vraiment étonnants
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La maladie qui vous cache la moitié du monde

 

Presence | Ben Seidelman via Flickr CC License by

Presence | Ben Seidelman via Flickr CC License by

Repéré par Aude Lorriaux

La «négligence spatiale unilatérale» prive tout patient qui en est atteint de la conscience de ce qui se passe du côté gauche de son champ de vision. Cette maladie nous apprend plein de choses passionnantes sur le fonctionnement de notre conscience.

M. X allait en apparence tout à fait bien: il pouvait marcher, parler, et avait gardé son attitude joviale. Il avait récemment fait un accident vasculaire cérébral (AVC), aussi le médecin lui fit faire un petit test. Sur une feuille de papier, il traça plusieurs lignes horizontales d’environ 2,5 cm. Ensuite, il donna à son patient un stylo, et lui demanda de dessiner sur chaque trait horizontal un trait vertical. M. X éclata d’un grand rire: «Encore cela!».

Mais ce qui lui semblait dérisoire ne l’était pas du tout. Et comme Michael Graziano, psychologue à l’université de Princeton, s’y attendait, il recouvrit tout le côté droit de la page de petits traits, mais manqua toute la partie gauche de la feuille.

M. X n’a pas de problème de vue. Il est atteint d’un syndrome appelé «négligence spatiale unilatérale», ou «héminégligence».

Proche et lointain

Ce syndrome est vraiment étrange. Demandez à M. X de faire un trait sur des lignes horizontales, mais cette fois sur un mur distant. Et avec un laser. Et bien, il en est parfaitement capable. Remplacez cependant le laser par un bâton: le trouble revient.

Voici qui démontre, selon le psychologue qui raconte le résultat de ses recherches dans le magazine The Atlantic, que le cerveau divise l’espace en deux: ce qui se trouve à portée de main, ou que l’on peut atteindre avec un objet, d’une part; et de l’autre, le lointain, trop distant pour être touché. Certains patients atteints de «négligence spatiale unilatérale»perdent la conscience du côté gauche uniquement pour les objets proches. D’autres ont malheureusement perdu aussi cette conscience pour ce qui est lointain.

Perception inconsciente

Le plus bizarre, c’est que le cerveau des personnes atteintes de ce syndrome a bien quelque part reçu l’information de ce qui se passe du côté gauche. Mais cette information ne se transforme tout simplement pas en conscience, comme le démontre une autre étude rapportée par The Atlantic.

Les chercheurs ont montré à des patients atteints de négligence spatiale unilatérale un dessin d’une jolie petite maison. Ils leur ont posé des questions sur cette maison, leur demandant à la fois de la décrire et ce qu’ils ressentaient en la voyant. Comme les scientifiques pouvaient s’y attendre, les patients n’ont pas pu décrire les fenêtres ou les arbres à gauche. Les réponses concernant les émotions et sentiments étaient globalement positives. Oui la maison est jolie, et oui, on s’y verrait bien y vivre.

Prenez la même maison, et ajoutez des flammes, ou d’autres choses effrayantes, du côté qu’ils ne voient pas. Le patient décrira de la même manière qu’avec le premier dessin tout le côté droit de la maison et sera incapable de vous dire qu’il y a un incendie à gauche. Mais si vous lui demandez alors ce qu’il ressent, et s’il trouve la maison jolie, alors ses réponses seront tout à fait différentes. Il vous répondra sans hésiter qu’il n’aime pas cette maison. Il aura perçu inconsciemment ce que sa conscience est incapable de lui faire dire.

«Il reçoit bien l’information visuelle, écrit Michael Graziano. Le cortex visuel, quand on l’observe avec les techniques d’imagerie cérébrale, est parfaitement en éveil. Le cerveau analyse donc bien ce qui se passe à gauche. Il ne peut simplement plus transformer cela en conscience.»

Un mythe s’effondre

Ce qui est passionnant avec ces recherches, c’est que la «négligence spatiale unilatérale»détruit un mythe forgé par notre perception. Nous pensons d’habitude que notre conscience est une entité unique, et unifiée. Nous vivons notre perception comme un tout, indivisé.

Mais en réalité, la conscience que nous avons du monde est très ancrée dans l’espace. Elle est à l’image de la croûte terrestre, fragmentée en plaques tectoniques. Avec principalement quatre continents: droite, gauche, lointain et proche. Heureusement pour nous, l’illusion d’un monde unifié est parfaite.

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L’erreur de notre temps


Imaginez si Victor Hugo mort en 1885 parlait de bien-être matériel empêchait l’être humain de s’épanouir, de prendre conscience de la vie, de la beauté, de la vérité …. Que dirait-il aujourd’hui. Le bien matériel a pris beaucoup de place dans nos vies et souvent confondu avec le bonheur
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L’erreur de notre temps

 

 

 » La grande erreur de notre temps, cela a été de pencher, je dis même de courber, l’esprit des hommes vers la recherche du bien être matériel.
Il faut relever l’esprit de l’homme, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le désintéressé et le grand.
C’est là et seulement là, que vous trouverez la paix de l’homme avec lui même et par conséquent avec la société. « 

Victor Hugo

Les pieuvres sont super-intelligentes… mais ont-elles une conscience?


Pourquoi cette question ? Si les pieuvres peuvent consciemment exécuter des tâches nouvelles difficiles, alors pourquoi l’intelligence artificielle ne serait pas dotée de conscience ? Enfin, pour moi, l’intelligence artificielle et l’homme ainsi que les animaux ne sont pas comparables pour la notion de conscience ..
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Les pieuvres sont super-intelligentes… mais ont-elles une conscience?

 

Capture d'écran d'Inky, la pieuvre du zoo de Nouvelle-Zélande

Capture d’écran d’Inky, la pieuvre du zoo de Nouvelle-Zélande

Joshua Shepherd

Chercheur en philosophie à l’université d’Oxford

Les animaux ou les machines ont démontré qu’ils pouvaient faire preuve aujourd’hui d’une redoutable intelligence. Quand commencerons-nous à les traiter différemment?

Inky, la pieuvre sauvage, s’est échappée de l’Aquarium national de Nouvelle-Zélande. Apparemment, elle s’est faufilée à travers une petite ouverture de son réservoir et des empreintes de ventouses montrent qu’elle s’est frayée un chemin vers un tuyau d’évacuation des eaux se déversant dans l’océan.

Bien joué, Inky! Ton courage nous donne l’occasion de réfléchir au degré d’intelligence des céphalopodes. En fait, ils sont très intelligents. Jennifer Mather, experte dans ce domaine, a passé des années à les étudier. Selon elle, ils ne démontrent pas seulement leur aptitude à décrypter de nombreuses caractéristiques de leur environnement, mais ils passent d’une phase d’exploration vers quelque chose qui ressemble à un jeu, si on leur donne l’occasion.

Par exemple, Jennifer Mather raconte comment deux pieuvres ont utilisé plusieurs fois leurs jets d’eau pour faire sauter un objet vers un conduit situé à l’opposé de leur réservoir. Ce qu’elle décrit comme «l’équivalent aquatique d’un jeu de ballon». Qui plus est, comme l’explique Jennifer Mather, les céphalopodes résolvent les problèmes avec inventivité. Ainsi, quand elles s’attaquent à des coquillages, les pieuvres utilisent souvent toute une gamme de tactiques pour détacher la viande de la coquille, avec un va-et-vient de techniques: ouvrir le coquillage en le tirant, en écailler le bord, ou en percer la paroi. Une vraie démarche d’essais et erreurs!

 

Bientôt une machine consciente?

Les céphalopodes, certes, ne sont pas les seuls à faire preuve d’intelligence. C’est le cas aussi d’autres espèces non-humaines. Dans leur genre particulier, beaucoup de machines le sont aussi et certaines surpassent les hommes les plus intelligents dans nos jeux les plus compliqués. Vous devinez probablement la question suivante. Cela signifie-t-il que nombre de non-humains –les pieuvres, les corbeaux, les singes, les machines– sont dotés d’une conscience? Et si oui, comment y répondons-nous?

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Les insectes ont-ils conscience d’exister ?


Pourquoi pas ? Même s’ils sont minuscules, les insectes pourraient savoir qu’ils existent.
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Les insectes ont-ils conscience d’exister ?

 

L'abeille, comme d'autres insectes aux capacités cognitives suffisantes, a conscience d'exister dans l'espace qui l'entoure. © Jens Meyer/AP/SIPA

L’abeille, comme d’autres insectes aux capacités cognitives suffisantes, a conscience d’exister dans l’espace qui l’entoure. © Jens Meyer/AP/SIPA

Par Félix Gouty

A des niveaux différents, les animaux vertébrés – de l’homme au poisson – sont conscients d’exister. D’après une étude australienne, ils ne sont pas les seuls. Les insectes aussi le seraient.

CONSCIENCE. « Je pense, donc je suis« , disait Descartes. Peut-être, « je suis conscient, donc je suis«  serait une adéquate correction à cette fameuse citation. En effet, non seulement l’homme et les animaux (jadis appelés « supérieurs ») mais aussi les insectes seraient, d’une façon ou d’une autre, conscients d’exister dans le monde qui les entoure. C’est en tout cas ce que nous porte à croire une nouvelle étude de l’Université de Sydney, publiée en mars 2016 dansProceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). D’après les chercheurs australiens, les ganglions cérébraux – qui servent de centres de l’information chez les insectes, de l’abeille à la fourmi – possèdent une structure analogique au mésencéphale (l’une des trois grandes régions du tronc cérébral). Partie dite « reptilienne » du cerveau animal, le mésencéphale nous permet de nous positionner dans l’espace, aussi bien sur place qu’en mouvement. C’est grâce à lui que l’homme, les singes, les oiseaux ou même les poissons, font preuve d’une « expérience subjective« .

La liberté de mouvement comme base de la conscience

Niveau de conscience le plus basique, cette « conscience phénoménale » est celle qui nous donne la possibilité de connaître et comprendre notre positionnement par rapport à notre environnement. Elle nous permet de pallier les problèmes sensoriels d’équilibration, afin de pouvoir nous mouvoir sans encombre. C’est, en outre, ce qui nous rend capable d’une représentation, certes complètement égocentrique, du monde. Autrement dit, c’est avoir conscience d’exister dans un espace donné. Ce type de conscience n’apparaît néanmoins que chez les animaux capables de se mouvoir librement (les premiers datent du Cambrien, donc origine possible de la conscience animale ?) – ce qui ne serait pas le cas, par exemple, de certains vers parasites, dont l’existence est réduite à passer d’un hôte à un autre. En terme d’évolution, ce seuil d’intelligence qu’est la conscience pourrait-elle ainsi être perdue, en l’absence d’une certaine liberté ?

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Peut-être bien que les poissons aussi ont des états d’âme


Les poissons ont-ils une conscience ? Peuvent-ils ressentir des émotions ? Pour ma part, je crois que oui
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Peut-être bien que les poissons aussi ont des états d’âme

 

Les autres animaux peuvent-ils penser et ressentir des émotions? | Benson Kuavia Flickr CC License by

Les autres animaux peuvent-ils penser et ressentir des émotions? | Benson Kuavia Flickr CC License by

Sonia Rey Planellas

Les poissons sont des animaux complexes, pas dénués de sensations et peut-être même dotés de conscience.

La question fait débat depuis des siècles: hormis le genre humain, d’autres êtres vivants, les autres animaux, peuvent-ils penser et ressentir des émotions? La plupart d’entre nous sont d’accord: les hommes ont un degré de conscience, qu’on peut définir, en gros, comme la capacité d’expérimenter des pensées et d’éprouver des sentiments. Mais savoir quelles autres créatures possèdent un degré de conscience, cela reste une question ouverte et controversée.

Nous pouvons aussi nous demander s’il existe différents niveaux de conscience et si les expériences d’autres organismes vivants sont similaires aux nôtres. On peut imaginer que les dauphins et les cervidés ont la capacité de ressentir des émotions, mais qu’en est-il d’un poisson, d’un insecte, d’une plante? Ce qui nous amène à une autre interrogation-clé pour les scientifiques: comment découvrir si les animaux où les plantes ressentent quelque chose?

Mes collègues et moi-même avons fait une expérience (dont les résultats ont été publiés en novembre 2015) qui éclaire quelque peu la question. Nous avons découvert que les poissons sont davantage susceptibles d’éprouver des émotions que nous ne le pensions. Les scientifiques ont utilisé de nombreux critères différents –pour ou contre– afin d’affirmer que les animaux ont ou pas une forme d’émotion et de conscience.

Les uns soutiennent que les poissons, par exemple, ne possèdent pas cette capacité, car leurs cerveaux, relativement petits et rudimentaires, n’ont pas le cortex cérébral indispensable pour traiter, comme chez les mammifères, des informations sophistiquées. Ceux-là font valoir que les poissons montrent peu de capacité pour apprendre et mémoriser. Et qu’ils ont un éventail de comportements tout à fait élémentaire. Selon cette analyse, les réactions manifestées par les poissons dans un environnement hostile relèveraient d’un niveau un peu supérieur à de simples réflexes mais se limiteraient à un niveau très basique avec peu ou pas de contenu émotionnel.

Capacités d’apprentissage

D’autres scientifiques sont vraiment convaincus que les poissons sont dotés d’émotions, de conscience, et cela pour nombre de raisons. Par exemple, le cerveau du poisson, petit, est organisé différemment de celui des mammifères. Mais il possède des structures qui proviennent d’une même origine, du point de vue de l’évolution, que certaines de celles du cerveau des mammifères. Ces dernières jouent un rôle majeur dans la naissance des émotions (l’amygdale) et dans celle de l’apprentissage (l’hippocampe). Si ces zones du cerveau sont endommagées, on observe des effets comportementaux analogues chez les poissons et les mammifères, ce qui laisse à penser qu’elles remplissent la même fonction.

De plus, un important travail de recherche le démontre clairement: les poissons ont des capacités impressionnantes d’apprentissage qu’ils utilisent au service de toute une gamme de comportements sophistiqués. Nombre d’espèces de poissons arrivent à des prouesses de navigation en se remémorant des itinéraires enregistrés dans leur cerveau. D’autres peuvent déterminer comment ils peuvent gagner une bataille contre d’autres poissons en observant et en se souvenant des conflits précédents face à leurs rivaux potentiels. Et certains sont mêmes capables de fabriquer et d’utiliser des outils comme une enclume pour ouvrir des coquilles de mollusques.

Les poissons, nous le savons également, peuvent percevoir et réagir à des stimuli aussi nocifs que certains produits chimiques, comme l’acide acétique, lequel provoque aussi des douleurs chez les mammifères. Tout cela inclut des réponses comportementales qui vont bien au-delà de simples réflexes, par exemple des modifications de l’état mental.

Fièvre «émotionnelle»

Une des façons caractéristiques d’identifier l’état de conscience, dont on pensait les poissons démunis, c’est la capacité de ressentir une hyperthermie due au stress, une«fièvre émotionnelle». C’est une réaction physique semblable à une fièvre infectieuse, mais, dans le cas présent, c’est la création d’une situation de stress qui jouera le rôle de détonateur. Il suffit de savoir que, grosso modo, le corps devient plus chaud quand il doit répondre au stress.

Jusqu’à une date récente, on pensait que seuls les animaux vertébrés, les amniotes (mammifères, oiseaux et reptiles), ressentaient cette fièvre émotionnelle et, du même coup, démontraient qu’ils avaient une capacité de conscience. Cette façon de voir se fondait sur de précédents travaux selon lesquels les crapauds et les poissons rouges n’éprouvaient pas cette fièvre.

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Le rapprochement


C’est un fait, quand un feu, les caprices de la nature, ou un accident touche quelques personnes ou une population, un élan de bonté se forme
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Le rapprochement

 

C’est toujours lorsque les drames surgissent que les gens se rapprochent. C’est dommage d’attendre que ça aille mal pour libérer nos consciences

Inconnu