Cancer : un garçon de 9 ans bénéficie d’une congélation de tissu testiculaire


Généralement en cas de traitement contre le cancer qui peut rendre des hommes stériles, il est possible de congeler les spermatozoïdes pour être utilisé plus tard pour fonder une famille, mais pour un enfant prépubère, les spermatozoïdes n’ont pas atteint la maturité. A stade expérimentale, les médecins prélèvent un peu des tissus testiculaires dans le but de les congeler pour espérer que l’enfant adulte puisse avoir des enfants
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Cancer : un garçon de 9 ans bénéficie d’une congélation de tissu testiculaire

 

Cancer : un garçon de 9 ans bénéficie d'une congélation de tissu testiculaire

© iStockPhotos

Un garçon de neuf ans souffrant d’une tumeur au cerveau est devenu le premier au Royaume-Uni à bénéficier d’une congélation de tissu testiculaire pour être en mesure d’avoir des enfants plus tard.

Le prélèvement et la congélation de tissu testiculaire est une des techniques de préservation de la fertilité disponibles pour conserver la possibilité d’avoir un enfant plus tard. Les garçons prépubères atteints d’un cancer sont particulièrement concernés par cette technique car les chimiothérapies sont potentiellement toxiques pour leur appareil reproducteur mais il n’est pas possible de recueillir des spermatozoïdes matures. Il est donc proposé de prélever et de congeler du tissu testiculaire.

Comme l’explique l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm),  « l’objectif est d’utiliser ces échantillons de tissu pour réaliser une maturation in vitro des cellules germinales immatures qu’ils contiennent. Une autre possibilité est de réimplanter le tissu prélevé à l’issue du traitement toxique ».

Un jeune britannique de 9 ans souffrant d’une tumeur au cerveau est ainsi devenu le premier garçon de Grande-Bretagne à bénéficier de la congélation de tissu testiculaire dans l’espoir d’avoir des enfants lorsqu’il sera adulte. Cette opération est encore expérimentale et aucun enfant n’est encore né de tissu testiculaire congelé. Mais elle est similaire à l‘autogreffe de tissu ovarien, qui a déjà permis à une femme sur trois transplantée de tomber enceinte.

Au cours de l’opération chirurgicale réalisée sous anesthésie générale, les chirurgiens ont enlevé un morceau de tissu testiculaire de l’un des testicules du jeune garçon contenant des cellules souches de spermatozoïdes. L’opération a duré une trentaine de minutes et l’enfant était de retour chez lui deux jours plus tard.

http://www.topsante.com/

23 ans de congélation : une naissance grâce au "plus vieux sperme du monde"


C’est un heureux évènement pour un papa qui est devenu stérile après avoir combattu le cancer dans sa jeunesse
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23 ans de congélation : une naissance grâce au « plus vieux sperme du monde »

 

Dans une banque du sperme en France. © DURAND FLORENCE/SIPA

Dans une banque du sperme en France. © DURAND FLORENCE/SIPA

Par Olivier Lascar

Incroyable récit d’une fécondation in vitro menée avec des spermatozoïdes congelés pendant 22 ans et 329 jours. Un record à découvrir sur le blog « Réalités biomédicales » de notre journaliste Marc Gozlan.

SPERME. L’histoire commence dans les années 90. À 15 ans, Alex Powell apprend qu’il souffre d’un cancer. Le traitement ? Une chimiothérapie dont l’effet secondaire probable était de rendre le jeune homme stérile. Avant de se lancer dans ce traitement – et sous les judicieux conseils de sa mère – il décide alors de faire congeler son sperme. Une précaution qui doit lui permettre, un jour, de devenir papa… Souhait exaucé plus de 22 ans après, Alex et son épouse étant depuis le 17 juin 2015 les parents d’un petit Xavier.

Avec à la clé une mention au Guinness World Records, cette naissance étant célébrée comme la FIV (fécondation in vitro) obtenue avec « le plus vieux sperme du monde ».

Dans la nouvelle note de son blog « Réalités biomédicales », notre journaliste Marc Gozlan raconte avec moult détails l’incroyable histoire d’Alex Powell comme les précédents records de ces spermatozoïdes « hibernatus », à l’instar de cette semence de 28 ans d’âge, employée après décongélation pour une insémination intra-utérine

http://www.sciencesetavenir.fr/

Truc maison ► 6 trucs pour congeler sans gaspiller


La congélation est pratique, mais pour profiter au maximum des aliments congelés, quelques conseils sont suggérés
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6 trucs pour congeler sans gaspiller

 

6 trucs pour congeler sans gaspiller

Que ce soit pour faire des réserves de viande à bas prix ou pour transformer les restes du réveillon en repas faciles, le congélateur offre une belle opportunité d’économie… Tant que la nourriture n’y est pas oubliée ! Pour éviter que vos dollars sauvés ne succombent au freezer burn, voici quelques conseils sur l’art de congeler.

1. Congélateur tombeau ou congélateur vertical?

Le congélateur tombeau est plus économique (tant à l’achat qu’en électricité) et offre davantage d’espace brut. Par contre, il limite la vue d’ensemble des aliments entreposés, et il faut s’y pencher et déplacer son contenu pour trouver un plat spécifique. Il fait très bien l’affaire pour l’entreposage à long terme ou pour des aliments encombrants (ex. : une dinde).

Le congélateur vertical est plus dispendieux, mais présente des divisions ou étagères qui permettent de mieux voir ce qui est entreposé. Les aliments sont à portée de main, et il est plus facile de faire une rotation des plats. Le congélateur vertical est plus pratique pour congeler à court terme et faire des lunchs rapides.

2. Choisir des aliments propices au congélateur

Certains types de nourriture réagissent mieux aux froides températures que d’autres. Par exemple, les casseroles, soupes, ragoûts, chilis et pains de viande se congèlent aisément.

En contrepartie, les sauces épaisses et certains produits laitiers finiront par se « séparer » face au froid. Les fruits et légumes qui contiennent beaucoup d’eau (comme la laitue ou le melon d’eau) auront tendance à devenir flasques une fois décongelés. Enfin, les pâtes précuites qu’on réchauffe peuvent devenir extra-pâteuses.

3. Congeler au bon moment

Un aliment congelé au summum de sa fraîcheur aura meilleur goût qu’un restant qui a traîné quelques jours dans le frigo. Déterminez ce que vous ne prévoyez pas manger rapidement et congelez-le plus tôt, et non trop tard.

Mieux vaut également refroidir les aliments au frigo avant de les migrer au congélateur. La chaleur excessive pourrait décongeler, puis recongeler d’autres aliments voisins, affectant le goût et la texture.

4. Congeler rapidement

Une congélation lente favorise la formation de cristaux de glace et mine la texture de la nourriture. Pour une congélation plus rapide, séparez les nouveaux aliments pour éviter qu’ils ne se « réchauffent mutuellement » et permettre au froid de les attaquer plus rapidement, de tous côtés.

5. Congeler les aliments à plat

À moins d’avoir un grand kit parfaitement agencé, les plats hermétiques dépareillés occupent beaucoup d’espace au congélateur. Dans son livre Freeze, l’auteure Justine Pattison présente ce qu’elle considère comme la technique la plus efficace pour congeler : le flat freezing.

Rangez la nourriture dans des sacs à congélateur avec glissoire, et à l’aide d’un crayon permanent, indiquez le type de plat, le nombre de portions et la date de congélation. Dans le cas de sauces ou de pâtes, congelez les sacs à plat sur une tôle à biscuits : une fois figés, les sacs pourront être empilés à l’horizontale ou classés à la verticale… comme des livres!

Mentionnons que même si les sacs à congélateur ont la réputation d’être jetables, ils peuvent généralement être lavés et réutilisés jusqu’à 4 ou 5 fois chacun.

6. Éviter de congeler trop longtemps

Les soupes et sauces commencent à perdre de la saveur après environ 6 mois. Dans le cas de la viande crue et du poisson, le froid peut en affecter le goût après seulement un mois. Jetez un coup d’œil à votre congélateur de temps en temps et ne laissez pas des aliments y séjourner trop longtemps.

http://fr.canoe.ca/

Le Saviez-Vous ► Voici combien de temps vous devriez conserver vos aliments au réfrigérateur


Les aliments périssables ne durent pas très longtemps au frigo, il y a quand même beaucoup de nourriture que nous pouvons congeler, mais encore là, ils ont eux aussi une date limite.
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Voici combien de temps vous devriez conserver vos aliments au réfrigérateur

 

Lise Gagne via Getty Images

Par Allison Spiegel

La conservation des aliments est un sujet épineux. Au réfrigérateur, la nourriture peut moisir rapidement, tandis qu’au congélateur, elle peut perdre toute son humidité ou geler. Si vous conservez vos aliments au réfrigérateur ou au congélateur trop longtemps, ils peuvent non seulement perdre toute leur saveur, mais aussi représenter un risque pour la santé.

Vous pourriez être très surpris par la durée de vie de certains de vos aliments favoris.

Connaissez-vous la durée de vie d’un emballage scellé de saucisses hot-dog, voire de la viande en général? Si vous voulez conserver une salade de macaroni, devriez-vous la mettre au frigo ou au congélateur? Et qu’en est-il des restants?

Les salades à base de mayonnaise

Au réfrigérateur : 3 à 5 jours
Au congélateur : À éviter

Les saucisses hot-dog

Au réfrigérateur : 1 semaine
Au congélateur : 1 à 2 mois

Les saucisses hot-dog (emballage scellé)

Au réfrigérateur : 2 semaines
Au congélateur : 1 à 2 mois

Les viandes froides

Au réfrigérateur : 3 à 5 jours
Au congélateur : 1 à 2 mois

Les viandes froides (emballage scellé)

Au réfrigérateur : 2 semaines
Au congélateur : 1 à 2 mois

Les saucisses (crues)

Au réfrigérateur : 1 à 2 jours
Au congélateur : 1 à 2 mois

Le boeuf haché, le porc, le poulet et la dinde

Au réfrigérateur : 1 à 2 jours
Au congélateur : 3 à 4 mois

Les steaks de boeuf, de veau, d’agneau et de porc

Au réfrigérateur : 3 à 5 jours
Au congélateur : 6 à 12 mois

Les côtelettes de boeuf, de veau, d’agneau et de porc

Au réfrigérateur : 3 à 5 jours
Au congélateur : 4 à 6 mois

Les rôtis de boeuf, de veau, d’agneau et de porc

Au réfrigérateur : 3 à 5 jours
Au congélateur : 4 à 12 mois

Les volailles (entières)

Au réfrigérateur : 1 à 2 jours
Au congélateur : 1 an

Les volailles (pièces)

Au réfrigérateur : 1 à 2 jours
Au congélateur : 9 mois

Les soupes et les ragoûts

Au réfrigérateur : 3 à 4 jours
Au congélateur : 2 à 3 mois

Les restants de viande et de poulet (cuits)

Au réfrigérateur : 3 à 4 jours
Au congélateur : 2 à 6 mois

Les croquettes de poulet et galettes

Au réfrigérateur : 3 à 4 jours
Au congélateur : 1 à 3 mois

Les restants de pizza

Au réfrigérateur : 3 à 4 jours
Au congélateur : 1 à 2 mois

Les oeufs

Au réfrigérateur : 3 à 5 semaines
Au congélateur : À éviter (vous pouvez toutefois congeler des oeufs battus)

Les blancs d’oeufs

Au réfrigérateur : 3 à 4 jours
Au congélateur : 1 an

Les jaunes d’oeufs

Au réfrigérateur : 2 à 4 jours
Au congélateur : À éviter

Les oeufs cuits durs

Au réfrigérateur : 1 semaine
Au congélateur : À éviter

La quiche

Au réfrigérateur : 3 à 4 jours
Au congélateur : 1 à 2 mois (après cuisson)

Les tartes : crème et mousseline

Au réfrigérateur : 3 à 4 jours
Au congélateur : À éviter

Les tartes : citrouille et pacanes

Au réfrigérateur : 3 à 4 jours
Au congélateur :
1 à 2 mois (après cuisson)

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Une sangsue survit 24 heures à – 196°C, dans de l’azote liquide


C’est étonnant que des simples petites sangsues qui n’ont pratiquement aucune chance de rencontrer des froids aussi intenses peuvent survivre.
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Une sangsue survit 24 heures à – 196°C, dans de l’azote liquide

 

Parue fin janvier dans la revue PLoS ONE, c’est une étude idéale pour un mois d’hiver puisqu’elle évoque la résistance d’un organisme au grand froid. On sait que l’exposition prolongée à des températures négatives provoque le gel de l’eau contenue dans les cellules, ce qui conduit à l’explosion et à la mort de celles-ci.

C’est d’ailleurs pour cette raison que les animaux entrant en hibernation (marmottes, loirs, hérissons, grenouilles, lézards, etc.) voient certes leur température corporelle chuter, mais jamais en dessous de 1 ou 2°C. Ces animaux se débrouillent d’ailleurs pour passer la saison froide dans un habitat relativement protégé, l’hibernaculum, qu’ils ont souvent aménagé eux-mêmes en prévision de leur léthargie à venir et dont la température reste relativement constante pendant l’hiver.

Dans l’étude japonaise publiée par PLoS ONE, on n’est ni dans le programmé, ni dans le progressif. Les auteurs de ce travail ont plutôt fait dans le subit et le violent, en plaçant tout d’abord sept espèces différentes de sangsues dans un congélateur, à – 90°C, pendant 24 heures. Les représentants d’une seule espèce – Ozobranchus jantseanus, une petite sangsue tétant le sang de tortues asiatiques – ont survécu sans problème à ce traitement. On a donc poursuivi l’expérience pour tester leur résistance sur la durée. Trois mois plus tard, toutes les sangsues étaient encore vivantes. Neuf mois après le début de l’expérience, idem. Ce n’est qu’au bout de quinze mois de congélation que les premières pertes sont apparues. Et quand, trente-deux mois après le début de l’expérience, celle-ci est arrivée à son terme, une sangsue était encore en vie.

Mais les chercheurs japonais n’étaient pas au bout de leurs surprises. Ils ont également plongé cinq de ces animaux dans de l’azote liquide, soit à – 196°C, et ce 24 heures durant. Ceux qui croiraient qu’en-dessous d’un certain seuil, il n’y a plus vraiment de différence dans le grand froid, se trompent. Entre les deux expériences, il y a le même écart qu’entre mettre sa main dans la neige et la tremper dans une casserole d’eau bouillante. Quand les sangsues sont ressorties, cryogénisées, de l’azote liquide, elles n’étaient pas mortes pour autant. Après un passage dans de l’eau à température ambiante, elles ont repris vie. Toutes les cinq.

On pourrait rétorquer que ces sangsues présentent certes des caractéristiques exceptionnelles mais qu’on est loin du record en la matière, détenu par des invertébrés encore plus petits qu’elles, les tardigrades. Véritables trompe-la-mort, ces bestioles font preuve d’une résistance exceptionnelle face à quantité d’environnements hostiles, comme le vide spatial ou une plongée dans l’hélium liquide (-269°C), soit à une poignée de degrés du zéro absolu.

Mais les tardigrades ont un truc : ils ont besoin d’une période de préparation, d’adaptation, au cours de laquelle ils réduisent au maximum la présence d’eau dans leur corps, que ce soit dans les cellules ou entre elles. Au cours de cette phase de déshydratation, ils fabriquent des sucres qui vont en quelque sorte servir d’antigel. Puis, leur métabolisme va quasiment s’arrêter et, ainsi parés, ils résisteront presque à tout. Sans cette période d’acclimatation, ils s’avèrent plus fragiles que les sangsues asiatiques : une expérience a ainsi montré que seulement 22 % des tardigrades subitement plongés dans de l’azote liquide survivaient à un quart d’heure de ce traitement.

Pour les auteurs de l’étude, la performance d’Ozobranchus jantseanus est d’autant plus surprenante que rien ne prédestine cet animal à résister à un froid aussi intense, étant donné que, dans son mode de vie, il n’est que rarement exposé à des températures négatives. Pour le moment, on ignore par quel mécanisme ces sangsues parviennent à survivre à des chocs de température aussi violents. Aucune trace du procédé employé par les tardigrades ne se retrouve chez elles. Dans leurs conclusions, les chercheurs soulignent que résoudre l’énigme pourrait permettre le développement de nouvelles méthodes de préservation par le froid voire la résurrection d’organismes congelés, qu’ils soient découverts dans le pergélisol, en Antarctique… ou lors de l’exploration d’autres planètes !

Pierre Barthélémy

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/

Apprivoiser la congélation


Ce qui est bien en été, c’est qu’il y a toutes sortes de fruits que l’on peut profiter. Des goûts, des saveurs, des textures différentes qui ne laissent pas indifférent. Mais l’été n’est qu’une saison et bientôt, nous allons retrouver nos fruits d’hiver. Nous pouvons allonger la période de variétés, certains font des conserves mais la congélation est plus simple et ne demande pas vraiment de manipulation
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Apprivoiser la congélation

 

La congélation est la méthode par excellence pour conserver les fruits. De... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

ÉMILIE BILODEAU
La Presse

La congélation est la méthode par excellence pour conserver les fruits. De cette manière, la valeur nutritive de ces aliments sucrés est presque entièrement protégée, affirme Christina Blais, nutritionniste et enseignante à l’Université de Montréal.

Même si les fruits sont cuits, mis en conserve ou congelés, cela n’influencera pas leur teneur en minéraux. En revanche, certaines vitamines plus sensibles vont disparaître graduellement aussitôt que le fruit sera cueilli. La congélation va toutefois permettre d’atténuer la perte de vitamines.

«Si on achète des fraises par exemple et qu’on les conserve en partie sur le comptoir de la cuisine, dans le réfrigérateur et dans le congélateur, c’est le congélateur qui va garder le mieux leur valeur nutritive. Les pertes vont se faire dans tous les cas, mais le congélateur va les ralentir», explique Mme Blais.

Dans un monde idéal, faudrait-il tous cultiver un jardin et cueillir nos fruits au fur et à mesure de notre appétit?

« C’est une utopie, répond la nutritionniste. Mais pour les gens qui ont un potager et qui cherchent un moyen de conserver leur abondante récolte le plus longtemps possible et sans en perdre la valeur nutritive, la congélation reste la meilleure solution.»

Dans le cas des fruits et des légumes en conserve, la perte de vitamines est un peu plus significative, car les aliments sont cuits et conservés longtemps, deux facteurs qui influencent la perte de vitamines. De plus, une partie des vitamines se dissout dans le liquide de conservation. Au moment de manger les aliments en conserve, il faut donc essayer de boire ou de cuisiner le jus au lieu de le jeter.

Quoi qu’il en soit, Mme Blais rappelle qu’il faut consommer de 5 à 10 portions de fruits ou de légumes par jour. Alors, que les fruits soient crus, cuits ou gelés, il ne faut pas s’inquiéter de la perte relativement minime de vitamines.

«L’important, c’est de manger des fruits et des légumes», souligne-t-elle.

Pour décongeler

6 à 8

heures au réfrigérateur

3

heures à température ambiante

1

heure sous l’eau froide

* Pour un contenant de 500 ml

| Source : Association canadienne de la distribution de fruits et légumes

Les raisins

Les raisins se congèlent de la même manière que les autres petits fruits (bleuets, canneberges, framboises…). En revanche, ces fruits font des collations savoureuses lorsqu’on les déguste encore glacés. Choisissez des raisins verts et rouges. Lavez-les et enrobez-en quelques-uns dans du sucre. Déposez-les sur une plaque de cuisson tapissée d’un papier parchemin. En deux heures maximum, vous aurez une collation rafraîchissante pour les petits et les grands.

Les petits fruits (Bleuets, canneberges, framboises, griottes, groseilles, mûres…)

Disposer les petits fruits sur une plaque de cuisson tapissée de papier parchemin, en s’assurant de laisser un espace entre eux. Placer ensuite la plaque au congélateur. Trois heures plus tard, mettre ensuite les fruits gelés dans un contenant hermétique (style Tupperware) ou dans un sac de congélation (de marque Ziploc ou autre). Ainsi, les fruits ne colleront pas tous ensemble.

Les fruits à noyau (Abricots, nectarines, pêches, prunes…)

Plonger les fruits dans l’eau bouillante pendant une minute. Refroidir 30 secondes dans l’eau glacée pour arrêter la cuisson. Cette technique permet d’enlever facilement la peau en frottant délicatement les fruits. Couper en morceaux et retirer les noyaux. Placer les fruits sur une plaque de cuisson tapissée d’un papier parchemin. Mettre ensuite les morceaux gelés dans un contenant hermétique ou dans un sac de congélation.

Les fruits qui s’oxydent (Abricots, avocats, pêches, pommes, etc.)

Retirer la peau ainsi que le noyau ou les pépins. Couper les fruits en quartiers et les arroser de jus de citron (1 c. à table de jus pour 4 tasses de fruits) pour éviter qu’ils ne s’oxydent et brunissent. Placer ensuite les morceaux sur une plaque de cuisson tapissée d’un papier parchemin. Une fois que les fruits sont gelés, les mettre dans un contenant hermétique ou dans un sac de congélation.

Les fruits fragiles (Ananas, cerises, fraises, poires…)

Certains déconseillent de mettre des fruits comme les cerises, les fraises ou les poires au congélateur, car ils ramollissent en dégelant. Or, pour les recettes de tartes, de muffins, de compotes ou de smoothies, on peut sans souci utiliser les fruits plus « fragiles » malgré leur changement de texture. D’ailleurs, les fruits n’ont pas besoin d’être dégelés complètement lorsqu’on les utilise dans les recettes.

Les agrumes (Citrons, limes, oranges…)

Faire congeler le zeste des agrumes dans des contenants hermétiques et le jus dans des bacs à glaçons. Lorsqu’une recette demande du jus de citron, par exemple, il suffit d’utiliser la quantité nécessaire. Le jus des oranges et des limes aromatise délicieusement les eaux pétillantes.

Les bananes

Les bananes s’oxydent aussi au contact de l’air. Certains les pèlent et les aspergent de jus de citron avant de les congeler. Mais il existe une méthode plus simple encore. On peut placer les bananes avec leur peau directement dans le congélateur. En les dégelant, un couteau sera nécessaire pour retirer la peau. Les bananes auront une texture semblable à une purée, parfaite pour les pains, gâteaux ou muffins.

http://www.lapresse.ca